Saint-Symphorien-sur-Coise

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Saint-Symphorien-sur-Coise
Image illustrative de l'article Saint-Symphorien-sur-Coise
Blason de Saint-Symphorien-sur-Coise
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Canton de Saint-Symphorien-sur-Coise
Intercommunalité Communauté de communes des Hauts du Lyonnais
Maire
Mandat
Thomas Gassilloud
2014-2020
Code postal 69590
Code commune 69238
Démographie
Gentilé Pelauds
Population
municipale
3 493 hab. (2011)
Densité 858 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 37′ 59″ N 4° 27′ 28″ E / 45.6330555556, 4.45777777778 ()45° 37′ 59″ Nord 4° 27′ 28″ Est / 45.6330555556, 4.45777777778 ()  
Altitude Min. 480 m – Max. 629 m
Superficie 4,07 km2
Localisation

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Saint-Symphorien-sur-Coise
Liens
Site web [1]

Saint-Symphorien-sur-Coise est une commune française, située dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes.

Les habitants de ce village sont appelés les Pelauds [1] en souvenir de l'importante activité de tannerie qui existait jadis sur la commune. Sa position le long d' un axe routier reliant la Plaine du Forez et la Vallée du Rhône lui a donné depuis le Moyen Âge une vocation de village-centre qui se traduit aujourd'hui par l' importance des activités de service et la fonction de Chef-lieu de Canton pour dix communes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à une altitude variant de 580 m à 610 mètres c' est une commune de moyenne montagne encadrée par les point culminants des Monts du Lyonnais ( le Crêt Malherbe 943 m., leSignal de Saint-André 937 m., le signal de la Courtine 933 m. Le village s' est installé sur un piton rocheux au confluent de la Coise et de l' Orzon qui s' écoule en direction de l 'ouest vers la Loire.


Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Au cœur du territoire peuplé par les Ségusiaves, c' est à proximité de l'emplacement actuel de Saint-symphorien-sur-Coise que se situait le carrefour r de l’Iter viennensis, (le Grand Chemin de Vienne à Roanne) et de la première « Voie d’Aquitaine » partant de Fourvière pour rejoindre l’Auvergne en direction de Bordeaux.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle le château de Saint-Symphorien construit par les comtes du Forez s' élevait à l' emplacement de l' église actuelle sur la limite entre le Forez et le Comté de Lyon. Avec le traité de 1173 qui mit fin aux conflits féodaux entre ces deux territoires, Saint-Symphorien fut rattaché définivement au Lyonnais.

Saint-Symphorien-sur-Coise était au XIVe siècle l'une des villes les mieux fortifiées du Lyonnais. Elle conserve encore aujourd'hui une partie de ses remparts et la Porte de Riverie, l'une des trois portes qui permettaient d'accéder à la ville.

En 1628, le prêtre de Saint-Symphorien-sur-Coise rapporte qu'une contagion fait rage dans la paroisse. Les habitants fuient baptiser leurs enfants dans les communes alentours. Il écrit: "A la louange de Dieu, fait notre que la maladie contagieuse s'attacha en ceste ville sur la fin du mois d'Aoust et croit ont qu'une fille nommée Catherine Mercieu, niepce de Mathieu Mercieu habitant de ceste ville apporta la dite maladie contagieuse de Lyon où elle estoit malade. Le dit Mercieu son oncle layant conduit du dit Lyon en ceste Ville le vingtiesme aoust auquel mesme jour elle deceda et feut inhumée solennellement bien que soupçonnée de contagion. Après l'enterrement, la maison ou elle deceda feut fermée et y deceda quinze jours après Jeanne Parens femme du dit Mercieu, peu de jours après le dit Mercieu, aultre Mercieu nepveu du dit Mathieu et frère de la dite Catherine et la Percollette ats brossarde qui les servoit la dedan." (voir ici)

La contagion continua jusqu'en 1629, et n'était autre que la peste qui décima 7 millions de Français durant l'épidémie.


Le bourg fut desservi de 1914 à 1933 par la ligne des Chemins de Fer départementaux de Rhône et Loire pour Messimy, et par les Tramways électriques de Viricelles-Chazelles à St Symphorien-sur-Coise et extensions, que l'on voit ici, de 1899 à 1933, deux chemins de fer secondaires à voie métrique

Par décret du 29 frimaire An II Saint Symphorien le Château sera débaptisé temporairement et répondra alors du nom de « Chausse-Armée » car de tous temps cette commune de tanneurs et de cordonniers a fourni une quantité considérable de souliers aux armées.

Activité économique[modifier | modifier le code]

La vie économique est marquée par une agriculture dominée par l' élevage laitier et la diversité des industries de transformation. En 2009, on dénombrait 2195 emplois sur la commune, ce qui est non négligeable pour une commune de près de 3500 habitants.

Le commerce[modifier | modifier le code]

Le marché « producteurs et forains » se déroule chaque mercredi depuis le quinzième siècle[réf. nécessaire] et existe toujours de nos jours.

La commune dispose d'une soixantaine de commerces de proximité.

