Dany Laferrière

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Dany Laferrière, baptisé Windsor Klébert Laferrière en hommage à son père[1],[2], né le à Port-au-Prince en Haïti, est un académicien, écrivain et réalisateur canado-haïtien, résidant principalement à Montréal et à Paris.

Il reçoit le prix Médicis 2009 pour son roman L'Énigme du retour. Le , il est élu à l'Académie française, où il est officiellement reçu le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Port-au-Prince le , Dany Laferrière passe son enfance à Petit-Goâve avec sa grand-mère Da, un des personnages marquants de son œuvre[3]. Marie Nelson, sa mère, l'y envoie vers l’âge de quatre ans par crainte qu’il ne subisse des représailles de la part du régime de François Duvalier (Papa Doc), en raison des idées politiques de son père, Windsor Klébert Laferrière (maire de Port-au-Prince, puis sous-secrétaire d’État au Commerce et à l’Industrie[4]), alors en exil, « à la dérive »[5].

À onze ans, il retourne vivre avec sa mère à Port-au-Prince, où il fait ses études secondaires. Il devient ensuite chroniqueur culturel à l’hebdomadaire Le Petit Samedi Soir et à Radio Haïti-Inter[6]. Le 1er juin 1976, son ami et collègue le journaliste Gasner Raymond, alors âgé de vingt-trois ans comme lui, est assassiné par les Tontons Macoute. À la suite de cet événement, craignant d'être « sur la liste », il quitte de manière précipitée Haïti pour Montréal, n'informant personne de son départ, à l'exception de sa mère[4]. En 1979, il retourne pendant six mois à Port-au-Prince et y rencontre Margaret Berrouët, son épouse avec qui il a eu trois filles – la première (Melissa) est née à Manhattan, où vivait alors Maggie[7], les deux autres (Sarah et Alexandra) sont nées à Montréal.

Lors de son arrivée à Montréal en juin 1976, il habite rue Saint-Denis et travaille entre autres dans des usines, jusqu’en novembre 1985, date à laquelle est publié son premier roman Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer, qui connait un succès retentissant dans plusieurs pays, notamment dans le monde anglophone où l'auteur est comparé à Bukowski et à Miller[8]. Il sera adapté pour le cinéma par Jacques W. Benoît en 1989, en plus d’être traduit en de nombreuses langues. Par la suite, il travaille pour diverses stations de télévision en tant que chroniqueur et présentateur météo[9]. Il fait notamment partie de La Bande des six, émission de Radio-Canada aux côtés de Marie-France Bazzo, René-Homier Roy, Nathalie Petrowski, Georges-Hébert Germain, et Suzanne Lévesque, où il se consacre aux chroniques « culture » (littérature, cinéma, peinture, musique, théâtre), en continuant son activité d’écriture à saveur autobiographique.

Autodidacte, il suivra néanmoins des cours à l'Université du Québec à Montréal (UQAM).

En 1986, à la fin du duvaliérisme, Dany Laferrière se rend en Haïti avec l’écrivain Jean-Claude Charles, et parcourt le pays tout en tenant une chronique quotidienne pour Le Nouvelliste sur la débâcle des tontons macoutes[10].

À partir de 1990, il vit à Miami avec sa famille en poursuivant son travail d'écriture, puis il se réinstalle à Montréal en 2002.

Le 19 mars 1999, il est invité à l’émission Bouillon de culture de Bernard Pivot, avec les écrivains Eduardo Manet (Cuba), Mongo Beti (Cameroun), Tahar ben Jelloun (Maroc), Robert Lalonde et Gaétan Soucy (Québec)[11]. Sur ce plateau, il souhaite que l’on remette un jour le prix Nobel de littérature au Québec pour l’originalité de sa littérature[12].

De 2002 à 2007, il rédige chaque dimanche une chronique dans le quotidien La Presse sur les sujets brûlants de l'époque comme l'immigration, l'identité et des réflexions sur la littérature, la peinture, la poésie et le cinéma.

À l'été 2007, il propose une chronique matinale sur Radio-Canada avec Franco Nuovo. Par la suite, il occupe le poste d'éditorialiste à l'émission de Marie-France Bazzo, Bazzo.tv, pendant la saison 2008-2009.

