Théodore Duret

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Portrait de Théodore Duret, peint par Édouard Manet en 1868.

Théodore Duret (1838-1927[1]) est un écrivain, journaliste et critique d'art français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Saintes le 20 janvier 1838, négociant en cognac[2], comme son père[1], Théodore Duret est un grand bourgeois. C'est aussi un républicain convaincu, fondateur en 1868 de La Tribune, où collaborent Émile Zola et Jules Ferry[1].

Il meurt à Paris le 16 janvier 1927, à son domicile, rue d'Amsterdam[3],[4].

Voyage autour du monde[modifier | modifier le code]

C'est également un grand voyageur, professionnellement d'abord, par goût ensuite[2] : il effectue un voyage autour du monde avec Henri Cernuschi[1], qui les amène à débarquer au Japon le 25 octobre 1871, où ils resteront jusqu'en février 1872, à une époque où il est interdit aux Occidentaux de circuler dans ce pays, à l'exception de quelques diplomates en mission[5]. Il y voyage par la route du Tōkaidō, la plus célèbre du Japon, illustrée par Hiroshige. C'est pour lui l'occasion de s'intéresser à l'art japonais et d'acheter des estampes. Il jouera d'ailleurs un rôle important dans la diffusion du Japonisme.

Outre le Japon, ce voyage autour du monde lui permet également de visiter l'Inde et la Chine[1]. Ils y visitent notamment Shanghai, Pékin, Nankin, Canton et Hong Kong[6]. L'ensemble du périple est fidèlement relaté dans son ouvrage Voyage en Asie.

Le défenseur des Impressionnistes[modifier | modifier le code]

Critique d'art influent, Théodore Duret compte plusieurs peintres parmi ses amis (Manet, Courbet sont du nombre), et est un défenseur des Impressionnistes, dont il écrit une Histoire, en 1906, qui sera rééditée plusieurs fois car elle est considérée comme ouvrage de référence sur le sujet[1].

Édouard Manet — dont il était devenu l'ami après une rencontre fortuite en Espagne — fait de lui un portrait en pied, en 1868[2]. Dans sa lettre de remerciement, Théodore Duret déclare avec amusement « Je trouve votre bonhomme très crâne »[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Théodore Duret, Les peintres français en 1867, Dentu,‎ 1867 (lire en ligne)
  • Théodore Duret, Voyage en Asie : le Japon, la Chine, la Mongolie, Java, Ceylan, l'Inde, Michel Lévy frères,‎ 1874 (lire en ligne)
  • Théodore Duret, Histoire des peintres impressionnistes: Pissarro, Claude Monet, Sisley, Renoir, Berthe Morisot, Cézanne, Guillaumin, H. Floury,‎ 1906 (lire en ligne)
  • Théodore Duret, Histoire de d'Édouard Manet et de son œuvre, Paris, Charpentier et Fasquelle,‎ 1902 et 1906

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Article sur Théodore Duret, sur Encyclopedia Universalis (consulté le 31 décembre 2009)
  2. a, b, c et d Article sur Théodore Duret, sur Paris.fr (consulté le 31 décembre 2009)
  3. Anne Distel, Les Collectionneurs des impressionnistes : Amateurs et marchands, Bibliothèque des Arts, 1989, p. 71
  4. Outre le 44 rue d'Amsterdam, on trouve parfois mentionné le 24 rue d'Amsterdam comme étant l'adresse de Théodore Duret.
  5. Flora Blanchon 1998, p. 153
  6. Flora Blanchon 1998, p. 154

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Flora Blanchon, Aller et venir: mythe et histoire, Volume 1, Presses Paris Sorbonne,‎ 1998 (lire en ligne)