André Brahic

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André Brahic
Description de cette image, également commentée ci-après

André Brahic en 2009.

Nom de naissance André Fernand Brahic
Naissance
Paris (France)
Décès (à 73 ans)
Paris (France)
Nationalité Française
Champs Astrophysicien
Institutions Université Paris-Diderot
Commissariat à l'énergie atomique
Diplôme Docteur en astrophysique
Directeur de thèse Michel Hénon
Étudiants en thèse Sébastien Charnoz
Bruno Sicardy
Renommé pour Découverte des anneaux de Neptune
Distinctions (3488) Brahic (1990)
Médaille Carl-Sagan (2001)
Prix Jean-Perrin (2006)
Chevalier de la Légion d'honneur (2015)

André Brahic est un astrophysicien français né le à Paris et mort le dans la même ville.

Il est connu du grand public pour avoir découvert les anneaux de Neptune et trois des quatre arcs composant le dernier — qu'il a nommés respectivement « Liberté », « Égalité » et « Fraternité » — ainsi que pour ses activités de vulgarisation scientifique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

André Fernand Brahic[1] naît le à Paris. Il est le fils unique[2] d'une famille modeste originaire du village du Petit-Brahic à Banne, en Ardèche. Ses ancêtres, mineurs, sont pour beaucoup morts jeunes de la silicose. Son père a vite quitté la mine pour travailler dans les chemins de fer[3].

Formation[modifier | modifier le code]

Après ses études secondaires au lycée Voltaire, à Paris, André Brahic effectue une licence de mathématiques au cours de laquelle il choisit l'option astronomie dont les cours sont dispensés par Evry Schatzman, car « le mot sonnait comme quelque chose de fascinant et d'amusant »[3]. Sa thèse de 3e cycle à l'université de Paris VII, sous la direction de Michel Hénon, porte sur le rôle des collisions de nuages dans la formation des galaxies. Son modèle numérique développé à cette occasion amène à une meilleure compréhension de la nature des anneaux de Saturne et lui ouvre un poste à l'université[4].

Vie professionnelle[modifier | modifier le code]

André Brahic est astrophysicien au Commissariat à l'énergie atomique (CEA), professeur à l'université de Paris VII à partir de 1978 et directeur du laboratoire Gamma-gravitation rattaché à l'UFR de physique. Il travaille notamment avec Evry Schatzman et Michel Hénon, en particulier sur les supernovas, la théorie du chaos, la dynamique des galaxies, les anneaux planétaires et la formation du Système solaire dont il est l'un des plus grands experts mondiaux.

Anneaux de Neptune photographiés par Voyager 2.

C'est aussi un spécialiste de l'exploration du Système solaire par les sondes spatiales, dont il suit toute l'histoire pendant de nombreuses années. Il s'intéresse notamment aux anneaux des planètes géantes et élabore l'un des principaux modèles concernant les anneaux de Saturne. En , il découvre, en compagnie notamment de William Hubbard, les anneaux et les arcs de Neptune, cinq ans avant leur confirmation photographique par la sonde Voyager 2.

Les anneaux de Neptune sont au nombre de cinq dont les noms sont, du centre vers l'extérieur, Galle, Le Verrier, Lassell, Arago et Adams.

Le dernier anneau, Adams, se décompose en quatre arcs. Seuls trois arcs sont découverts au départ et ils sont nommés « Liberté », « Égalité » et « Fraternité » par André Brahic d'après la devise nationale française[5], pour célébrer les 200 ans de la Révolution[réf. nécessaire]. Plus tard, un quatrième arc est découvert par une de ses collaboratrices et ancienne étudiante, Cécile Ferrari. Elle le baptise « Courage »[6], mot commençant par un C comme « Cécile »[7]. Ainsi, un moyen mnémotechnique de se souvenir de ces noms est de retenir le mot « CLEF » désignant la clef de musique en anglais ou la clef de serrure en français.

À partir de 1991, André Brahic fait partie de l'équipe d'imagerie de la sonde Cassini. La sonde est lancée le et arrive aux alentours de Saturne le . La mission, initialement prévue pour une durée de quatre ans, est prolongée jusqu'en 2019, compte tenu de la complexité du monde de Saturne et de l'extraordinaire richesse des premières observations. André Brahic devait ainsi être membre de la communauté Cassini jusqu'en 2021.

En 2014, candidat à la succession de François Jacob à l'Académie française, il est battu par Marc Lambron.

Vie privée[modifier | modifier le code]

André Brahic est le compagnon de l'astrophysicienne Isabelle Grenier[3],[8].

Mort[modifier | modifier le code]

André Brahic meurt le à Paris à la suite d'un cancer[9],[10],[11].

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

En 1990, l'astéroïde (3488) Brahic est baptisé en son honneur. André Brahic reçoit la médaille Carl-Sagan 2001 aux États-Unis ainsi que le prix Jean-Perrin 2006 de vulgarisation scientifique. Ce dernier, remis par la Société française de physique, est destiné à récompenser un effort particulièrement réussi de vulgarisation de la science. Le , il est nommé chevalier de la Légion d'honneur[1].