En novembre 2009, il reçoit le prix Médicis pour L'Énigme du retour[4].

Dany Laferrière se trouvait à Port-au-Prince avec Michel Le Bris[13] du Festival Étonnants voyageurs le 12 janvier 2010, à 16 heures 53 minutes et 10 secondes, heure locale, quand le séisme frappe Haïti. Son épouse a reçu un courriel de l'écrivain affirmant qu'il était sain et sauf[14]. Il témoigne de cette catastrophe près de deux mois après dans son livre Tout bouge autour de moi[15],[16].

Le 17 janvier, il était honoré Personnalité de l'année 2009 au Gala Excellence La Presse/Radio-Canada[17].

Le , face notamment à Catherine Clément, Arthur Pauly et Jean-Claude Perrier, il est élu au premier tour de scrutin au 2e fauteuil de l'Académie française, devenant le premier auteur d'Haïti et du Canada à y siéger[18],[19]. À 10 heures ce jour-là, il donne une conférence sur la littérature à Port-au-Prince. Il voulait être « dans ce pays où après une effroyable guerre coloniale on a mis la France esclavagiste d’alors à la porte tout en gardant sa langue »[20]. Reçu le 28 mai 2015 par Amin Maalouf, il y prononce comme le veut la tradition son discours de réception[21], en hommage à son prédécesseur Hector Bianciotti[22]. Il est le deuxième membre de cette institution à l'intégrer sans avoir jamais possédé la nationalité française après Julien Green en 1971, et le deuxième noir après Léopold Sédar Senghor (élu en 1983), et le troisième élu membre de l'Institut de France (Ousmane Sow étant élu associé étranger à l'Académie des Beaux-Arts, en 2012).

En , Laferrière présentait sa « bibliothèque idéale » en présence du premier ministre du Québec, Philippe Couillard et de la maire de Paris, Anne Hidalgo, à la bibliothèque de l'Hôtel de ville de Paris[23].

En , Dany Laferrière publie Tout ce qu'on ne te dira pas, Mongo, un roman qui mélange fiction et réflexion, qu'il décrit comme sa longue lettre d'amour de 300 pages au Québec. Il y raconte quarante années de vie et partage quelques conseils pour qui veut s'infiltrer dans une nouvelle culture[24],[25],[26]. Il reçoit le prix[27], décerné par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.

Le , il réalise la leçon inaugurale de la future promotion 2021 de Sciences Po Paris. En 2017, il devient le parrain de la quinzième édition des Correspondances d'Eastman[28].

En 2018, Dany Laferrière devient le président d'honneur de la Fondation pour la langue française[29][source secondaire nécessaire] de la Société Saint-Jean Baptiste.[Laquelle ?]

En , l'écrivain est invité à l'émission 24/60, sur les ondes de Radio-Canada. Il s'exprime sur le traitement politique et médiatique entourant la controverse provoquée par la publication d'une photo du Premier ministre Justin Trudeau, publiée par le magazine américain Time, affirmant qu'il ne peut s'agir d'un « blackface ». Il déplore que l'on oublie de préciser le contexte qui a alimenté l'affaire, Trudeau étant déguisé pour ressembler à Aladin, dans le conte Les Mille et Une Nuits.[réf. nécessaire] « Il faut qu’il y ait une volonté certaine de vouloir ridiculiser et déshumaniser l’autre. Dans le cas de la première image que j’ai vue, où Trudeau était accompagné d’une jeune femme magnifique, et où il avait un très beau turban, les femmes ne semblaient pas effrayées par sa présence… Aux États-Unis, quand on faisait du "blackface" pour ridiculiser, on mettait un regard effrayé, de grosses lèvres, des yeux un peu entourés de blanc pour obtenir un regard à la fois effrayé et effrayant. »

En 2019, Dany Laferrière est délégué de l’Académie française pour prononcer le discours de la Séance solennelle de rentrée des cinq Académies sur le thème du chaos[30]. Il introduit Vertières sous le mot Victoire dans le dictionnaire de l'Académie française[31].

Le , Dany Laferrière est invité au Centenaire des Archives nationales du Québec. Il a rendu un « vibrant hommage à l’institution et à ce qu’elle représente pour la collectivité québécoise »[32],[33], et cite le poème de Gatien Lapointe « Ode au Saint-Laurent ».

