Michel Denisot

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Michel Denisot

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Michel Denisot animant Le Grand Journal sur Canal+ le 19 mai 2010 durant le Festival de Cannes.

Naissance (69 ans)
Buzançais, Indre
Nationalité Drapeau de France Français
Profession Journaliste
producteur et animateur de télévision
Ancien dirigeant de clubs de football

Compléments

Animateur du Le Grand Journal sur Canal+ (2004 - 2013)

Michel Denisot, né le à Buzançais (Indre)[1], est un journaliste, producteur, animateur de télévision et dirigeant de télévision ainsi que de différents clubs de football. Du 30 août 2004 à juin 2013, il a animé Le Grand Journal chaque soir sur Canal+.

Carrière dans l'audiovisuel (depuis 1968)[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

À l'âge de 15 ans[2], il débute sa carrière de journaliste en tant que correspondant pigiste dans la presse locale à Châteauroux[1]. À partir de 1968, il est pigiste à la station régionale de l'ORTF de Limoges[1]. Il travaille aussi pour les stations de Poitiers, Bordeaux et Reims[3].

Dès 1969, il rejoint l'équipe du jeu Le Schmilblic, produit et présenté par Guy Lux[4].

1972 - 1984 : journaliste sur TF1[modifier | modifier le code]

En 1972, il quitte le Berry pour s'installer à Paris. Il rejoint la première chaîne de l'ORTF (future TF1) comme « grouillot » (homme à tout faire) : il porte alors les cafés ou les jus d'orange à Jean Lanzi et autres Jean-Pierre Elkabbach[5].

En 1973, il participe à la nouvelle troisième chaîne de l'ORTF (futur FR3 puis France 3)[6] avant de revenir sur TF1 en 1975 pour coprésenter le Journal télévisé de 13 heures avec Yves Mourousi et Claude Pierrard pendant deux ans et demi jusqu'en 1977 [1]

En 1977, ce grand passionné de football intègre le service des sports de TF1 où il est commentateur de football pendant sept ans. Il anime notamment, de 1981 à 1984, l'émission Téléfoot avec Thierry Roland[6]. Il assure aussi le commentaire des grandes affiches de football[1]. Il commente ainsi la première rencontre du PSG diffusée à la télévision : le 15 mai 1982, le PSG remporte la finale de la Coupe de France face à Saint-Étienne (2-2, 6 tirs au but à 5)[7].

Depuis 1984 : journaliste, animateur, producteur et dirigeant sur Canal+[modifier | modifier le code]

Michel Denisot au festival de Cannes 1996.

En 1984, il quitte TF1 à l'arrivée d'Hervé Bourges pour rejoindre Canal+, la nouvelle chaîne cryptée présidée par André Rousselet et dirigée par Pierre Lescure[5]. Il devient producteur et présentateur de plusieurs émissions :

Parallèlement, il commente des matches de football avec Charles Biétry[1]. Passionné de cinéma, il devient directeur artistique des cérémonies du Festival de Cannes en 1993 et de la cérémonie des César du cinéma en 1994[8]

Parallèlement à Canal+, il présente l'émission « Ciné-Stars » sur TF1 entre septembre 1987 et février 1988. Il s'agissait d'une production Ellipse[13].

Michel Denisot en 1999, alors âgé de 54 ans

De 1998 à 2005, il occupe différents postes de dirigeants au sein du groupe Canal+. En 1998, il devient directeur des sports de Canal+[6] et président d'Eurosport France[14] (jusqu'au rachat de la chaîne à 100 % par TF1 en 2001[15]). Début 2001, il devient directeur général délégué de la chaîne Canal+[16] puis directeur général adjoint du groupe Canal+ en 2002[17]. En 2003, il devient président de la chaîne thématique Sport+ du bouquet CanalSatellite dont il prend ensuite la direction des chaînes MultiThématiques. Il préside aussi la chaîne d'information en continu i>Télé[18]. En 2004, il est nommé directeur général adjoint du groupe Canal+ de Bertrand Méheut[18]. Il abandonne ces différentes fonctions à l'été 2005 pour se concentrer sur son émission quotidienne[19],[20]. En 2011, il précise : « Je n'étais pas à ma place. Je ne suis pas un homme de marketing »[12].

À partir de septembre 2004, il est de retour a la télévision pour animer en effet Le Grand Journal chaque soir sur Canal+ de 19 h à 20 h puis également de 20 h à 20 h 45 (après Les Guignols de l'info) à partir de la rentrée 2005. Dans ce talk show quotidien diffusé sur la case historique de Nulle part ailleurs, il reçoit, avec son équipe de chroniqueurs, des personnalités qui font l'actualité[19]. Produite par Renaud Le Van Kim, l'émission connaît une certaine progression au fil des années jusqu'en 2012 où son audience chute sensiblement[21], tout en étant toutefois régulièrement critiquée. Ainsi, Télérama la considère comme « le temple de la promo télévisuelle »[22].

