Georges Manzana-Pissarro

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Georges Manzana-Pissarro

Nom de naissance Georges Henri Pissarro
Naissance 1871
Louveciennes, Yvelines, Drapeau de la France France
Décès 1961
Nationalité Français
Activités Peintre
Maîtres Camille Pissarro, son père.
Mouvement artistique Impressionniste, Orientaliste
Influencé par Monet, Renoir, Gauguin, Cézanne, entre autres.

Georges Henri Pissarro, dit Georges Manzana-Pissarro ou Georges Henri Manzana-Pissarro, né en 1871 à Louveciennes (Yvelines) et mort en 1961, est un peintre français proche du courant libertaire.

Il est le troisième fils du peintre impressionniste Camille Pissarro.

Biographie[modifier | modifier le code]

Durant son adolescence, il étudie la peinture avec son père avec qui il apprend à aimer la nature dans le sillage de l'impressionnisme représenté alors par Monet, Renoir, Gauguin, Cézanne entre autres, tous amis et présents dans la maison Pissarro[1].

C'est dans ce style qu'il peint une série de paysages autour de Pontoise et Eragny. En 1894 il choisit comme pseudonyme le nom de sa grand-mère « Manzana »[2], et c'est en 1910 qu'il adopte définitivement le nom qui lui restera, « Manzana-Pissarro ». Sympathisant anarchiste, il partage avec son père et ses frères, Lucien et Rodolphe, sa passion pour la peinture néo-impressionniste et les convictions libertaires des mouvements anarchistes animés, à cette époque, par Ricardo Flores Magón. En 1899, il collabore au journal d'Émile Pouget, Le Père Peinard. Il soutient aussi Les temps Nouveaux de Jean Grave en offrant un tableau lors d'une tombola[3]

Vers 1906, Manzana-Pissarro cherche d'autres moyens d'expression par la conception d'objets décoratifs et meubles. Il est influencé par les scènes tahitiennes et martiniquaises de Gauguin. Il développe un penchant pour l'orientalisme qui, à cette époque, commence à se manifester dans certaines de ses œuvres par ses expériences avec l'or, l'argent et la peinture au cuivre dont il rehausse ses aquarelles de poissons et d'oiseaux.

Intéressé par les Arts appliqués, il a la possibilité, lors de ses visites à Londres, à partir de 1889, d’assimiler d’emblée le mouvement anglais Arts & Crafts. Dans le même temps, il peint à la manière néo-impressionnisme qui avait établi la gloire de son père, Camille Pissarro. C’est autour de 1906-1907 que prend corps son monde enchanté. Sur des fonds souvent faits d’argent, d’or et de bronze, ses peintures et Monotype (gravure) puisent fréquemment leur inspiration dans les estampes japonaises, les toiles exotiques de Paul Gauguin et Les Mille et Une Nuits[4].

« Sa créativité d'objets divers est alors très importante depuis le style Art nouveau à l'Art déco (1925 à 1930). Contrairement aux peintures, il ne date pas ces œuvres ce qui semble indiquer de sa part une distinction entre la peinture proprement dite et la décoration alimentaire. Depuis lors, l'intérêt du public s'est inversé en faveur de ses paysages, où l'on retrouve l'écho de l'œuvre de son père », estime le dictionnaire Bénézit[1]. Au début du XXe siècle, Georges expose régulièrement ses œuvres, au Salon d'automne et au Salon des indépendants, ainsi que chez Paul Durand-Ruel et à la galerie Eugène Druet à Paris.

En 1907, il expose des œuvres décoratives chez Ambroise Vollard[5]. Son exposition la plus importante a lieu en 1914 au musée des arts décoratifs de Paris où il montre 311 œuvres, dont des tapisseries, des tapis, des meubles, des verreries, des peintures décoratives, des gravures et des lithographies[6]. L'artiste continue à exposer régulièrement jusqu'à la fin des années 1930. Il partage son temps entre les Andelys et Paris, Lors de la déclaration de guerre en 1939, il déménage avec sa famille à Casablanca où il reste jusqu'en 1947.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) Dictionnaire Bénézit 1999, p. 166
  2. (fr) L’Atelier du Temps, « Georges Manzana-Pissarro », sur latelierdutemps.com (consulté le 7 mai 2010)
  3. (fr) L'Éphéméride anarchiste, « Georges Manzana-Pissarro », sur ephemanar.net (consulté le 21 juin 2010)
  4. (fr) L. Thornton 1996, p. 246
  5. (en) Stern Pissarro Gallery, « Georges Manzana Pissarro (1871 - 1961) », sur pissarro.net (consulté le 8 mai 2010)
  6. (fr)Manzana-Pissarro 1914, p. 1-27

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notices[modifier | modifier le code]