Communauté urbaine Creusot Montceau

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Communauté urbaine Creusot Montceau
Blason de Communauté urbaine Creusot Montceau
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Forme Communauté urbaine
Siège Le Creusot
Communes 34
Président David Marti (PS)
Budget 91 000 000 
Date de création
Code SIREN 247100290
Démographie
Population 93 072 hab. (2018)
Densité 125 hab./km2
Géographie
Superficie 742,0 km2
Localisation
Localisation de Communauté urbaine Creusot Montceau
Situation dans le département.
Liens
Site web creusot-montceau.org
Fiche Banatic Données en ligne
Fiche INSEE Dossier complet en ligne

La Communauté urbaine Creusot Montceau ou CUCM, structure intercommunale française, située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

La communauté urbaine Creusot Montceau a été créée en 1970 et rassemble aujourd'hui trente-quatre communes autour de ses deux villes centres, Le Creusot et Montceau-les-Mines. Cette particularité en fait un cas unique au sein des 11 communautés urbaines de France[1].

Premier pôle industriel entre Paris et Lyon et 2e site universitaire de Bourgogne, la Communauté urbaine Creusot Montceau accueille aujourd'hui plus de 2 500 entreprises et recense près de 30 000 emplois sur son territoire.[réf. nécessaire]

Historique[modifier | modifier le code]

La Communauté urbaine Creusot Montceau (CUCM) s'est constituée le (décret pris en Conseil d'état)[2], à une époque où aucun seuil de population n'était requis (depuis la loi MAPAM de 2014, un seuil de 250 000 habitants est nécessaire pour la création d'une communauté urbaine). C'est alors la 6e communauté urbaine créée en France, après celles de Lyon, de Lille, de Bordeaux et de Strasbourg, toutes les quatre créées en 1966 (devenues depuis des métropoles), puis celle de Dunkerque, créée en 1968 (cette dernière étant la première communauté urbaine crée de façon volontaire, et non par la loi).

Le , à l'appel du préfet de Saône-et-Loire, une réunion de vingt-sept maires avait été organisée en vue de créer une communauté, le Syndicat intercommunal à vocations multiples (SIBM) du bassin minier de Montceau-les-Mines étant chargé de l'animation, des recherches et de la sensibilisation. L'année suivante, une consultation des conseils municipaux concernés avait été mise sur pied, et quatorze conseils sur dix-sept avaient donné leur accord. La CUCM fut finalement créée par seize communes fondatrices : Le Creusot, Montceau-les-Mines, Les Bizots, Blanzy, Le Breuil, Ciry-le-Noble, Écuisses, Montcenis, Montchanin, Perrecy-les-Forges, Pouilloux, Saint-Berain-sous-Sanvignes, Saint-Eusèbe, Saint-Vallier, Sanvignes-les-Mines et Torcy.

Après sept ans de gestion par la droite, la majorité communautaire de la CUCM bascula à gauche, et dans la zone nord par la même occasion, en 1977.

L'un des plus grands chantiers de la CUCM fut la reconversion de l'ancien site industriel de Creusot-Loire en 1984, avec notamment l'acquisition de 40 hectares de friches industrielles de la plaine des Riaux au Creusot. S'il a été envisagé de réhabiliter l'ensemble des anciens ateliers, la contrainte économique a eu pour conséquence que seuls cinq bâtiments furent conservés[3], tout le reste du site ayant été démoli. Une partie de l'espace laissé vacant par la démolition des ateliers de Creusot-Loire fut utilisée pour la construction de l'usine Snecma.

Logo de La Communauté Creusot Montceau de 2002 à 2011.

Après 24 ans de domination du Creusot à la présidence de la CUCM, la gestion de la communauté urbaine est passée à une ville de la zone sud après les élections municipales et communautaires de 2001, qui ont vu Didier Mathus, alors Maire de Montceau-les-Mines, porté à la présidence de la CUCM. La Communauté urbaine Creusot Montceau devint alors "La Communauté Creusot Montceau", aussi abrégé en CCM.

Le , Saint-Sernin-du-Bois et Génelard rejoignent la CCM, portant à 95 500 le nombre de ses habitants, suivies deux ans après, le , de Saint-Laurent-d'Andenay qui rejoint à son tour la CCM. C'est également à cette période que la communauté urbaine, alors constituée de 19 communes, fête ses 40 ans d'existence.

En , La Communauté Creusot Montceau redevient la Communauté urbaine Creusot Montceau[4], abrégé en CUCM, et parfois en CMCU en raison de la construction du logo.

