Basile de Césarée

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Basile de Césarée
Image illustrative de l'article Basile de Césarée
Icône de Basile de Césarée
Docteur de l'Église
Naissance 329
Césarée, Cappadoce Drapeau : Empire romain
Décès 379  (50 ans)
Nationalité Romaine
Vénéré à Monastère de la Grande Laure de l'Athos
Vénéré par l'Église catholique
Église orthodoxe
Église copte orthodoxe
Église anglicane
Fête 2 janvier
Saint patron Docteur de l'Église depuis le 20 septembre 1568 par le pape Pie V

Basile de Césarée, appelé également Basile le Grand, né en 329 et mort le 1er janvier 379 à Césarée, est l'un des principaux Pères de l'Église.

Fondateur d'un monastère dans la région du Pont, sur la mer Noire, il est l'auteur d'une règle, la règle de saint Basile, qui est devenue la principale règle monastique de l'Église d’Orient et qui a inspiré la règle de saint Benoît en occident. Il pratiqua l'ascèse toute sa vie.

En 370, il devient évêque de Césarée. Son engagement pendant la famine, les institutions qu’il crée et qui portent son nom, la Basiliade, en ont fait l'un des précurseurs du christianisme social.

Il défend la foi de Nicée contre l’arianisme et écrit des traités sur le Saint-Esprit, développant la théologie de la Trinité. Il cherche autant qu'il est possible à pacifier les divisions au sein de l’Église. Il est considéré avec Grégoire de Nazianze et Grégoire de Nysse comme l'un des trois « pères cappadociens ».

Il est reconnu Docteur de l'Église en 1568 par le pape Pie V. Il est vénéré en tant que saint par les orthodoxes comme par les catholiques : le 2 janvier en Occident, et le 1er janvier, son dies natalis, en Orient. Il est également fêté lors de la « fête des trois docteurs œcuméniques » le 31 janvier, avec Jean Chrysostome et Grégoire de Nazianze.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Basile le Grand est originaire de Césarée de Cappadoce où il est né vers 329[D 1], dans une famille chrétienne d'avocats et de rhéteurs avec neuf frères et sœurs[D 1],[B 1]. Sa grand-mère, Macrine l'Ancienne, avait suivi les enseignements de Grégoire le Thaumaturge[D 1],[B 1] qu'elle transmit à sa famille. Deux des frères de Basile, Grégoire de Nysse et Pierre de Sébaste, deviennent évêques comme lui ultérieurement. Sa mère Emmélie, une fois veuve, et sa sœur, Macrine la Jeune, sont religieuses[D 1]. La famille de Basile est issue des milieux riches et influents de Césarée[I 1].

Il étudie auprès de son père, rhéteur[B 2], puis dans les écoles de grammairiens de Césarée de Cappadoce[D 2]. Il poursuit ses études à Constantinople, puis à Athènes en 351[D 1], où il se lie d'amitié avec un camarade de l'Académie, Grégoire de Nazianze. Cette amitié naît de l'accueil fait par Grégoire de Nazianze à Basile, qui lui évite un bizutage trop important lors de son entrée dans l'Académie[B 3],[D 2],[G 1]. Grégoire affirme ensuite : « Ce fut là le prélude à notre amitié ; c'est de là que jaillit l'étincelle de notre union ; c'est ainsi que nous fûmes touchés l'un par l'autre »[B 4]. Cette relation est renforcée par la défense de Basile contre des Arméniens que Grégoire de Nazianze fait lors d'un concours de rhétorique[E 1]. Ceux-ci voulant humilier Basile, Grégoire change de camp et prend sa défense.

Cette amitié est renforcée par la foi forte que vivent Basile et Grégoire de Nazianze à Athènes, ville où ils côtoient de nombreux païens. Dans ses écrits, Grégoire insiste sur le caractère spirituel de leur relation. La première partie des études à Athènes semble indiquer que Grégoire joue auprès de Basile de Césarée un rôle de professeur[E 1]. Les deux hommes développent le même goût pour la vie contemplative et monastique, dans une école où l'on étudie principalement les lettres classiques[E 2]. Grégoire de Nazianze insiste lors de son éloge funèbre de Basile sur son intelligence supérieure[B 1].

Basile apprend la rhétorique, la grammaire, la littérature grecque classique en étudiant Homère, Euripide et Sophocle[C 1]. Il a pour condisciple le futur empereur Julien.

Vie monastique[modifier | modifier le code]

En orange, l'ancien royaume du Pont vers -100 ; la Cappadoce et Césarée (portée sur la carte sur le nom de Maxaca) figurent en jaune

En 355, à l'âge de 26 ans, il quitte Athènes sans l'aval de Grégoire de Nazianze[F 1],[B 5]. Il enseigne la rhétorique à Césarée de Cappadoce et à Néocésarée[F 1],[C 1], et y exerce quelque temps la profession d'avocat jusqu'en 356[D 1].

