Hildegarde de Bingen

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Hildegarde de Bingen
Image illustrative de l'article Hildegarde de Bingen
Hildegarde recevant l'inspiration divine, manuscrit médiéval
Sainte et Docteur de l'Église
Naissance 16 septembre 1098
Bermersheim (Hesse rhénane)
Décès 17 septembre 1179  (81 ans)
Ruppertsberg (près de Bingen),
Béatification 1244
par Innocent IV)
Canonisation 10 mai 2012 par Benoît XVI
Fête 17 septembre

Hildegarde de Bingen (en allemand : Hildegard von Bingen), née le 16 septembre 1098 à Bermersheim vor der Höhe près de Alzey (Hesse rhénane) et morte le 17 septembre 1179 à Rupertsberg (près de Bingen), est une religieuse bénédictine mystique, compositrice et femme de lettres franconienne du XIIe siècle[1].

Le 10 mai 2012, le pape Benoît XVI étend le culte liturgique de sainte Hildegarde à l'Église universelle, dans un processus connu sous le nom de « canonisation équipollente », ou canonisation équivalente. Le 28 mai 2012, Benoît XVI annonce la proclamation d'Hildegarde de Bingen comme Docteur de l'Église, qui a eu lieu le 7 octobre 2012[2],[3], faisant d'elle la quatrième femme Docteur de l'Église après Catherine de Sienne, Thérèse d'Avila et Thérèse de Lisieux. Cette reconnaissance est la plus haute de l'Église catholique, affirmant par là même l'exemplarité de la vie mais aussi des écrits d'Hildegarde comme modèle pour tous les catholiques[4],[5].

Biographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Scivias.

Dixième enfant d'une famille noble du Palatinat, dont les parents Hildebert et Mathilde sont probablement issus du comté de Spanheim, Hildegarde naît aux environs de 1098[6],[RP 1]. Très vite elle est passionnée par la religion et favorisée par des phénomènes mystiques. Hildegarde affirmera avoir reçu les premières grâces dès trois ans : « Dans la troisième année de mon âge j'ai vu une telle lumière que mon âme en a été ébranlée, mais à cause de mon enfance je n'ai rien pu en dire »[RP 1].

À l'âge de huit ans[7], elle entre au couvent des bénédictines de Disibodenberg sur le Rhin, dans le diocèse de Mayence, pour son instruction sous la tutelle de Jutta de Sponheim. Elle prononce ses vœux perpétuels et reçoit vers l'âge de quatorze ou quinze ans le voile monastique des mains de l'évêque Othon de Bamberg, qui de 1112 à 1115 remplace l’archevêque Adalbert de Mayence, prisonnier du roi Henri V.

Lorsque Jutta meurt en 1136, Hildegarde est élue abbesse de Disibodenberg, à l'âge de 38 ans.

Elle commence à 43 ans à consigner les visions qu'elle a depuis l'enfance, dans le Scivias (du latin : sci vias Dei « sache les voies de Dieu »). En 1147, elle fonde l'abbaye de Rupertsberg (de).

L'approbation du pape Eugène III lors d'un synode réuni à Trèves fin 1147 - début 1148 encouragea Hildegarde à poursuivre son activité littéraire. Elle achève le Scivias, composé en 1151. Puis elle écrit le Liber vitae meritorum entre 1158 et 1163 et le Liber divinorum operum entre 1163 et 1174. En 1165, elle fonde l'abbaye d'Eibingen.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

La plupart de ses écrits sont réunis dans un grand livre (le Riesencodex) conservé à la bibliothèque régionale de Hesse à Wiesbaden en Allemagne. Bernard de Clairvaux lui-même lui a assuré que ses visions étaient des grâces du ciel.

L'Univers
Le Corps mystique
Illustrations du Scivias d'Hildegarde, manuscrit de 1165
se trouvant à l'abbaye Sankt Hildegard d'Eibingen.

