Saint-Andéol-le-Château

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Saint-Andéol-le-Château
La porte de Saint-Andéol vestige de la muraille.
La porte de Saint-Andéol vestige de la muraille.
Blason de Saint-Andéol-le-Château
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Canton Givors
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Mornantais (COPAMO)
Maire
Mandat
Yves Gougne
2014-2020
Code postal 69700
Code commune 69179
Démographie
Population
municipale
1 609 hab. (2011)
Densité 162 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 35′ 12″ N 4° 41′ 45″ E / 45.5866666667, 4.6958333333345° 35′ 12″ Nord 4° 41′ 45″ Est / 45.5866666667, 4.69583333333  
Altitude Min. 189 m – Max. 363 m
Superficie 9,95 km2
Localisation

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Saint-Andéol-le-Château (en arpitan: Sent-Anduér) est une commune française, située dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont surnommés les Tchibes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Ogier dans La France par canton dit qu'au VIIe siècle s'est installée une communauté religieuse de femmes appelée « Notre-Dame des Bois ». Bien qu'aucun élément confirmant cette hypothèse n'ait été trouvée, elle est somme toute assez probable.

La première mention écrite est datée de 984 (charte de Burchard - AD Rhône) qui énumère les possessions du chapitre St-Jean de Lyon qui avait le titre collectif de Comtes de Lyon. Le village avait pour nom « Sanctus Andeolus », sur les actes en latin. À partir du XVIe siècle, on voit apparaître les noms de « Sainct Andiol », « Sainct Anduel » parfois complété par « en Jarez » ou « en Lyonnais ». Sous la Révolution, les noms à connotation religieuse ont tous été changés et le nom devint alors « Andéol Libre ».

De 984 à la Révolution, Saint-Andéol était une seigneurie avec tous les droits de haute et basse justice. Les chanoines du chapitre St-Jean de Lyon seigneurs collectifs déléguaient leurs pouvoirs à un « capitaine châtelain » qui était chargé de l'administration, un notaire assurait l'enregistrement des actes. Le territoire actuel était à l'époque divisé en trois fiefs indépendants : « La Lévretière », « la Roche » et « St-Andéol » proprement dit.

Renaud de Forez (archevêque de Lyon) fait fortifier le bourg au XIIIe siècle.

C'était un village prospère au Moyen Âge, les vignerons, les commerçants et artisans étaient nombreux. Nous dénombrons en 1596 (terrier Loirivière – AD Rhône) 62 laboureurs, 15 artisans, 4 voituriers, 5 familles nobles, et de nombreux bourgeois de Lyon possédant des maisons et des vignes.

Dès le XVIIe siècle apparaît une importante activité artisanale liée au textile.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Andéol-Libre[1].

Le déclin s'amorce après la Révolution et s'amplifie à la fin du XIXe siècle avec la grande crise du vignoble pour atteindre son niveau le plus bas au milieu du XXe siècle. Pendant cette période, les emplois industriels de Givors ont permis le maintien d'un minimum de vie et la perte de population a été compensée par une forte immigration italienne, espagnole, portugaise et enfin citadine.

Mais depuis l'achat de la propriété Souchon Neuvesel (Groupe Danone) pour y installer la nouvelle mairie, la mise à disposition de locaux pour des sociétés de service a dynamisé l'activité économique du village.

Grandes dates[modifier | modifier le code]

  • VIIe siècle : Installation de la communauté « Notre-Dame des Bois »
  • vers le Xe siècle : Construction du transept de l'église actuelle
  • fin XIIe siècle : Fortification du bourg par Renaud de Forez (archevêque de Lyon)
  • 1327 : Guerre entre le seigneur de Riverie et les Comtes de Lyon (siège de Saint-Andéol)
  • 1590 : Siège du village pendant les guerres de religion
  • 1814 : Occupation du village par les troupes autrichiennes après la défaite de Napoléon
  • 1817 : Soulèvement républicain/bonapartiste contre Louis XVIII
  • 1884 : Installation de la famille Neuvesel
  • 1931 : Décès de Eugène Souchon fondateur de groupe BSN
  • 2001 : Achat de la propriété Souchon-Neuvesel pour y installer la mairie et aménager le parc

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Saint-Andéol-le-Château se blasonnent ainsi :

Parti de gueules et de sinople à la tour d'argent ouverte et maçonnée de sable, brochant sur la partition.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Jean Ballay    
    Mr. Vidon    
1975 1998 Simon Boiron    
1998 janvier 2013 Gérard Faurat    
janvier 2013 en cours Yves Gougne    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 609 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
630 536 600 750 670 735 709 711 755
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
728 750 699 672 657 653 621 557 566
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
582 585 561 466 440 533 463 403 482
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
537 677 840 937 1 158 1 379 1 516 1 555 1 609
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population en 1596 120 chefs de famille propriétaires avec 4 personnes par familles : 480 habitants Si l'on ajoute un serviteur employé en moyenne : 600 habitants