Sa sœur Macrine, qui vit dans le Pont une vie d'ascèse avec sa mère, alors veuve[F 1], l'encourage à démissionner et à se faire baptiser[D 1]. Il décide alors de mener une vie monacale[D 1].

Basile reçoit le baptême des mains de l'évêque de Césarée, Dianée[F 1]. Basile, profondément attiré par la vocation monacale[D 1], se rend en Syrie, en Palestine et en Égypte afin d'observer et de découvrir les personnes menant une vie de cénobitique ou anachorétique[C 1],[B 5],[F 1]. Ces périples durent deux ans[F 1].

En 358, de retour de ces voyages, il renonce au monde, se retire dans la solitude dans le Pont, au bord de l'Iris, près du lieu où vit la communauté de femmes réunie autour de sa mère et de sa sœur Macrine. Sur la rive opposée, il crée un ermitage qui devient très vite une communauté d’hommes, plusieurs moines le rejoignant[F 2],[D 1],[C 2]. Les rapports entre les deux communautés de ce monastère double nous sont connus par la Vie de Macrine, dialogue laissé par Grégoire de Nysse, frère de Macrine et de Basile[1].

Là, Basile reçoit des visites de Grégoire de Nazianze[C 2], et développe une règle de vie monacale. Dans sa correspondance épistolaire avec Grégoire de Nazianze, il envoie à son ami les règles de vie monastique qui constituent ultérieurement les règles de l'ordre de saint Basile[B 5]. Devenu prêtre, il rédige des conseils dont cinquante-cinq forment la « grande règle » et 313 autres la « petite règle »[C 2],[F 3]. Grégoire de Nazianze lui rend visite à plusieurs reprises, aidant sans doute à la formulation des règles monastiques qui deviennent postérieurement le fondement du monachisme oriental. Il y reste pendant cinq ans, menant une vie monacale[D 1].

Presbytat de Basile[modifier | modifier le code]

Basile de Césarée, miniature XVe siècle, Mont Athos

En 362, il quitte son monastère afin d'assister son évêque de Césarée de Cappadoce, Dianius, qui meurt rapidement[D 1]. Son successeur Eusèbe l'ordonne prêtre[D 1] et le prend comme auxiliaire. Basile aide à la gestion de l'évêché et prêche à Césarée. L'une des principales raisons de la venue de Basile auprès de l'évêque de Césarée est de conseiller l'évêque face aux persécutions de Julien (empereur romain)[F 2]. L'avènement de Julien comme empereur avait occasionné des troubles à Césarée, Julien ayant alors réprimé et exigé des amendes importantes à la population[F 2]. La présence de Basile auprès de l'évêque doit permettre une meilleure gestion de l'évêché[F 2]. Pendant cette période, Basile reste en contact avec son monastère à travers une abondante correspondance épistolaire[B 6].

Pendant une courte période, Basile se trouve en désaccord avec Eusèbe et décide de repartir vivre dans le Pont[B 6],[C 1],[D 1]. Les raisons de ce conflit ne sont pas claires. Il serait dû à une division de l'Église de Césarée vis-à-vis d'Eusèbe, qui aurait été accusé de défendre l'arianisme, ce qui provoque le début d'une division du clergé[Note 1]. Basile demande conseil à Grégoire de Nazianze et décide de ne pas prendre part à la division mais plutôt de partir en ermitage[B 7].

L'arrivée de Valens marqua le début de la persécution contre les partisans de la foi de Nicée. Basile décide alors de revenir afin de soutenir son évêque et le clergé[B 7],[C 1]. Cette aide de Basile lors des persécutions de Valens permet de réconcilier les différentes factions. Basile devient le principal soutien de l'évêque Eusèbe[B 7],[D 1].

En 364, Basile rédige le traité Contre Eunomius[F 4], dans lequel il développe toute une théologie contre Eunome et sa conception de Dieu, qui nie la Trinité. Il dirige le diocèse avec un rôle non officiel d'évêque auxiliaire. Grégoire décrit le rôle de Basile[B 7] : « Il en résulta qu'il était même investi du pouvoir dans l'Église, bien que le siège occupé par lui appartient au second rang : en apportant son dévouement, il recevait en échange l'autorité, et c'était une chose admirable que ce concert et cet entrelacement des liens du pouvoir. L'un conduisait le peuple et l'autre le conducteur »[2].

En 368 sévit une grande famine dans la région de Césarée[C 3]. Basile prêche afin de favoriser la charité, et, ayant reçu l'héritage de sa mère défunte, décide de le donner aux pauvres, nourrissant les pauvres de sa ville, quelle que soit leur religion[C 3].