Le 1er avril 2020, La Grande Librairie, une émission littéraire créée et présentée par François Busnel, reçoit sur son plateau les écrivains Macha Méril, Cécile Ladjali, Velibor Čolić, et Dany Laferrière[34]. L'émission enregistrée juste avant le début du confinement est diffusée sur France 5. Au cours de cette émission consacrée à l'exil, Dany Laferrière est invité à présenter son roman L'exil vaut le voyage qui compte 408 planches dessinées. Un livre «qui donne le ton» avec « beaucoup d'humour et une certaine tristesse qui permet de célébrer la joie et l'exil »[35]. Le 26 mars 2021, Sophie Durocher[36] cite un bref extrait de cette entrevue qui dure 90 minutes, pour sa chronique[37] : Le 12 août 2020, journée du livre québécois, Dany Laferrière est de passage au Téléjournal de Radio-Canada. Il témoigne de sa visite dans 12 librairies indépendantes et dans le réseau canadien de librairies francophones Renaud-Bray où il est allé salué les libraires en temps de Covid-19. « Impressionné par la compétence des libraires », il affirme que « Internet ne peut pas les remplacer » et invite le monde à « reconnaitre ce qui se passe d'extraordinaire » avec la littérature au Québec[38].

Le 10 juin 2020, il publie une lettre « Le racisme est un virus » dans plusieurs journaux et blogues[39],[40],[41],[42],[43],[44] et sur le site de l'Institut de France[45]. Il s'exprime sur la question du racisme, qui est à l’avant-plan depuis la mort de George Floyd, tué par un policier blanc aux États-Unis lors de son interpellation[46].

Le 8 octobre 2020, il est invité à France Culture pour la réédition de son roman Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer, paru en 1985 et répond à la question « Peut-on encore utiliser le mot nègre en littérature »[47]. Le 25 octobre 2020, il est invité à l'émission Dessine-moi un dimanche pour lire son texte en ondes[48], qui sera publié sur de nombreuses plateformes[49], et repris par l'Académie française le 5 novembre 2020 dans sa rubrique « Dire, ou ne pas dire » sous le titre Le poids d'un mot[50].

Le 13 octobre 2020, une œuvre sculptée de Roger Langevin rendant hommage à Dany Laferrière est prêtée à Bibliothèque et Archives nationales du Québec[51]. Réalisée dans un matériau composite appelé résilice, la sculpture à l’effigie de l'écrivain le représente en position assise sur la plus haute marche d’un escalier, sur les parois duquel est transcrit cet extrait dessiné dans L’exil vaut le voyage, qui donne ainsi son titre à l’œuvre[52].

En 2021, Dany Laferrière est président du 47e prix du Livre Inter[53]. Invité au micro de Léa Salamé, sur les ondes de France Inter il explique que « du moment qu’il y a le mot livre, moi je suis là. Je suis un lecteur qui écrit »[54].

Romans dessinés[modifier | modifier le code]

Alors qu'il prononce une conférence sur Borges, son écrivain préféré[55], à la Bibliothèque nationale d'Argentine[56], Dany Laferrière apprend le décès de sa mère, Marie Nelson[57]. Se disant «fatigué» de nombreux voyages, il remarque que dessiner le calme[58]. Laissant de côté la machine à écrire[59], il se lance dans le roman dessiné, avec « cette main qu’il ne lâchera plus »[60].

Ce nouveau genre littéraire est souligné par la critique qui célèbre la folie[61] et la liberté[62] de l’écrivain qui «replonge ainsi dans l’enfance de l’art»[63]. En 2018, Dany Laferrière fait paraître Autoportrait de Paris avec chat, un premier roman de 320 planches dessinées. Ce livre rend hommage « aux artistes de tous les temps qui ont trouvé asile à Paris »[64]. Invité à l'émission Tout le monde en parle, le bédéiste et dessinateur Enki Bilal salue l'œuvre de l'artiste[65]. En 2019, Laferrière publie Vers d'autres rives, un roman de 112 planches dessinées qui rend hommage cette fois-ci aux poètes et aux peintres haïtiens[66].

