Ali Benarbia

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ali Benarbia
Pas d'image ? Cliquez ici.
Biographie
Nationalité Drapeau : Algérie Algérien
Drapeau : France Français
Nat. sportive Drapeau : Algérie Algérien
Naissance 8 octobre 1968 (46 ans)
Lieu Oran (Algérie)
Taille 1,71 m (5 7)
Période pro. 1986-2006
Poste Milieu offensif
Parcours junior
Saisons Club
- Drapeau : France Razimbaud OC
0000-1985 Drapeau : France FU Narbonne
1985-1986 Drapeau : France FC Martigues
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1986-1995 Drapeau : France FC Martigues 265 (31)
1995-1998 Drapeau : France AS Monaco 121 (12)
1998-1999 Drapeau : France Bordeaux 032 0(3)
1999-2001 Drapeau : France Paris SG 062 0(2)
2001-2003 Drapeau : Angleterre Manchester City 078 (11)
2003-2005 Drapeau : Qatar Al-Rayyan SC
2005-2006 Drapeau : Qatar Qatar SC
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
2000-2001 Drapeau : Algérie Algérie 09 (0)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Ali Benarbia, né le 8 octobre 1968 à Oran (Algérie), est un footballeur international franco-algérien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ali Benarbia quitte l’Algérie avec ses quatre sœurs et trois frères pour rejoindre son père, maçon à Narbonne[1].

Débuts professionnels à Martigues (1986-1995)[modifier | modifier le code]

Après des débuts à Razimbaud et Narbonne, le FC Martigues repère ce joueur offensif d’un petit gabarit[1],[2]. Ali Benarbia effectue ses débuts professionnels dans le club des Bouches-du-Rhône en Division 2, lors de la saison 1985-1986, à l’âge de 17 ans. En 1986-1987, il joue 24 matches et inscrit 2 buts. Il s’y impose vite et devient le maître à jouer de sa formation. S'en suivent deux nouvelles saisons pleines. À 20 ans, Benarbia a déjà derrière lui 81 matches de D2. Son importance reste identique mais peu de club de première division s’intéresse à lui au gré de ses saisons dans un championnat anonyme. Benarbia se résout donc à rester dans le club provençal. Emmené par Didier Tholot, les Martégaux finissent champions de D2 en 1993[1],[3].

Pour son baptême du feu en Division 1, durant la saison 1993-1994 où il dispute son premier match en D1 le 31 juillet 1993 lors d’un Martigues-FC Sochaux (1-1)[4], Benarbia fait une saison pleine : 34 matches et 2 buts. Grâce à la prépondérance de son joueur, Martigues obtient le droit de rempiler pour une saison. Le néophyte décide lui aussi de poursuivre l’aventure. Martigues n’aura pas à le regretter puisque la saison suivante du meneur algérien sera sa plus aboutie au club : 31 matches et 7 buts. Ces 7 buts sont son meilleur total sur une saison en France[1],[2],[3].

AS Monaco (1995-1998)[modifier | modifier le code]

En 1995, Jean Tigana le recrute à l'AS Monaco. Sa première saison sur le Rocher est assez difficile pour lui, étant en concurrence avec le meneur de jeu belge Enzo Scifo. Benarbia parvient toutefois à disputer une vingtaine de matches et Monaco se classe troisième[1],[2],[3].

La saison suivante, aidé par les blessures de Scifo et de la recrue Japhet N'Doram, le petit meneur de jeu s’impose dans sa formation et en devient le patron (35 matchs, 3 buts). Il en profite pour découvrir la Coupe d’Europe avec trois buts en huit matchs. En championnat, Benarbia n’a de cesse de distiller des bons ballons, notamment pour Sonny Anderson. L’AS Monaco est champion, juste devant le PSG[2],[3].

En 1997-1998, Monaco commence bien sa saison, et bien que le club doive faire sans Anderson, Benarbia se découvre des affinités avec un autre buteur : David Trezeguet. Si la deuxième partie de saison est plus poussive en championnat, elle voit l’AS Monaco briller en Ligue des champions, éliminant Manchester United en quarts de finale et s’inclinant de justesse face à la Juventus Turin en demis[1],[2],[3].

Benarbia émet alors le souhait de tenter un nouveau challenge. Le Paris Saint-Germain se montre intéressé, mais les dirigeants de l’ASM refusent de renforcer un concurrent direct pour le titre, et cèdent donc leur joueur aux Girondins de Bordeaux[3].

