Frédéric Vitoux

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Frédéric Vitoux
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Président
Commission d'enrichissement de la langue française
depuis
Fauteuil 15 de l'Académie française
depuis le
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Œuvres principales

Frédéric Vitoux, né le à Vitry-aux-Loges (Loiret), est un écrivain et critique littéraire français, membre de l'Académie française.

Il s'est notamment illustré dans les domaines du roman, de la biographie, et de la critique littéraire et cinématographique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Frédéric Vitoux est le fils de Marguerite Denoyer et Pierre Vitoux, journaliste au Petit Parisien. Il indique être né dans un petit village du Loiret, au moment précis de la Libération, dans les quelques heures séparant le départ de la Wehrmacht et l'arrivée des Alliés[1]. Quelques jours après sa naissance, il est reparti avec sa mère à Paris, dans l'hôtel Lambert, sur l'Île Saint-Louis, où sa famille habitait depuis plusieurs générations[2]. Il n'a rencontré son père, qui était venu le voir juste après sa naissance mais a été emprisonné ensuite pour faits de collaboration, qu'à l'âge de quatre ans (il en a parlé par la suite dans son roman L’Ami de mon père)[2].

Frédéric Vitoux a suivi ses études secondaires à l’école Massillon, puis au lycée Charlemagne à Paris. Élève de mathématiques supérieures dans cet établissement après son bac, il prépare cependant le concours d’entrée à l’IDHEC (Institut des hautes études cinématographiques) puis bifurque vers des études littéraires : licence de lettres à la Sorbonne puis doctorat ès lettres, en 1972, avec une thèse consacrée à Louis-Ferdinand Céline[3] et qui, remaniée, deviendra son premier livre[2].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il a une sœur et un frère. En , il épouse Nicole Chardaire née en [4], elle aussi originaire de l'Île Saint-Louis et qui y tenait une librairie minuscule[2].

Écrivain et journaliste[modifier | modifier le code]

À partir de 1966, il écrit dans la revue de cinéma Positif.

En septembre 1973, son premier roman Cartes postales est publié chez Gallimard. En 1974, il devient critique littéraire au Quotidien de Paris que lance Philippe Tesson. En 1978 il rejoint Le Nouvel Observateur où il est critique littéraire et cinématographique. Dans les années 1970, il est conseiller littéraire aux éditions Stock puis entre au comité de lecture des éditions Calmann-Lévy, où il reste jusqu’au début des années 1990.

Il a également écrit le scénario et les dialogues d'une très libre adaptation de Sans Famille d’Hector Malot, diffusée sur la chaîne de télévision France 2 en décembre 2000, et le scénario d'une non moins libre adaptation de Robinson Crusoé, toujours pour France 2, deux ans plus tard.

Sainte-Maxime où il passait, enfant, ses vacances dans la villa familiale, est régulièrement le théâtre de ses romans (L’Ami de mon père, La Nartelle, Riviera, Villa Sémiramis, Clarisse, Longtemps, j'ai donné raison à Ginger Rogers).

Il a aussi publié des essais : Rossini, Venise, Céline, et (sur le chat de celui-ci) Bébert, le Chat de Louis-Ferdinand Céline (1976), puis La Vie de Céline (1988).

Depuis 2016, il préside la Commission d'enrichissement de la langue française.

Académie française[modifier | modifier le code]

Il a été élu à l’Académie française le , au fauteuil 15, succédant à Jacques Laurent. Il est reçu le par Michel Déon ; lui-même reçoit Jean-Loup Dabadie le et Michael Edwards le .

Récompenses[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1973 :
    • Louis-Ferdinand Céline, misère et parole (Gallimard ; thèse de 3e cycle ès lettres remaniée)
    • Cartes postales (Gallimard)
  • 1976 :
    • Les Cercles de l’orage (Grasset)
    • Bébert, le chat de Louis-Ferdinand Céline (Grasset)
  • 1978 : Yedda jusqu’à la fin (Grasset) et Céline (Belfond)
  • 1979 : Un amour de chat (Balland)
  • 1981 : Mes îles Saint-Louis (Le Chêne)
  • 1982 : Gioacchino Rossini (Le Seuil)
  • 1983 : Fin de saison au Palazzo Pedrotti (Le Seuil)
  • 1985 : La Nartelle (Le Seuil)
  • 1986 : Il me semble désormais que Roger est en Italie (Actes-Sud)
  • 1987 : Riviera (Le Seuil)
  • 1988 : La vie de Céline (Grasset)
  • 1990 : Sérénissime (Le Seuil) et L'art de vivre à Venise (Flammarion)
  • 1992 : Charles et Camille (Le Seuil)
  • 1993 : Paris vu du Louvre (A. Biro)
  • 1994 : La Comédie de Terracina (Le Seuil)
  • 1996 : Deux femmes (Le Seuil)
  • 1998 : Esther et le diplomate (Le Seuil)
  • 2000 : L’ami de mon père (Le Seuil) roman où il évoque la collaboration de son père.
  • 2001 : Le Var pluriel et singulier (Équinoxe)
  • 2003 : Des dahlias rouge et mauve (Le Seuil)
  • 2004 : Villa Sémiramis (Le Seuil)
  • 2005 : Le roman de Figaro (Fayard)
  • 2006 : Un film avec elle (Fayard)
  • 2008 : Clarisse (Fayard)
  • 2008 : Dictionnaire amoureux des chats (Plon)
  • 2009 : Céline, un homme en colère (Écriture)
  • 2010 : Grand Hôtel Nelson (Fayard)
  • 2011 : Bernard Frank est un chat (Léo Scheer)
  • 2012 : Jours inquiets dans l’île Saint-Louis (Fayard)
  • 2013 : Voir Manet (Fayard)
  • 2014 : Les Désengagés (Fayard)
  • 2016 : Au Rendez-vous des Mariniers (Fayard)
  • 2018 : L'Express de Bénarès (Fayard)
  • 2020 : Longtemps, j'ai donné raison à Ginger Rogers (Grasset)

Assistant réalisateur[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]