Pierre Lescure

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Pierre Lescure

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Pierre Lescure en 2013 au festival du cinéma américain de Deauville.

Naissance 2 juillet 1945 (69 ans)
Choisy-le-Roi (Seine)
Profession Journaliste
Homme d'affaires
Activité principale Président du Festival de Cannes depuis 2014
Famille
François Lescure (père)
Pierre de Lescure (grand-père)

Pierre Lescure[1] est un journaliste et homme d'affaires français, né à Paris le 2 juillet 1945 et élevé à Choisy-le-Roi. Petit-fils de Pierre de Lescure, cofondateur avec Vercors des Éditions de Minuit. Il est élu président du Festival de Cannes le 14 janvier 2014[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Lescure s'oriente dans la voie de son père, François Lescure, journaliste à L'Humanité et de sa mère également journaliste dans l'organe féminin de la CGT, en intégrant le Centre de formation des journalistes (CFJ).

De 1965 à 1968, il travaille comme reporter et présentateur pour la radio RTL, puis il est responsable de plusieurs émissions pour RMC de 1968 à 1972[3].

Il débute à la télévision de 1972 à 1974 sur la deuxième chaîne de l'ORTF, où il présente le journal télévisé de la nuit, puis le 20 heures.

En 1974, il est rédacteur en chef-adjoint d'Europe 1, puis directeur des programmes de RMC en 1979.

En 1981, il crée sur Antenne 2 l'émission Les Enfants du rock, puis est nommé directeur de la rédaction de la chaîne.

En 1983, il rejoint André Rousselet pour préparer le lancement en 1984 de la nouvelle chaîne payante Canal+. Il en devient ensuite directeur, puis directeur général en 1986, et enfin président directeur général du groupe Canal+ en 1994 malgré la montée en puissance de la Générale des Eaux dans la chaîne et l'éviction d'André Rousselet (1994-2002). En 1994, il devient également président du PSG[3].

Il participe à la chaîne du câble Canal Jimmy et anime l'émission les Chroniques Bakeline. Il est débarqué de Canal Plus par son PDG Jean-Marie Messier en avril 2002 après avoir été codirecteur général de Vivendi Universal (2000-2002). Le montant de ses indemnités de départ est de 2,9 millions d’euros.

En 2002, il est le président du jury du Festival du cinéma américain de Deauville, avec comme jurés Chantal Akerman, Richard Anconina, Jean-Marc Barr, Charles Berling, Amira Casar, Julie Gayet, Irène Jacob, Cédric Kahn et Bruno Wolkowitch.

Pierre Lescure a fait son retour à la télévision en octobre 2003, sur France 5, où il a présenté "24 1/2", un jeu consacré à l'actualité cinématographique jusqu'en 2004, l'émission ne sera pas reprise à la rentrée. En été 2004 et été 2005 Pierre Lescure animera sur la même chaine "Graffiti 60" et "Graffiti 70" et, avec Dominique Besnehard et Gérard Jourd'hui.

Après avoir animé Ça balance à Paris sur Paris Première de 2006 à 2010, il anime, de novembre 2010 a mai 2011 Lescure : tôt ou tard. Depuis août 2010, il aide les candidats avec Laurence Boccolini dans le jeu Le Carré magique présenté par Nagui de 9h30 à 11h sur Europe 1. Le 29 août 2011 il rejoint l'équipe de Laurent Ruquier dans l'émission On va s'gêner[4].

Pierre Lescure en 2012.

Le 21 avril 2008, il est nommé producteur et directeur des opérations du théâtre Marigny où il succède à Robert Hossein, directeur depuis 2000. Le bail de ce théâtre a été confié par la Mairie de Paris à François Pinault à la fin de 2011[5].

Le 26 mai 2008, il est mis en examen pour "faux et usage de faux" dans le cadre d'une enquête sur des "parachutes dorés" pour près de 60 millions d'euros consentis avant qu'il ne quitte Canal+. Il est soupçonné d'avoir négocié avec une quinzaine de cadres de la chaîne des primes de départ sous forme d'avenant à leur contrat en cas de départ[6]. La chaîne avait porté plainte en septembre 2003. Pierre Lescure a bénéficié d'un non-lieu, le parquet ayant considéré que « les conditions d'attribution de ces primes de départ n'étaient pas susceptibles de constituer un délit »[7].

Il est également un homme d'affaire qui assume des responsabilités dans plusieurs grands groupes. Il a été membre du conseil de surveillance de la société Le Monde[8], administrateur de Thomson SA (devenu Technicolor) (2002-2010)[8] et demeure membre du « collège des personnes qualifiées » de la Fondation Technicolor pour le patrimoine du cinéma[5]. Il est administrateur de Havas (mandat arrivant à échéance en 2013)[5]. Il est membre du conseil de surveillance du groupe jusqu’en 2014, et à ce titre nommé au « comité des nominations et des rémunérations », organe non-exécutif ayant pour mission de veiller au bon fonctionnement d’une entreprise et d’en rendre compte aux actionnaires[8]. Il est encore administrateur de SA Chabalier & Associates Press Agency[8] et président de la SAS AnnaRose Productions[8]. Il est enfin Administrateur de Kudelski[5].

Il est membre permanent du jury du Prix des prix littéraires depuis 2011.

En 2012, il publie, en collaboration avec la journaliste Sabrina Champenois, un livre de mémoires intitulé In the baba chez Grasset.

