Daniel Rondeau

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Daniel Rondeau
Daniel Rondeau et Madame.jpg

Daniel Rondeau accompagné de son épouse, à Malte en 2010.

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Daniel Rondeau, né le au Mesnil-sur-Oger, est un écrivain, éditeur, journaliste et diplomate français. Il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages parmi lesquels des livres autobiographiques, des romans, des portraits de villes, et des textes sur la littérature et l’Histoire. Ses livres sont traduits en plusieurs langues. Il a reçu le grand prix de littérature Paul-Morand 1998 pour l’ensemble de son œuvre.

Le romancier[modifier | modifier le code]

Fils d’instituteurs, Daniel Rondeau passe son enfance et son adolescence à Châlons-sur-Marne. Il a un jeune frère, le futur photographe Gérard Rondeau[1].

Après des études de droit à Nancy et à Paris[Quoi ?], il devient militant d’extrême gauche. Il rejoint alors la Gauche prolétarienne et part travailler plusieurs années[Quand ?] comme ouvrier dans des usines en Lorraine. Cette expérience — consignée vingt ans après dans son livre L’Enthousiasme — l’amène à se pencher plus particulièrement sur l’histoire des ouvriers lorrains. Il publie en 1979 son premier essai intitulé Chagrin lorrain, la vie ouvrière en Lorraine (1870-1914), co-écrit avec François Baudin. À la même époque[Quand ?], il travaille pour la radio[Laquelle ?] et crée l'émission Mémoires ouvertesil utilise[Comment ?] les centaines de témoignages qu’il a enregistrés de militants, d’ouvriers, d’immigrés...

En 1982, Daniel Rondeau publie son premier roman L’Âge-Déraison, véritable biographie imaginaire de Johnny H. D’autres romans suivront, Les Tambours du monde en 1991, La part du diable en 1992.

En 2006, il publie le livre, Dans la Marche du temps, roman d’aventure et d’histoire sur le vingtième siècle[Quoi ?]. Pour écrire ce livre, auquel il consacre sept années, il décide de quitter Paris et de s’installer au cœur de la forêt champenoise.

Le journaliste[modifier | modifier le code]

En 1982, il devient rédacteur en chef « culture » du journal Libération[Comment ?]. En 1984, il publie avec Jean-François Fogel Pourquoi écrivez-vous ?, somme des réponses faites à cette question par 400 écrivains du monde entier.

De 1985 à 1998, il est grand reporter au Nouvel Observateur. De 1998 à 2007, il est éditorialiste à L'Express. Beaucoup de ses articles ont été rassemblés dans trois livres, Trans-Europe-Express en 1984, Les Fêtes partagées en 1994 et réédité en 2015, Journal de lecture en 2007.

À la fin des années 1980, il crée et anime une émission culturelle et politique sur La 7, Dialogue. Il est l’auteur[Quoi ?] de plusieurs téléfilms (Alexandrie la septième merveille, Malraux ou la grande vie, Des hommes libres avec Alain Ferrari…).

Il collabore également à Paris Match, au Journal du dimanche et au quotidien Le Monde où il publie des portraits ou de longues interviews.

Le voyageur[modifier | modifier le code]

Daniel Rondeau est l’auteur d’une série de récits sur les villes. Commencée en 1987 par la publication de Tanger, il n’a jamais cessé de voyager autour du Bassin méditerranéen et de le raconter. Il publie Alexandrie en 1997 qui lui vaut le prix des Deux Magots l'année suivante, Istanbul en 2002 et Carthage en 2008, un essai littéraire sur notre héritage méditerranéen. Après avoir été durant trois ans ambassadeur à Malte, il publie en 2012 un portrait littéraire de l'île, Malta Hanina.

En 2011, il devient membre des écrivains de Marine.

En 2011, il pose sa candidature au fauteuil 40 de l'Académie française, mais n'est pas élu[2]. Une seconde candidature en 2016, au fauteuil de René Girard, n'est pas davantage couronnée de succès : à trois voix près, Daniel Rondeau aurait pu être élu au fauteuil numéro 37. Ce « score » autorise cependant l'écrivain à se représenter, éventuellement[3].