Évêque de Césarée[modifier | modifier le code]

Basile de Césarée peint à gauche en train de célébrer une messe, œuvre de Pierre Subleyras

À la mort d'Eusèbe, en 370, les évêques se réunissent afin d'élire le successeur d'Eusèbe. L'élection d'un nouvel évêque se fait alors par la réunion des évêques d'une province afin qu'ils cooptent celui qui va remplacer le défunt évêque, en prenant avis sur le clergé et les personnes influentes de la région[I 2]. Cette élection est difficile dans la mesure où Basile défend la foi de Nicée : cela va à l'encontre des évêques ariens[C 1],[B 7]. L'élection n'est pas immédiate, et l'arrivée de Grégoire l'Ancien à Césarée est sans doute déterminante dans la mesure où il fait le déplacement de Nazianze alors même qu'il a atteint un âge avancé[B 8]. Basile est élu à seulement quelques voix de majorité[B 8].

Basile est élu évêque de sa ville natale, Césarée de Cappadoce, métropolitain de la Cappadoce, et éparque du grand diocèse du Pont[D 1],[C 1]. Le siège de Césarée était l'un des plus importants de la région, sa juridiction s'étendant sur 50 suffragants et onze provinces[F 5]. L'administration de Basile ne va pas sans rencontrer de difficultés à ses débuts, en particulier dans l'opposition qu'il suscite chez de nombreux ariens[B 8].

Opposition à l'arianisme et à l'empereur Valens[modifier | modifier le code]

En 371, l'empereur Valens décide de diviser administrativement la Cappadoce en deux régions distinctes[F 5], principalement pour des raisons fiscales. Cette division conduit à affaiblir les finances de l'évêché de Césarée[B 9], ainsi que sa place et celle de ses évêques suffragants. Valens choisit Tyane comme deuxième capitale et met l'évêque Anthyme à la tête de cet évêché[F 5],[D 1]. Basile refuse cette division et érige la ville de Nysse comme évêché, où il place son jeune frère Grégoire[G 2]. En 372, il fait de même à Sasisme et y nomme Grégoire de Nazianze comme évêque [F 6]. Grégoire de Nazianze accepte contre son gré et au nom de son amitié pour Basile, mais ne peut y entrer, l'évêque Anthyme l'en empêchant[D 3]. Grégoire part alors dans le désert, entrainant une dispute entre Basile et lui. Un accord a finalement lieu entre Basile et Anthyme quelque temps plus tard[F 6].

Une fois élu évêque de Césarée, Basile fait tout son possible pour résister à l'arianisme, notamment en allant à l'encontre de l'empereur Valens[D 1], qui persécute les adversaires de la foi arienne. Celui-ci tente d'imposer l'arianisme en faisant venir le préfet Modeste[C 1]. Il menace Basile d'exil et de supplice si celui-ci ne professe pas la foi arianienne[C 3], mais Basile refuse catégoriquement de signer un acte arien[G 3]. Grégoire de Nazianze décrit le dialogue entre le préfet Modeste et Basile, lui prêtant ces paroles : « Quand c'est Dieu qui est mis en question et de qui il s'agit, nous comptons le reste pour rien ; nous ne regardons que lui. Le feu, le glaive, les bêtes féroces, les ongles qui déchirent les chairs font plutôt nos délices que notre effroi. Après cela, injurie, menace et fait tout ce que tu voudras, mets à profit ta puissance. Qu'on fasse également savoir à l'empereur que tu ne nous feras pas adhérer à l'impiété, ni par la violence, ni par la persuasion »[G 3],[3]. L'année suivante, l'empereur Valens vient à Césarée. Malgré la foi orthodoxe de Basile, celui-ci n'est pas exclu par Valens, qui est semble-t-il impressionné par l'évêque de Césarée[G 3].

Administration du diocèse[modifier | modifier le code]

L'administration de son diocèse est marquée par un profond engagement social[D 2]. Basile développe une véritable assistance publique[D 2]. Il fonde dans chaque circonscription de son diocèse un hospice pour recevoir les pauvres et les malades[D 2],[F 7]. À Césarée, il construit un établissement complet, une petite ville, qui comprend au centre l'église, entourée d'un hospice de vieillards, un hôpital pour les malades, une hôtellerie pour les voyageurs et les pèlerins, des logements pour les gens de service, et des écoles pour les orphelins de la ville[D 2],[F 7], le tout financé par l'Église[D 2],[C 3]. Cet ensemble est surnommé « Basiliade » en l'honneur de son fondateur[D 2],[C 3],[F 7].

