Pierre Lescure
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Pierre Lescure
Pierre Lescure en 2012
| Naissance | 2 juillet 1945 Choisy-le-Roi (Seine) |
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| Profession | Journaliste Homme d'affaires |
| Famille | François Lescure (père) Pierre de Lescure (grand-père) |
Pierre Lescure[1] est un journaliste et homme d'affaires français, né à Paris le 2 juillet 1945 et élevé à Choisy-le-Roi. Il est le petit-fils de Pierre de Lescure, cofondateur avec Vercors des Éditions de Minuit.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Pierre Lescure s'oriente dans la voie de son père, François Lescure, journaliste à L'Humanité et de sa mère également journaliste, en intégrant le Centre de formation des journalistes (CFJ).
De 1965 à 1968, il travaille comme reporter et présentateur pour la radio RTL, puis il est responsable de plusieurs émissions pour RMC de 1968 à 1972[2].
Il débute à la télévision en 1972 sur la deuxième chaîne de l'ORTF, où il présente le journal télévisé de la nuit, puis le 20 heures.
En 1974, il est rédacteur en chef-adjoint d'Europe 1, puis directeur des programmes de RMC en 1979.
En 1981, il crée sur Antenne 2 l'émission Les Enfants du rock, puis est nommé directeur de la rédaction de la chaîne.
En 1983, il rejoint André Rousselet pour préparer le lancement en 1984 de la nouvelle chaîne payante Canal+. Il en devient ensuite directeur, puis directeur général en 1986, et enfin président directeur général du groupe Canal+ en 1994 malgré la montée en puissance de la Générale des Eaux dans la chaîne et l'éviction d'André Rousselet (1994-2002). En 1994, il devient également président du PSG[2].
Il participe à la chaîne du câble Canal Jimmy et anime l'émission les Chroniques Bakeline. Il est débarqué de Canal Plus par son PDG Jean-Marie Messier en avril 2002 après avoir été co-directeur général de Vivendi Universal (2000-2002). Le montant de ses indemnités de départ est de 2,9 millions d’euros.
Le 21 avril 2008, il est nommé producteur et directeur des opérations du théâtre Marigny où il succède à Robert Hossein, directeur depuis 2000. Le bail de ce théâtre a été confié par la Mairie de Paris à François Pinault à la fin de 2011[3].
Le 26 mai 2008, il est mis en examen pour "faux et usage de faux" dans le cadre d'une enquête sur des "parachutes dorés" pour près de 60 millions d'euros consentis avant qu'il ne quitte Canal+. Il est soupçonné d'avoir négocié avec une quinzaine de cadres de la chaîne des primes de départ sous forme d'avenant à leur contrat en cas de départ[4]. La chaîne avait porté plainte en septembre 2003. Pierre Lescure a bénéficié d'un non-lieu, le parquet ayant considéré que « les conditions d'attribution de ces primes de départ n'étaient pas susceptibles de constituer un délit »[5].
Il est encore aujourd'hui impliqué dans les médias. Après avoir animé Ça balance à Paris sur Paris Première, il anime, à partir de novembre 2010 Lescure : tôt ou tard. Depuis août 2010, il aide les candidats avec Laurence Boccolini dans le jeu Le Carré magique présenté par Nagui de 9h30 à 11h sur Europe 1. Le 29 août 2011 il rejoint l'équipe de Laurent Ruquier dans l'émission On va s'gêner[6].
Il est également un homme d'affaire qui assume des responsabilités dans plusieurs grands groupes. Il a été membre du conseil de surveillance de la société Le Monde[7], administrateur de Thomson SA (devenu Technicolor) (2002-2010)[7] et demeure membre du « collège des personnes qualifiées » de la Fondation Technicolor pour le patrimoine du cinéma[3]. Il est administrateur de Havas (mandat arrivant à échéance en 2013)[3]. Il est membre du conseil de surveillance du groupe jusqu’en 2014, et à ce titre nommé au « comité des nominations et des rémunérations », organe non-exécutif ayant pour mission de veiller au bon fonctionnement d’une entreprise et d’en rendre compte aux actionnaires[7]. Il est encore administrateur de SA Chabalier & Associates Press Agency[7] et président de la SAS AnnaRose Productions[7]. Il est enfin Administrateur de Kudelski[3]
En 2012, il publie, en collaboration avec la journaliste Sabrina Champenois, un livre de mémoires intitulé In the baba chez Grasset.
