Saint-Aubin-de-Médoc

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Saint-Aubin-de-Médoc
L'église
L'église
Image illustrative de l'article Saint-Aubin-de-Médoc
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Canton Saint-Médard-en-Jalles
Intercommunalité Communauté urbaine de Bordeaux (CUB)
Maire
Mandat
Christophe Duprat
2014-2020
Code postal 33160
Code commune 33376
Démographie
Population
municipale
6 338 hab. (2011)
Densité 183 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 54′ 47″ N 0° 43′ 27″ O / 44.9130555556, -0.724166666667 ()44° 54′ 47″ Nord 0° 43′ 27″ Ouest / 44.9130555556, -0.724166666667 ()  
Altitude Min. 23 m – Max. 51 m
Superficie 34,72 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saint-aubin-de-medoc.fr

Saint-Aubin-de-Médoc est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Aubin-de-Médoc est la commune la plus au nord-ouest de la CUB

Commune de l'aire urbaine de Bordeaux située dans son unité urbaine à une vingtaine de kilomètres de Bordeaux, Saint-Aubin-de-Médoc est à la limite sud du Médoc et à 35 km des plages girondines.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Aubin-de-Médoc
Avensan Arsac Le Pian-Médoc
Salaunes Saint-Aubin-de-Médoc Le Taillan-Médoc
Saint-Médard-en-Jalles

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint Aubin (468-549) était un homme de prières, de pénitence et d’humilité. Moine dans sa Bretagne natale, il fut élu abbé de son monastère qu’il réforma. Nommé évêque d'Angers contre son gré, il remit de l’ordre dans son diocèse avec la même énergie. Il mourut en grande réputation de sainteté. La paroisse se mit sous sa protection vers le VIIIe siècle. Depuis toujours, on le fête le 1er mars.

La spécification de-Médoc fut ajoutée en 1932[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution, Saint-Aubin était une vaste lande à vocation pastorale, parsemée de quelques bouquets d’arbres. Des vignobles étaient exploités par le seigneur du château Lassalle devenu Villepreux, par les serfs questaux du domaine de Cujac, propriété du Chapitre de Saint-André de Bordeaux, par des religieuses du château Hautegrave, auxquelles ont succédé des armateurs Bordelais, et par des propriétaires privés du domaine Caillavet-Latour, sur la route de Lacanau.

Quelques vignerons et laboureurs cultivaient leur lopin et les autres louaient leurs bras, c’étaient les brassiers. Beaucoup étaient tisserands l’hiver. Ils utilisaient les services du tailleur d’habits de Loustauvieilh. On comptait aussi trois tuileries et un moulin à vent seigneurial. Les habitants vivaient dans des maisons de torchis au milieu de leur bétail. On enregistrait de nombreuses famines et des épidémies telles que typhus, peste noire, diphtérie, aggravées par le manque d’hygiène. On consultait rarement le chirurgien-barbier de Saint-Médard, et la sage-femme qu’on élisait dans l’église n’était pas capable d’enrayer une mortalité infantile effrayante même chez les seigneurs. La population n’atteignait pas 300 habitants.

Après la Révolution, la commune s’empara de 3000 hectares de terrains délaissés par M. de Villepreux qui avait émigré, puis l’état força le conseil municipal à céder les terres aux habitants, par lots, pour les mettre en culture et en forêt, suscitant convoitises et protestations. La plupart d’entre eux devaient se convertir en agriculteurs et forestiers alors qu’ils vivaient assez confortablement comme pasteurs. Au milieu du XIXe siècle, on recensait 3 200 brebis, 1 600 vaches et 70 juments poulinières. La principale ressource était le fumier qu’on vendait aux maraîchers voisins, qui rapportait plus que les animaux qui le produisaient.

Après la Seconde Guerre mondiale, on comptait un peu plus de 500 habitants dont beaucoup d’ouvriers de la Poudrerie, également cultivateurs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2004 Georges Teyssier Verts  
mars 2004 2005 Sylvie Collet-Lejuif PS  
décembre 2005 en cours Christophe Duprat UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

À la suite d'un éclatement de la majorité PS-Verts du conseil municipal dirigé par Sylvie Collet-Lejuif, une élection municipale partielle a eu lieu le 11 décembre 2005[2] amenant la liste de Christophe Duprat à la gestion de la commune.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 338 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
575 378 365 410 388 370 400 402 397
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
380 402 394 387 390 394 393 391 380
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
333 386 408 412 383 371 363 391 456
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
444 723 2 105 2 979 4 332 4 990 5 567 5 550 6 186
2011 - - - - - - - -
6 338 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sa proximité à des zones industrielles (Saint-Médard-en-Jalles, Mérignac) fait que la population augmente rapidement depuis les années 1970.