Michel Denisot lors du banquet des 5000 sur le parvis de l'hôtel de ville de Paris, en octobre 2012.

En septembre 2012, tout en continuant ses activités sur Canal+, il devient directeur de la rédaction de la version française de Vanity Fair[23]. La même année, il décide de changer la formule et l'équipe de l'émission Le Grand journal et se sépare notamment de sa protégée Ariane Massenet[24]. L'émission accuse dès lors, une perte d'audience atteignant -13% par rapport à l'année précédente[25] principalement en raison de la concurrence des rendez-vous concurrents, C à vous sur France 5, Vous êtes en direct sur NRJ 12 et Touche pas à mon poste sur D8. Le 6 juin 2013, Michel Denisot affirme qu'il arrête d'animer Le Grand Journal à la fin de la saison, à cause de la baisse d'audience, mais aussi de la grande peur qu'il a eue pendant la semaine spéciale festival de Cannes, où un homme dans le public a lancé une grenade factice et tiré des balles à blanc, causant un mouvement de panique sur le plateau et l'interruption de l'émission[26]. Les chroniqueurs ayant travaillé à ses côtés pendant les 9 saisons du Grand Journal lui rendent hommage lors de l'émission du 27 juin 2013.

Carrière de dirigeant de club de football (1989-2008)[modifier | modifier le code]

Entre 1989 et 2008, Michel Denisot préside successivement deux clubs de football : La Berrichonne de Châteauroux dans l'Indre, département dont il est originaire et le Paris Saint-Germain Football Club (PSG), alors propriété du groupe Canal+.

De 1989 à 1991, il est le président de La Berrichonne de Châteauroux[27]. Le club monte en deuxième division et se professionnalise.

En juin 1991, il devient président délégué du Paris Saint-Germain Football Club, évoluant en première division[28]. En mai 1998, il est remplacé par Charles Biétry[29] en dépit d'un palmarès à la tête de cette équipe (un championnat de France, une Coupe européenne et six Coupes nationales) :

En 2002[27], il redevient président de La Berrichonne de Châteauroux jusqu'en 2008[30]. En 2004, le club est finaliste de la Coupe de France de football.

En 2009, il refuse de revenir à la direction du PSG[31], revendu entre temps par Canal+. En 2011, il précise : « Je préfère conserver des souvenirs heureux plutôt que de leur adjoindre d'éventuelles déceptions »[12].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Michel Denisot a 5 ans[1] lorsque son père, garagiste à Saint-Genou (Indre)[3], décède. Sa mère travaille au garage familial, puis dans une épicerie et enfin à la Caisse d'allocations familiales[3].

Marié en 1974 avec une attachée de presse[3], Michel Denisot a deux filles, nées respectivement en 1979 et en 1980[32]. Sa cadette, Louise Denisot, est animatrice sur Cuisine+ à partir de septembre 2008[33].

Passionné de sport hippique[34], il possède six chevaux de course[1]. Il produit du vin dans le Val de Loire à Valençay (Indre) où il possède un vignoble de 4 hectares[8].

Distinction[modifier | modifier le code]

