François Cheng

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François Cheng
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François Cheng.

Nom de naissance 程抱一
Chéng Bàoyī
Naissance (86 ans)
Nanchang
Activité principale
Distinctions
Prix Femina (1998), Grand prix de la francophonie de l'Académie française (2001), membre de l'Académie française (fauteuil 34)
Auteur
Langue d’écriture chinois, français
Genres
Essai, poésie, roman

Œuvres principales

François Cheng (nom d'auteur, en chinois : 程抱一, « Qui embrasse l'Unité », Chéng Bàoyī en transcription phonétique pinyin), né le en Chine, à Jinan dans la province de Shandong, est un écrivain, poète et calligraphe chinois naturalisé français en 1971.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nom originel chinois : Cheng Chi-Hsien 程纪贤. Issu d'une famille de lettrés, après des études à l'Université de Nankin, François Cheng arrive à Paris avec ses parents en 1948 lorsque son père obtient un poste à l'Unesco. Alors que sa famille émigre aux États-Unis en 1949 en raison de la guerre civile chinoise, il décide de s'installer définitivement en France, motivé par sa passion pour la culture française. Il se consacre à l'étude de la langue et de la littérature française en vivant dans le dénuement et la solitude[1] avant de faire dans les années 1960 des études universitaires, en préparant un diplôme de l'École pratique des hautes études (EPHE)[2],[3]. Il se lance aussi dans des traductions en chinois de poèmes français puis celles de poèmes chinois en français[4].

Tout d'abord, il publie de la poésie en chinois à Taïwan et à Hong Kong. Ce n'est que tardivement (en 1977) qu'il écrit en français, sur la pensée, la peinture et l'esthétique chinoises et aussi des ouvrages poétiques. Jugeant avoir acquis assez d'expérience, il peut ensuite se lancer dans l'écriture de romans. Il publie également un album de ses propres calligraphies.

Depuis 2008, il est membre du comité d'honneur de la Fondation Chirac[5], créée pour agir en faveur de la paix dans le monde. Il est également membre d'honneur de l'Observatoire du patrimoine religieux (OPR), une association multiconfessionnelle qui œuvre à la préservation et au rayonnement du patrimoine cultuel français.

Son prénom français fait référence à saint François d'Assise[6].

Il est le père de la sinologue Anne Cheng.

Honneurs et distinctions[modifier | modifier le code]

En 2000, il reçoit le prix Roger-Caillois pour ses essais et son recueil de poèmes Double Chant. En 2001, François Cheng reçoit le grand prix de la francophonie de l'Académie française. Le , il devient membre de l'Académie française ; premier Asiatique élu, il est le vingtième récipiendaire du fauteuil 34. Il est membre du Haut Conseil de la Francophonie.

Il a été promu Officier de la Légion d'honneur le [7].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Calligraphie[modifier | modifier le code]

François Cheng n'est pas seulement écrivain, il est également artiste. Il est l'auteur de nombreuses calligraphies. François Cheng évoque la calligraphie dans de nombreux ouvrages tel que Vide et Plein : Le langage pictural chinois ou encore Et le souffle devient signe.

Quelques citations de François Cheng[modifier | modifier le code]

"Il faut racheter le monde par la beauté : beauté du geste, de l'innocence, du sacrifice, de l'idéal."

"La passion charnelle reste la plus haute forme de quête spirituelle. Elle est un aperçu de l'éternité."

"Si l'esprit raisonne, l'âme, elle, résonne."

"Par delà les mots, il y a la musique des vers."

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Madeleine Bertaud, François Cheng. Un cheminement vers la vie ouverte, Éditions Hermann, 2009 ; et 2de édition, révisée et complétée, Hermann, 2011.
  • Yinde Zhang, « François Cheng ou dire la Chine en français », Revue de littérature comparée, 2/2007, no 322, p. 141-152. [lire en ligne]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François Cheng, Assise, Albin Michel, Paris 2013, p. 10
  2. Francois Cheng (Cheng Chi-Hsien), Analyse formelle de l'œuvre poétique d'un auteur des Tang, Zhang Ruo-xu, sous la direction d'Alexis Rygaloff, École pratique des hautes études, 1969, édition EPHE - Paris Mouton, 1970.
  3. François Cheng ou dire la Chine en français par Yinde Zhang, Revue de littérature comparée 2/2007 (no 322), p. 141-152.
  4. Antoine Gaudemar, Les tribulations d'un Chinois en Cheng. Passeur en France de la culture chinoise et en Chine de la poésie française, François Cheng narre, dans « le Dit de Tianyi », l'itinéraire d'une génération de Chinois qui s'achève dans le chaos de la Révolution culturelle. Libération, 5 novembre 1998.
  5. Comité d'honneur de la Fondation Chirac
  6. Assise, une rencontre inattendue, Paris, Albin Michel, 2014, 51 p.
  7. « La Légion d'honneur du Nouvel An », Le Figaro, 1er janvier 2009.

Liens externes[modifier | modifier le code]