Liste de ses écrits[modifier | modifier le code]

  • Scivias seu Visionnes (1141-1151)
  • Liber divinorum operum simplicis hominis (1163-1173/1174)
  • Liber vitae meritorum (1148-1163)
  • Solutionnes triginta octobre quaestionum
  • Explanatio Regulae S. Benedicti
  • Explanatio Symboli S. Athanasii
  • Vita sancti Ruperti
  • Vita sancti Disibodi
  • Physica, sive Subtilitatum diversarum naturarum creaturarum libri novem, sive Liber simplicis medicinae (1151-1158)
  • Symphonia harmoniae coelestium revelationum
  • Ignota lingua, cum versione Latina
  • Tractatus de sacramento altaris
  • Homeliae LVIII in Evangelia
  • Causae et curae, sive Liber compositae medicinae.

Musique[modifier | modifier le code]

Fichier audio
"O frondens virga" (info)
From Ordo Virtutum

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Hildegarde a composé plus de soixante-dix chants liturgiques, hymnes et séquences, dont certains ont fait l'objet d'enregistrements récents par des ensembles de musique médiévale notamment "Sequentia" : Ave generosa, Columba aspexit, O presul vere civitatis… Ce dernier est un hommage à Disibod, moine irlandais du VIIe siècle fondateur du monastère double de Disibodenberg, dont Hildegarde fut la biographe. L'ensemble des chants forme la collection Symphonia harmoniae celestium revelationum (Symphonie de l'harmonie des révélations célestes), qu'elle mit en musique.

Elle a aussi composé un drame liturgique intitulé Ordo virtutum (Le jeu des vertus), qui comporte quatre-vingt-deux mélodies et met en scène les tiraillements de l'âme entre le démon et les vertus.

Édition[modifier | modifier le code]

Linguistique[modifier | modifier le code]

L'alphabet qu'Hildegarde utilisa pour sa Lingua Ignota

Hildegarde est aussi connue dans le domaine linguistique car elle élabora une langue artificielle ou langue construite écrite et parlée par elle seule, la Lingua Ignota[8].

Sciences[modifier | modifier le code]

Hildegarde de Bingen est médecin, et l’un des plus renommés de son temps. Ses ouvrages pressentent les idées à venir sur la physiologie humaine. Elle a une grande connaissance de la pharmacopée et, utilise tout ce que la nature pouvait lui offrir en matière de traitements : les simples bien sûr, mais aussi les minéraux. Ainsi, par exemple, elle écrit dans le langage imagé de son époque que :

" L'émeraude pousse tôt le matin, au lever du soleil, lorsque ce dernier devient puissant et amorce sa trajectoire dans le ciel. À cette heure, l'herbe est particulièrement verte et fraîche sur la terre, car l'air est encore frais et le soleil déjà chaud. Alors, les plantes aspirent si fortement la fraîcheur en elles comme un agneau le lait, en sorte que la chaleur du jour suffit à peine pour réchauffer et nourrir cette fraîcheur, pour qu'elle soit fécondatrice et puisse porter des fruits. C'est pourquoi l'émeraude est un remède efficace contre toutes les infirmités et maladies humaines, car elle est née du soleil et que sa matière jaillit de la fraîcheur de l'air. Celui qui a des douleurs au cœur, dans l'estomac ou un point de côté doit porter une émeraude pour réchauffer son corps, et il s'en portera mieux. Mais si ses souffrances empirent tellement qu'il ne puissent plus s'en défendre, alors il faut qu'il prenne immédiatement l'émeraude dans la bouche, pour l'humidifier avec sa salive. La salive réchauffée par cette pierre doit être alternativement avalée et recrachée, et ce faisant, la personne doit contracter et dilater son corps. Les accès subits de la maladie vont certainement faiblir… ".

Elle attribue ainsi des vertus protectrices, curatives, prédictives, purificatrices aux minéraux suivant en cela des pratiques antiques.

La dumortiérite, ou pierre de sainte Hildegarde de Bingen, lui est associée[9].