Basile surveille attentivement son diocèse, visitant les différentes paroisses et cela malgré sa santé fragile[F 8]. Il défend les immunités ecclésiastiques et ne soutient pas l'excentricité de certains religieux de son diocèse[F 8]. À cette fin il écrit Les règles morales (rédigées entre 376 et 378) qui sont un exposé des principales règles qu'il envoie en sorte de testament aux basiliens établis dans le Pont[4]. Ces règles morales, qui sont différentes des règles de saint Basile, sont une synthèse de sa doctrine spirituelle et ascétique[5].

Une lutte inachevée[modifier | modifier le code]

Il recherche sans cesse l'unité de l'Église, par ses écrits hostiles aux divisions de l'Église[D 1]. L'empereur Valens favorise les ariens et exclut du siège d'Antioche l'évêque Mélèce afin de le remplacer par un arien[G 4]. Cette éviction conduit au schisme d'Antioche, les partisans de la foi de Nicée étant persécutés par les ariens et Mélèce ayant choisi l'exil. Basile cherche à rétablir Mélèce sur son siège, et pour cela il écrit tant au patriarche d'Alexandrie, Athanase d'Alexandrie, qu'aux évêques d'Occident et au Pape Damase[G 5],[C 4].

Vers 373, Basile choisit d'écrire à Athanase d'Alexandrie afin de soutenir sa demande auprès du Pape d'envoyer une délégation afin de restaurer l'autorité et d'apaiser les divisions au sein de l'Église[G 5]. Basile écrit aux Églises de l'Occident afin de régler les litiges et lutter contre les hérésies[G 6]. Mais ses demandes ne sont pas bien accueillies, le pape demandant l'envoi d'une délégation d'évêques importants, ce que ne peut pas organiser Basile[G 7]. Au même moment, son frère Grégoire de Nysse est mis en cause par un particulier et remplacé en tant qu'évêque de Nysse[G 7], comme le sont plusieurs évêques proches de Basile[G 7]. Basile écrit de nouveau au Pape l'année suivante ; le pape lui répond, défendant la foi de Nicée, mais n'approuve pas toutes ses demandes[G 8].

Souvent malade, et de santé fragile, il meurt le 1er janvier 379[D 1],[C 3], à l'âge de 50 ans[F 8].

Héritage[modifier | modifier le code]

Théologie de Basile de Césarée[modifier | modifier le code]

Peinture de Pierre Paul Rubens représentant Basile de Césarée

Contre Eunome[modifier | modifier le code]

Dans ce traité, Basile développe son argumentation afin de rejeter ce qu'il considère comme l'hérésie d'Eunome, qui remet en cause la nature divine du Christ[F 9].

Eunome, tenant du courant anoméen de l'arianisme, développe, à partir des écrits de Platon, et son Phèdre en particulier, une conception qui remet en cause la Sainte Trinité. La conception de Platon de l'Inengendré, ou l'innascible, conduit Eunome à affirmer que l'innascibilité est le propre de Dieu[F 10]. Or pour Eunome, Jésus est engendré par le Père. Comme il est engendré, il ne peut être inengendré et donc il ne peut pas être de nature divine[F 10]. Ainsi il affirme que « Platon a triomphé du concile de Nicée »[6],[F 9].

Basile met en cause les thèses d'Eunome en affirmant que l'« inengendré » ne peut être une définition satisfaisante de Dieu. Basile critique la définition de Platon, qui identifie dans l'« inengendré » la forme du concept avec son objet connu. Basile continue en affirmant qu'Eunome réduit la définition de Dieu à l'un de ses attributs[F 11]. Eunome a donc la prétention de parler de Dieu en se fondant sur ses connaissances rationnelles. Pour Basile, notre nature humaine et finie ne peut pas prétendre à une connaissance entière de Dieu comme l'affirme Eunome[F 11].

Basile affirme ainsi : « Le monde a été créé, nous fait bien connaître la puissance et la sagesse du Créateur, mais non son essence. La puissance du Créateur ne s'y révèle pas nécessairement tout entière. Il se peut que le bras de l'Artiste divin n'y déploie pas toute sa force... En tout cas, le dilemme d'Eunomius ne saurait nous étreindre. Si nous ne connaissons pas l'essence de Dieu, nous ne connaissons rien de Lui. Si, pour être vraie, la connaissance devait être la pleine compréhension, que saurions-nous des choses finies elles-mêmes, qui par tant de côtés, nous échappent. Et il s'agit de l'infini ! Connaître l'essence divine, c'est avant tout connaître l'incompréhensibilité de Dieu. »[F 12],[7].

Traité du Saint-Esprit[modifier | modifier le code]

Dans ce traité, achevé en 375, Basile vise à établir l'égalité d’honneur (« l’homotimie ») de l’Esprit avec le Père et avec le Fils, à partir des Écritures et de la Tradition. Ce traité marque, entre les conciles de Nicée (325) et de Constantinople (381), une étape décisive sur la voie de la définition de la consubstantialité du Saint-Esprit.