Il est nommé en mai 2012 à la tête de la commission qui doit mener la concertation sur l'avenir de la Hadopi et les moyens de concilier rémunérations du monde de la Culture et pratiques numériques des français[5]. La nomination d'une personne proche des milieux du cinéma et de la télévision a été critiquée par certains commentateurs[5], soulignant le conflit d'intérêt[9]. Dans l'émission "Ils changent le monde" sur France Inter il répond à ses accusations en déclarant que personne n'a pu prouver de liens entre ses recommandations et ses engagements professionnels[10].

La remise de son rapport à François Hollande le 13 mai 2013 sur une liseuse, qu'il présente comme made in France de marque canadienne appartenant à un conglomérat japonais fait débat[11].

Le fait qu'il ait aménagé le départ de Denis Olivennes de la direction de Canal+ en 2000 n'arrange rien[12]. Denis Olivennes a dirigé la rédaction du rapport Olivennes qui est à l'origine de la loi HADOPI. Denis Olivennes était le bras droit de Pierre Lescure à Canal+. Ils siègent tous les deux au conseil de surveillance du groupe Lagardère. Mediapart[13] souligne que dans une entrevue avec le Nouvel Observateur, Pierre Lescure affirme vouloir préparer les enjeux de la télévision connectée ; Pierre Lescure est administrateur de la société Havas, dont le patron, Vincent Bolloré a de grandes ambitions dans le domaine des médias, et accroît régulièrement ses parts dans le groupe Vivendi-Universal. Pierre Lescure est administrateur du groupe suisse Nagra, qui a mis au point les décodeurs Canal+. Dans son dernier rapport annuel, le groupe Nagra-Kudelski indique que « parmi les opportunités de développement identifiées, le Groupe Kudelski a pris la décision d’investir de façon sélective dans les deux secteurs que sont la cybersécurité et la valorisation de la propriété intellectuelle ».

Le mardi 13 novembre 2012, il présente le premier numéro de Master classe, sa nouvelle émission sur France 4, devant un parterre de 250 jeunes[14].

En 2013, il fait partie du jury de Vincent Lindon lors du Festival du cinéma américain de Deauville 2013, avec à ses côtés comme membres du jury Lou Doillon, Jean Echenoz, Hélène Fillières, Xavier Giannoli, Famke Janssen, Bruno Nuytten et Rebecca Zlotowski.

En 2014, il est élu à la présidence du festival de Cannes, où il succède à Gilles Jacob, après le festival 2014[15].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Pierre Lescure a été le compagnon de la romancière Katherine Pancol et de l'actrice Catherine Deneuve. Il est aujourd'hui marié à Frédérique Romano, la dernière compagne de Coluche, avec qui il a adopté une petite fille[16].

Apparition au cinéma[modifier | modifier le code]

Distinctions et décorations[modifier | modifier le code]

  • Le Laurier d'Or d'honneur de la télévision, le 17 février 2014[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le grand-père de son grand-père, Jules de Lescure, opposant républicain au Second Empire, avait abandonné sa particule. Si Pierre de Lescure, le fondateur des Éditions de Minuit, la réutilise, ce n'est pas le cas de son petit-fils. Voir Anne Simonin, Les éditions de Minuit. Le devoir d'insoumission, Paris : IMEC, 2008 (rééd.), p. 30-31.
  2. Journal Le Monde, « Pierre Lescure officiellement à la tête du Festival de Cannes », sur lemonde.fr,‎ ajouter le 14 janvier 2014 • Mis à jour le 15 janvier 2014 (consulté le 14 février 2014)
  3. a et b François Roche, « Lescure : « Au début de Canal +, nous faisions rire le Tout-Paris » », L'Expansion,‎ 17 décembre 1998 (lire en ligne)
  4. On va s’gêner ! - 08/09/11 sur europe1.fr
  5. a, b, c, d, e et f Sophian Fanen, « Pierre Lescure, des intérêts en question », Libération,‎ 24 mai 2012 (lire en ligne)
  6. Nouvel Obs : Pierre Lescure mis en examen pour "faux et usage de faux"
  7. « Les parachutes dorés de Canal+ risquent de faire pschiit », L'Expansion,‎ 20 août 2009 (lire en ligne)
  8. a, b, c, d et e Convocation assemblée générale annuelle de Thomson de 2009 page 16
  9. Marc Rees, « Pierre Lescure, un pied dans Hadopi, un œil dans les DRM », 23 mai 2012
  10. « Ils changent le monde : Pierre Lescure », sur www.franceinter.fr (consulté le 27 juillet 2013)
  11. « Rapport Lescure : Liseuse japonaise », sur www.rue89.com (consulté le 27 juillet 2013)
  12. http://www.homme-moderne.org/images/films/pcarles/divers/lescure092008.html
  13. http://www.mediapart.fr/journal/france/240512/la-gauche-les-medias-et-les-conflits-d-interets
  14. « Master classe : le professeur Pierre Lescure ouvre son cours », sur Toutelatele.com (consulté le 12 novembre 2012)
  15. [1]
  16. « Le come-back d'un flambeur », Vanessa Schneider, M le magazine du Monde, 5 juillet 2014, p.74
  17. « Philippe Bouvard reçoit le Laurier d'or de la radio », sur rtl.fr,‎ 18 février 2014

Liens externes[modifier | modifier le code]

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