François Sureau

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François Sureau
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Fonctions
Fauteuil 24 de l'Académie française
depuis le
Avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation
-
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Père
Fratrie
Conjoint
Ayyam Sureau (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Membre de
Armes
Grade militaire
Colonel (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Œuvres principales

François Sureau, né le à Paris, est un haut fonctionnaire, avocat et écrivain français, membre de l'Académie française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et formation[modifier | modifier le code]

François Maurice Christophe Sureau est le fils de Claude Sureau, ancien président de l'Académie nationale de médecine et le frère aîné de Véronique Sales.

Après des études au lycée Saint-Louis-de-Gonzague et à l'Institut d'études politiques de Paris, il est reçu à l'École nationale d'administration (ENA)[1].

Carrière[modifier | modifier le code]

Après l'ENA (promotion Droits-de-l'homme), il devient auditeur au Conseil d'État[2]. Il quitte la haute fonction publique pour exercer d'autres activités : avec Alain Minc, il est l'un des principaux lieutenants de Carlo De Benedetti dans la célèbre et calamiteuse OPA sur la Société générale de Belgique, en janvier 1988, qui débouche sur « un désastre financier »[3],[2]. Puis il rejoint, au début de l'année 1990, l'UAP, à la direction des participations[4]. Il est ensuite avocat au barreau de Paris en 1995[5] et écrivain[6].

En juin 2014, il devient avocat auprès du Conseil d'État et de la Cour de cassation[7]. Il s'associe alors avec Patrice Spinosi, également avocat aux conseils, pour former la SCP Spinosi & Sureau[8].

Le 5 février 2021, il se retire de la qualité d'avocat aux conseils du fait de son élection à l'Académie française[9].

Depuis 2014, il s’engage en faveur des libertés publiques[10], contre l’état d’urgence et, plus généralement, contre des dispositions législatives qu'il considère comme répressives. Ses principales plaidoiries[11] au Conseil constitutionnel ont été publiées en 2017 sous le titre de Pour la liberté.

Membre du comité de rédaction de la revue Commentaire, il tient de 2016 à 2019 une chronique hebdomadaire dans La Croix[12].

Officier de réserve depuis 2004, comme spécialiste au sein de l'armée de Terre, il sert avec le grade de colonel[13]. De 2011 à 2019, il travaille au sein de l'état-major du commandement de la Légion étrangère avant de rejoindre l'état-major des armées[réf. nécessaire].

Il participe au réseau d'avocats de l'association Pierre-Claver[14], fondée par son épouse Ayyam Sureau[1], née Wassef[15]. L'association Claver a pour objectif d'aider les réfugiés statutaires « désireux d'acquérir toute connaissance et expérience utiles pour reconstruire leur vie en France (langue, Histoire, culture générale, codes sociaux…) »[16],[17].

Il est candidat à l'Académie française en 2004 au fauteuil de Maurice Rheims[18] et est battu par Alain Robbe-Grillet. Il y est finalement élu le , au premier tour par 19 voix sur 27, au fauteuil de Max Gallo[19]. Il est reçu le 3 mars 2022[20].

Il est membre du Club des juristes[21],[22], un cercle de réflexion présidé par Bernard Cazeneuve.

Engagement politique[modifier | modifier le code]

En 2016, François Sureau est le premier rédacteur des statuts d'En Marche, le parti politique fondé par Emmanuel Macron[23].

Démentant les déclarations faites par Patrick Stefanini dans son livre Déflagration, il affirme ne pas être la plume du discours du Trocadéro prononcé le 5 mars 2017 par François Fillon dans le cadre de la campagne présidentielle de 2017[24],[25].

Le 4 février 2019, il publie dans Le Monde une tribune contre la proposition de loi visant à renforcer et garantir le maintien de l'ordre public lors des manifestations, dite « loi anti-casseurs », estimant notamment :

« [ce texte] vise les « gilets jaunes » sous prétexte de réprimer des casseurs que le droit pénal ordinaire permet tout à fait de réprimer. Ce sont les manifestations qu’on veut limiter, pas les actes violents. »
Il ajoute « je ne sais pas où est le « progressisme » dans cette majorité ou dans ce gouvernement, mais il n'est sûrement pas dans le domaine des libertés publiques. […] Que personne ne voie la contradiction politique entre la lutte revendiquée contre le « populisme » et ce genre de législation est proprement stupéfiant[26]. »

Distinctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Autre[modifier | modifier le code]

  • Nommé avocat le plus puissant de France par le magazine GQ en 2019[37].

