Boulevard des Italiens

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IIe, IXe arrt
Boulevard des Italiens
Boulevard des Italiens vu du boulevard Montmartre
Boulevard des Italiens vu du boulevard Montmartre
Situation
Arrondissement IIe et IXe
Quartier Gaillon, Chaussée-d'Antin
Début Boulevard Montmartre
Fin Boulevard des Capucines
Morphologie
Longueur 390 m
Largeur 35 m
Historique
Ancien(s) nom(s) boulevard Neuf, puis boulevard du Dépôt, boulevard de la Chaussée-d'Antin, boulevard Cerutti (pendant la Révolution), boulevard de Gand (de 1815 à 1828)
Géocodification
Ville de Paris 4687
DGI 4758

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Boulevard des Italiens

48° 52′ 17″ N 2° 20′ 13″ E / 48.871419, 2.336997

Ce site est desservi par les stations de métro Opéra et Richelieu Drouot.

Le boulevard des Italiens est un des quatre grands boulevards de Paris, et fait donc partie de la chaîne constituée d'ouest en est par les boulevards de la Madeleine, des Capucines, des Italiens et Montmartre.

Historique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Boulevards parisiens.
Combats sur le boulevard en 1789
Les encombrements du boulevard des Italiens au début du XXe siècle
Le boulevard des Italiens pendant la guerre de 14-18

Il doit son nom au théâtre des Italiens qui y fut construit peu avant la Révolution, en 1783. Ce théâtre est aujourd'hui remplacé par l'Opéra-Comique. Précédemment, il fut appelé :

  • Boulevard du Dépôt en raison du dépôt des gardes françaises construit en 1764 à l'angle de la rue de la Chaussée d'Antin.
  • Boulevard Cerutti du nom d’un hôtel du boulevard, dans lequel s’était établi Joseph-Antoine Cerutti (1738-1792).
  • Après 1795, le « petit Coblence », parce que s'y rassemblaient les émigrés de retour au pays sous le Directoire qui avaient longtemps séjourné dans la ville allemande de Koblenz.
  • Sous la Seconde Restauration, un des côtés fut appelé boulevard de Gand, en souvenir de l'exil à Gand du roi Louis XVIII pendant les Cent-Jours.

Honoré de Balzac démontre comment arpenter ce boulevard de Gand avec la même élégance que Chateaubriand dans Théorie de la démarche, 1833.

Tout au long du XIXe siècle, le boulevard constitua le rendez-vous des élégants et élégantes parisiens, mode qui perdura jusqu'à la Grande Guerre de 1914-1918.

Il a vu se succéder les Muscadins et les Merveilleuses à l'époque du Directoire. Puis les Gandins à la Restauration, les Dandys sous Louis-Philippe Ier, les femmes en crinoline sous le Second Empire.

C'était la grande époque du Café de Paris, du Café Tortoni de Paris (qui inspira la mode du café Tortoni de Buenos Aires, du café Frascati, du café Anglais, de la Maison Dorée…) À la suite de l'achèvement du boulevard Haussmann dans les années 1920, ces établissements disparurent pour être remplacés par des établissements financiers et autres.

Lieux remarquables[modifier | modifier le code]

Source[1].

La Maison dorée, avec à gauche le café Tortoni et à droite le café Riche. Vers 1900

Au croisement de la rue Laffitte, on profite d'un point de vue sur le Sacré-Cœur de Montmartre qui semble posé sur l'église de Notre-Dame de Lorette, alors qu'en fait il est beaucoup plus éloigné.

  • no 13 (à l'angle de la rue de Marivaux) : emplacement du Café Anglais (1802-1913), célèbre restaurant du Second Empire, remplacé par un immeuble de style Art Nouveau.
Article détaillé : Café Anglais.
Article détaillé : siège central du Crédit lyonnais.
  • no 20 : emplacement du restaurant de luxe de la Maison Dorée (1839-1841). On y trouve à sa place des bureaux de BNP Paribas conçus par l'architecte Pierre Dufau qui a conservé la façade originale, à la suite de l'annulation du permis de construire par Maurice Druon, ministre de la Culture, sous la pression d'une association de quartier.
Article détaillé : Maison dorée (Paris).
  • no 26 : emplacement du café de Bade[2].
  • no 29 : Emplacement des Bains chinois, construits dans le genre pagode par l'architecte Nicolas Lenoir en 1787. Ils abritaient, outre des bains, un restaurant, un café et un magasin de mode. Gracchus Babeuf en fit son centre de ralliement pour la préparation de sa conspiration de 1795. Ils furent détruits en 1853[3].
Article détaillé : Bains chinois.
  • no 36 : immeuble construit en 1929 par Michel Roux-Spitz. Le rez-de-chaussée servait de hall d'exposition aux voitures Ford. C'est aujourd'hui un restaurant Quick[4].

À l'angle de la rue de la Chaussée-d'Antin, se trouvait le Dépôt des Gardes-françaises établi par le colonel duc de Biron en 1764. Le 12 juillet 1789, un détachement des gardes françaises dut intervenir pour sauver son colonel, M. Duchâtelet, de l'effervescence populaire[5].

Au coin de la rue Louis-le-Grand, le Palais Berlitz construit dans les années et le style 1930 a remplacé le pavillon de Hanovre du XVIIIe siècle. Celui-ci a été démonté et réinstallé à Sceaux.

Dans les arts[modifier | modifier le code]


Notes[modifier | modifier le code]

  1. Paris, le guide vert, Éditions Michelin, (ISBN 2-06-700352-6).
  2. Alain Rustenholz, Les traversées de Paris, Evreux, Parigramme,‎ septembre 2006, 647 p. (ISBN 2-840-96400-7) p. 187
  3. J. Hillairet, Connaissance du Vieux Paris, Éditions Princesse,‎ 1956, 255 p. (ISBN 2-859-61019-7), p. 264.
  4. Hélène Hatte et Frédéric Tran, Paris : 300 façades pour les curieux, 17, avenue Théophile Gautier - Paris, Christine Bonneton,‎ juin 2008, 190 p. (ISBN 978-2-862-53262-2, OCLC 46590004)
  5. Le boulevard des Italiens sur le site paris-pittoresque.com.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Images[modifier | modifier le code]