  • Le Magnificat de l'Esprit
Comme le soleil brille sur les corps sans être amoindri par la part de lumière qu'ils reçoivent de mille façons, l'Esprit procure à tous sa grâce sans être diminué ni divisé.
Il illumine tous les êtres vers l'intelligence de Dieu, il inspire les prophètes, il donne la sagesse aux législateurs, la consécration aux prêtres, la force aux rois, le conseil aux justes, l'honneur aux gens de vertu, par sa grâce il opère les guérisons, il rend la vie aux morts, il libère les enchaînés, il adopte les enfants déshérités.
Il opère ces merveilles en faisant naître d'en haut. Un publicain a la foi ? il en fait un évangéliste (Mt 9.9). Il vient chez un pêcheur ? Il en fait un théologien (Mt 4.19). Un persécuteur se repent ? Il en fait l'Apôtre des nations, le héraut de la foi, l'instrument qu'il s'est choisi (Ac 9.15). Par lui, les faibles sont forts, les pauvres sont riches, les gens sans esprit ni éloquence plus sages que les sages.
L'Esprit est dans le ciel et il remplit la terre, il est partout présent et n'est enfermé nulle part. Il réside tout entier en chacun et est tout entier avec Dieu. Il n'administre pas les dons en serviteur liturgique, mais il dispense sa grâce de sa propre autorité. Car il la dispense, dit Paul, à chacun en particulier, comme il le veut (1 Co 12.11). Il est envoyé comme dispensateur, mais il agit de sa propre autorité. Prions pour qu'il soit présent en nos âmes et qu'à aucun moment il ne nous abandonne, par la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, à qui soient la gloire et le pouvoir dans les siècles des siècles. Amen [8]!

Basile a longtemps étudié la culture profane avant de devenir évêque de Césarée en Cappadoce. Extrait du Traité du Saint-Esprit.

Le Fils de l'homme va être livré

« Comment ne pas être stupéfaits devant la grande puissance, mais aussi l'amour du Sauveur pour les hommes, lui qui a supporté de compatir à nos faiblesse et qui a été capable de s'abaisser jusqu'à notre pauvreté ? En effet, ni le ciel, ni la terre, ni l'immense étendue des mers, les habitants des eaux, ceux qui vivent sur la terre, les plantes, les étoiles, l'air, les saisons, l'ordonnance infiniment variée de l'univers, rien ne prouve autant la suréminence de sa force que le fait d'avoir pu, lui Dieu, lui que l'espace ne saurait contenir, se laisser impassiblement lier par la chair à la mort, afin de nous accorder, par sa propre Passion, la grâce de l'impassibilité.
Et si l'Apôtre dit : En tout cela, nous triomphons par celui qui nous a aimés (Rm 8, 37), il n'indique pas par ce mot quelque humble service, mais le secours qui opère dans la vigueur de la force. Ne considérons donc pas l'action du Fils comme une aide fournie sous la contrainte - celle qu'impose à un esclave sa condition inférieur -, mais dans le soin attentif dont il entoure délibérément son propre ouvrage, voyons l'œuvre de la bonté et de la miséricorde, selon la volonté de Dieu le Père. Nous ferons ainsi un acte de piété, en témoignant, en tout ce qu'il accomplit, de la puissance parfaite du Fils, sans jamais le séparer du dessein du Père[9]. »

Réforme du cénobitisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Basiliens.
Représentation de Basile au XIe siècle

Basile de Césarée a une expérience importante de la vie cénobitique et anachorétique à travers ses voyages en Orient, au cours desquels il observe les différentes formes de vies consacrées. À l'issue de ses voyages, il crée une communauté à Annisia, près de Neocésarée, où il développe une nouvelle forme de monachisme, suivant une règle qu'il rédige en partie avec l'aide de Grégoire de Nazianze, donnant naissance à l'Ordre de saint Basile.

Pour Basile, l'idéal de vie monastique ne se trouve pas dans les immenses colonies de moines qui existent en Égypte, ni dans les ermitages qu'il a rencontrés dans le désert[F 3]. Il trouve que les trop grandes colonies de moines sont trop actives et bruyantes et que les ermitages oublient la charité et l'humilité : « Si vous vivez à l'écart des hommes comment pourrez-vous vous réjouir avec les heureux et pleurer avec ceux qui souffrent? Notre-Seigneur a lavé les pieds de ses apôtres : vous qui êtes seul, à qui les laverez-vous? Et comment vous exercerez-vous de l'humilité, vous qui n'avez personne devant qui vous humilier ? »[F 3].

