Henri Schneider

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Henri Schneider
Fonctions
Député de Saône-et-Loire
Membre du Conseil général de Saône-et-Loire
Maire du Creusot
Prédécesseur Jean-Baptiste Dumay
Successeur Eugène II Schneider
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Le Creusot
Date de décès
Lieu de décès Paris
Parti politique Boulangiste
Profession Industriel

Henri Adolphe Eugène Schneider, est un industriel et homme politique français, né au Creusot (Saône-et-Loire) le et mort à Paris le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Eugène I Schneider, maître de forges, ministre de l'Agriculture en 1851, et petit-fils de Gilles Lemoine des Mares. Il devient l'associé de son père dans l'entreprise Schneider et Cie en 1867 et lui succéda à la direction en 1875. Il s'attacha au développement de la fabrication et de la qualité de constructions mécaniques et d’armements.

Il fut également administrateur de la Compagnie des chemins de fer d'Orléans et régent de la Banque de France de 1866 à 1898.

Il est maire du Creusot de 1871 à 1896, conseiller général du canton du Creusot et député boulangiste de Saône-et-Loire de 1889 à 1898.

Il se fait connaître par ses initiatives paternalistes auprès de ses employés et fonde notamment l'hopital du Creusot appelé « Hôtel-Dieu ».

Il décède à Paris, dans son hôtel particulier, au 137 rue du Faubourg-Saint-Honoré.

Il est inhumé dans le caveau familial des Schneider dans l'église Saint-Charles au Creusot.

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Marié deux fois, il est le père de 5 enfants :

Enfants avec Marie Julie Zélie Asselin :

Enfants avec Louise Pauline Eudoxie Asselin :

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Au Creusot, une statue en bronze sur un socle en pierre (de Emile Peynot) le représente assis sur une chaise une carte dépliée sur ses genoux. Le devant du socle est décoré par deux futs de canons croisés reposant sur des lauriers, à l'arrière du socle se trouve un creuset crachant des flammes, desquelles émerge la silhouette du Creusot. Différents personnages en pierre complètent le socle, à droite, appuyé sur le soubassement du monument, un forgeron en tenue de travail (tenaille, sabots, tablier de cuir, masque relevé) symbolise le travail et la sécurité accordés par le patron. À gauche, un vieil ouvrier en uniforme de la maison de retraite Saint-Henri discute avec un jeune écolier. Ils représentent tous les deux la prise sociale. Cette statue fut inaugurée le 30 septembre 1923 sur la place devant l'hôpital du Creusot.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Louis Beaucarnot, Les Schneider, une dynastie, Hachette Littérature, 1986
  • Elvire de Brissac, Ô dix-neuvième !, Grasset, prix Femina essai, 2001
  • Elvire de Brissac, Il était une fois les Schneider, Grasset, 2007
  • Dominique Schneidre, Les Schneider, Le Creusot, Fayard, 1995
  • Dominique Schneidre, Fortune de mère, Fayard, 2001
  • Les Schneider, Le Creusot, une famille, une entreprise, une ville, 1836-1960, catalogue de l'exposition
  • Microsoft Encarta collection 2003
  • « Henri Schneider », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
  • Agnès D'Angio, « La branche travaux publics de Schneider et Cie : Naissance et développement (1895-1949) », Histoire, économie et société, Paris, CDU SEDES, 2e trimestre 1995, « Entreprises et entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics (XVIIIe-XXe siècles) », p. 331-343, lire en ligne.
  • Claude Beaudsem, « De l'expansion internationale à la multinationale Schneider en Russie (1896-1914) », Histoire, économie et société, Paris, CDU SEDES, 4e trimestre 1985, p. 575-602, lire en ligne.
  • Claude Beaudsem, « Les Schneider marchands de canons (1870-1914) », Histoire, économie et société, Paris, CDU SEDES, 1er trimestre 1995, p. 107-131, [www.persee.fr/doc/hes_0752-5702_1995_num_14_1_1763 lire en ligne].
  • Claude Beaudsem, « L'innovation des établissements Schneider (1837-1960) », Histoire, économie et société, Paris, CDU SEDES, 3e trimestre 1995, p. 501-518, lire en ligne.
  • Daijiro Fujimurasem, « Schneider et Cie et son plan d'organisation administrative de 1913 : analyse et interprétation », Histoire, économie et société, Paris, CDU SEDES, 2e trimestre 1991, p. 269-276, lire en ligne.

Notes et références[modifier | modifier le code]