Mont-Liban
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| Mont-Liban | |
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| Géographie | |
| Altitude | 3 083 m, Qornet es Saouda |
| Longueur | 160 km |
| Largeur | 40 km |
| Superficie | 4 840 km2 |
| Administration | |
| Pays | |
| Gouvernorat | Mont-Liban |
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Le Mont-Liban désigne avant tout une chaîne de montagnes du Liban se trouvant proche de la rive méditerranéenne et culminant au Qornet es Saouda à 3 083 mètres d'altitude. Il s'agit des plus hauts sommets du Proche-Orient. Sur son flanc ouest se trouve le littoral libanais et sur son flanc est, le plateau de la Bekaa.
On pourrait considérer cette région comme le noyau du Grand Liban. Elle est majoritairement peuplée de chrétiens (Maronites surtout), avec une minorité importante de la communauté druze (surtout dans les montagnes du Chouf).
[modifier] Histoire
La situation géographique de la région fut un atout pour les communautés persécutées dans tout le Moyen-Orient, dont les Maronites venus du Nord de la Syrie au Xe siècle.
En 1842, sous l'Empire ottoman, le régime du double Caïmacanat y est établi par les puissances européennes[1].
En 1845, l'armée turque, ignorant son autonomie, envahit la montagne, désarme la population chrétienne et la laisse se faire massacrer par les Druzes[2].
En mai 1860, un incident entre druzes et chrétiens déclenche les massacres qui font plusieurs milliers de victimes[3].
Pour y mettre fin, est entreprise l'expédition française en Syrie.
Des négociations diplomatiques s’achèvent le 9 juin 1861 à Constantinople par la signature d’une convention entre le grand vizir Méhémet-Emin Aali-Pacha et les ambassadeurs de France, de Grande-Bretagne, de Prusse et de Russie qui reconnaît l’autonomie partielle de la province autonome (mutasarrifiya) du Mont-Liban, qui durera de 1861 à 1915.
Le 23 mars 1915 est dissous le Conseil administratif élu du Mont-Liban, remplacé par un conseil nommé, et le 5 juin démissionne le dernier moutassarrif, Ohannès Kouyoumdjian.
Pendant la bataille des Dardanelles, de 1915 à 1916, une vague de répression entraîne la pendaison de dizaines de Libanais de diverses confessions sous prétexte de leurs contacts avec les Alliés. À Beyrouth, la place des Martyrs commémore leur sacrifice.
À la suite du blocus établi par les Turcs autour du Mont-Liban, de celui imposé en mer par la flotte anglaise, de la corruption et du délabrement administratif de l’État, d'une invasion de sauterelles et des épidémies, une famine entraîne la disparition de près d’un quart de la population du Mont-Liban[4].
Par la suite, ce massif montagneux a donné son nom à une subdivision administrative du pays : le gouvernorat de Mont-Liban.