Basile souhaite donc que les monastères se réunissent dans un couvent de taille raisonnable, où le supérieur du couvent puisse être en rapport suivi avec chaque frère[F 3],[D 2].

De plus, Basile de Césarée s'oppose à l'austérité systématique qu'il a observée lors de son séjour en Orient. Même s'il pratique une vie de privation, il refuse les trop grandes privations, celles-ci devant rester modérées[D 2]. Ainsi il recommande de ne pas se dépouiller de ses biens en embrassant la vie religieuse, mais de les considérer comme des biens consacrés à Dieu, afin de les employer pour des bonnes œuvres[F 5].

La règle de Basile contribue à rapprocher les moines du clergé séculier. Dans les monastères orientaux, les moines avaient l'interdiction de devenir prêtre. Basile défend la présence de prêtres dans les monastères[D 2], alors même que Pacôme le Grand refuse catégoriquement que ses moines reçoivent l'ordination presbytérale[C 2]. Il souhaite que les monastères soient proches des villes, certes coupés physiquement et moralement du monde, afin de pouvoir aider à l'instruction chrétienne, mais aussi pour être un exemple de vie chrétienne[D 2].

Basile rédige les règles de l'ordre vers 361, en tant que prêtre. Il écrit au Pape Libère en 363, qui confirme le bienfait de ces règles monacales, comme le Pape Damase Ier en 366 et le Pape Léon en 456[C 2].

L'ordre de saint Basile se propage rapidement en Orient, au point de devenir l'un des ordres de référence de la vie cénobitique orthodoxe. En Occident, Benoît de Nursie s'inspire de ces règles pour la règle de saint Benoît, qui y joue le même rôle[D 2].

La règle de saint Basile est la seule règle monastique qui a perduré jusqu'à nos jours dans les couvents d'Orient[C 3],[C 3].

Liturgie de saint Basile[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liturgie de saint Basile.
Fresque de la Cathédrale d'Ohrid, représentant saint Basile pendant la consécration de la Divine Liturgie, qui porte son nom

Basile introduit dans la liturgie de la messe certaines formules qui se répandent dans l'Orient[G 9]. La liturgie de saint Basile est encore utilisée par les Églises d'Orient.

Il réforme durablement la liturgie byzantine, avec la liturgie qui porte son nom, la liturgie de saint Basile, encore en usage chez les orthodoxes et les catholiques de rite byzantin[C 3]. Cette liturgie est célébrée les dimanches de Carême et les jours de certaines fêtes à la place de la liturgie de saint Jean Chrysostome. Les Coptes et les Éthiopiens ont aussi une anaphore de saint Basile, dont la paternité est confirmée par les liturgistes.

Basile et la culture[modifier | modifier le code]

La double formation, tant profane que chrétienne, de Basile lui donne un poids important dans la question de l'utilisation chrétienne des sources païennes[G 10]. Son œuvre la plus connue est le Discours aux jeunes gens. Cet ouvrage « humaniste » démontre comment un chrétien peut tirer profit de la littérature classique païenne.

L'opposition entre la culture païenne et le christianisme conduisait certains à rejeter toute la culture profane, la considérant comme contraire à la foi. Basile écrit un texte sur « La manière de tirer profit des lettres helléniques ». Dans cet écrit, Basile défend la culture profane très décriée ; tout n'est pas immoral, les nombreux exemples peuvent, selon Basile, apporter aux jeunes un ennoblissement. Basile réclame cependant que soient éliminées les parties les plus suspectes. Les études des jeunes peuvent donc commencer par les écrits profanes avant de terminer sur l'étude de la Bible[G 10].

Ainsi les écrits grecs sont, pour le chrétien, la même chose que la culture égyptienne pour Moïse et sont pour Basile les premières étapes afin d'accéder à la plus haute tâche, qui est, pour Basile, l'intelligence de l'Ancien Testament et du Nouveau Testament[G 10].

Cette lettre de Basile est l'une des plus connues et a été réimprimée à la Renaissance[G 10].

Postérité[modifier | modifier le code]

Icône représentant les Trois Hiérarques (de gauche à droite) : Basile, Jean Chrysostome, Grégoire de Nazianze

Écrits de Basile de Césarée[modifier | modifier le code]

Basile est reconnu comme l'un des grands théologiens du IVe siècle[C 3], en laissant un livre sur le Saint-Esprit écrit en 375[D 2], le traité Contre Eunomius en trois livres écrit entre 363 et 365[D 2], trente-sept homélies[C 3], dont neuf sur l'œuvre des six jours appelée l’Hexaméron ou les six jours de la création, qu'Ambroise de Milan a imitée, treize homélies sur des psaumes[D 1], ainsi qu'une riche correspondance épistolaire[D 2]. Il a laissé encore des traités de Morale et d'Ascétisme et des Commentaires sur diverses parties de l'Écriture.

