Léopold Mandic

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Saint Léopold Mandic
Image illustrative de l'article Léopold Mandic
Saint Léopold Mandic à Rijeka
Prêtre - Capucin - Confesseur
Naissance
Herceg Novi, Monténégro
Décès   (à 76 ans)
Padoue
Béatification  Rome
par Paul VI
Canonisation  Rome
par Jean-Paul II
Vénéré par l'Église catholique romaine
Fête 12 mai
Eglise de Saint-Léopold Mandic à Herceg Novi.

Bogdan Mandic - † ), en religion Frère Léopold dit Léopold de Castelnuovo était un prêtre catholique de la communauté desFrères mineurs capucins. Il est connu pour avoir été un inlassable confesseur.

C'est un saint catholique fêté le 30 juillet[1].

Vie[modifier | modifier le code]

Onzième des douze enfants d'une famille Croate qui avait connu des revers de fortune, Bogdan ( en français Dieudonné ou Adeodat) Mandic est né dans la région des Bouches de Kotor alors possession de l'Empire d'Autriche (aujourd'hui dans le Monténégro), à Castelnuovo di Cattaro, un port de la Mer Adriatique, région de multiples échanges maritimes aux confins des mondes occidentaux et balkaniques où beaucoup de gens et de religions se côtoyaient. Or l'influence catholique tendait à se diluer et le jeune Bogdan avait le profond désir de réunir les chrétiens séparés dans la même Église.

Il souhaite dès son enfance, devenir prêtre et intégrer la communauté des Frères mineurs capucins pour travailler à la réunification des chrétiens d'Orient et d'Occident.

En novembre 1882 c'est un adolescent frêle, de petite taille, pâle, souffrant de problèmes d'élocution mais résolu que son père amène au couvent des Frères mineurs capucins d'Udine.

Bogdan effectue une formation d'environ 18 mois. Il est ensuite envoyé au noviciat du couvent de Bassano del Grappa le 20 avril 1884, revêt l'habit et prend le nom de Frère Léopold.

Une fois le noviciat terminé, il est envoyé à Padoue pour y étudier la philosophie puis à Venise pour y étudier la théologie. Il est ordonné prêtre le 20 septembre 1890.

Pensant toujours à sa vocation première, et à ses probables missions futures, il étudie les sciences sacrées et les langues orientales, ainsi que le grec, le croate, le slovène et le serbe.

En 1897, il est nommé supérieur du couvent des Frères mineurs capucins de Zara, en Dalmatie, ce qui le rapproche de sa région natale, et là, il commence immédiatement sa mission en allant accueillir les étrangers qui arrivent par la mer, et leur parle de la Foi chrétienne en général et de la religion catholique en particulier.

Ce discret mais efficace apostolat est interrompu quand ses supérieurs l'envoient à Thiene au sanctuaire marial dont les Capucins avaient la garde. Mais dès 1906 il est à nouveau à Padoue où il finira sa vie[2].

En 1915, l'Italie déclare la guerre à son ancien allié, l'Autriche-Hongrie et la Vénétie devient un champ de bataille. Sujet autrichien, le père Léopold est considéré conmme prisonnier de guerre et interné dans la région de Naples. Il ne revient à Padoue qu'en 1919.

Nouvelle orientation apostolique[modifier | modifier le code]

Leopoldo Mandic.jpg

À Padoue, le Père Léopold Mandic est particulièrement apprécié pour son rôle de confesseur, apostolat qu'il accomplit avec bienveillance, amour du prochain, et foi profonde. Il admet alors que ce n'était ni le prêche, ni la mission vers l'Orient qui lui avait été demandés dans sa vocation. Une personne à laquelle il venait de donner l'absolution lui aurait dit : « Père, Jésus m'a ordonné de vous dire ceci: Votre Orient, c'est chacune des âmes que vous assistez ici par la confession », tandis que lui même reconnaissait que : « Puisque Dieu ne m'a pas accordé le don de la parole pour prêcher, je veux me consacrer à lui ramener les âmes par le sacrement de pénitence». Il confessait jusqu'à 15 heures par jour, c'était sa vie comme il disait lui-même ; il était toujours disponible, toujours souriant et patient. Il remerciait les fidèles de leur présence et de leur confiance, et était un conseiller spirituel compréhensif et patient. Il confessait aussi les prêtres et parmi eux le futur pape Jean-Paul Ier.

La fin de sa vie[modifier | modifier le code]

Durant l'hiver 1941, le père Léopold qui souffrait déjà de l'estomac vit son état empirer. Le , il reçut l'extrême onction, et il s'éteignit en disant les paroles du Salve Regina[3].

Béatification - canonisation[modifier | modifier le code]

Léopold Mandic a été béatifié le par le Pape Paul VI et canonisé le par le Pape Jean-Paul II. La cérémonie de canonisation a eu lieu pendant le Synode des Évêques sur la pénitence et la réconciliation, le jour du cinquième anniversaire de l'élection du Pape.

Sa fête a été fixée au 12 mai, puis déplacée au 30 juillet.

Sources et références[modifier | modifier le code]

  • Osservatore Romano - 1983 - n.43
  • Documentation Catholique - 1976 p.542 - 1983 p.1018
  1. Nominis : Saint Léopold de Castelnuovo
  2. à part un bref passage à Rijeka pour y entendre les confessions des slaves locaux
  3. D'après l'article de Dom Antoine Marie, du , Abbaye Saint-Joseph de Clairval à Flavigny.

Liens externes[modifier | modifier le code]