Tremblement de terre de Vrancea (1977)

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Tremblement de terre de Vrancea (1977)
Image illustrative de l'article Tremblement de terre de Vrancea (1977)
Ruines d'une église après le séisme

Date 4 mars 1977 à 21h22, heure locale
Magnitude 7.2
Épicentre 45° 46′ N 26° 46′ E / 45.77, 26.76 ()45° 46′ Nord 26° 46′ Est / 45.77, 26.76 ()  
Régions affectées Bucarest, Drapeau : République socialiste de Roumanie Roumanie
Victimes Environ 1 570 morts et 11 000 blessés

Le tremblement de terre de Vrancea (en roumain: Cutremurul din Vrancea) est un séisme d'une magnitude de 7.2 sur l'échelle de Richter qui frappe une partie de la Roumanie et de la Bulgarie au soir du 4 mars 1977. Le bilan apparaît comme très élevé, tant d'un point de vue humain (1570 morts et 11 000 blessés[1]) que matériel (nombreux dommages à Bucarest et dans plusieurs villes et villages de la région).

Le séisme du 4 mars 1977 touche tout particulièrement les Carpates orientales, une région située à la jonction de plusieurs micro-plaques tectoniques particulièrement actives (micro-plaque scythique, turque, moesienne et transylvaine)[2] et traversée par d'importantes dépressions (telles que celles de Maramureș et de Brașov). Cette configuration la rend propice à des phénomènes sismiques fréquents (tremblements de terre mineurs en 1986, 1990, 1996, 2004 et 2009)[3], mais également à de violents séismes (tremblement de terre de 1940) potentiellement destructeurs.

Le tremblement de terre intervient à 20h22 UTC (21h22 heure locale)[1] et dure une minute et douze secondes[3]. À l'issue de cette importante secousse, dont l'épicentre est localisé à Vrancea, une partie du centre historique de Bucarest est ravagée. L'état de catastrophe naturelle est proclamée et le président Nicolae Ceaușescu, alors en visite officielle au Nigeria, rentre précipitamment dans son pays[1].

Une trentaine de bâtiments anciens, considérés comme trop fragiles, sont purement et simplement rasés pour être remplacés par des immeubles modernes. Au centre de la capitale, une vaste esplanade est dégagée : elle abritera quelques années plus tard le Palais du Parlement, édifice emblématique de la Bucarest communiste.

Des localités moins importantes sont également durement éprouvées : 80 % du centre de la ville de Zimnicea est rasé. En Bulgarie, la ville de Svishtov subit de sérieux dommages et dénombre 120 morts[4]. Les estimations sont de 35 000 bâtiments rayés de la carte, la grande majorité en Roumanie.

Références[modifier | modifier le code]