Angelo Rinaldi

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Angelo Rinaldi
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Angelo Rinaldi à l'Académie française, en 2007.

Naissance (76 ans)
Bastia, Corse
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Œuvres principales

La Maison des Atlantes

Angelo Rinaldi, né le à Bastia, est un écrivain et critique littéraire français.

Il est élu à l'Académie française en 2001.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Pierre-François Rinaldi et d'Antoinette Pietri, Angelo Rinaldi a grandi en Corse avant de devenir journaliste. Il a travaillé à Nice-Matin et Paris Jour comme reporter et chroniqueur judiciaire avant de s'imposer à la fois comme un romancier et comme un critique littéraire à la plume acérée, aussi bien dans l'admiration que dans la détestation.

Dans L'Express, en 1979, il témoigne de son aversion pour Georges Simenon en n'hésitant pas à titrer : « Simenon : le zéro de la pensée »[1] ! Tenace, et contre toute attente, il réitérera son dédain pour l'œuvre de Simenon, notamment en 1992[2] et 2012[3]. Il obtient le Prix Femina, en 1971. Dans le recueil Service de presse (1999), apparaissent des thèmes récurrents, en particulier son goût pour la poésie, les romans noirs américains, la pureté de la langue française, et sa férocité envers les auteurs « à la mode » (Marguerite Duras, Albert Cohen, Alain Robbe-Grillet, Philippe Sollers, Julia Kristeva, Philippe Djian, Michel Houellebecq, Christine Angot) — des romanciers dont il n'a jamais atteint ni le niveau de notoriété, ni les succès de librairie.

Il exprime aussi son admiration pour certains écrivains « rares » qu'il a fait redécouvrir à un public plus large, comme François Augieras, Marguerite Audoux, Olivier Larronde, Fritz Zorn, Elizabeth Taylor (romancière), Jean Rhys, Italo Svevo.

Angelo Rinaldi a travaillé successivement à L'Express, au Point et au Nouvel Observateur avant de devenir directeur littéraire du Figaro et responsable du Figaro littéraire jusqu'à sa retraite, en 2005[4].

Il a reçu le Prix littéraire Prince-Pierre-de-Monaco pour l'ensemble de son œuvre et été élu au premier tour le 21 juin 2001 à l'Académie française (20e fauteuil), où il rejoint son voisin Hector Bianciotti. Succédant à José Cabanis, il est reçu sous la Coupole en 2002 par Jean-François Deniau et prononce le Discours sur la vertu en 2004.

En avril 2007, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur.

En mars 2011, il démissionne de la présidence de l'association Défense de la langue Française pour protester contre la remise d'un prix à Éric Zemmour[5], à la suite de la condamnation du journaliste polémique pour provocation à la discrimination raciale.

L'écrivain Salim Jay lui a consacré un ouvrage : Pour Angelo Rinaldi (Belles Lettres, 1994).

Critique du style Rinaldi[modifier | modifier le code]

En 2004, l'écrivain Yann Moix publie, dans la revue Bordel, un portrait à charge dans lequel il remet en question la légitimité de la critique littéraire telle qu'elle est pratiquée par Angelo Rinaldi. L'argumentation de l'auteur repose en outre sur le conservatisme littéraire des œuvres d'Angelo Rinaldi dont la lecture donnerait « l'impression que le XXe siècle n'a pas existé », Yann Moix reprochant en effet à l'académicien son style trop « institutionnel et académique » qui ne serait qu'une copie de Marcel Proust[6]. Guillaume Dustan, dans Nicolas Pages, déclare également, à propos du style d'Angelo Rinaldi : « c'est tellement resucé de Proust et puis triste[7] ».

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • La Loge du gouverneur, roman, 1969Prix Fénéon en 1970
  • La Maison des Atlantes, roman, 1971Prix Femina
  • L'éducation de l'oubli, Denoël, 1974
  • Les Dames de France, Gallimard, 1977
  • La Dernière Fête de l'Empire, roman, Gallimard, 1980
  • Les Jardins du consulat, roman, Gallimard, 1985
  • Les Roses de Pline, Gallimard, 1987 - Prix Jean Freustié en 1988
  • La Confession dans les collines, Gallimard, 1990
  • Les jours ne s'en vont pas longtemps, Grasset, 1993
  • Dernières Nouvelles de la nuit, Grasset, 1997
  • Service de presse (choix des chroniques littéraires de l'Express), Plon, 1999, préface de Jean-François Revel
  • Tout ce que je sais de Marie, Gallimard, 2000
  • Où finira le fleuve, Fayard, 2006
  • Résidence des étoiles, Fayard, 2009
  • Dans un état critique, Les Empêcheurs de penser en rond/La Découverte, 2010 (septembre)
  • Les souvenirs sont au comptoir, Fayard, 2012
  • Torrent, Fayard, 2016

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Express, 26 mai 1979.
  2. L'Express, 10 septembre 1992.
  3. Revue des deux Mondes, septembre 2012.
  4. Sur les circonstances de son départ, lire « Angelo Rinaldi “contraint” de démissionner », Le Nouvel Observateur, .
  5. « Angelo Rinaldi proteste contre la remise d'un prix à Eric Zemmour », Libération.
  6. Yann Moix, « Angelus Proustus », Bordel, no 3, 2004, p. 41-58.
  7. Guillaume Dustan, Nicolas Pages (1999), J'ai lu, 2003, p. 381.

Liens externes[modifier | modifier le code]