Artisanat et industries[modifier | modifier le code]

  • À la fin du Moyen Âge, la ville de Saint-Symphorien-le-Château était réputée pour la fabrication du drap noir puis pour le travail des cuirs et peaux[réf. nécessaire].
  • L'industrie de la salaison dont le site de production le plus important aujourd' hui est l 'entreprise Cochonou, suivi de l' entreprise familiale Chillet crée en 1912

La légende veut qu'un boucher du nom de Martel ait oublié des saucisses au fond d'un placard, et après les avoir goûtées, il aurait reproduit le procédé pour fabriquer et commercialiser sa découverte sous le nom de saucisson[réf. nécessaire]. Au XIXe siècle deux activités se sont ajoutées :

  • La production du chapeau de paille qui a employé jusqu'à 700 personnes.
  • La fabrication des meubles représentée par l' entreprise Grange

Le tourisme[modifier | modifier le code]

La commune est un des 100 plus beaux détours de France et dispose d'un circuit patrimoine. Elle est traversée d'une Nord au Sud par le chemin de St-Jacques-de-Compostelle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Administration minicipale[modifier | modifier le code]

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

Saint-Symphorien-sur-Coise est le chef-lieu de canton de 10 communes ; la Mairie est le siège de plusieurs ECPI: la Communauté de communes des Hauts du Lyonnais, le Syndicat Mixte de la Zone de Loisirs de Hurongues.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Carte postale ancienne montrant une vue générale du bourg
Vue générale.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014   Thomas Gassilloud Sans étiquette  
2001 2014 Roger Peillon    
1989 2001 Louis Vericel Sans étiquette  
  1989 Pierre Grange    
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 493 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 780 1 574 1 752 1 853 1 790 1 936 1 675 1 704 1 849
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 920 1 920 2 001 1 882 1 936 2 065 2 125 2 307 2 459
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 592 2 729 2 853 2 277 2 300 2 388 2 411 2 369 2 740
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 960 3 063 3 311 3 225 3 211 3 069 3 382 3 428 3 493
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Services[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Social[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Saint-Symphorien-sur-Coise est l'une des 100 villes référencées parmi les Plus Beaux Détours de France (voir guide Les "Plus Beaux Détours" de France 2007 à 2012).

Il existe un circuit du patrimoine conduisant vers 22 lieux typiques.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Symphorien sur Coise
L'église collégiale.
La chaire du XVIII°siècle de l'église collégiale.
L'église Collégiale du XVe siècle[modifier | modifier le code]

Classée Monument historique (France) en 1920, elle est construite sur un piton rocheux, à l'emplacement du château fort édifié au XIe siècle par les comtes de Forez. Les Comtes de Lyon, devenus maîtres du territoire, après avoir démantelé la forteresse, la transformèrent en église romane, destinée à remplacer l'ancienne chapelle Saint André des Arcs dont on ignore l'emplacement. Le nouvel édifice a été consacré au Martyr Symphorien d'Autun qui devint alors l'éponyme de la paroisse. À partir de 1407, le Cardinal Girard, natif de Saint-Symphorien-sur-Coise, consacra une grande partie de sa fortune pour la transformer en un édifice gothique selon le goût de l'époque[4], [5].

Compte tenu de la configuration du site elle n' a pas de transept et son allure de forteresse rappelle la fonction défensive du site. Au XV° et XVI° siècles des familles de notables locaux ont financé la construction des chapelles latérales.

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La croix des Pénitents[modifier | modifier le code]

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Époque médiévale[modifier | modifier le code]
  • La tour du rempart (début du XIII° siècle) : C'est un vestige de la deuxième ligne de fortification ; les demi-tours réparties le long du rempart permettaient d'assurer la défense de la cité[6].
  • La Porte de Riverie XIVe siècle. Située sur la troisième ligne de remparts c'est l'une des trois portes qui permettaient l'accès à la ville[7].
  • Maisons du XIV° siècle : Près de l'église elles sont construites contre le premier rempart de la ville. Leur forme allongée et étroite avec une cour intérieure et un puits est caractéristique de cette époque.
  • La Place de la Bouterie : Située à l'extérieur de l'ancienne cité, ce fut l'emplacement du premier marché aux porcs du mercredi. Elle a conservé deux maisons avec un étage en encorbellement[8].
Temps modernes[modifier | modifier le code]

Cette cité a été rebaptisée « Chausse-Armée » le 29 frimaire de l'An 2. Une activité de tannerie et de travail du cuir a existé jusqu'à une période récente. La fabrication de chaussures pour l'armée de l'An 2 explique ainsi le nom de Chausse-Armée. La tannerie Ronzon, outre son activité principale, à longtemps fabriqué des selles et anarchements de chevaux.

  • Situé sur la route de Lyon à Feurs, l'Hôtel-Dieu actuel a été construit en 1696, il regroupe l'ancien mezel (place du Mezel) destiné aux malades contagieux et la Grange des Pauvres où l'on recevait les pèlerins en route vers Le Puy-en-Velay

Patrimoine industriel et artisanal[modifier | modifier le code]

  • La Maison des métiers est le conservatoire des savoir-faire des Monts du Lyonnais.

Les anciens artisans du cuir, du bois, du Chapeau de paille, des salaisons reproduisent devant le public les gestes d'autrefois.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Saint-Symphorien-sur-Coise bénéficie du label « ville fleurie » avec « deux fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

portrait du cardinal
Le cardinal Girard.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Guide pratique de la vie économique, sociale et culturelle de la commune de Saint-Symphorien-sur-Coise, Commission information du Conseil municipal. 2005
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  4. « Notice no PA00118060 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « Une église à la personnalité du cardinal Girard », Histoire de la construction de la collégiale, sur http://saint-symphorien-sur-coise.mairies69.net (consulté le 21 octobre 2012)
  6. « Les remparts », La vieille ville, sur http://saint-symphorien-sur-coise.mairies69.net (consulté le 21 octobre 2012)
  7. « Notice no PA00118061 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « La place de la Bouterie », La vieille ville, sur http://saint-symphorien-sur-coise.mairies69.net (consulté le 21 octobre 2012)
  9. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).

Annexes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]