Élisabeth de Portugal

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Sainte Élisabeth du Portugal
Image illustrative de l'article Élisabeth de Portugal
Reine consort de Portugal
Naissance vers 1270
Saragosse (Royaume d'Aragon)
Décès 1336  (environ 66 ans)
Estremoz (Royaume de Portugal)
Nationalité Aragono-portugaise
Canonisation 1625
Fête 4 juillet

Isabelle d’Aragon épouse du roi Denis Ier de Portugal[1],[2], née en 1271, morte le 4 juillet 1336 à Estremoz, a été canonisée par l’Église catholique romaine en 1625. Sa fête est portée au 4 juillet[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de Pierre III d’Aragon (vers 1239-1285) dit « le Grand », roi d’Aragon et de Sicile, et de Constance II de Sicile (1248-1302), Élisabeth était la petite-nièce de sainte Élisabeth de Hongrie dont elle portait le prénom.

Elle épousa, le 24 juin 1282 à Trancoso[4], Denis Ier (1261-1325), sixième roi de Portugal (de 1279 à 1325), fils d’Alphonse III (1210-1279) et de Béatrice de Castille (1242-1303) surnommé "Le Grand", roi compétent et musicien.

De cette union sont issus deux enfants :

Une reine modèle[modifier | modifier le code]

Modèle d'humilité, elle s'attacha à être une bonne épouse, ne tenant pas rigueur à son époux de ses infidélités et se chargeant même de l'éducation de ses enfants illégitimes.

Bonne mère, elle intervint lorsqu'à deux reprises son fils se révolta et prit les armes contre son père afin de réconcilier son mari et son fils.

Bonne reine, elle chercha continuellement à être aimée par ses sujets en pratiquant très généreusement la Charité.

Le miracle des Roses[modifier | modifier le code]

La reine fut dénoncée pour ces « dissipations du trésor royal » qu'elle dépensait en aumônes et soins auprès des indigents.

Bien que le roi, soucieux des finances de l'état, lui ait interdit de dépenser ainsi son argent, toute à ses devoirs de chrétienne, elle n'en continuait pas moins à secourir ceux qui avaient besoin de sa charité.

Surprise un jour d'hiver par le roi, elle n'eut que le temps de cacher sa bourse sous son manteau. Le roi lui demanda avec autorité ce qu'elle dissimulait sous son manteau. La reine répondit que c'était des roses pour garnir l'autel de la chapelle quelle avait fait construire.

Le roi répliqua qu'il n'y avait de roses en janvier et lui intima l'ordre de se découvrir immédiatement et de lui confier l'objet suspect. La reine subit sans ciller cette humiliation et devant la suite royale ouvrit son manteau laissant apparaître un magnifique bouquet de roses. Le roi, y reconnaissant un acte surnaturel, se repentit et laissa à sa femme toute liberté de gérer elle-même ses actes charitables.

Légendaire ou historique, cet épisode de la vie de la reine du Portugal sert surtout à montrer la générosité de la souveraine à une époque où les classes sociales étaient cloisonnées. Le même genre de récit se trouve dans la vie d'une souveraine qui elle aussi s'était attachée à saint François d'Assise, Élisabeth de Hongrie.

Une fin édifiante[modifier | modifier le code]

Après la mort de son mari, elle se retira dans un couvent de clarisses, second ordre franciscain, à Coimbra et y mourut en 1336 en odeur de sainteté.

Elle fut canonisée en 1625 par le pape Urbain VIII alors que le Portugal est rattaché à la couronne espagnole sous le règne de Philippe IV d'Espagne.

La reine Élisabeth est listée dans le sanctoral catholique romain, sous l'appellation « Élisabeth de Portugal ». Sa fête est fixée au 4 juillet.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nommée sainte Élisabeth de Portugal par Régine Pernoud, Les Saints au Moyen Âge - La sainteté d’hier est-elle pour aujourd’hui ?, Paris, Plon,‎ 1984, 367 p. (ISBN 2-259-01186-1) p 134
  2. Voir aussi la page de Nominis [1]
  3. Nominis : Sainte Elisabeth du Portugal
  4. Fundation for Medieval Genealogy.