Publications[modifier | modifier le code]

Principales publications[modifier | modifier le code]

Autres publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Guyonne de Montjou, « François Sureau, le Baden-Powell des libertés », Le Figaro Magazine,‎ , p. 42-46 (lire en ligne).
  2. a et b Fiche dans l'Annuaire des anciens de Franklin et Vaugirard, édition 1989.
  3. Directeur général adjoint de Cerus (groupe de Benedetti), sur le monde-diplomatique.fr.
  4. Voir sur lesoir.be.
  5. Voir sur m.lesechos.fr.
  6. « François Sureau libère sa conscience sur “Le Chemin des morts” », sur nouvelobs.com, (consulté le ).
  7. Site de l'ordre des avocats aux conseils.
  8. Site de l'ordre des avocats aux conseils..
  9. « Arrêté du 5 février 2021 relatif à un office d'avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation (officiers publics ou ministériels) »
  10. Juliette Bénabent, « Libertés publiques : du mauvais esprit des lois », Télérama,‎ (lire en ligne).
  11. « Franck Johannes », sur Youtube, .
  12. François Sureau, « Portrait de l'artiste en imbécile », La Croix,‎ (lire en ligne).
  13. « Arrêté du 20 octobre 2004 conférant un grade d'officier de réserve au titre de l'article 9 de la loi n° 99-894 du 22 octobre 1999 portant organisation de la réserve militaire et du service de défense » (consulté le ).
  14. Site de l'association Pierre Claver.
  15. Voir sur lesechos.fr.
  16. « L’école chic qui fait la classe aux migrants », LeMonde.fr, 30 mai 2015, par Maryline Baumard.
  17. « L'Ecole », sur Association Pierre-Claver (consulté le ).
  18. Voir sur le site de l’Académie française.
  19. Voir sur lefigaro.fr.
  20. Philippe Petit, « François Sureau à l'Académie française : "Sans passé, il n’y a plus d’enfants" », sur marianne.net, (consulté le )
  21. « Club des juristes : les membres », sur Club des juristes
  22. Vincent Nouzille, « Comment un petit club d'avocats et de juristes inspire les lois », Nouvel Obs,‎ (lire en ligne)
  23. Bruno Jeudy, « Existait-il un agent double dans le camp de François Fillon pour la présidentielle ? », parismatch.com, (consulté le ).
  24. « Les coulisses de la campagne de Fillon dévoilées par son ex-bras droit », sur bfmtv.com, (consulté le ).
  25. « “Déflagration” de Stefanini : Retailleau et Sureau réagissent », sur lepoint.fr, (consulté le ).
  26. « François Sureau : « C’est le citoyen qu’on intimide, et pas le délinquant » », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  27. Décret du 13 juillet 2021 portant promotion dans l'ordre national de la Légion d'honneur.
  28. Décret du 6 avril 2012 portant promotion et nomination
  29. Décret du 11 juillet 2003 portant promotion et nomination
  30. [1]
  31. « Nomination dans l'ordre des Arts et des Lettres – été 2020 ».
  32. a et b « François SUREAU | Académie française », sur www.academie-francaise.fr (consulté le )
  33. a et b « François Sureau », sur academie-francaise.fr.
  34. Goncourt de la Nouvelle., sur academiegoncourt.com.
  35. Les lauréats du prix Méditerranée français..
  36. Le Prix Combourg Chateaubriand
  37. « Les 30 avocats les plus puissants de France », sur GQ France (consulté le ).
  38. Critique de Les Hommes n'en sauront rien.
  39. Critique du Sphinx de Darwin.
  40. Critique de Lambert Pacha
  41. Élisabeth Bart, « La chanson de Passavant et Sans bruit, sans trace de François Sureau », Stalker,‎ (ISSN 2425-8784, lire en ligne).
  42. Élisabeth Bart, « Inigo ou la liberté absolue, de François Sureau » (version du 22 avril 2016 sur l'Internet Archive), sur www.juanasensio.com, Stalker, .
  43. « Tracts (n°8) - Sans la liberté », sur Gallimard (consulté le ).
  44. Voir sur lefigaro.fr.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]