Mornant

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Mornant
Image illustrative de l'article Mornant
Blason de Mornant
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Canton Mornant
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Mornantais
Maire
Mandat
Renaud Pfeffer
2014-2020
Code postal 69440
Code commune 69141
Démographie
Population
municipale
5 503 hab. (2011)
Densité 349 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 37′ 11″ N 4° 40′ 23″ E / 45.6197222222, 4.6730555555645° 37′ 11″ Nord 4° 40′ 23″ Est / 45.6197222222, 4.67305555556  
Altitude Min. 287 m – Max. 471 m
Superficie 15,76 km2
Localisation

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Mornant est une commune française, située dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes. Ses habitants sont les Mornantais et les Mornantaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mornant est une commune, d'une superficie de 1 576 ha, dont la population avoisine 5 500 habitants, située dans le département du Rhône à 24 kilomètres au sud-ouest de Lyon.

Le relief[modifier | modifier le code]

Située au sud des monts du Lyonnais, sur les contreforts orientaux du Massif central, la commune se caractérise par un relief complexe d’une altitude moyenne de 370 m, marqué par de nombreuses ruptures créées par le réseau hydrographique. Le Mornantet constitue la plus forte coupure dans le territoire selon une ligne nord-ouest/sud-est : - au nord-est, le plateau descend modérément en direction du Jonan, - au sud-ouest, le plateau est encore redécoupé par les deux sillons profonds de la Condamine et du Fondagny.

Géologie et pédologie[modifier | modifier le code]

Le plateau sur lequel Mornant s’est implantée, est un ensemble constitué de terrains cristallins homogènes essentiellement composés de gneiss. Cependant, de vastes ellipses granitiques plus dures peuvent apparaître : ce sont elles qui déterminent alors partiellement les formes en relief, les ondulations à grand rayon de courbure dégagées par l’érosion linéaire. Ce vaste « décapage » largement préparé par la tectonique (multiples failles « hachant » le plissement hercynien au pied des monts du Lyonnais) a donné naissance à un véritable glacis, glacis d’érosion surtout à l’ouest d’une ligne Vernay-Grande Pavière, glacis d’accumulation à l’est de cette ligne avec un colmatage progressif des fonds de vallons (landes de Montagny, Chassagny, Taluyers) donnant naissance à une vaste plaine alluviale et humide. Les colluvions ennoient çà et là des chicots rocheux, ceci est particulièrement sensible dans la topographie (apparence « calme » du tracé des courbes de niveau).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Mornant est drainée par les ruisseaux du Fondagny, du Corsenat et de la Condamine, ainsi que par les rivières du Mornantet et son affluent le Jonan. Le lac de la Madone est une retenue d'irrigation.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Comme en témoignent certains vestiges, la région de Mornant devait être habitée dès l’époque gauloise et même, peut être, avant puisqu’il faut signaler un ensemble mégalithique situé au milieu d’un champ au hameau de Luet (l’ensemble pourrait remonter à – 3000, mais certains spécialistes doutent du fait qu’il s’agisse d’un dolmen).

Les Romains, pendant le règne d’Hadrien (début du IIe après J.C.), construisirent un aqueduc qui, venant du Pilat amenait l’eau jusqu’à Lyon. L’aqueduc du Gier[1] traverse la commune de Mornant du Sud au Nord sur une longueur de 6,4 kilomètres. Presque entièrement souterrain, il ressortait à l’air libre pour franchir cinq vallées par des ponts. Aujourd’hui, on peut encore voir les vestiges de 3 de ces ponts : - Le pont sur le Mornantet qui est le vestige le plus important et qui a fait l’objet d’une mise en valeur (c’est aussi le seul qui soit protégé au titre des Monuments Historiques). - Le pont de Corsenat - Le pont de la Condamine.

Du Moyen Âge à l'époque moderne[modifier | modifier le code]

Après les invasions barbares, les Burgondes occupèrent la région. Une abbaye fut construite à Monteclare. Elle fut détruite vers 855, lors des guerres qui opposèrent les héritiers de Charlemagne. Si l’on en croit un document daté du Xe environ, le bourg de Mornant était défendu à cette époque par une enceinte fortifiée qui aurait été construite avec les pierres de l’abbaye. La forme urbaine du centre bourg, la disposition des maisons autour de l’église en indique le tracé. Le rempart était bordé de fossés dont le souvenir s’est maintenu dans les noms de la rue des Petits-Terreaux et de la rue des Fossés.

Le château qui joignait l’église au Nord-Ouest a été démoli vers 1910. À l’intérieur du centre bourg ancien, il faut noter la présence de nombreuses maisons qui sont encore le témoignage des siècles passés. On peut ainsi trouver des maisons remontant au XVe.