L'éditeur[modifier | modifier le code]

En 1987, le notaire Gérard Voitey demande à Daniel Rondeau de l'aider à fonder une maison d'édition, qui s'appelle Quai Voltaire, consacrée à la littérature et aux voyages. L'aventure prend fin en janvier 1995 après le suicide du dit notaire[4].

De 2004 à mars 2008, il est le directeur de la collection « Bouquins », fondée par Guy Schoeller, aux Éditions Robert Laffont.

L'ambassadeur[modifier | modifier le code]

En avril 2008, il est nommé ambassadeur à Malte, grâce à son ami Bernard Kouchner, qui l'impose au grand dam du Quai d'Orsay[réf. nécessaire]. Dans le cadre de ses fonctions, il organise avec la Marine nationale, en octobre 2009, en Méditerranée, un voyage symbolique et politique qui réunit des écrivains, des poètes, des historiens, des savants issus de différents pays méditerranéens, embarqués sur le pétrolier ravitailleur La Meuse (opération Ulysse 2009). À chaque escale, ces auteurs donnent des conférences et participent à des débats.

En novembre 2011, Nicolas Sarkozy le nomme délégué permanent de la France auprès de l'UNESCO. Il démissionne de ses fonctions en 2013.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Daniel Rondeau est marié et père de deux enfants.

Prix littéraires[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Romans et essais[modifier | modifier le code]

  • Chagrin lorrain (avec F. Baudin), Seuil, 1979.
  • L’Âge-Déraison, Seuil, 1982.
  • Trans-Europ-Express, Seuil, 1984.
  • Tanger, Quai Voltaire, 1987 ; Livre de poche (6783).
  • L’Enthousiasme, Les Cahiers Rouges, Grasset, 2006 (première édition au Quai Voltaire, 1988).
  • Chronique du Liban rebelle 1988 – 1989, Grasset, 1991.
  • Les Tambours du Monde, 1989, Grasset
  • Portraits champenois (avec Gérard Rondeau), Reflets, 1991.
  • La Part du diable, Grasset, 1992.
  • Littérature notre ciel, souvenir de Heinrich Maria Ledig Rowohlt, Grasset, 1992, hors commerce.
  • Les Fêtes partagées, lectures et autres voyages, NIL éditions, 1994 et 2015.
  • Mitterrand et nous, Grasset, 1994.
  • Des Hommes libres, La France libre par ceux qui l’ont faite, avec Roger Stéphane, Grasset, 1997.
  • Alexandrie, NIL, 1997 ; Folio (341). Prix des Deux Magots 1998
  • Tanger et autres Marocs, NIL, 1997 ; Folio (3342).
  • Istanbul, NIL, 2002 ; Folio (4118).
  • Dans la marche du temps, Grasset, 2004 ; Livre de poche.
  • Camus ou les promesses de la vie, Mengès, 2005.
  • Istanbul, La Martinière, 2005 (avec des photographies de Marc Moitessier.)
  • Les Vignes de Berlin, Grasset, 2006.
  • Journal de lectures, Transbordeurs, 2007.
  • La Consolation d’Haroué, (avec des aquarelles d’Alberto Bali), Gourcuff Gradenigo, 2007.
  • Carthage, NIL, 2008 ; Folio (4948).
  • Johnny, NIL, 2009.
  • Malta Hanina, Grasset, 2012 ; Folio (5572).
  • Vingt ans et plus, Flammarion, 2014
  • Boxing-Club, Grasset, 2016

Ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

  • Pourquoi écrivez vous ? sous la direction de Jean François Fogel et Daniel Rondeau, Le livre de poche- Biblio (4086).
  • L’Appel du Maroc, sous la direction de Daniel Rondeau, Institut du monde arabe, 1999.
  • Goudji, le magicien d’or, Gourcuff Gradenigo, 2007

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nécrologie, sur blastingnews.com, en ligne.
  2. « Un nouvel immortel va être élu à l'Académie française », sur Le Point (consulté le 3 mars 2016)
  3. L'Académie française recale tous les candidats
  4. Gérard Voitey, le notaire parti avec ses mystères par Daniel Garcia, Le Temps, 29 juillet 2013 — article repris d'un précédent dossier paru dans Livres-Hebdo le 8 mars 2013.