Elle s'intéresse aussi à la mélancolie, qu'elle voit dans l'histoire de l'homme comme une conséquence du Pêché originel chrétien : « Au moment où Adam a désobéi à l'ordre divin, à cet instant même, la mélancolie s'est coagulée dans son sang »[10]

Culte[modifier | modifier le code]

Hildegarde fut parmi les premiers saints pour lesquels une procédure officielle de canonisation fut appliquée, mais la procédure était si longue qu'aucune des quatre tentatives de canonisation ne fut menée à son terme (la dernière se déroula en 1244, sous le pape Innocent IV), et Hildegarde resta une bienheureuse. Cependant, elle fut très vite qualifiée de sainte par le peuple, et à la fin du XVIe siècle, comme elle était l'objet d'une dévotion de longue date, son nom fut inscrit au martyrologe romain sans autre formalité, avec le titre de sainte[11]. Cette reconnaissance est formalisée par le pape Benoît XVI en mai 2012[12]. Elle est proclamée docteur de l'Église le 7 octobre 2012[2],[13].

Elle est fêtée le 17 septembre.

La châsse contenant les reliques d'Hildegarde est conservée dans l'église paroissiale d'Eibingen près de Rüdesheim (sur le Rhin).

Évocations dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Sculpture de Hildegarde de Bingen à Eibingen
  • Umberto Eco mentionne Hildegarde de Bingen à plusieurs reprises (en tant que sainte) par l'entremise de différents personnages de son roman Le Nom de la rose (1981).
  • Kim Stanley Robinson la mentionne dans son livre Mars la rouge, comme étant l'initiatrice de la "viriditas".
  • En 2001, le groupe suédois d'éléctro folk Garmarna sort un album intitulé Hildegard Von Bingen
  • Jeanne-Martine Vacher la fait intervenir dans Silence ! aux Éditions du Seuil en 2002
  • Elle est l'objet de la chanson Hildegarde de Bingen de Claire Pelletier parue sur son album Galileo en 2000[14].
  • Katherine Pancol la mentionne dans son roman La Valse lente des tortues, paru chez Albin Michel en 2008.
  • Camille a composé sa chanson Tout dit (album Ilo Veyou) en son hommage[15].
  • En 2009, sort le film franco-allemand Vision – Aus dem Leben der Hildegard von Bingen de la réalisatrice Margarethe von Trotta[16].
  • En 2013, Devendra Banhart chante Für Hildegard von Bingen dans son album Mala.

Œuvres traduites en français[modifier | modifier le code]