Les Mornantais vinrent au secours de Jacques de Bourbon à la bataille de Brignais où ils arrivèrent "Fifres en tête" d'où le surnom de "Fifres" donné aux Mornantais et les "deux fifres d'or en sautoir" figurant dans les armoiries de la ville. La devise des Mornantais est d'ailleurs : "Fifres nous sommes, fifres nous resterons"[2].

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

Au milieu du XIXe siècle, Mornant connaît une sorte d’apogée et compte alors près de 2 500 habitants. L’industrie locale occupe la moitié de la population dans la fabrication de chapeaux de feutre, le tissage du velours par les canuts, la broderie à l’aiguille. L’agriculture est en pleine prospérité et fait vivre l’autre moitié de la population, notamment avec la vigne qui, à elle seule, occupe plus de 400 hectares. En 1861, la mairie est inaugurée en limite de la partie ancienne du centre bourg. En 1880, l’invasion du phylloxéra détruit la majeure partie du vignoble et, à la fin du XIXe siècle, l’industrie locale disparaît sous les coups de boutoirs de la grande industrie. La Grande Guerre saigne à blanc la jeunesse de Mornant qui, en 1920, ne compte plus que 1 614 habitants. La commune ne retrouve son essor qu'après 1945.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mornant est le chef-lieu du canton de Mornant qui regroupe 13 communes et le siège de la communauté de communes du Pays mornantais (COPAMO).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Guy Palluy PS  
mars 2008 mars 2014 Yves Dutel UMP  
mars 2014 en cours Renaud Pfeffer DvD  
Les données manquantes sont à compléter.

La mairie[modifier | modifier le code]

La mairie

C'est un bâtiment construit en 1860-61 par l'agent voyer Parrel et restauré en 1981. La façade est surmontée d'une horloge encastrée dans un oculus de pierre.

La poste[modifier | modifier le code]

La poste

Construite entre 1902 et 1905, elle faisait office à l'origine d'hôtel des postes, de justice et d'école. Elle se trouve à l'emplacement des dépendances du château (au fond de la place se trouve l'ancien pigeonnier carré). Le centre du premier étage s'orne d'un cartouche sculpté aux armes de la ville, tandis qu'au second étage se trouve le cadran circulaire du baromètre.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 503 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 004 1 920 2 317 2 246 2 147 2 444 2 223 2 385 2 370
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 286 2 562 2 441 2 338 2 358 2 168 2 183 2 045 2 053
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 054 1 804 1 713 1 614 1 636 1 651 1 661 1 647 1 884
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 198 2 335 2 730 3 323 3 900 4 672 5 134 5 229 5 514
2011 - - - - - - - -
5 503 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'aqueduc romain du Gier[modifier | modifier le code]

La Tour du Vingtain et les remparts[modifier | modifier le code]

Le mot « Vingtain » vient du nom d'un impôt local, le vingtième, prélevé au Moyen Âge pour l'entretien et la réparation des remparts urbains dans le Lyonnais.

  • La Tour du vingtain est le monument le plus typique Mornant ; c'est un donjon carré d'une hauteur de 18,2 mètres avec des murs d'environ un mètre d'épaisseur. Elle présente un bel appareillage de pierre renforcé par des chaînes d’angle. Vestige visible des anciennes fortifications qui à partir du XIe siècle protégeaient la ville, elle a aussi servi pour les auditions de justice et de prison (il reste des grilles et des portes cloutées). De son sommet on a un superbe panorama sur "le Pays mornantais" et par temps clair la vue s'étend jusqu'à Lyon. Elle accueille actuellement l'office du tourisme. Elle est inscrite à l’inventaire supplémentaire desmonuments historiques.
  • Un pan de rempart, construit en moellons, renforcé par une chaîne d’angle harpée, est visible à l’angle de la rue des Fossés et de la rue Carémi. Le souvenir du rempart et des fossés est maintenu par des noms de rues (fossés, petits terreaux) et la disposition des maisons

Église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Façade de l'église
Clocher

L'église actuelle date du XVe siècle, elle remplace une ancienne église présente dès le VIIIe siècle. Construite en pierre de Tournus dans le style ogival, elle a été agrandie en 1846 par l'architecte Antoine Chenevard. De petites fenêtres correspondent à l'ancien passage vers le château situé en partie sur l'emplacement de la Place Saint-Pierre et démoli en 1910. Elle est classée monument historique.

  • Façade : Le portail est celui du XVe siècle. Au-dessus se trouve la Rosace des Pénitents qui mesure 2m40 diamètre. Sur un des pilastres apparaît le Carémi une figure médiévale grotesque taillée dans le granit. Elle représente peut-être saint Christophe portant l'Enfant Jésus sur son dos. Le mot Carémi vient de Carême : À la fin de la Semaine sainte, les enfants célébraient la fin du Carême en lançant des pierres sur la tête de Carémi, dont ils faisaient ensuite brûler l'effigie, montrant ainsi que Carême était mort.
  • Intérieur :

Le chœur, le transept et premières travées datent du début du XVe siècle ou de la fin du XIVe siècle. Les stalles du chœur (en chêne du Rhin), les boiseries, le maître autel et les tribunes au-dessus du portail datent de 1854 et sont classées Monument historique. Les clefs de voûte représentent les armoiries des bienfaiteurs de Mornant.

