Adolphe Assi

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Adolphe Assi
Adolphe Assi 1.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 44 ans)
NouméaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Adolphe Alphonse AssiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Mécanicien, communard, ouvrier, franc-maçonVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Arme
Conflit
Lieu de détention

Adolphe Alphonse Assi est né à Roubaix le et est mort à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) le .

C'est une personnalité de la Commune de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Cet ouvrier mécanicien s'engage à 17 ans comme volontaire dans l'armée du Second Empire. Sergent-fourrier faisant office de sergent-major à Boulogne, il déserte sans doute suite à des malversations. Il passe en Angleterre puis en Suisse où il reste deux ans. Il rejoint la lutte de Giuseppe Garibaldi pour l'unification de l'Italie. En 1868, au hasard d'un tour de France ouvrier, il se fixe au Creusot, comme ajusteur aux usines Schneider et Cie. Le 17 janvier 1870, il est nommé président du Comité provisoire chargé de gérer la Caisse de solidarité et participe aux grèves. Il fait circuler des programmes de l'Internationale et apparait comme l'un des principaux organisateurs de la grève du Creuzot. Le 19 janvier il est licencié, puis le 1er mai arrêté après l'échec des grèves. Il est jugé au troisième procès de l'Association internationale des travailleurs. Il quitte Le Creusot pour Paris puis à nouveau pour l'Angleterre.

Revenu quelques jours avant le 4 septembre à Paris, il s'occupe de réorganiser les sections de l'Internationale.

Pendant le siège de Paris par les Allemands (septembre 1870-mars 1871), il est lieutenant au 192e bataillon de la Garde nationale, et fait partie du Comité central de la Garde nationale. Le 17 mars il est élu commandant du 67e bataillon et le 19 mars comme colonel. Il fut l'un de ceux qui s'opposa à la restitution des canons. Il devient gouverneur de l'Hôtel de Ville de Paris. Le 26 mars il est élu au Conseil de la Commune par le XIe arrondissement avec 19.890 voix. Il fut l'un des signataires de la proposition des dix commissions à nommer pour diriger les affaires. Il fit partie de la commission de la Sûreté générale. Son ambition supposée lui vaut une arrestation du 1er au 15 avril, sous l'inculpation de communication avec Versailles fondée sur la remise de compte-rendus de séances secrètes à un journal dit réactionnaire. Relâché il est nommé délégué aux fabrications de guerre. Durant la Semaine sanglante les soldats "Versaillais" le font prisonnier et le troisième conseil de guerre le condamne à la déportation en Nouvelle-Calédonie.

Après l'amnistie de 1880, il reste à Nouméa comme mécanicien ajusteur.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Bernard Noël, Dictionnaire de la Commune, Flammarion, collection Champs, 1978.
  • Pierre Ponsot, Les grèves de 1870 et la Commune de 1871 au Creusot, Editions sociales, 1958
  • Jules Clère, Les Hommes de la Commune[1], Édouard Dentu, Paris,
  • Paul Delion, Les Membres de la Commune et du comité central, Alphonse Lemerre, paris 1871

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lire la version numérisée sur le site Gallica.fr.

Liens externes[modifier | modifier le code]