Il a en outre produit plusieurs autres œuvres littéraires dans un style qui s'apparente à celui de la seconde sophistique, comme Lucien.

Ses œuvres ont été réunies en trois volumes in-folio, par Julien Garnier et Prudhomme Maran, à Paris, entre 1721 et 1730, et réimprimées par les frères Gaume, 1835-1840, et dans la collection de l'abbé Jacques Paul Migne.

Les Homélies et les Lettres ont été traduites en français par l'abbé Jean-Baptiste Morvan de Bellegarde en 1691 ; l’Hexaméron, par Athanase Auger, 1788 ; les Ascétiques par Godefroy Hermant, 1661 ; un des traités de Morale par l'abbé Leroy, 1663 ; le Discours sur l'utilité des livres profanes par Claude-Antoine-Félix Frémion, 1819.

M. Roustan a publié une traduction complète de Basile de Césarée, 12 volumes in-8, 1846 et Hermant a donné sa Vie, 1674. Eugène Fialon a écrit une Étude historique et littéraire sur saint Basile, suivie de l’Hexaméron qu'il a traduit en français en 1865.

Ses œuvres sont répertoriées au tome 2 de la Clavis Patrum Græcorum sous les n° 2835 à 3005.

Notoriété populaire et ecclésiale[modifier | modifier le code]

Basile est très vite considéré comme saint, et comme un docteur de l'Église [C 3], pour ses contributions contre l'arianisme, et spécialement pour ses écrits concernant la divinité de l'Esprit-Saint. Ses écrits, traduits en latin, lui firent une grande notoriété en Occident de son vivant et celle-ci fera de lui un des pères grecs les plus cités par les auteurs médiévaux[10].

Mort le 1er janvier, les orthodoxes le fêtent le même jour que la fête de la circoncision. Le calendrier des saints de l'Église catholique fête Saint Basile, non pas le 1er janvier, solennité de la Vierge Marie, mais le lendemain, en même temps que Grégoire de Nazianze. Avant la réforme du calendrier des saints de l'Église catholique en 1969, la Saint Basile était célébrée le 14 juin, date traditionnelle à laquelle Basile aurait été ordonné évêque. Les Anglicans célèbrent la Saint-Basile le 2 janvier. Les Coptes la célèbrent le 6 de Tobi (14 ou 15 janvier)

Dans le rite byzantin, le 30 janvier est la fête des Trois Hiérarques, qui célèbre les trois grands théologiens Grégoire de Nazianze, Basile de Césarée, et Jean Chrysostome.

En Grèce, Basile est connu pour ses œuvres de bienfaisance et comme un lointain précurseur de la Croix-Rouge. Il tient également, comme Nicolas de Myre en Occident, le rôle du père Noël. Il visite les enfants le 1er janvier (jour de la Saint-Basile), alors que dans les traditions plus tardives de Nicolas de Myre, la distribution des cadeaux se déroule le 6 décembre ou lors de Noël. En Grèce, un plat traditionnel, la vasilopita, un pain fait avec une pièce à l'intérieur, est mangé lors de la Saint-Basile, afin de commémorer la charité de Basile de Césarée.

De nombreux lieux contiendraient des reliques de Basile. Le lieu le plus connu est celui du monastère de la Grande Laure de l'Athos, où son crâne serait exposé.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