  • La Chapelle du nord :

On y voit le vestige d'une ancienne porte romane. Sur le pilier du transept nord la coquille Saint-Jacques est un souvenir de pèlerins du XVIIe siècle.

  • Chapelle de la Vierge est ornée d'un retable et d'une niche gothique. À droite de l'autel, le tableau de la Cruxfiction du Christ a été offert par Napoléon III en 1863 pour remercier les Mornantais d'avoir bien voté (100 %).

La tribune des pénitents permettait à ceux-ci d'y chanter l'office. La confrérie des Pénitents blancs a été fondée en 1663 et défilait en procession dans le village le Vendredi saint; elle s'est arrêtée en 1890, sous la pression des anti-cléricaux.

  • Le clocher' : Il date du XVIIIe siècle et contient cinq cloches, dont une dite cloche espagnole, rapportée comme butin elle aurait été récupérée par les mornantais car le chariot qui la transportait avait cédé.

Les maisons[modifier | modifier le code]

Maison de pays

Le centre-ville est riche de maisons construites du XVe siècle au XVIIIe siècle et restaurées avec soin ; elles sont situées pour la plupart à l'intérieur du "vingtain".

  • De l'impasse du Château à la rue du Château plusieurs maisons allant du XVIe au XVIIe siècle correspondent aux réserves de grain et aux caves des Comtes de Lyon. On peut y voir l'entrée d'une ancienne auberge. Au no 3 de la rue du Château une porte d'entrée, surmontée d'un linteau orné d'un blason martelé marque l'entrée d'une traboule appelée Impasse de la Vaure. À l'intérieur se trouve un puits du XVe siècle ainsi que la porte de sortie de l'auberge.
  • La maison des Prieurs et son annexe sont situés au no 10 et au no 5. La maison des XVe et XVIe siècles a été remaniée. Il en reste un étage de combles en bois, une porte ornée d'un arc en accolade, des fenêtres à meneaux et une statue de la Vierge à l'Enfant. Cette maison a appartenu aux prieurs jusqu'en 1707, où le dernier d'entre eux, François de Murard, en fit don à la paroisse afin de créer une école de filles confiée aux sœurs de Saint-François. L'annexe située au no 15 conserve la trace d'une ancienne échoppe avec l'arc de boutique fermé de deux volets de bois.
  • Dans la rue Joseph Venet on remarque au no 8 un bâtiment en L, c'est l'ancien presbytère. Au no 6, une belle maison construite sur trois niveaux avec une cave voutée et à l'étage une partie en surplomb, construite en brique et en bois. La porte est surmontée d'un linteau et au-dessus se trouve un petit fenestron à encadrement chanfreiné. C'est actuellement la Maison de Pays : elle sert pour des expositions d'art, d'artisanat, sur le patrimoine, les produits régionaux. Certaines pièces sont garnies de meubles régionaux des XVIIIe et XIXe siècles. On y trouve aussi un puits de 1728, et au premier étage une plaque de cheminée aux armes de Saint Antoine[Lequel ?].
  • La rue Bourgchanin permettait de rentrer dans la ville en venant de Rive-de-Gier ou de Givors. Comme elle est très pentue, les attelages devaient changer de monture pour arriver en haut. Au no 34, se trouve une maison de voituriers avec ses remises et écuries. En parcourant cette rue on découvre de beaux linteaux et de belles demeures aux no 15-17-22 bis et 34. Au no 4, à l'angle de la rue Patrin on trouve une maison particulièrement intéressante pour ses colonnes avec base et chapiteau qui soutiennent un avant-toit. Les caves présentent trois entrées différentes en raison de la pente.
  • Le Clos Donzel : cet ensemble de bâtiments sert aujourd'hui de bibliothèque. C'était au XVIIe siècle la propriété de Madame de Vernon. Ses descendants l'ont vendue en 1752 à un notaire lyonnais dénommé Patrin. En 1794, il devint la propriété de la famille Perrel puis à Madame Donzel. Il a été acheté en 1961 par la commune. C'est un ensemble de deux bâtiments perpendiculaires à la rue Patrin qui se font face autour d'une cour. La maison principale flanquée de deux tours carrées abrite la bibliothèque municipale.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Mornant bénéficie du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[5].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Mornant Blason De sinople aux deux flûtes d'or passées en sautoir, liées de gueules[6].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. rapport d'activité 2006 de l’Inrap page 110
  2. in "Mornant en Lyonnais" par Noël Delorme ; C. Martinere et fils ; Saint Martin en Haut, 1951
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  5. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).
  6. Article sur Mornant sur OLDJP - La banque du blason