Prière de saint François

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La Prière de saint François est une prière chrétienne pour la paix, communément mais erronément attribuée à François d'Assise. Cette prière apparaît pour la première fois en 1912. C'est un prêtre français, Esther Bouquerel, qui la publie dans le numéro de décembre 1912 de sa revue La Clochette. Elle se présente comme un texte anonyme, intitulé « Belle Prière à faire pendant la Messe », comme l'a montré Christian Renoux dans son livre sur l'histoire de cette prière.

En 1927 elle est pour la première fois associée à Saint François d'Assise par des pacifistes protestants français, et commence à être connue. La diffusion du texte de la prière reste cependant limité avant qu'il n'arrive aux États-Unis en 1927. Pendant la Seconde Guerre mondiale, des Américains, dont le cardinal Spellman, archevêque de New York, la diffusent à des millions d'exemplaires. Elle est aujourd'hui une des prières les plus célèbres au monde.

Il existe aujourd'hui près de 100 versions françaises différentes du texte et bien plus encore de versions anglaises. Elle a été mise en musique par plus d'une centaine de compositeurs différents rien qu'aux États-Unis. Elle a été récitée par de nombreuses et éminentes personnalités dont Mère Teresa, le pape Jean-Paul II, la princesse Diana, Margaret Thatcher et Dom Hélder Câmara, et commentée par plusieurs auteurs dont Lanza del Vasto ou Leonardo Boff. Elle est intégrée dans le Programme des Douze Étapes des Alcooliques anonymes.

Versions du texte[modifier | modifier le code]

La version originale de cette prière est la suivante :

Belle prière à faire pendant la Messe

Seigneur, faites de moi un instrument de votre paix.
Là où il y a de la haine, que je mette l’amour.
Là où il y a l’offense, que je mette le pardon.
Là où il y a la discorde, que je mette l’union.
Là où il y a l’erreur, que je mette la vérité.
Là où il y a le doute, que je mette la foi.
Là où il y a le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où il y a les ténèbres, que je mette votre lumière.
Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.
Ô Maître, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer, car c’est en donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on trouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.

La Clochette, n° 12, déc. 1912, p. 285.


La traduction anglaise la plus courante est la suivante :

Lord, make me an instrument of Thy peace;
where there is hatred, let me show love;
where there is injury, pardon;
where there is doubt, faith;
where there is despair, hope;
where there is darkness, light;
and where there is sadness, joy.
O Divine Master,
grant that I may not so much seek to be consoled as to console;
to be understood, as to understand;
to be loved, as to love;
for it is in giving that we receive,
it is in pardoning that we are pardoned,
and it is in dying that we are born to Eternal Life.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christian Renoux, La prière pour la paix attribuée à saint François, une énigme à résoudre, Paris, Éditions franciscaines, 2001.