Champion avec Bordeaux (1998-1999)[modifier | modifier le code]

En Gironde, tout se passe bien. Benarbia s’intègre très vite au groupe formé par Élie Baup, et forme avec Johan Micoud, Sylvain Wiltord et Lilian Laslandes, une armada offensive qui fait peur à tous ses adversaires. Pour sa première apparition avec le maillot au scapulaire, il est même buteur, face au PSG. Meneur de jeu côté droit dans le 4-4-2 girondin, le joueur mène son nouveau club au titre de champion. Il est de plus élu meilleur joueur de D1 par ses pairs. En fin de saison, les rumeurs enflent quant à un éventuel départ pour la capitale[2],[3].

Paris SG (1999-2001)[modifier | modifier le code]

En 1999, le Paris Saint-Germain boucle rapidement la venue de celui qui n’est ni plus ni moins que le meilleur joueur du précédent championnat. Joueur chevronné, il est recruté pour reprendre en main un secteur offensif décimé. À Paris, Philippe Bergeroo perçoit très vite l’influence positive que le joueur a sur son groupe et en fait son capitaine. Benarbia instaure les petits-déjeuners en commun au sein du groupe, et la bonne ambiance est de mise lors de la préparation estivale. Les résultats suivent, puisque Paris est leader après quatre journées. Les qualités de passeur du milieu droit, qui permute souvent avec Laurent Robert en cours de match, font des ravages. S’il est expulsé à Lyon pour une altercation avec Serge Blanc, il revient ensuite et continue à tirer son équipe vers le haut. La saison continue sur les mêmes bases, et le riche potentiel offensif du PSG permet à Benarbia et ses coéquipiers d’obtenir la deuxième place. Pour la première fois de sa carrière, il accompli une saison vierge en but, mais cela n’altère en rien son bilan : avec huit passes décisives et une emprise positive sur le jeu du PSG, sa première année parisienne est un succès malgré la défaite en finale de Coupe de la Ligue perdue face au FC Gueugnon (D2)[1],[3].

Le recrutement massif opéré par le PSG à l’intersaison pousse Benarbia sur le banc, et il se voit déchu de son brassard. En 2000-2001, Benardia est un remplaçant de luxe, parfois titulaire pour faire souffler des joueurs comme Stéphane Dalmat ou Laurent Robert. Il obtient également du temps de jeu en Ligue des champions : il est notamment titulaire lors de la victoire parisienne face au Bayern Munich. Lors du match retour en Allemagne, un incident éclate avec Philippe Bergeroo, qui reproche à son joueur d’avoir fait venir sa femme à son hôtel lors de la mise au vert. La conséquence directe est que le joueur est mis à pied pour une durée indéterminée. Durant plus de deux mois, Benarbia est donc à l’écart du groupe professionnel. Son salut vient finalement du changement d’entraîneur : Luis Fernandez remplace Bergeroo début décembre 2000 et en janvier 2001 le numéro 8 parisien obtient le droit de réintégrer l’équipe. Il est d’ailleurs titulaire d’emblée face à Nancy en Coupe de la Ligue. Paris s’incline largement, mais Benarbia marque son premier but pour le club d’une reprise de volée. Ce n’est pas pour autant que l’Algérien redevient indispensable au club, Fernandez s’en sert surtout comme joueur d’appoint, et le titularise de temps à autres[3].

Avec l’arrivée de Ronaldinho pour la saison 2001-2002, Fernandez annonce rapidement à son milieu offensif qu’il risque de jouer de moins en moins. Benarbia recherche donc un club, mais accepte tout d’abord de rendre service en évoluant en Coupe Intertoto. Il en profite pour marquer un autre but pour Paris. Benarbia joue finalement son dernier match lors de la première journée de championnat, et part ensuite tenter l’aventure à l’étranger, à Manchester City[1],[3].

En sélection (2000-2001)[modifier | modifier le code]

En retourne en Algérie pour la première fois en 1994, pour discuter avec l'entraîneur de l'équipe nationale. « Je voulais savoir quelles étaient ses intentions, sur l'équipe, sur le rôle qu'il entendait me faire jouer. Quand j'ai appris qu'un joueur blessé avait été laissé tomber, qu'on ne s'occupait pas de lui, je me suis dit que je ne pouvais pas risquer ma carrière en jouant pour une équipe désorganisée »[5].