Il est nommé en mai 2012 à la tête de la commission qui doit mener la concertation sur l'avenir de la Hadopi et les moyens de concilier rémunérations du monde de la Culture et pratiques numériques des français[3]. La nomination d'une personne proche des milieux du cinéma et de la télévision a été critiquée par certains commentateurs[3], soulignant le conflit d'intérêt[8]. Le fait qu'il ait aménagé le départ de Denis Olivennes de la direction de Canal+ en 2000 n'arrange rien[9]. Denis Olivennes a dirigé la rédaction du rapport Olivennes qui est à l'origine de la loi HADOPI. Denis Olivennes était le bras droit de Pierre Lescure à Canal+. Ils siègent tous les deux au conseil de surveillance du groupe Lagardère. Mediapart[10] souligne que dans une entrevue avec le Nouvel Observateur, Pierre Lescure affirme vouloir préparer les enjeux de la télévision connectée ; Pierre Lescure est administrateur de la société Havas, dont le patron, Vincent Bolloré a de grandes ambitions dans le domaine des médias, et accroît régulièrement ses parts dans le groupe Vivendi-Universal. Pierre Lescure est administrateur du groupe suisse Nagra, qui a mis au point les décodeurs Canal+. Dans son dernier rapport annuel, le groupe Nagra-Kudelski indique que « parmi les opportunités de développement identifiées, le Groupe Kudelski a pris la décision d’investir de façon sélective dans les deux secteurs que sont la cybersécurité et la valorisation de la propriété intellectuelle ».
Le mardi 13 novembre 2012, il présente le premier numéro de Master classe, sa nouvelle émission sur France 4, devant un parterre de 250 jeunes[11].
Apparition au cinéma [modifier]
- 1982 : Le quart d'heure américain de Philippe Galland
- 1994 : La Cité de la peur de Alain Berbérian
- 2005 : Mon petit doigt m'a dit... de Pascal Thomas
- 2006 : Le Grand appartement de Pascal Thomas
- 2009 : Musée haut, musée bas de Jean-Michel Ribes
Notes et références [modifier]
- Le grand-père de son grand-père, Jules de Lescure, opposant républicain au Second Empire, avait abandonné sa particule. Si Pierre de Lescure, le fondateur des Éditions de Minuit, la réutilise, ce n'est pas le cas de son petit-fils. Voir Anne Simonin, Les éditions de Minuit. Le devoir d'insoumission, Paris : IMEC, 2008 (rééd.), p. 30-31.
- François Roche, « Lescure : « Au début de Canal +, nous faisions rire le Tout-Paris » », L'Expansion, 17 décembre 1998 [texte intégral]
- Sophian Fanen, « Pierre Lescure, des intérêts en question », Libération, 24 mai 2012 [texte intégral]
- Nouvel Obs : Pierre Lescure mis en examen pour "faux et usage de faux"
- « Les parachutes dorés de Canal+ risquent de faire pschiit », L'Expansion, 20 août 2009 [texte intégral]
- On va s’gêner ! - 08/09/11 sur europe1.fr
- Convocation assemblée générale annuelle de Thomson de 2009 page 16
- Marc Rees, « Pierre Lescure, un pied dans Hadopi, un oeil dans les DRM », 23 mai 2012
- http://www.homme-moderne.org/images/films/pcarles/divers/lescure092008.html
- http://www.mediapart.fr/journal/france/240512/la-gauche-les-medias-et-les-conflits-d-interets
- Master classe : le professeur Pierre Lescure ouvre son cours, sur Toutelatele.com. Consulté le 12 novembre 2012