  • 4 habitants étaient qualifiés de nobles (attention à la signification) mais au moins 2 (Lalliment — Lallement et choul-chol) sont des familles nobles de la région. Cela ne signifie pas qu'ils habitaient le village mais ils y avaient des possessions.
  • 10 honorables personnes — activités de robe
  • 15 honnêtes personnes —commerçants aisés
  • 20 artisans
  • 62 laboureurs (possèdent un attelage ou des terres— aisés) - vignerons

Il a été dénombré plus de 20 pressoirs dans le village au début du siècle dernier

Vie économique[modifier | modifier le code]

La chapellerie : bâtiment industriel de la fin du XIXe siècle qui fabriquait essentiellement du feutre pour chapeaux. C'est la marque d'industrialisation d'une activité qui auparavant était réalisée par des ouvriers à façon dans le village. Son activité a cessé en 1939.

Les carrières : sur les 3 sites important d'exploitation de la commune, il ne reste que la carrière de Barny encore en activité. Il est possible de la voir en suivant le chemin de randonnée de Barny. Celles de Flaches et du Molard sont abandonnées.

La soierie : de nombreux petits ateliers de soierie se sont installés dans les campagnes pour y trouver une main d'œuvre facile et bon marché. Comme dans tout le Lyonnais, cette diffusion a redonné un peu de dynamisme à la région au XIXe siècle mais en la rendant très dépendante de la bonne santé économique.

La vigne : l'activité principale du Lyonnais pendant tout le Moyen Âge. La vigne est attestée dans les tout premiers documents d'archive concernant le village.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Place Nicolas-Paradis
  • Porte médiévale
  • Clos Souchon
  • Ex propriété BSN (Danone) devenue la mairie du village (maison et château bourgeois).
  • Église catholique
  • Monument aux victimes de la terreur Blanche soulèvement de 1817 (cimetière)

Place Nicolas-Paradis : Monument de 1891. Nicolas paradis notable du village pendant la Révolution légua une rente à la commune pour la création d'une école « chrétienne de garçons » en 1843.

Entrée du parc Souchon : La porte de Ouest dont il ne reste aucune trace existe encore sur le plan terrier de 1775. Les bâtiments ont été démolis au XVIIIe, XIXe et en 2003. Il subsiste sous la rue Centrale des vestiges du pont qui enjambait les fossés (en face de la rue des Écoles) ainsi que des caves voûtées sous la rampe de la poste.

La maison de la prébende avec l'échauguette : Cette maison était celle du prébendier de Saint-Andéol (un ecclésiastique qui bénéficiait des rentes des biens de l'église et avait la charge de la paroisse). Il était désigné par le seigneur du lieu ou par le patron d'une chapelle. Nous connaissons trois prébendes (celle de la paroisse principale Saint-Andéol, celle de la Flachat et celle de la Sainte-Trinité) Dans la courette, il reste le puits et les fenêtres à meneaux, les encadrements moulurés au style de construction typique du Lyonnais du XVe-XVIe siècle.

La maison à la galerie : Une maison avec cette galerie typique de l'architecture du Lyonnais mais rare à Saint-Andéol. Dans la cour, ce qui est maintenant la bibliothèque est une ancienne salle de classe construite au XIXe siècle. Sa charpente est remarquable.

La rue Centrale : Les maisons aux façades anciennes et les passages « traboules ». De nombreuses maisons du centre bourg présentent au-dessus des portes des écussons dont l'origine n'est pas connue.

Le Porche de la Pèse : Les fortifications ont été construites au début du XIIe siècle par Renaud du Forez. L'entrée du village se faisait par cette porte. Les fossés étaient sous la route de Mornant, la rue des Écoles, dans le parc Souchon et la rue Centrale n'était pas encore ouverte sur la place de la Pèse.

Saint-Andéol à l'époque était situé sur les terres du royaume de France mais Lyon appartenait au royaume burgonde. Le Chapitre de Lyon (vassal des seigneurs Burgonde) était seigneur de Saint-Andéol avec comme voisin le comté du Forez (vassal du roi de France). Les territoires étaient fortement imbriqués, ce qui provoqua de nombreux litiges : Au XIIe, le seigneur de Riverie/Dargoire tente de prendre le village de Saint-Andéol sans y parvenir. Nous trouvons encore aux archives départementales plusieurs actes de transaction.

Les fortifications n'ont pas souvent servi. Peut-être pour les tard-venus vers 1367 qui ont sévi dans la région ainsi que pour les guerres de religion mais les autorités du village ont négocié l'abandon du siège contre 500 écus.

L'impasse du Carre : La tour avec l'escalier en colimaçon, les colonnes et les maisons hautes aux façades étroites et les portes.

