François Sureau

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François Sureau, né le à Paris, est un haut fonctionnaire, avocat et écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

François Sureau est le fils de Claude Sureau, médecin, grand officier de la Légion d'honneur.

Après des études au lycée Saint-Louis-de-Gonzague et à l'Institut d'études politiques de Paris, il est reçu à l'ENA (promotion Droits-de-l'Homme). Avant d'intégrer l'École, il effectue son service militaire comme officier dans la Légion étrangère. Par la suite, il devient maître des requêtes au Conseil d'État[1].

Il quitte la haute fonction publique pour exercer d'autres activités : industriel dans les années 1990[2],[1], puis avocat et écrivain[3].

En juin 2014, il devient avocat auprès du Conseil d'État et de la Cour de cassation[4]. Il s'associe alors avec Patrice Spinosi, également avocat aux conseils, pour former la SCP Spinosi & Sureau[5].

Depuis 2014, il s’engage en faveur des libertés publiques[6], contre l’état d’urgence et, plus généralement, contre des dispositions législatives qu'il considère comme répressives. Ses principales plaidoiries[7] au Conseil constitutionnel ont été publiées en 2017 sous le titre de Pour la liberté.

Membre du comité de rédaction de la revue Commentaire, il tient depuis 2015 une chronique hebdomadaire dans La Croix[8].

Il participe au réseau d'avocats de l'association Pierre Claver, fondée par son épouse Ayyam Sureau, association qui aide les réfugiés statutaires « désireux d'acquérir toute connaissance et expérience utiles pour reconstruire leur vie en France (langue, Histoire, culture générale, codes sociaux...) »[9],[10].

Engagement auprès des politiques[modifier | modifier le code]

En 2016, François Sureau est le premier rédacteur des statuts d'En Marche, le parti politique fondé par Emmanuel Macron[11].

Démentant les déclarations faites par Patrick Stefanini dans son livre Déflagration, il affirme ne pas être la plume du discours du Trocadéro prononcé le 5 mars 2017 par François Fillon dans le cadre de la campagne présidentielle de 2017[12],[13].

Le 4 février 2019, il publie dans Le Monde une tribune réquisitoire contre la proposition de loi visant à prévenir les violences lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs, dite « anti-casseurs », estimant notamment que ce texte « vise les « gilets jaunes » sous prétexte de réprimer des casseurs que le droit pénal ordinaire permet tout à fait de réprimer. Ce sont les manifestations qu’on veut limiter, pas les actes violents. ». Il ajoute « je ne sais pas où est le « progressisme » dans cette majorité ou dans ce gouvernement, mais il n'est sûrement pas dans le domaine des libertés publiques. [...] Que personne ne voie la contradiction politique entre la lutte revendiquée contre le « populisme » et ce genre de législation est proprement stupéfiant. »[14]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Autres publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Fiche dans l'Annuaire des anciens de Franklin et Vaugirard, édition 1989.
  2. Directeur général adjoint de Cerus (groupe de Benedetti).
  3. « François Sureau libère sa conscience sur “Le Chemin des morts” », sur nouvelobs.com, (consulté le 26 novembre 2017).
  4. Site de l'ordre des avocats aux conseils.
  5. Site de l'ordre des avocats aux conseils.
  6. Juliette Bénabent, « Libertés publiques : du mauvais esprit des lois », Télérama,‎ (lire en ligne)
  7. « Franck Johannes », sur Youtube,
  8. François Sureau, « Portrait de l'artiste en imbécile », La Croix,‎ (lire en ligne)
  9. « L’école chic qui fait la classe aux migrants », LeMonde.fr, 30 mai 2015, par Maryline Baumard.
  10. « L'Ecole », sur Association Pierre Claver (consulté le 4 mai 2018)
  11. Bruno Jeudy, « Existait-il un agent double dans le camp de François Fillon pour la présidentielle ? », parismatch.com, (consulté le 22 janvier 2018)
  12. « Les coulisses de la campagne de Fillon dévoilées par son ex-bras droit », sur bfmtv.com, (consulté le 24 novembre 2017).
  13. « “Déflagration” de Stefanini : Retailleau et Sureau réagissent », sur lepoint.fr, (consulté le 14 décembre 2017).
  14. « François Sureau : « C’est le citoyen qu’on intimide, et pas le délinquant » », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne, consulté le 5 février 2019)
  15. Décret du 6 avril 2012 portant promotion et nomination
  16. a et b « François Sureau », sur academie-francaise.fr
  17. Les lauréats du Prix Méditerranée français
  18. Critique de Les hommes n'en sauront rien
  19. Critique du Sphinx de Darwin
  20. Critique de Lambert Pacha
  21. Elisabeth Bart, « La chanson de Passavant et Sans bruit, sans trace de François Sureau », Stalker,‎ (ISSN 2425-8784, lire en ligne)
  22. Elisabeth Bart, « Inigo ou la liberté absolue, de François Sureau », Stalker,‎ (ISSN 2425-8784, lire en ligne)
  23. Voir sur lefigaro.fr.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Presse[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]