L'exil vaut le voyage, roman de 408 pages, parait au printemps de la pandémie de 2020 en France[67]. Dans cet ouvrage qualifié comme les autres[68], d'«ovni littéraire»[69], Dany Laferrière réécrit notamment à la main la lettre envoyée par Toussaint Louverture à Bonaparte en 1802, et qui provoqua son exil[70].

À l’occasion de ses 35 ans d’écriture, au Québec, le Quartier des spectacles accueille l'exposition Un cœur nomade[71] qui retrace la vie et l'œuvre de Dany Laferrière; L'ONF produit à partir de ses livres graphiques une projection architecturale «L’exil vaut le voyage», sur la façade du pavillon Président-Kennedy[72]; Le Festival international de littérature inaugure un parcours piéton à Montréal guidé par quarante citations de Dany Laferrière[73]. L'écrivain dit alors qu'il a l'impression de «marcher dans son œuvre»[74]

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Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Dany Laferrière est élu à l’Académie française le 12 décembre 2013 au fauteuil d’Hector Bianciotti (2e fauteuil).

Doctorat Honoris Causa[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

La date donnée est celle de l'édition originale. Voir les références pour les détails de l'ouvrage, les rééditions et les traductions.

Entre 1985 et 2021, Dany Laferrière a publié 33 livres.

  • Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer, 1985
  • Éroshima, 1987
  • L'Odeur du café,1991
  • Le Goût des jeunes filles, 1992
  • Cette grenade dans la main du jeune Nègre est-elle une arme ou un fruit?,1993
  • Chronique de la dérive douce, 1994
  • Pays sans chapeau, 1996
  • La Chair du maître, 1997
  • Le Cri des oiseaux fous, 2000
  • Je suis fatigué, 2000
  • J'écris comme je vis. Entretien avec Bernard Magnier, 2000
  • Les années 80 dans ma vieille Ford, 2005
  • Vers le sud, 2006
  • Je suis fou de Vava, Dany Laferrière, illustrations de Frédéric Normandin, 2006
  • Je suis un écrivain japonais, 2008
  • La fête des morts, Dany Laferrière, illustrations de Frédéric Normandin, 2009[85]
  • L'Énigme du retour, 2009
  • Un art de vivre par temps de catastrophe, 2010
  • Conversations avec Dany Laferrière, Interviews de Ghila Sroka, 2010
  • Tout bouge autour de moi, 2010
  • L’Art presque perdu de ne rien faire, 2011
  • L’Odeur du café, Dany Laferrière, illustrations de Francesc Rovira, 2014
  • Journal d'un écrivain en pyjama, 2013
  • Le baiser mauve de Vava, Dany Laferrière, illustrations de Frédéric Normandin, 2014
  • Discours de réception de Dany Laferrière à l'Académie Française, hommage à son prédécesseur Hector Bianciotti, 28 mai 2015 [lire en ligne]
  • Tout ce qu'on ne te dira pas, Mongo, 2015
  • Mythologies américaines, 2016
  • Autoportrait de Paris avec chat, 2018
  • Vers d'autres rives, 2019
  • L'exil vaut le voyage, 2020
  • Sur la route avec Bashō, 2021

Autres collaborations

  • La lettre et l’image. Correspondance avec Monique Proulx, 1996[n 1]
  • Chronique hebdomadaire dans le quotidien La Presse de Montréal (2002-2008)
  • L'invité de Grigny, 2006[n 2]
  • Lettre à un futur célèbre écrivain, 2007[n 3]
  • Je voyage en français, 2007[n 4]
  • Jean Price-Mars. Un intellectuel en otage, 2009[n 5]
  • Journal d'un lecteur en dix instantanés, 2011[n 6]
  • Rapide portrait d'un ami en dix éclats, 2012[n 7]
  • Magloire-Saint-Aude, 2012[n 8]
  • Une différente perspective en dix-neuf instantanés, 2012[n 9]
  • L'état de grâce, 2012[n 10]
  • Le jardin de la beauté, 2014[n 11]
  • Un tourbillon et Le voyage à Petit-Goâve, 2013[86]
  • Notes sur un discours, 2014[n 12]
  • Marie Vieux Chauvet a bien écrit le grand roman des années noires de la dictature haïtienne, 2015[n 13]
  • Paris 1983, 2016[n 14]
  • Cher Pierre Larousse, 2017[n 15]
  • Working in the Bathtub: Conversations with the Immortal Dany Laferrière, 2020[n 16]

