Isidore Dagnan

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Isidore Dagnan est un peintre paysagiste français, né à Marseille le 24 septembre 1788, mort à Paris le 8 novembre 1873.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nicolas Joseph Marie Isidore Dagnan, peintre paysagiste, né à Marseille le 24 septembre 1788, baptisé le lendemain (paroisse Saint-Martin), est l’aîné des cinq enfants du négociant Joseph Alphonse Dagnan et de Rose Madeleine Julienne Bertrand. Destiné au barreau, il se tourne vers la peinture à l’âge de 25 ans. Élève d’Augustin-Raymond Aubert (1781-1857) à l’école des Beaux-Arts de Marseille, il ne semble pas fréquenter ensuite d’atelier parisien, mais perfectionne lui-même sa technique en séjournant notamment à Rome. En 1819, il effectue un premier envoi au Salon, intitulé Jeunes filles romaines écoutant un berger jouant de la guitare. Ses envois se poursuivront durant un demi-siècle et remporteront la deuxième médaille en 1822 (Vue de Lausanne, prise du bois de Montmeillant, tableau acquis par le roi Louis XVIII pour le château de Fontainebleau), puis la première médaille en 1831 (Paris pris du quai de la Cité, considéré comme son chef-d’œuvre).

On recense une soixantaine d’œuvres de Dagnan, sans doute une faible part de sa production, car il voyage beaucoup et ramène des paysages de ses déplacements : Paris et sa région, mais aussi l’Anjou et la Touraine, la Bretagne, l’Auvergne, le Dauphiné, le Jura et la Suisse (une vingtaine de toiles connues sur ce pays). Fixé à Grenoble de 1824 à 1830, il donne des leçons à Jean Achard (1807-1884) et peint plusieurs Vues de l’Isère, particulièrement lumineuses.

Pour la Provence et sa ville natale, on lui attribue une douzaine de toiles réalisées entre 1833 et 1843, dont une moitié correspondant à des marines, l’autre à des vues d’Avignon et de Vaucluse. Il reviendra tardivement sur ces derniers motifs en donnant la Maison de Pétrarque à Vaucluse (1865), et Bords de la Sorgue (1870). Ses œuvres sont visibles dans de nombreux musées : Angers, Avignon, Dijon, Fontainebleau, Grenoble, Lisieux, Montpellier, Narbonne, Orange, Orléans, Paris, Valenciennes, Versailles, … Dagnan a aussi gravé plusieurs lithographies de sites du Dauphiné, de l’Orléanais et de la Touraine ; il a également réalisé un album intitulé Les bords de la Loire (1828).

Marié avec Anne Marie Krauth, il est décédé veuf et sans postérité à Paris (35, rue Saint-Georges, 9e, son domicile de longue date), le 7 novembre 1873. Il avait été fait chevalier de la Légion d’honneur (1836) et, en 1927, son nom a été donné à une rue de Marseille.

Deux jugements à son propos : « Tout en lui reconnaissant une sûreté de vision hors ligne, la critique lui avait reproché la sécheresse de son exécution, défaut qui reparut deux fois dans ses œuvres, de 1840 à 1857, ainsi que dans ses dernières années. » (H. Barré, 1911) ; « Son goût pour les frondaisons moutonnantes qui baignent dans une lumière dorée donne à ses toiles un caractère romantique, de même que les anecdotes qui souvent les animent. » (A. Alauzen, 1986).

Peintures d' Isidore Dagnan[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  • André Alauzen, Dictionnaire des peintres et sculpteurs en Provence Alpes Côte d’Azur, Marseille, 1986, p. 160.
  • Henri Barré, Les Bouches-du-Rhône. Encyclopédie départementale, t. XI, Marseille, 1913, p. 152-153.
  • M. L. Blumer, in Dictionnaire de biographie française, t. IX, Paris, 1961, p. 1475.
  • Dictionnaire des petits Maitres de la Peinture (1820-1920), de Pierre Cabanne et Gerald Schurr, Editions de l'Amateur 2003, (ISBN 2-85917-378-1)
  • Georges Reynaud, « Isidore Dagnan, peintre paysagiste (Marseille, 1788-Paris, 1873) », Provence Généalogie, 161 (2011), p. 45-47; "Isidore Dagnan (1788-1873), paysagiste romantique", revue Marseille, n° 244 (avril 2014), p. 65-66.
  • Étienne-Antoine Parrocel, Annales de la peinture, Ch. Albessard et Bérard,‎ 1862 (lire en ligne), p. 422.
  • Statistique morale de la France ou biographie par département … Bouches-du-Rhône, Paris, 1829, p. 74-75.
  • Maurice Wantellet, Deux siècles et plus de peinture dauphinoise, édité par l'auteur.
  • Le tableau montrant le port de Nice au XIXe siècle fait la couverture du livre "Et Nice devient le port de la Savoie", Alandis éditions 2008, Jean-Pierre Fouchy.

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