Publications[modifier | modifier le code]

André Brahic dans l'auditorium de l'établissement de Cannes de Thales Alenia Space, lors de la présentation des premiers résultats des missions Herschel et Planck, le 7 octobre 2009.

Préface

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Décret du 13 juillet 2015 portant nomination », sur Légion d'honneur,‎ (consulté le 14 juillet 2015).
  2. Pierre Barthélémy, « Découvreur des anneaux de Neptune, André Brahic est mort », sur passeurdesciences.blog.lemonde.fr,‎
  3. a, b et c Barthélémy / Le Monde 2008.
  4. Lévy / Le Point 2008.
  5. AFP, « Si les arcs de Neptune s'appellent "Liberté", "Égalité" "Fraternité", c'est grâce à l'astrophysicien André Brahic, décédé le 15 mai », sur huffingtonpost.fr,‎ (consulté le 5 juin 2016).
  6. « L'Élysée se trompe de planète dans son hommage à André Brahic », Soline Roy, Le Figaro.fr, 16 mai 2016 (consulté le 17 mai 2016).
  7. De son livre De feu et de glace, chapitre sur les anneaux.
  8. Le Télégramme 2008.
  9. Khalatbari / Sciences et Avenir 2016.
  10. Dauvergne / Ciel et Espace 2016.
  11. Barthélémy / Passeur de sciences 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • Pierre Barthélémy, « André Brahic, pour l'amour du ciel », Le Monde,‎ (lire en ligne). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • « Espace : André Brahic éclaire les étoiles », Le Télégramme,‎ (lire en ligne). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Élisabeth Lévy, « La tête dans les étoiles », Le Point,‎ 26 juin 2008, modifié le 24 août 2008 (lire en ligne). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Mathieu Vidard, « La Science, une ambition pour la France », La Tête au carré, France Inter,‎ (lire en ligne)
  • Aurélie Luneau, « André Brahic, superstar ! », Grands portraits de scientifiques, France Culture,‎ (lire en ligne)
  • « Mort d'André Brahic, découvreur des anneaux de Neptune », Dépêches > société, France Inter,‎ (lire en ligne)
  • « L'astronome André Brahic a rejoint les étoiles… », Actualités, Astropléiades,‎ (lire en ligne)
  • Pierre Barthélémy, « Découvreur des anneaux de Neptune, André Brahic est mort », Passeur de sciences,‎ (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Azar Khalatbari, « Spécialiste de Neptune et Saturne, l'astrophysicien André Brahic est mort », Sciences et Avenir,‎ (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Luc Dauvergne, « André Brahic est mort », Ciel et Espace,‎ (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • « André Brahic, une étoile est morte », Libération,‎ (lire en ligne)
  • Patrick Baradeau et Gilles Dawidowicz, « André Brahic nous a quittés », L'Astronomie,‎ (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • « Le découvreur des anneaux de Neptune André Brahic est mort », Francetvinfo,‎ (lire en ligne)
  • « Décès d'André Brahic, infatigable passeur de science », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  • « L'astrophysicien "amoureux de la connaissance "André Brahic est mort », France Info,‎ (lire en ligne).
  • Soline Roy, « André Brahic, l'astrophysicien qui faisait danser Neptune », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  • « L'astrophysicien André Brahic n'est plus », Bluewin,‎ (lire en ligne)
  • « Il avait découvert les anneaux de Neptune », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne)
  • « Mort d’André Brahic, découvreur des anneaux de Neptune et grand passeur de sciences », Paris Normandie,‎ (lire en ligne)
  • « Mort du "fantastique" astrophysicien français, André Brahic », Europe 1,‎ (lire en ligne)
  • Pierrick Labbe, « Le célèbre astrophysicien français André Brahic est décédé », Be Geek,‎ (lire en ligne)
  • Frédéric Lewino, « André Brahic : l'astronome qui savait parler à l'oreille des Terriens », Le Point,‎ (lire en ligne)
  • Soline Roy, « L'Élysée se trompe de planète dans son hommage à André Brahic », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  • « Hommage à l'astrophysicien André Brahic : l'Elysée se trompe de planète », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne)
  • « Mort de l'astrophysicien André Brahic : l'Élysée dans la lune », Le Point,‎ (lire en ligne)
  • Etienne Baldit, « L'Élysée se trompe de planète pour saluer la mémoire d'André Brahic, découvreur des anneaux de Neptune », Le Lab politique, Europe 1,‎ (lire en ligne)

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Émissions radio[modifier | modifier le code]

  • Mathieu Vidard, « On va se poser sur la comète! », La Tête au carré, France Inter,‎ (lire en ligne)
    Durée : 54 min 45 s
  • Mathieu Vidard, « Les planètes géantes », La Tête au carré, France Inter,‎ (lire en ligne)
    Durée : 53 min 47 s
  • Mathieu Vidard, « Hommage à André Brahic », La Tête au carré, France Inter,‎ (lire en ligne)
    Durée : 53 min 54 s
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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Conférences[modifier | modifier le code]