Lettres[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • 1985 : Haïti (Québec). Tahani Rached, réalisation. Dany Laferrière, narration. Office National du Film du Canada.
  • En 2007, Dany Laferrière apparaît dans le documentaire Animal tropical à Montréal de Frank Rodríguez et Pedro Ruiz, où il raconte des anecdotes de l'auteur Pedro Juan Gutiérrez.
  • 2009 : La Dérive douce d'un enfant de Petit-Goâve de Pedro Ruiz, qui présente un portrait de Dany Laferrière. Faits Divers Média, 2009. 90 min.
  • 2020 : Voyage au pays des immortels, par Serge Moati[87]

Adaptations cinématographiques[modifier | modifier le code]

Enregistrements sonores[modifier | modifier le code]

  • Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer. Montreal: CNIB, 1986; INCA, 1986.
  • Éroshima. Montréal: CNIB, 1988.
  • L’Odeur du café. Montréal: INCA, 1991.
  • Le Goût des jeunes filles. Montréal: INCA, 1993.
  • Cette Grenade dans la main du jeune nègre est-elle une arme ou un fruit? Montréal: INCA, 1994.
  • L'Énigme du retour. Lu par Dany Laferrière - Entretien inédit par Jean-Luc Hees
  • Tout ce qu'on ne te dira pas, Mongo. Lu par Marcel Sabourin, Dany Laferrière, Michel Mpambara et Maryse Beauchamp

Télévision[modifier | modifier le code]

Sculpture[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dialogue d’île en île; De Montréal à Haïti, CIDIHCA; Radio-Canada,
  2. photographies de Jacques Del Pino, Grigny en vies : une ville, un photographe, des écrivains, Ville de Grigny, (ISBN 978-2-915107-22-7)
  3. Thomas C. Spear, Une journée haïtienne, Mémoire d'encrier; Présence africaine,
  4. Michel Le Bris et Jean Rouaud, Pour une littérature-monde, Gallimard,
  5. Jean Price-Mars, Ainsi parla l'Oncle suivi de Revisiter l'Oncle, Montréal (Québec)/Paris, Mémoire d'encrier, , 519 p. (ISBN 978-2-923713-03-8)
  6. (en + fr) George S. Zimbel, Collectif, Le Livre des lecteurs, A Book of Readers, Les éditions Lieux Dits; Les éditions du Passage, (ISBN 978-2-922892-52-9)
  7. Lise Gauvin, Émile Ollivier. Un destin exemplaire, Mémoire d'encrier (ISBN 978-2-89712-019-1)
  8. Magloire-Saint-Aude, Anthologie secrète, Mémoire d'encrier, (ISBN 978-2-89712-045-0)
  9. Dany Laferrière, « Une différente perspective en dix-neuf instantanés », Revue japonaise des études québécoises,‎
  10. Laure Morali & Rodney Saint-Éloi, Collectif, Les Bruits du monde (livre-disque), Montréal (Québec)/Paris, Mémoire d'encrier, , 189 p. (ISBN 978-2-89712-022-1)
  11. Fokal, Espaces de parole, Haïti, Parc de Martissant, (ISBN 978-99970-4-182-1)
  12. Antoine de Rivarol, De l'universalité de la langue française, Paris, Flammarion, , 128 p. (ISBN 978-2-08-133909-5)
  13. Marie Vieux Chauvet, Amour, colère et folie : roman, Paris, Zulma, , 498 p. (ISBN 978-2-84304-738-1)
  14. Collectif, Paris sera toujours une fête. Les plus grands auteurs célèbrent notre capitale, Paris, Gallimard, , 125 p. (ISBN 978-2-07-079397-6)
  15. Sylvie Andreu, Cher Pierre Larousse. 26 Lettres à Pierre Larousse, Suresnes, Bernard Chauveau Édition, , 79 p. (ISBN 978-2-36306-163-8)
  16. « Linda Leith Publishing | Literary fiction, non-fiction, and short Singles essays », sur lindaleith.com (consulté le )

Références[modifier | modifier le code]

