Marianne Cope

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Sainte Marianne Cope
Image illustrative de l'article Marianne Cope
Mère Marianne Cope
Religieuse
Naissance 23 janvier 1838
Heppenheim, Grand-duché de Hesse
Décès 9 septembre 1918  (à 80 ans)
Molokai, Territoire d'Hawaï
Nationalité Flag of the United States.svg Américaine
Béatification 14 mai 2005 Rome
par Benoît XVI
Canonisation 21 octobre 2012
par Benoît XVI
Vénéré par l'Église catholique romaine
Fête 23 janvier
Saint patron Lépreux

Sainte Marianne Cope (1838-1918) - Religieuse franciscaine elle a passé sa vie à soigner les lépreux sur l'île de Molokai, à Hawaii. Sa devise était : « Tout pour Dieu »

Vie et vocation[modifier | modifier le code]

Marianne Cope (dans le civil Barbara Koob), est née le 23 janvier 1838 à Heppenheim, en Allemagne. Ses parents étaient de modestes exploitants agricoles. En 1840 ils émigrèrent aux États-Unis et s'installèrent à Utica dans l'État de New-York. Leur nom de Koob fut alors anglicisé en Cope.

La petite Barbara ne fréquenta pas l'école bien longtemps. Dès l'âge de 15 ans, elle souhaitait entrer en religion, mais elle a dû d'abord travailler pour aider ses parents, très malades et subvenir aux besoins de ses frères et sœurs (ils étaient sept enfants).

Elle avait 24 ans, en 1862, quand elle put enfin entrer dans la toute récente congrégation des Sœurs Franciscaines de Syracuse.

La congrégation, au début de son existence, était chargée tout particulièrement de la scolarisation des enfants des immigrés allemands ; plus tard, elle sera à l'origine de la création des cinquante premiers hôpitaux des États-Unis.

Marianne (son nom en religion) prononce ses vœux en 1863. Elle est d'abord professeur, puis maîtresse des novices, enfin supérieure d'un couvent. Finalement, elle deviendra supérieure du premier hôpital de Syracuse. Là, totalement dans l'esprit franciscain, elle ne fera strictement aucune distinction de race, de religion, de nationalité ou de couleur, attachée en priorité aux plus pauvres. Elle s'occupe spécialement des alcooliques et des mères célibataires.

Apostolat à Hawaii[modifier | modifier le code]

Un jour l'évêque d'Honolulu fit une pressante demande d'évangélisation de l'archipel. Mais la Lèpre infestait les îles et bon nombre de congrégations se récusèrent. Mère Marianne accepta, au nom du geste de saint François embrassant les lépreux.

Elle réussit à trouver des volontaires pour l'accompagner, et, en 1883 six religieuses se mettaient en route pour les îles Hawaii. Mère Marianne ne pensait pas rester longtemps, la responsabilité de sa congrégation étant très importante. Toutefois, on la retiendra sur place, et elle y restera 35 ans tandis qu'une autre supérieure est nommée à Syracuse.

Devant l'état épouvantable des malades, vivant dans la promiscuité et le manque de soins, séparés de leurs familles, Marianne et ses sœurs vont d'abord créer une école pour les petites filles et un hôpital sur l'île Maui. En 1888 elle part vers l'île Molokai, où étaient parqués les lépreux et collabore avec le Père Damien. Ce dernier meurt de la lèpre un an après son arrivée. Elle continue donc son œuvre en créant une école pour les petits garçons, une école de filles, elle aménage aussi le site afin de rendre la vie plus douce aux malades qui y sont entassés en plantant des arbres et des fleurs. Elle fait chanter les enfants, les habille correctement, elle est considérée comme la mère des lépreux.

Malgré les contestations quant à ses méthodes, et l'immense fatigue qu'elle ressent de son énorme travail, elle parvient à communiquer joie et espérance tout autour d'elle.

Souffrant d'une maladie des reins, sans jamais avoir été contaminée par la lèpre, elle meurt à 80 ans, laissant un immense héritage dans les domaines de l'éducation et de la santé.

Béatification[modifier | modifier le code]

Mère Marianne Cope a été béatifiée le samedi 14 mai 2005 par le Pape Benoît XVI, en même temps que Mère Ascension Nicol Goni. L'Eucharistie a été présidée par le cardinal José Saraiva Martins, préfet de la Congrégation pour le culte des saints[1]. Il évoquera la vie de Marianne en disant que c'était : « une merveilleuse œuvre de la grâce divine »

Citations[modifier | modifier le code]

Du cardinal José Saraiva Martins, lors de l'office de béatification :

  • « La bienheureuse Marianne aimaient ceux qui souffraient de la lèpre plus qu’elle-même. Elle les servait, les éduquait, les guidait avec sagesse, amour et force. Elle voyait en eux le visage souffrant de Jésus »
  • « Comme le Bon Samaritain, elle est devenue leur mère. Elle puisait sa force dans sa foi, l’Eucharistie, sa dévotion pour la Bienheureuse Vierge Marie, et la prière. Elle ne recherchait pas les honneurs du monde ou l’approbation. Elle écrivit : ‘Je n’attends pas une place d’honneur au ciel. Je serais très reconnaissante d’avoir un petit coin où je puisse aimer Dieu pour l’éternité’ ».

Du Pape Benoît XVI le 16 mai 2005 avant la béatification de Marianne Cope :

  • « Fidèle au charisme de l’Ordre et imitant saint François qui avait embrassé les lépreux, Mère Marianne s’est portée volontaire pour la mission avec un « oui » confiant. Et pendant trente-cinq ans, jusqu’à sa mort en 1918, notre nouvelle bienheureuse a consacré sa vie à aimer et servir les lépreux sur les îles de Maui et Molokai ».
  • « La générosité de Mère Marianne était, sans aucun doute, sur le plan humain, exemplaire, a ajouté le pape. Les bonnes intentions et l’altruisme seuls, n’expliquent pourtant pas sa vocation de manière adéquate. Seule la perspective de la foi nous permet de comprendre son témoignage - en tant que chrétienne et religieuse - d’amour sacrificiel qui atteint sa plénitude en Jésus Christ ».
  • « Tout ce qu’elle réussissait était inspiré par son amour personnel pour le Seigneur qu’à son tour elle exprimait à travers son amour pour les personnes abandonnées et rejetées par la société de la manière la plus misérable ».

Sources[modifier | modifier le code]

  • Osservatore Romano : 2005 n. 21 p.4-6
  • Documentation Catholique

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. C’est la première béatification de Benoît XVI, qui a, à cette occasion, repris la tradition de déléguer un cardinal pour la cérémonie, au début de laquelle celui-ci lit le décret du Pape, tandis qu'il continue à présider personnellement les cérémonies de canonisation. Sources Vatican