  • Les mérites de la vie * Principes de psychologie chrétienne, présenté et traduit par Michel Trouvé et Pierre Dumoulin, avec un cahier-photo de 8 pages, 376 pages, EDB, Nouan-Le-Fuzelier, 12 juin 2014, (ISBN 978-2-84024-803-3)
  • Le Livre des mérites de la vie, éditions Bénédictines, 2012.
  • Louanges (présentation et traduction de ses poésies complètes, par Laurence Moulinier), bilingue, Paris, Éditions de la Différence, 1990, 127 p. "Symphonie de l'harmonie des révélations célestes" (Symphonia harmoniae celestium revelationum)
  • « Hildegarde de Bingen, Chants et Lettres (choix) », traduit du latin, présenté et annoté par L. Mouninier, dans Voix de femmes au Moyen Âge. Savoir, mystique, poésie, amour, sorcellerie XIIe siècle-XVe siècle, dir. D. Régnier-Bohler, Paris : R. Laffont, 2006, p. 77-124.
  • Le livre des œuvres divines (1163-1174), trad. Bernard Gorceix, Paris : Albin Michel, coll. "Spiritualités vivantes", 1989, 380 p.
  • Scivias : Sache les voies ou Livre des visions (1141-1151), traduit par Pierre Monat, Paris : Le Cerf, 1996, 729 p. (ISBN 2-20404-864-X)
  • (en) Scivias Columba Hart, Jane Bishop
  • Le Livre des subtilités des créatures divines ou Physica (1151-1158) (t. I : "Les plantes, les Éléments, les pierres, les métaux" ; t. II : "Arbres, poissons, animaux, oiseaux", traduction Pierre Monat, Jérôme Millon, 1993-1996 [1]
  • Les causes et les remèdes (Liber compositae medicinae. Causae et curae), traduction Pierre Monat, Jérôme Millon, 2005, 301 p.
  • La Symphonie des harmonies célestes, traduction Rebecca Lenoir et Christophe Carraud, Jérôme Millon, 2003, 224 p.
  • Lettres (1146-1179), trad. Rebecca Lenoir, Jérôme Millon, 2007, 260 p. [2]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Dumoulin, Hildegarde de Bingen, Prophète et docteur pour le troisième millénaire, EDB, Nouan-Le-Fuzelier, 12 septembre 2012, (ISBN 978-2-84024-440-0)
  • Laurence Moulinier, « Conception et corps féminin selon Hildegarde de Bingen ». Storia delle Donne 1, nᵒ 1 (novembre 1, 2005): 139‑157.
  • Laurence Moulinier, L'Œuvre scientifique d'Hildegarde de Bingen, Thèse, Université Paris-VIII, 1994
  • Laurence Moulinier, Le Manuscrit perdu à Strasbourg. Enquête sur l'œuvre scientifique de Hildegarde, Paris/Saint-Denis, Publications de la Sorbonne-Presses Universitaires de Vincennes, 1995
  • Victoria Sweet, Rooted in the Earth, Rooted in the Sky: Hildegard of Bingen and Premodern Medicine, Routledge, 2006 (ISBN 0-41597-634-0)
  • Daniel Maurin, Sainte Hildegarde, la santé entre ciel et terre, Jouvence, 2001 (réédition)
  • Régine Pernoud, Hildegarde de Bingen, conscience inspirée du XII° siècle, édité par LGF - Livre de Poche (1er février 1996) (ISBN 2-25313-913-0)
  • Régine Pernoud, Hildegarde de Bingen : Conscience inspirée du XIIè siècle, Éditions du Rocher,‎ 1994 (ISBN 2 26801796 6)
  • Victoria Sweet, "Hildegard of Bingen and the Greening of Medieval Medicine", Bulletin of the History of Medicine, 1999, 73:381-403
  • Sylvain Gouguenheim, La Sibylle du Rhin : Hildegarde de Bingen, abbesse et prophétesse rhénane, Publications de la Sorbonne (1er janvier 1996) (ISBN 2-85944-297-9)
  • G. Epiney-Burgard et E. Zum Brunn, in: Femmes Troubadours de Dieu, introduction et chapitres 1 et 2, Brepols, 1988 (ISBN 2-50350-011-0)
  • Arnaud de La Croix, Hildegarde de Bingen : la langue inconnue, Alphée, 2008
  • Luca Ricossa, "Hildegard von Bingen : Ordo Virtutum", édition complète et commentée de la musique en notation originale, avec traduction française. Geneve (lulu.com), 2013
  • Lorette Nobécourt, La clôture des merveilles: Une vie d'Hildegarde de Bingen, Grasset, 2013

Discographie[modifier | modifier le code]

Une vaste discographie présente l'œuvre musicale d'Hildegarde de Bingen[17]