En , il est fait chevalier de la Légion d'honneur[35] par le président Jacques Chirac, pour son action à la tête du PSG[5].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Sarkozy et Michel Denisot (entretiens avec), Au bout de la passion, l'équilibre, Paris, éditions Albin Michel,‎ 7 mars 1995 (ISBN 2-226-07616-6)
    Avant l'élection présidentielle de 1995, Michel Denisot publie un livre d'entretiens avec Nicolas Sarkozy, à l'époque lieutenant du candidat Édouard Balladur. En 2007, après l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence, le journaliste précise qu'en 1995, certains de ses confrères ont critiqué ce coup de pouce mais que les mêmes « ont rejoint depuis, le camp de Sarkozy »[36]. Il est resté un ami très proche de Nicolas Sarkozy depuis cette époque[37].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k (fr) « Michel Denisot », sur premiere.fr (consulté le 1er mai 2011)
  2. « Biographie Michel Denisot », sur cheriefm.fr (consulté le 12 mai 2011)
  3. a, b, c et d (fr) Pierre Veilletet, « Michel + : Denisot enfin décrypté », Médias, no 14,‎ septembre 2007 (lire en ligne)
  4. « Michel Denisot en bref », sur Nouvelobs.com,‎ 12 novembre 2010
  5. a, b et c (fr) « Michel Denisot à livre ouvert », sur nouvelobs.com,‎ 28 août 2008
  6. a, b, c, d, e, f, g et h (fr) « Michel Denisot », sur Ozap.com (consulté le 11 mai 2011)
  7. Vivien Brunel, « PSG - Saint-Étienne : la finale historique de 1982 », sur psgmag.net,‎ 13 décembre 2009
  8. a, b, c et d (fr) Roland Mihaïl et Antoine Silber, « Michel Denisot », L'Express,‎ 23 février 2006 (lire en ligne)
  9. Alexandre Raveleau, « Canal+ fête ses 25 ans avec Michel Denisot », sur programme-tv.com,‎ 4 novembre 2009
  10. [1] sur humanite.fr,
  11. [2] Portrait de Fogiel dans Libération
  12. a, b et c (fr) Michel-Antoine Burnier et Bernard Zekri, « Michel Denisot: portrait d’un indestructible », sur Les Inrockuptibles,‎ 19 juillet 2011
  13. « Ciné-Stars - L'Encyclopédie des émissions TV », sur Toutelatele.com (consulté le 16 novembre 2012)
  14. « Michel Denisot », sur Stratégies,‎ 2 octobre 1998
  15. « Jean-Pierre Paoli, PDG d'Eurosport France », sur Stratégies,‎ 1er février 2001
  16. « Michel Denisot, directeur général délégué de Canal+ », sur Stratégies,‎ 22 décembre 2000
  17. « Groupe Canal+ : Michel Denisot remplace Bibiane Godfroid », sur Stratégies,‎ 7 juin 2002
  18. a et b (fr) Jérôme Roulet, Alexandre Raveleau, Emilie Lopez, « Ma Première Télé > Michel Denisot », sur toutelatele.com,‎ 9 novembre 2008
  19. a et b (fr) Benoît Daragon, « Michel Denisot : « Plus que jamais je porte le maillot de Canal ! » », sur Ozap.com,‎ 31 octobre 2005
  20. « Alexandre Bompard remplace Michel Denisot à la direction des sports de Canal+ », sur Stratégies,‎ 9 juin 2005
  21. [3] « Le Grand Journal de Michel Denisot sur la selette », Le Figaro, le 5 juin 2013
  22. Isabelle Poitte, « “Le grand journal” ? Météo, promo, dodo », Télérama, no 3143,‎ 8 avril 2010 (lire en ligne)
  23.  Enguérand Renault, « Michel Denisot va diriger le Vanity Fair français », Le Figaro,‎ 18 septembre 2012 (lire en ligne)
  24. http://leplus.nouvelobs.com/contribution/563607-disparition-du-grand-journal-pourquoi-michel-denisot-devait-le-saborder.html Disparition du Grand Journal. Sur le site du Nouvel Observateur
  25. [4] « Grand Journal: Canal+ envisagerait d'écarter Michel Denisot en raison des audiences en baisse », sur le site de Jean-Marc Morandini, le 5 juin 2013
  26. YVES JAEGLE, « Michel Denisot : «Pourquoi j'arrête le Grand Journal» », sur leparisien.fr,‎ 2013 (consulté le 6 juin 2013)
  27. a et b (fr) « Denisot revient à Châteauroux », sur sport.fr,‎ 30 septembre 2002
  28. « Michel Denisot, un des derniers barons de Canal », sur telesatellite.com,‎ février 2002
  29. « L'histoire du PSG », sur psgstat.fr (consulté le 22 mai 2011)
  30. « Foot : Michel Denisot quitte Châteauroux », sur tvmag.lefigaro.fr,‎ 12 avril 2008
  31. « Le présentateur de Canal + a refusé de prendre la tête du club parisien », sur gala.fr,‎ 10 avril 2009
  32. Maëlle Boudet, « Célébrités : ces couples qui durent », sur planet.fr,‎ 3 juillet 2009
  33. « Les débuts télé de Louise Denisot et Margaux Sabatier », sur premiere.fr,‎ 26 octobre 2008
  34. Equidia, « Un jour avec… Michel Denisot », sur equidia.fr (consulté le 11 novembre 2011)
  35. Conseil d'État de la République et du canton de Genève (Suisse), « Point de presse du 18 novembre 1998 : Félicitations à Monsieur Michel Denisot », sur ge.ch,‎ 18 novembre 1998
  36. Emmanuel Berretta, « Entretien - Michel Denisot : « Je rêve d'un Jacques Chirac présentant le Grand Journal » », sur Le Point,‎ 13 septembre 2007
  37. Julien Salingue, « Suspension d’Audrey Pulvar : l’arbre qui cache la forêt », sur Acrimed,‎ 2 décembre 2010
  38. (en) Michel Denisot sur l’Internet Movie Database, consulté le 5 mars 2012
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