  1. Anne Brown, « Le parcours identitaire de Dany Laferrière » : « À l'époque, il vit à Port-au-Prince et porte le même nom que son père : Windsor Klébert Laferrière. La vie du père est menacée en raison de sa farouche opposition au régime Duvalier. Du même coup, la survie du fils est en jeu, car « la dictature n’épargne pas les fils des pères rebelles. Cherchant à soustraire le fils au spectre de la mort qui plane sur lui, sa famille l’affuble d’un nouveau prénom avant de l’extirper du giron familial en l’expédiant chez sa grand-mère à Petit-Goâve. « Ce n’est que fort tard que j’ai su pourquoi on m’avait appelé Dany » »
  2. Alain Dreyfus, « Le nègre de personne », sur Libération (consulté le )
  3. Marie-France Bornais, « La splendeur des souvenirs », Le journal de Québec,‎ (lire en ligne) :

    « Souvent le soir, avant de dormir, je revois Petit-Goâve, celui de mon enfance avec Da, mes tantes, ma sœur, mes amis, Vava, la rue Lamarre, la mer derrière les cocotiers, le poisson frais des pêcheurs qui reviennent de l’île de la Gonâve, la jeune noyée, la bicyclette rouge que je n’ai jamais eue, mais que la fiction, généreuse, m’a permis de récupérer... »

  4. a b et c Isabelle Paré, « Le Médicis à Dany Laferrière - «Je n'ai aucun sens de la carrière. J'écris des livres, c'est tout.» », Le Devoir,
  5. Amin Maalouf, « Réponse au discours de réception de Dany Laferrière », Académie française,‎ (lire en ligne) :

    « Après l’Italie, il aurait passé du temps en Argentine, avant de partir pour les États-Unis. Aux dernières nouvelles, il serait à New York, dans le quartier de Brooklyn. »