La place derrière l'église La croix de Mission en fonte avec ses décors de la passion du Christ (probablement du XVIIIe ou XIXe siècle).

La rue A. Mathevet : Alphonse Mathevet était curé du village de 1919 à 1952. Le bourg n'a pas changé depuis le XIVe siècle (terrier Simonet de 1350), il a conservé sa structure centrée sur l'église et ouverte sur les fossés.

La traboule : Une traboule a été aménagée en 2006 pour rejoindre la rue des Écoles (anciens fossés). Elle permet de vérifier la structure du village. La porte au milieu du passage est probablement un vestige de l'enceinte.

Place de l'église C'est le déplacement du cimetière (XVIIe siècle) et la démolition du presbytère (XIXe siècle) qui ont ouvert la place. Sur les murs, nous voyons encore des traces d'écussons et à l'angle d'un mur une figurine probablement retirée de l'église vers 1733.

L'église : La nef a été reconstruite et agrandie en 1842. Le chœur de style gothique date du XVIe siècle. Le transept de style roman date probablement du Xe siècle ou XIe siècle. Le clocher a été rehaussé en 1890. À noter la Croix des Pèlerins qui marquait le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle au carrefour de la Lèvretière. Saint-Andéol a eu son pèlerin au XVIIIe siècle en effet Pierre Rivoire né à Balmondon est parti sur les chemins en 1731 vers Compostelle puis Rome. Des certificats retrouvés par un de ses descendants ont permis de suivre très précisément sa trace.

Le château : Probablement le bâtiment le plus ancien attenant à l'église, c'était le lieu d'activité du Capitaine châtelain de son lieutenant et du procureur d'office, tous représentant les seigneurs. Il s'y trouvait aussi les prisons et les pressoirs des comtes.

Le Clos Souchon : Le bâtiment reconstruit par la famille Souchon Neuvesel s'appuie sur les maisons anciennes dont on voit encore les façades dans la rue centrale. Le corps principal (mairie actuelle) est antérieur à 1905, les décors intérieurs proposent des ouvrages exceptionnels de boiserie, mosaïque et surtout de décors muraux signés Louis Bardey.

Extérieur au village : Les croix de chemin : un circuit permet de suivre toutes les croix de chemins dont les plus remarquables sont à la Côte de Gier (1674), au Molard (1571) à la Lèvretière (socle probablement du XVIe siècle) et surtout la croix des pèlerins de l'église (1540).

Le monument aux victimes du soulèvement de 1817 au cimetière : marquant la commémoration des événements, érigée en 1880. Il porte les noms des 4 Andéolais tués ou exécutés lors de ce soulèvement républicain ou bonapartiste. Un des plus tragiques évènements qui se sont déroulés dans le village, qui fit grand bruit à l'époque et fut très vite oublié.

le Pont-Rompu : que nous partageons avec Mornant et qui est probablement d'origine romaine car situé sur une voie que certains historiens considèrent comme étant l'ancienne voie de Lyon au Languedoc et qui fut aussi un des chemins du pèlerinage de Compostelle.

La Roche et la Lèvretière : deux fermes fortifiées qui furent des fiefs sous l'ancien régime.

Manevieux : une des plus anciennes seigneuries de la région qui, bien que n'étant pas située sur le territoire de la paroisse, a eu beaucoup de liens avec Saint-Andéol car les propriétés de la Roche et de Manevieux étaient souvent associées.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques Bourg de la Faverges (21 février 1651-5 mars 1731), nommé deux fois échevin de Lyon né à Saint-Andéol
  • Pierre Rivoire (1702-1742), pèlerin de Compostelle né à Balmondon dont on a retrouvé les certificats et certains objets du voyage.
  • Eugène Souchon (28 juin 1872-2 janvier 1931), fondateur du groupe BSN (Boussois Souchon Neuvesel) devenu groupe Danone.
  • Autres noms associés au village :
    • Bruyzet de Mannevieux, famille d'imprimeurs lyonnais
    • Allemand, famille ancienne ayant possédé les seigneuries de la Roche et de la Lèvretière
    • Symphorien Champier, (médecin et humaniste du XVIe) originaire de Saint-Symphorien-sur-Coise
  • Seigneurs mensionnaires, membres du chapitre à qui étaient affectée la seigneurie de Saint-Andéol
  • Eric Bruyas, meurtrier français condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour l'assassinat de la famille Bébien.

1774[modifier | modifier le code]

En 1774, le dessinateur lyonnais Jean-Jacques de Boissieu réalise une gravure représentant un vieillard en train de prier[3] au pied d'une croix et du château de Saint-Andéol-le-Château. Parmi d'autres, la Bibliothèque municipale de Lyon[4], le Metropolitan Museum of Art[5] de New York et la National Gallery of Art[6] de Washington en possèdent un exemplaire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]