Dominique Fernandez

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Dominique Fernandez
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Dominique Fernandez en 2009

Naissance (85 ans)
Neuilly-sur-Seine
Activité principale
Écrivain, universitaire, académicien
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture français
Genres
Roman, essai, récit de voyage, guide

Œuvres principales

Dominique Fernandez, né le à Neuilly-sur-Seine, est un écrivain, romancier, essayiste et grand voyageur français, membre de l’Académie française.

Biographie[modifier | modifier le code]

C'est le fils de Ramon Fernandez, critique littéraire français d'origine mexicaine et collaborationniste[1], à qui il consacrera en 2009 son livre Ramon, et de Liliane Chomette, normalienne et professeur de lettres, née à Saint-Anthème (Puy de Dôme) le 1er avril 1901, et décédée à Paris (15e) le 17 mai 1985[2].

Ancien élève de l'École normale supérieure[1] (promotion 1950 Lettres), il obtient l'agrégation d'italien en 1955 et devient deux ans plus tard professeur à l’Institut français de Naples. En 1968, il soutient sa thèse sur L’Échec de Pavese et obtient le titre de docteur ès lettres. Il est ensuite nommé professeur d’italien à l’université Rennes 2.

Il partage son temps entre son travail d'enseignant, l'écriture de ses livres et la rédaction de ses articles pour La Quinzaine littéraire, L'Express, la revue suisse d'art et de culture Artpassions ou le Nouvel Observateur. Il reçoit le Prix Médicis en 1974, pour Porporino ou les Mystères de Naples, histoire d'un castrat dans l'Italie du XVIIIe siècle. En 1982, son roman fondé sur la vie de Pasolini, Dans la main de l'ange, est couronné du Prix Goncourt[3].

À 77 ans, il est élu à l'Académie française le , au siège laissé vacant par le décès du professeur Jean Bernard, et reçu sous la Coupole le par Pierre-Jean Rémy[4].

Il est l'inventeur de la « psychobiographie[3] », qu'il définit comme l'étude de l'intercation entre l'homme et l'œuvre et de leur unité saisie dans ses motivations inconscientes[5]. Cette méthode est voisine de la « psychocritique », dite aussi « psychanalyse critique », de Charles Mauron. Grand voyageur, spécialiste de l'art baroque et de la culture italienne, Dominique Fernandez a ramené de ses nombreux voyages en Italie, en Bohême, au Portugal, en Russie, en Syrie, au Brésil ou en Bolivie des récits illustrés par le photographe Ferrante Ferranti, son compagnon durant quinze ans[1].

Il ne fait pas mystère de son homosexualité, révélée au public lors de la parution de Porporino ou les Mystères de Naples, en 1975, et sur laquelle il a notamment écrit dans son ouvrage L'Étoile rose (1978). En 1999, il prend la défense du PACS. Se qualifiant de « premier académicien ouvertement gay », il a fait figurer Ganymède sur le pommeau de son épée[1].

Il a été marié de 1961 à 1971 à Diane de Margerie avec qui il a eu un fils, Ramon Fernandez (prénommé comme son grand-père), et une fille, Laetitia.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

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  • « Le silence est comme une nudité de l'âme, qui s'est libérée de la parure des mots. » (Sentiment indien, 2005)
  • « Raconter des histoires : ce devrait être la fonction première du roman. » (l'Art de Raconter, 2007)
  • « Être homosexuel, ce n'est pas seulement préférer les personnes de son propre sexe. C'est (ce devrait continuer à être) se tenir en marge de la masse de ses semblables, penser et agir différemment, apporter dans le consensus social un ferment de révolte et de discorde. » (Le Monde, 2009)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Édouard Launet, « Du père à l’épée », Libération, .
  2. "verstorben am 17. Mai 1985 - Paris 15, 75 Paris, 33 rue Olivier de Serres, Hôpital Saint Michel" en ligne
  3. a et b Notice biographique sur le site de l'Académie française.
  4. Étienne de Montety, « Dominique Fernandez reçu sous la Coupole », Le Figaro, 14 décembre 2007.
  5. L'Arbre jusqu'aux racines : psychanalyse et création, éditions Grasset, 1972.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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