La construction d'habitations sociales en 2007 et 2008 va permettre de remonter le niveau de logements sociaux car Saint-Aubin est aujourd'hui loin d'avoir atteint les 20 % obligatoires. (environ 5 % en 2006)

Dans le cadre de ces constructions, le centre-ville va être remodelé pour accueillir un trafic grandissant. Ainsi un nouveau bâtiment dédié à la Poste et à 3 autres commerces seront construits.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les deux châteaux ont leur histoire. Lassalle, devenu Villepreux, fut d’abord la maison forte des seigneurs de Saint-Aubin, refuge des populations en danger. Le château actuel fut construit au XVIIe siècle, et transformé en monastère Trappiste par les moines qui l’occupèrent de 1824 à 1838. Il appartint ensuite aux Langlois, notaires et maires de Saint-Aubin pendant plusieurs générations.

Le château de Cujac, propriété des chanoines de Saint-André, fut un centre viticole important. Acheté par un consul de la Bourse de Bordeaux, il devint aussi, par héritage, propriété des Langlois. Il a été reconstruit en 1767 sur les plans de Victor Louis, architecte du Grand Théâtre de Bordeaux.

Place de l'Eglise

L'église romane du XIIe siècle remplace sans doute une église antérieure bâtie sur les ruines et avec les matériaux d’un temple romain. Elle est contemporaine d’Aliénor d’Aquitaine. Derrière l’autel, un sarcophage réputé contenir les restes du Saint, fut l’objet d’un pèlerinage jusqu’à la dernière guerre pour demander grâces et guérisons. Au siècle dernier, on s’avisa que le Saint avait été enseveli à Angers 1300 ans auparavant et que ses cendres avaient été dispersées à la Révolution. Privé de reliques, le pèlerinage devenait sans objet. On plaça donc, sur le sarcophage, une statuette d’évêque et les dévotions continuèrent !

Dans le chœur, à gauche, on remarque la plaque tumulaire de Lancelot de Ferron, Seigneur de Saint Aubin, enseveli au pied de l’autel dans le tombeau de ses ancêtres, près des curés de Saint Aubin, en 1583. Plus de soixante autres notables sont aussi enterrés dans les nefs ou sous le porche.

Un chapiteau du chœur relate une histoire légendaire non identifiée. Il est flanqué de deux têtes sculptées minuscules. On admire aussi une statuette en pierre de Vierge assise présentant le sein à son fils. Retrouvée par les ouvriers municipaux en 1970, elle servait de moellon dans le soubassement du clocher. Les têtes ont été refaites et la Vierge rendue à la vénération des fidèles. Le retable masque l’abside romane qui mérite votre visite.

Commerces de Saint-Aubin de Médoc

Économie[modifier | modifier le code]

Petite commune rurale jusqu’au début des années 1960, Saint Aubin se développa très vite avec l’arrivée de la SEREB devenue SNIAS puis Aérospatiale. Les premiers bâtisseurs du siècle dernier avaient construit la mairie en 1860, transféré le cimetière qui entourait l’église jusqu’en 1861, construit l’école à deux classes en 1878, réparé l’église détériorée à la Révolution par manque d’entretien avec reconstruction du clocher en 1889[4].

Le village[modifier | modifier le code]

Saint-Aubin a de nombreuses pistes cyclables qui le relient à Salaunes, Saint-Médard-en-Jalles, Le Haillan. Il y a aussi une école maternelle, deux écoles primaire, un collège (depuis la rentrée 2003) et un lycée.

Les développements récents d’une population qui a décuplé en 30 ans ont contraint les édiles à changer d'échelle en construisant de nouvelles écoles, en équipant une nouvelle mairie, en créant une agence postale ainsi qu’une vaste infrastructure sportive là où il n’existait rien.

Saint-Aubin est reconnue pour son appellation de "village nature", la commune compte un grand nombre d'espace verts.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Réseau TBC[modifier | modifier le code]

  • Réseau -Bus-

À partir du 22 février 2010

Liane 3 Quinconces ⇔ Saint-Médard-en-Jalles-Issac ou Gare Routière ou Saint-Aubin-de-Médoc-Villepreux
Ligne 30 Mérignac-Cimetière Intercommunal ⇔ Le Haillan-Parc Ste Christine ou Saint-Médard-en-Jalles-Collège François Mauriac ou Saint-Aubin-de-Médoc-Lycée Sud-Médoc
Corol 37 Saint-Aubin-de-Médoc-Lycée Sud-Médoc ⇔ Les Aubiers
Flexo 55 St Médard (Soirée) Au départ de la place de la République, desserte de Saint-Médard-en-Jalles et Saint-Aubin-de-Médoc en soirée
Ligne 83 Quinconces ou Saint-Médard-en-Jalles-Collège François Mauriac ⇔ Saint-Aubin-de-Médoc-Pinsoles

Réseau Trans Gironde[modifier | modifier le code]

Il n'y a aucune correspondance avec le réseau Trans Gironde.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Val Tillet, Saint-Médard-en-Jalles et son canton, Tome I et II. Éditions Alan Sutton, 2006-2010.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Élections municipales partielles de 2005, document à charger « Saint-Aubin-de-Médoc Election du 11 décembre 2005 (Gironde) », sur le site du [[Ministère de l'Intérieur (France)|]], consulté le 30 juillet 2014.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  4. Bienvenue sur le site officiel de la ville de Saint Aubin de Médoc