  6. Alain Dreyfus, « Le nègre de personne », Libération,
  7. (en) Adam Leith Gollner, « Interview with Dany Laferrière / The art of Fiction No. 237 », The Paris Review,‎ fall 2017, pp. 179-204
  8. (en) « How to Make Love to a Negro Without Getting Tired »
  9. « Téléjournal », sur radio-canada.ca
  10. Dany Laferrière, « Blues pour mister Charlie » : « On ne s’est vraiment rencontrés qu’à Port-au-Prince, quelques mois après le départ de Jean-Claude Duvalier vers la fin d’avril 1986. Charles était envoyé par Le Monde pour couvrir cette étrange absence des Duvalier dans ce pays dont ils se croyaient finalement les propriétaires et la montée de sève d’un État de droit. Je l'accompagnais en publiant un article quotidien dans Le Nouvelliste. On sillonnait le pays dans une voiture prêtée par Aubelin Jolicoeur. Il fallait nous voir, irresponsables, dans cette grosse bagnole avec une plaque officielle dans ce pays assoiffé de vengeance, où des affamés partaient à la recherche du moindre tonton-macoute. On a passé quinze jours ensemble à regarder cette débâcle, on aurait dit la fin de la guerre du Vietnam. De longues conversations au crépuscule sur une terrasse d’hôtel, un verre de rhum à portée de main. Charles semblait heureux. C’était peut-être la dernière fois. »
  11. [vidéo] [1]
  12. « Prix Ludger-Duvernay à Dany Laferrière: tout un monde à lire », sur HuffPost Québec, (consulté le )
  13. « Le message de Dany Laferrière », sur lapresse.ca, (consulté le )
  14. Dany Laferrière, Tout bouge autour de moi, 2011, Mayenne, Grasset, (ISBN 9782246777311), 12.01.2012, page 30 "Les premiers messages".
  15. « Un séisme, un livre », sur lapresse.ca, (consulté le )
  16. Claude Arnaud, « Victor Hugo à Port-au-Prince », sur Le Point, (consulté le )
  17. L’écrivain Dany Laferrière est sain et sauf, Canoe.ca, 14 janvier 2010
  18. « Dany Laferrière élu à l’Académie française », Le Devoir,
  19. Mohammed Aïssaoui, « Dany Laferrière, élu à l'Académie française », Le Figaro,
  20. Dany Laferrière, « Discours de réception », sur Académie française,  : « j’ai voulu être en Haïti, sur cette terre blessée, pour apprendre la nouvelle de mon élection à la plus prestigieuse institution littéraire du monde. J’ai voulu être dans ce pays où après une effroyable guerre coloniale on a mis la France esclavagiste d’alors à la porte tout en gardant sa langue. Ces guerriers n’avaient rien contre une langue qui parlait parfois de révolution, souvent de liberté. »
  21. « Académie française : le magistral éloge de Dany Laferrière », sur Le Figaro (consulté le )
  22. « Discours de réception de Dany Laferrière » du 28 mai 2015, site de l'Académie Française.
  23. « La bibliothèque idéale de Dany Laferrière | Actualités », sur international.gouv.qc.ca (consulté le ).
  24. « Tout ce qu'on ne te dira pas, Mongo: une lettre d'amour au Québec », sur lapresse.ca, (consulté le ).
  25. Marie-France Bornais, « Apprendre la vie québécoise », sur journaldemontreal.com, Le Journal de Montréal (consulté le ).
  26. « Conseils d’un Immortel à un nouvel immigré », sur Le Devoir (consulté le )
  27. Le prix Ludger-Duvernay (littérature)
  28. « Dany Laferrière et l'art perdu de se barbouiller le visage avec une fleur | Les Correspondances d'Eastman », sur lafabriqueculturelle.tv, (consulté le )
  29. « Lancement de la Fondation », sur Fondation pour la langue française, (consulté le )
  30. Dany Laferrière, « Un art de vivre par temps de catastrophe », sur Académie française, (consulté le )
  31. « Dany Laferrière, académicien, écrivain donne une conférence à l’Alliance Française du Cap-Haïtien, Haïti », sur Alliances françaises : « Le mot « Vertières » n’existait dans aucun dictionnaire français et c’est en février 2019, plus de deux siècles après, que l’auteur a fait entrer ce mot dans la 9e édition du dictionnaire de l’Académie française (passé récemment au numérique) »
  32. Zone Société- ICI.Radio-Canada.ca, « Les Archives nationales du Québec fêtent leur centenaire », sur Radio-Canada.ca (consulté le )
  33. Communiqué de presse : « Les Archives nationales du Québec : 100 ans au service de la mémoire collective du Québec | BAnQ », sur www.banq.qc.ca (consulté le )
  34. « Le 1er avril, La Grande Librairie invite à l'exil », sur ActuaLitté.com (consulté le )
  35. « Dany Lafferrière : l'exil vaut le voyage » [vidéo] (consulté le )
  36. Normand Baillargeon, « L’affaire Sophie Durocher », sur Voir.ca (consulté le )
  37. Sophie Durocher, « Dany Laferrière et le Québec », sur Le Journal de Montréal (consulté le )
  38. « La littérature au Québec : entrevue avec Dany Laferrière » (consulté le )
  39. « « Le racisme est un virus », par Dany Laferrière », sur L'Obs (consulté le )
  40. Dany Laferrière, « Le racisme est un virus », sur Club de Mediapart (consulté le )
  41. « Le racisme est un virus: un texte de Dany Laferrière », sur Le Devoir (consulté le )
  42. Dany Laferrière de l'Académie française, « Le racisme est un virus », sur Le Journal de Montréal (consulté le )
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Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ursula Mathis-Moser, Dany Laferrière. La dérive américaine, Montréal, VLB Éditeur, collection « Les champs de la culture », 2003.
  • Beniamin M. Vasile, Dany Laferrière: l'autodidacte et le processus de création, Paris, l'Harmattan, collection "Critiques Littéraires", 2008.
  • Christiane Ndiaye, Comprendre l'énigme littéraire de Dany Laferrière, Port-au-Prince, Éd. de l'Université d'État d'Haïti, 2010 (ISBN 978-99935-57-24-1)
  • Jean Morency et Jimmy Thibeault (dir.) « Dany Laferrière », Voix et Images, vol. XXXVI, no 2 (107), hiver 2011, p. 5-113.
  • Frantz-Antoine Leconte, L'univers romanesque de Dany Laferrière, C3éditions, 2019.
  • Desorbay Bernadette, Dany Laferrière : la vie à l'oeuvre, PIE - Peter Lang, 2020 (ISBN 9782807616929).

Liens externes[modifier | modifier le code]