Eugène II Schneider

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Eugène II Schneider
Eugène II Schneider.jpg
Fonctions
Maire du Creusot
-
Liste des députés de Saône-et-Loire
-
Conseiller général de Saône-et-Loire
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Domicile
Activités
Père
Fratrie
Conjoint
Antoinette de Rafélis de Saint-Sauveur (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Autres informations
Parti politique
Membre de
Distinction

Charles Prosper Eugène Schneider[1] est un industriel français, maître de forges et dirigeant des usines du Creusot, né au Creusot (Saône-et-Loire) le [2] et mort à Paris le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Eugène II Schneider est le successeur à la tête des établissements Schneider et Cie d'Eugène I Schneider, son grand-père, et d'Henri Schneider, son père. Son successeur sera Charles Schneider, son fils.

Il est administrateur du Crédit lyonnais, du PLM, de la Banque de l'Union parisienne et de la Société métallurgique de Normandie et président de l'Union européenne industrielle et financière.

Eugène II Schneider est élu député du Creusot en 1898 puis réélu en 1902 et 1906 avant de se retirer de la vie politique en 1910. Il a aussi été maire du Creusot de 1896 à 1900.

Le 5 mai 1934, il est élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques.

Il se marie en 1894 à Antoinette de Rafélis de Saint-Sauveur et aura comme descendance :

Il est inhumé dans le caveau familial des Schneider dans l'église Saint-Charles au Creusot.

Engagement politique et patronal[modifier | modifier le code]

La commission de direction du Comité des forges de France en 1914. Premier rang, de gauche à droite : Louis Mercier, François de Wendel, Henry Darcy, Eugène Schneider, Florent Guillain, Robert Pinot, comte Fernand de Saintignon, Léon Lévy, Henri de Freycinet, Camille Cavallier, Émile Ferry, Georges Claudinon. Deuxième rang : Armand Résimont, Ernest Lesaffre, Claudius Magnin, Léopold Pralon, baron Xavier Reille, Alexandre Dreux, Charles Boutmy, Léon de Nervo, Daniel Bethmont, Edmond Capitain-Geny, François Dujardin-Beaumetz. Peinture d'Adolphe Déchenaud, au siège de Schneider, rue de Madrid, Paris[3].

Homme politique, élu député et maire du Creusot, il est aussi très impliqué dans le Comité des forges. Il publie aussi de nombreuses brochures où il expose ses écrits théoriques sur le capitalisme. Lors de la grand grève de 1899-1900, il acquiert une réputation de briseur de grève en pratiquant le lock-out et en étant à l'origine de la création du premier syndicat jaune le 29 octobre 1899[4]. Cette attitude lui vaut d'être l'objet de critiques nourries de la gauche qui dénonce l'"entrepreneur de bombes funèbres". Symbole des 200 familles, Eugène et sa famille font l'objet de nombreux pamphlets et attaques de la presse satirique[5].

Hommages[modifier | modifier le code]

Au Creusot, une statue en bronze sur un socle de pierre polie (de Paul Landowski) le représente en tenue de membre de l'Institut de France avec l'épée sur le côté et dans la main le plan d'urbanisme de la ville du Creusot qu'il a élaboré. Cette statue a été inaugurée le 30 septembre 1951 sur le boulevard du Guide au Creusot, rebaptisé depuis boulevard Henri-Paul Schneider, du nom de son fils mort à la guerre (1914-1918).

Sources[modifier | modifier le code]

  • « Eugène II Schneider », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Références[modifier | modifier le code]

  1. appelé parfois Eugène II Schneider pour le distinguer de son grand-père
  2. http://www.genea-bdf.org/BasesDonnees/genealogies/schneider.htm
  3. Collectif, Les Schneider, Le Creusot: une famille, une entreprise, une ville (1836 -1960), Fayard, 1995
  4. René-Pierre Parize, Le Creusot 1898-1900. La naissance du syndicalisme et les mouvements sociaux à l'aube du XXe siècle, Les nouvelles éditions du Creusot, 2009, p.189.
  5. Dictionnaire historique des patrons français sous la direction de Jean-Claude Daumas, en collaboration avec Alain Chatriot, Danièle Fraboulet, Patrick Fridenson et Hervé Joly, p. 648

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]