Basilique Santa Maria in Aracoeli

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Basilique Santa Maria in Aracoeli
La basilique Santa Maria in Aracoeli sur Commons
Présentation
Nom local Basilica di Santa Maria in Ara Coeli
Culte Catholique romain
Type Basilique
Rattachement Diocèse de Rome
Début de la construction VIe siècle
Fin des travaux XIIIe siècle
Style dominant Architecture romane et gothique
Géographie
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Latium
Commune Rome
Coordonnées 41° 53′ 38″ N 12° 29′ 00″ E / 41.893889, 12.48333341° 53′ 38″ Nord 12° 29′ 00″ Est / 41.893889, 12.483333  

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
Basilique Santa Maria in Aracoeli

La basilique Santa Maria in Aracoeli (en français : basilique Sainte-Marie d'Aracœli soit « Sainte Marie de l'autel du ciel ») est une basilique de Rome, située au sommet du Capitole, derrière le monument à Victor-Emmanuel II. Elle est appelée l'église du Sénat italien et du peuple romain (Senatus Populusque Romanus).

À l'origine, l'église était appelée Sainte-Marie-du-Capitole, parce qu'elle était située sur la colline capitoline (Campidoglio) de l'ancienne Rome, jusqu'au XIVe siècle où elle fut renommée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon une légende médiévale basée sur une lecture chrétienne du IVe églogue des Bucoliques annonçant la naissance d'un enfant initiateur d'un nouvel âge d'or, et rapportée par le Mirabilia Urbis Romae, guide de Rome du milieu du XIIe siècle, l'église est construite sur l'emplacement d'un autel portant l'inscription Ara primogeniti Dei (« premier-né de Dieu ») qu'Auguste aurait élevé à l'endroit où la sibylle de Tibur lui prophétisait la venue du Christ. Il est possible que l'église soit construite à l'emplacement du temple de Junon Moneta sur la colline de l'Arx. L'autre hypothèse est que l'église remplace l'auguraculum, siège des Augures.

Les fondations de l'église sont sur le site d'une abbaye byzantine mentionnée en 574, comme étant la première à suivre le rite grec, signe de la domination byzantine de l'Exarchat de Ravenne.

Placée sous l'autorité de la papauté au IXe siècle, l'église est d'abord donnée aux Bénédictins, puis, par bulle papale en 1249-1250, aux Franciscains, qui lui donne son aspect gothique- roman. Les arcs qui séparent la nef des bas-côtés sont soutenus par des colonnes, toutes différentes, récupérées dans les ruines romaines.

Le plafond à caissons

Au Moyen Âge, cette église est devenue le centre de la vie religieuse et civile de la ville. En particulier au cours de l'expérience républicaine du XIVe siècle, lorsque le tribun et libérateur de la République Cola di Rienzo, inaugure l'escalier monumental de 124 marches devant l'église, conçue en 1348 par Simone Andreozzi, à l'occasion de la Peste noire. Des criminels condamnés sont exécutés, aux pieds de ces marches. Cola di Rienzo, y sera lui-même exécuté, près de l'endroit où, désormais, sa statue le commémore.

En 1571, Sainte-Marie d'Aracœli accueille les célébrations honorant Marcantonio Colonna, après la victorieuse bataille de Lépante sur la flotte turque. Pour marquer cette occasion, le plafond à caissons est doré et peint (terminé en 1575), pour remercier la Vierge de la victoire. En 1797, lors de la République romaine, la basilique est désaffectée et transformée en écurie.

Extérieur[modifier | modifier le code]

La façade inachevée a perdu les mosaïques et les fresques ultérieures du décor originel, à l'exception d'une mosaïque du tympan de la porte principale, l'une des trois portes qui sont des ajouts récents. La fenêtre gothique est visible du bas de l'escalier, mais c'est le seul détail réellement gothique de l'église.

Intérieur[modifier | modifier le code]

L'intérieur de l'église

L'église est construite en trois nefs séparées par des colonnes romaines, toutes différentes, issus de divers monuments antiques.

Parmi ses nombreux trésors figure le magnifique plafond en bois, le sol en marqueterie cosmatesque, une Transfiguration peinte sur bois par Girolamo Siciolante da Sermoneta, la pierre tombale de Giovanni Ceivelli de Donatello, le tombeau de Cecchino Bracci, conçu par son ami Michel-Ange, et par d'autres œuvres remarquables d'artistes comme Pietro Cavallini (une seule de ses fresques est conservée), Benozzo Gozzoli et de Giulio Romano. Les fresques du XVe siècle de Pinturicchio représentant la Vie de saint Bernardin de Sienne dans la Chapelle Bufalini, première chapelle sur la droite.

L'église est également célèbre à Rome pour la statue en bois de l'Enfant Jésus (Santo Bambino), sculpté au XVe siècle dans un bois d'olivier provenant du jardin de Gethsémani et couvert de précieux ex-voto. La statue a été volée en février 1994, et n'a jamais été récupérée. Aujourd'hui, une copie est présentée dans l'église.

Il abrite également une Madonna et un monument funéraire d'Arnolfo di Cambio dans le transept.

Autel de sainte Hélène

Les reliques de sainte Hélène, mère de Constantin Ier sont conservées à Sainte-Marie d'Aracœli, comme le sont également les reliques de saint Juniper, l'un des premiers disciples de saint François d'Assise. Le pape Honorius IV et de la reine Catherine de Bosnie sont également enterrés dans l'église.

La tablette avec le monogramme de Jésus, que saint Bernardin de Sienne utilisait pour promouvoir la dévotion au Saint Nom de Jésus, est conservé à Aracoeli.

L'intérieur de l'église apparait dans l'épilogue du jeu Assassin's Creed: Brotherhood.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Fresques de Pietro Cavallini

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]


Culture populaire[modifier | modifier le code]

La basilique est visible dans le jeu Assassin's Creed: Brotherhood et l'intérieur est visité au cours d'une mission.


Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]