Angelo Rinaldi

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Angelo Rinaldi
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Angelo Rinaldi à l'Académie française, en 2007.

Naissance (77 ans)
Bastia, Corse
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Œuvres principales

Angelo Rinaldi, né le à Bastia, est un écrivain et critique littéraire français, élu à l'Académie française en 2001.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Pierre-François Rinaldi et d'Antoinette Pietri, Angelo Rinaldi a grandi en Corse avant de devenir journaliste. Il a travaillé à Nice-Matin et Paris Jour comme reporter et chroniqueur judiciaire avant de s'imposer à la fois comme un romancier et comme un critique littéraire à la plume acérée, aussi bien dans l'admiration que dans la détestation. Il travaille successivement à L'Express, au Point et au Nouvel Observateur avant de devenir directeur littéraire du Figaro et responsable du Figaro littéraire jusqu'à sa retraite, en 2005[1].

Angelo Rinaldi exprime son admiration pour certains écrivains « rares » qu'il a fait redécouvrir à un public plus large, comme François Augieras, Marguerite Audoux, Olivier Larronde, Fritz Zorn, Elizabeth Taylor (romancière), Jean Rhys, Italo Svevo.

Dans le recueil Service de presse (1999), apparaissent des thèmes récurrents, en particulier son goût pour la poésie, les romans noirs américains, la pureté de la langue française, et sa férocité envers les auteurs « à la mode » (Marguerite Duras, Albert Cohen, Alain Robbe-Grillet, Philippe Sollers, Julia Kristeva, Philippe Djian, Michel Houellebecq, Christine Angot). Dans L'Express, il témoigne de son aversion pour Georges Simenon en titrant : « Simenon : le zéro de la pensée » en 1979[2], en 1992[3] et en 2012[4].

Il obtient le Prix Femina, en 1971. Il reçoit le Prix littéraire Prince-Pierre-de-Monaco pour l'ensemble de son œuvre et se voit élu au premier tour le 21 juin 2001 à l'Académie française (20e fauteuil), où il rejoint son voisin Hector Bianciotti. Succédant à José Cabanis, il est reçu sous la Coupole en 2002 par Jean-François Deniau et prononce le « Discours sur la vertu » en 2004.

En avril 2007, Angelo Rinaldi est nommé chevalier de la Légion d'honneur.

En mars 2011, il démissionne de la présidence de l'association Défense de la langue française pour protester contre la remise d'un prix à Éric Zemmour[5], à la suite de la condamnation du journaliste polémique pour provocation à la discrimination raciale.

L'écrivain Salim Jay lui a consacré un ouvrage : Pour Angelo Rinaldi (Belles Lettres, 1994).

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • La Loge du gouverneur, roman, 1969Prix Fénéon en 1970
  • La Maison des Atlantes, roman, 1971Prix Femina
  • L'éducation de l'oubli, Denoël, 1974
  • Les Dames de France, Gallimard, 1977
  • La Dernière Fête de l'Empire, roman, Gallimard, 1980
  • Les Jardins du consulat, roman, Gallimard, 1985
  • Les Roses de Pline, Gallimard, 1987 - Prix Jean Freustié en 1988
  • La Confession dans les collines, Gallimard, 1990
  • Les jours ne s'en vont pas longtemps, Grasset, 1993
  • Dernières Nouvelles de la nuit, Grasset, 1997
  • Service de presse (choix des chroniques littéraires de l'Express), Plon, 1999, préface de Jean-François Revel
  • Tout ce que je sais de Marie, Gallimard, 2000
  • Où finira le fleuve, Fayard, 2006
  • Résidence des étoiles, Fayard, 2009
  • Dans un état critique, Les Empêcheurs de penser en rond/La Découverte, 2010 (septembre)
  • Les souvenirs sont au comptoir, Fayard, 2012
  • Torrent, Fayard, 2016

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]