Parallèlement à son parcours au PSG, c’est en 2000-2001 qu’Ali Benarbia entame sa carrière internationale avec l’équipe d’Algérie, à l’âge de 32 ans. Contacté depuis 1986 par la Fédération algérienne, il a jusque-là toujours refusé de répondre présent, jugeant son équipe nationale mal organisée et trop peu professionnelle — ses craintes portaient notamment sur la couverture sociale des joueurs blessés. En Algérie en revanche, beaucoup ont considéré qu’il a attendu si longtemps dans l’espoir d’être sélectionné chez les Bleus. Benarbia devient donc international en septembre 2000, et ne le reste qu’une année, pour neuf sélections[3].

Manchester City (2001-2003)[modifier | modifier le code]

Doté d’un jeu technique qui ne se prête pas forcément aux joutes anglaises, Benarbia s’impose, et plaît à l'entraîneur Kevin Keegan ainsi qu'au public. Au terme d’une saison où City bat tous les records[6], Benarbia participe à la montée, est élu meilleur joueur de seconde division anglaise par ses pairs et évolue ensuite en Premier League[1],[3].

Capitaine, Benarbia est rejoint par les anciens Parisiens Sylvain Distin et Nicolas Anelka et s’amuse pour ce qu’il croit être sa dernière saison professionnelle. À bientôt 35 ans, il annonce en effet sa retraite, et quitte Manchester en laissant un très bon souvenir aux supporters des « Citizens »[1],[3].

Fin au Qatar (2003-2006)[modifier | modifier le code]

Mais finalement, une offre du Qatar qui ne se refuse pas financièrement lui fait rechausser les crampons. Dans l’émirat, il joue d’abord pour l'Al-Rayyan SC puis pour le Qatar SC. C’est finalement à 37 ans, en 2006, qu’il prend sa retraite[1],[2],[3].

Reconversion[modifier | modifier le code]

Il reste toutefois installé à Doha, où il est désormais consultant pour les chaînes sportives nationales[3].

Benardia occupe des fonctions de consultant à Al Jazeera Sport depuis octobre 2009[7].

Lors de la coupe du monde de football 2010, il rejoint la radio française RMC[8]. Et depuis septembre 2010, il est chroniqueur dans l'émission de son ancien entraîneur Luis Fernandez, Luis Attaque[1],[2],[9]. Il est aussi l'un des consultants de l'Intégrale Foot[10] et intervient sur BFM TV lors des éditions spéciales.

En juin 2011, il intègre la Fédération du Qatar de football en tant que conseiller avec Ronald de Boer et Bora Milutinović[11].

Style de jeu[modifier | modifier le code]

Sur le terrain, Ali Benarbia a la propension à faire briller ses partenaires. Souvent comparé à un chef d’orchestre, sa petite taille (1,71 m) et un centre de gravité bas en fait un joueur insaisissable aux multiples changements de rythme. Benarbia est à l'aise dans le contre pied et la passe précise. Le but n'est pas son objectif premier, préférant faire jouer ses coéquipiers. Après une rencontre, il lui arrive ade visionner sa prestation et de s’auto-évaluer[1].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Ce tableau illustre les statistiques d'Ali Benarbia[4],[12].