Éditions
  • Basile de Césarée, texte édité et traduit par Ferdand Boulanger, Aux jeunes gens : sur la manière de tirer profit des lettres helléniques, Paris, les Belles Lettres, coll. « Universités de France »,‎ 1935, p.96 p. (ISBN 2-251-00296-0)
  • Basile de Césarée, éd. et tr. Yves Courtonne, Correspondance, Tome 1, Lettres I-C ;, Paris, les Belles Lettres, coll. « Universités de France »,‎ 1957, xxv-440p p. (ISBN 2-251-00298-7)
  • Basile de Césarée, éd. et tr. Yves Courtonne, Correspondance, Tome 2, Lettres CI-CCXVIII, Paris, les Belles Lettres, coll. « Universités de France »,‎ 1961, 444p p. (ISBN 2-251-00299-5)
  • Basile de Césarée, éd. et tr. Yves Courtonne, Correspondance. Tome 3, Lettres CCXIX-CCCLXIV., Paris, Les Belles Lettres, coll. « Universités de France »,‎ 1961, p.473 p. (ISBN 2-251-00300-2)
  • Basile de Césarée, éd. et tr. Benoît Pruche, Sur le Saint-Esprit, Paris, Cerf, coll. « Sources chrétiennes »,‎ 2002 (réimpr. réimpr. de la 2e éd. revue et augmentée de 1968), p.561 p. (ISBN 2-204-07119-6)
  • Basile de Césarée, éd. S. Giet, Homélies sur l'Hexaemeron, Paris, Cerf, coll. « Sources chrétiennes »,‎ 1968
  • Contre Eunome, Tome 1 [suivi de] Apologie ; introd., trad. et notes de Bernard Sesboüé, S.J., avec la collab. pour le texte et l'introd. critiques de Georges Matthieu de Durand, o.p., et Louis Doutreleau, S.J. Paris : Éd. du Cerf, 1982. (Sources chrétiennes ; 299). 274 p. ISBN 2-204-01960-7.
  • Contre Eunome, Tome 2 [suivi de] Apologie ; introd., trad. et notes de Bernard Sesboüé, S.J., avec la collab. pour le texte et l'introd. critiques de Georges Matthieu de Durand, o.p., et Louis Doutreleau, S.J. Paris : Éd. du Cerf, 1983. (Sources chrétiennes ; 305). 355 p. ISBN 2-204-02119-9.
  • Sur le baptême, texte grec de l'éd. [Umberto] Neri ; introd., trad. et annotation par Jeanne Ducatillon. Paris : Éd. du Cerf, 1989. (Sources chrétiennes ; 357). 321 p. (ISBN 2-204-04062-2).
Études
  • Stanislas Giet, Les idées et l'action sociales de saint Basile, Paris, 1941.
  • Stanislas Giet, Saint Basile. Une conscience aux prises avec les difficultés de l'heure, Lyon, 1943.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes

  1. Selon J. Bernardi, la raison de son départ est une jalousie de l'évêque Eusèbe du fait de l'audience des prêches de Basile

Principales sources utilisées

  • Jean Bernardi, Saint Grégoire de Nazianze, Paris, Édition du Cerf, coll. « Initiations aux pères de l'Église »,‎ mars 1995, 368 p. (ISBN 2-204-05099-7)
  • Mgr Hilarion Alfeyev Traduit du Russe par Alexandre Siniakov, Le chantre de la Lumière, Introduction à la spiritualité de saint Grégoire de Nazianze, Paris, Édition du Cerf, coll. « Théologies »,‎ août 2006, 416 p. (ISBN 2-204-08031-4)
  1. a, b et c p. 361
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  • Dr Wetzer et Dr Welte, Traduit de l'Allemand par I. Goschler, Dictionnaire encyclopédique de la Théologie Catholique, Paris, Gaume Frères et J. Duprey Editeurs, coll. « Tome II »,‎ 1870 (réimpr. Troisième édition)
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  • Justin Mossay, Nazianze et les Grégoires, Réflexions d'un helléniste retraité, Bruxelles, Éditions Safran, coll. « Langues et cultures anciennes, 15 »,‎ 2009, 192 p. (ISBN 978-2-87457-028-5)
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  • Fernand Mourret, Les Pères de l'Église, Paris, Librairie Bloud & Gay, coll. « Histoire Générale de l'Église »,‎ 1928, 528 p.
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  • J. R. Palanque, G. Bardy, P. de Labriolle, De la paix constantinienne à la mort de Théodose, Paris, Librairie Bloud & Gay, coll. « Histoire de l'Église »,‎ 1950, 536 p.
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  • Marie-Françoise Baslez, Les premiers temps de l'Église, Paris, Gallimard Le Monde de la Bible, coll. « folio histoire »,‎ 2004, 843 p. (ISBN 978-2-07-030204-8)
  1. p. 759
  2. p. 760

Autres sources

  1. (en) Constance Stoney, Early Double Monasteries ; Cambridge, Deighton, Bell & Co. ; London, G. Bell & Sons ; 1915, Project Gutenberg
  2. Discours 43, 33 de Grégoire de Nazianze
  3. Saint Grégoire de Nazianze, Oraison XX, 49-50
  4. « Wikiquote sur Basile de Césarée citant la Règle de saint Basile », sur Wikiquote,‎ 378 (consulté le 30 mars 2010)
  5. Saint Basile, trad. Léon Lèbe o.s.b., les règles morales et Portrait du Chrétien, Belgique, Éditions de Maredsous,‎ 1969, 200 p.
  6. Th. de Régnon, Études de théologie positive sur la Sainte Trinité, p. 223
  7. Saint Basile, Contre Eunomius, II, 32
  8. Homélie 15, sur la foi, 3, traduction inédite de Guillaume Bady.
  9. Traité du Saint-Esprit VIII, 18, trad. A. Maignan, Les Pères dans la foi 11, Migne, Paris, 2012, p. 54-55
  10. Benoît Gain, Basile, Gregoire de Naziance, Jean Chrysostome, in Alain Corbin (dir.), "Histoire du Christianisme, pour mieux comprendre notre temps", Paris, Seuil, 2007, p. 112
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