Dulie

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Le culte de dulie est, pour l'Église catholique romaine, le culte réservé aux saints, par opposition au culte de latrie, réservé à Dieu, et au culte d'hyperdulie, réservé à la Vierge Marie. Le mot vient du grec ancien δοῦλος / doulos, « l'esclave, le serviteur ».

C'est le concile de Trente qui a déterminé la distinction entre culte de latrie et culte de dulie, face à la réaction protestante de ce qui lui semblait être de l'idolâtrie[1].

Pour les théologiens catholiques, la différence entre le culte de dulie et de latrie n'est pas une différence de degré, mais de nature : il y a autant de différence entre les deux, qu'entre Dieu et sa créature. Il doit aussi y avoir des degrés dans le culte de dulie : le culte du saint lui-même est plus important que le culte d'une relique, par exemple. C'est ce qu'on appelle la dulie absolue et la dulie relative.

Le culte de dulie revêt deux formes :

  • la vénération : témoignage du respect dû à un saint ;
  • l'invocation : demande d'intercession en vue d'obtenir un avantage particulier.

Le culte de dulie est critiqué par les Églises protestantes, et les deux autres religions monothéistes (judaïsme, islam) comme compromission avec le principe d'un Dieu unique (cf. monothéisme).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Brigitte Beaujard, Le Culte des saints en Gaule. Les premiers temps. D’Hilaire de Poitiers à la fin du VIe siècle, Paris, Cerf, 2000, 613 p. (préface d’André Vauchez), (tablx., fig., cartes, index) (coll. « Histoire religieuse de la France », 15)

Notes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]