Statistiques de Ali Benarbia au 14 décembre 2014
Saison Club Championnat Coupe nationale Coupe de la Ligue Supercoupe Compétition(s)
continentale(s)
Finale D2 Drapeau : Algérie Algérie Total
Division M B M B M B M B C M B M B M B M B
1985-1986 Drapeau de la France FC Martigues D2 1 0 - - - - - - - - - - - - - 1 0
1986-1987 Drapeau de la France FC Martigues D2 24 2 4 0 - - - - - - - - - - - 28 2
1987-1988 Drapeau de la France FC Martigues D2 26 3 1 0 - - - - - - - - - - - 27 3
1988-1989 Drapeau de la France FC Martigues D2 30 2 1 0 - - - - - - - - - - - 31 2
1989-1990 Drapeau de la France FC Martigues D2 27 3 3 0 - - - - - - - - - - - 30 3
1990-1991 Drapeau de la France FC Martigues D2 29 5 1 2 - - - - - - - - - - - 30 7
1991-1992 Drapeau de la France FC Martigues D2 24 2 1 0 - - - - - - - - - - - 25 2
1992-1993 Drapeau de la France FC Martigues D2 25 2 - - - - - - - - - 2 1 - - 27 3
1993-1994 Drapeau de la France FC Martigues D1 34 2 1 0 - - - - - - - - - - - 35 2
1994-1995 Drapeau de la France FC Martigues D1 31 7 2 0 1 0 - - - - - - - - - 34 7
Sous-total 248 28 14 2 1 0 0 0 - 0 0 2 1 0 0 265 31
1995-1996 Drapeau de la France AS Monaco D1 25 4 2 0 2 0 - - - - - - - - - 29 4
1996-1997 Drapeau de la France AS Monaco D1 35 3 2 0 2 0 - - C3 8 3 - - - - 47 6
1997-1998 Drapeau de la France AS Monaco D1 30 1 2 0 2 1 1 0 C1 10 0 - - - - 45 2
Sous-total 90 8 6 0 6 1 1 0 - 18 3 0 0 0 0 121 12
1998-1999 Drapeau de la France Girondins de Bordeaux D1 25 3 - - 1 0 - - C3 6 0 - - - - 32 3
1999-2000 Drapeau de la France Paris Saint-Germain D1 27 0 2 0 4 0 - - - - - - - - - 33 0
2000-2001 Drapeau de la France Paris Saint-Germain D1 14 0 1 0 1 1 - - C1 6 0 - - 9 0 31 1
2001 Drapeau de la France Paris Saint-Germain D1 1 0 - - - - - - CI 6 1 - - - - 7 1
Sous-total 42 0 3 0 5 1 0 0 - 12 1 0 0 9 0 71 2
2001-2002 Drapeau de l'Angleterre Manchester City D2 38 8 2 0 2 0 - - - - - - - - - 42 8
2002-2003 Drapeau de l'Angleterre Manchester City D1 33 3 1 0 2 0 - - - - - - - - - 36 3
Sous-total 71 11 3 0 4 0 0 0 - 0 0 0 0 0 0 78 11
2003-2004 Drapeau du Qatar Al-Rayyan SC D1 - - - - - - - - - - - - - - - 0 0
2004-2005 Drapeau du Qatar Al-Rayyan SC D1 - - - - - - - - - - - - - - - 0 0
2005-2006 Drapeau du Qatar Qatar SC D1 - - - - - - - - - - - - - - - 0 0
Total sur la carrière 479 50 26 2 17 2 1 0 - 36 4 2 1 9 0 570 59

Palmarès[modifier | modifier le code]

Trophées collectifs[modifier | modifier le code]

Distinctions personnelles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m « Ali Benarbia : un numéro 10 sur le Rocher », sur planete-asm.fr,‎ 1er décembre 2010 (consulté le 14/12/2014)
  2. a, b, c, d, e, f, g et h « Les « Anciennes Gloires »: Ali Benarbia… Le petit qui est devenu un grand ! », sur fcmartigues.com,‎ 28 décembre 2010 (consulté le 14/12/2014)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o « Portraits d’anciens du PSG : Benarbia, El Karkouri », sur psgmag.net,‎ 24 décembre 2010 (consulté le 12/12/2014)
  4. a et b « Fiche d'Ali Benarbia », sur lequipe.fr (consulté le 14/12/2014)
  5. « Ali Benarbia, le chef d'orchestre de Monaco se mène à la baguette. Avant la demi-finale UEFA à Milan, portrait d'un meneur roi de l'autocritique. », sur liberation.fr,‎ 8 avril 1997 (consulté le 14/12/2014)
  6. 99 points et 108 buts marqués en Championship
  7. Revoilà Ali Benarbia ! Il est consultant à Al-jazeera Sport Liberte-algerie.com
  8. RMC - Arrivées de Jérôme Rothen et Ali Benarbia pour la Coupe du Monde de Football Radioactu.com
  9. Luis : " Benarbia, ma nouvelle recrue !! " Le blog de Luis Attaque
  10. RMC 2012-2013 Offremedia.com
  11. Qatar: le sport, une affaire de famille RFI
  12. Fiche d’Ali Benarbia sur footballdatabase.eu

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marc Barreaud, Dictionnaire des footballeurs étrangers du championnat professionnel français (1932-1997), l'Harmattan, 1997