  • Hildegard von Bingen: Canticles of Ecstasy, CD audio édité par Deutsche Harmonia Mundi (13 décembre 1994).
  • Ordo Virtutum, CD audio édité par RCA, ensemble Sequentia (7 avril 1998).
  • Saints, Hildegarde von Bingen - Barbara Thornton, CD audio édité par Deutsche Harmonia Mundi (11 août 1998).
  • 900 Years, anthologie des œuvres de H. von Bingen, CD audio édité par Deutsche Harmonia Mundi (15 septembre 1998).
  • Chants de l'extase, Hildegarde von Bingen - Sequentia, CD audio édité par Dhm (16-21 juin 1994).
  • Symphoniae (Coll. Splendeurs), Hildegarde von Bingen - Sequentia, CD audio édité par Dhm (29 mars 2004).
  • Heavenly Revelations, Hildegard von Bingen - Oxford Camerata (sous la direction de Jeremy Summerly), CD audio édité par axos (HNH International Ltd., 2001) code no 8.550998.
  • Sequences & Hymns, A feather on breath of God, Hildegard von Bingen - Gothic Voices (sous la direction de Christopher Page), CD audio édité par Hypérion (2 avril 2001).
  • Materia Mystica : Eine Hommage an Hildegard von Bingen (1998), album du groupe de musique médiévale allemand Estampie.
  • Vision - The Music of Hildegard von Bingen, arrangements dans le style « Nouvel âge » par Richard Souther (en), CD audio édité par Angel Records (1er novembre 1994).
  • 11,000 Virgins, Chants for the Feast of St-Ursula, ensemble Anonymous 4, 1997 édité par Deutsche Harmonia Mundi
  • Celestial Harmonies: Responsories and Antiphons, Hildegard von Bingen - Oxford Camerata (sous la direction de Jeremy Summerly), CD audio édité par Naxos (2008) code no 8.557983
  • Sponsa Regis : La victoire de la Vierge dans l'œuvre d'Hildegard, ensemble La Reverdie avec I Piccoli Cantori San Bartolo (sous la direction de Roberto Spremulli) CD audio enregistré par Arcana (2 mai 1999).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Audio[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Principale source utilisée

  1. a et b p. 15

Autres sources

  1. Notice d'autorité sur Katalog der Deutschen Nationalbibliothek.
  2. a et b La Croix, « Pourquoi l’Église proclame-t-elle des saints Docteurs de l’Église ? », 7 octobre 2012.
  3. (fr) De Babel à l’unité. Le 7 octobre saint Jean d’Avila et sainte Hildegarde de Bingen seront proclamés docteurs de l’Église, dans L'Osservatore Romano, le 29 mai 2012, [lire en ligne]
  4. http://www.zenit.org/article-30937?l=french Article de Zenit du 27 mai 2012
  5. http://www.kipa-apic.ch/index.php?pw=&na=0,0,0,0,f&ki=232054 Article d'APIC mentionnant la prochaine proclamation d'Hildegarde comme Docteur de l'Église
  6. La date exacte de la naissance d'Hildegarde est difficile à préciser
  7. Hildegard von Bingen : la voix sacrée p. 52
  8. L. Moulinier, Un lexique trilingue du XIIe siècle : la lingua ignota de Hildegarde de Bingen, dans Lexiques bilingues dans les domaines philosophique et scientifique (Moyen Âge-Renaissance), Actes du colloque international organisé par l’École Pratique des Hautes Études-IVe Section et l’Institut supérieur de philosophie de l’Université catholique de Louvain, Paris, 12-14 juin 1997, éd. J. Hamesse, D. Jacquart, Turnhout : Brepols, 2001, p. 89-111.
  9. Dumortiérite, sur joyaux-de-cibele.com
  10. Causae et curae, Ed.: Kaiser, 1903, p. 143, trad et citation dans Jean Starobinski : L'Encre de la mélancolie, Paris, Le Seuil, 2012 ISBN 978-2-02-108351-4
  11. S. Gouguenheim, La Sibylle du Rhin. Hildegarde de Bingen, abbesse et prophétesse rhénane, Paris, 1996. L. Moulinier, "Et papa libros eius canonizavit : réflexions sur l'orthodoxie des écrits de Hildegarde de Bingen", dans S. Elm., E. Rebillard, A. Romano (ed.), Orthodoxie, Christianisme, Histoire. Orthodoxy, Christianity, Collection de l'École française de Rome 270, Rome, EFR, 2000, p. 177-198.
  12. (en) Cindy Wooden, Benedict XVI formally recognises Hildegard of Bingen as a saint, Catholic Herald, 11 mai 2012
  13. Messe d'ouverture du synode
  14. Claire Pelletier, Québec Info Musique, consulté en ligne le 18 mai 2010.
  15. « Sur la planète Camille », Les Échos, 8 décembre 2011.
  16. Le film Vision Fiche sur Cinebel.be
  17. Une vaste discographie, références