Le , les communes de Charmoy, Gourdon, Marigny, Marmagne, Saint-Firmin, Saint-Julien-sur-Dheune, Saint-Pierre-de-Varennes et Saint-Symphorien-de-Marmagne rejoignent la CUCM, portant à 27 le nombre de communes membres. En cette année d'élections municipales et communautaires, la présidence de la CUCM passe de nouveau dans la zone nord, au Creusot.

Le , avec la mise en place du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, la communauté urbaine est étendue aux communes d'Essertenne, Morey, et Perreuil issues de la dissolution de la communauté de communes Des Monts et des Vignes, ainsi qu'aux communes de Mary, Mont-Saint-Vincent, Saint-Micaud et Saint-Romain-sous-Gourdon issues de la dissolution de la communauté de communes Entre la Grosne et le Mont-Saint-Vincent[5]. 34 communes membres composent désormais la CUCM.

Une fusion avec le Pays de Gueugnon avait précédemment été envisagée, et votée par les deux conseils communautaires, mais la préfecture de Saône-et-Loire a émis son droit de véto. Le Pays de Gueugnon fusionne finalement avec la Communauté de communes entre Somme et Loire, l'intercommunalité de Bourbon-Lancy.

Territoire communautaire[modifier | modifier le code]

Évolution du territoire de la CUCM depuis 1970.
  • 16 communes d'origine
  • 1er agrandissement (2008)
  • 2e agrandissement (2010)
  • 3e agrandissement (2014)

Géographie[modifier | modifier le code]

Située en Bourgogne-Franche-Comté, dans le noyau dur de la Bourgogne historique, la Communauté urbaine Creusot Montceau compte les unités urbaines du Creusot, de Montceau-les-Mines et de Montchanin, mais également la majeure partie des zones d'emploi de ces trois villes.

Bien que le siège de la CUCM soit officiellement dans la ville du Creusot, la communauté urbaine est généralement divisée en deux "zones" d'influence, la zone dite "du nord", centrée sur Le Creusot, et la zone dite "du sud", centrée quant à elle sur Montceau-les-Mines.

La CUCM est traversée par le canal du Centre, d'abord sur les communes de l'est, puis dans la zone sud, et passe notamment à Montceau-les-Mines.

Composition[modifier | modifier le code]

La communauté urbaine est composée des 34 communes suivantes[6] :

Liste des communes de l’intercommunalité
Nom Code
Insee
Gentilé Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Le Creusot
(siège)
71153 Creusotins 18,11 21 491 (2018) 1 187
Les Bizots 71038 Bizotins 21,69 466 (2018) 21
Blanzy 71040 Blanzynois 39,95 6 097 (2018) 153
Le Breuil 71059 Brogéliens 28,8 3 556 (2018) 123
Charmoy 71103 Carmédusiens 39,54 266 (2018) 6,7
Ciry-le-Noble 71132 Cirysiens 33,07 2 262 (2018) 68
Écuisses 71187 Écuissois 13,38 1 581 (2018) 118
Essertenne 71191 Essertennois 12,82 475 (2018) 37
Génelard 71212 Génelardais 22,13 1 380 (2018) 62
Gourdon 71222 Gourdonnais 25,41 895 (2018) 35
Marigny 71278 22,3 155 (2018) 7
Marmagne 71282 Marmignauds 32,26 1 241 (2018) 38
Mary 71286 14,55 254 (2018) 17
Montceau-les-Mines 71306 Montcelliens 16,62 17 897 (2018) 1 077
Montcenis 71309 Monticinois 12,33 2 009 (2018) 163
Montchanin 71310 Montchaninois 7,82 4 963 (2018) 635
Mont-Saint-Vincent 71320 13,6 321 (2018) 24
Morey 71321 13,32 195 (2018) 15
Perrecy-les-Forges 71346 Perrecycois 33,82 1 597 (2018) 47
Perreuil 71347 Perreuillois 9,16 551 (2018) 60
Pouilloux 71356 Polliaciens 18,4 982 (2018) 53
Saint-Berain-sous-Sanvignes 71390 45,07 1 088 (2018) 24
Saint-Eusèbe 71412 Saint-Eusébiens 21,21 1 196 (2018) 56
Saint-Firmin 71413 15,77 861 (2018) 55
Saint-Julien-sur-Dheune 71435 5,32 244 (2018) 46
Saint-Laurent-d'Andenay 71436 11,49 1 012 (2018) 88
Saint-Micaud 71465 20,91 273 (2018) 13
Saint-Pierre-de-Varennes 71468 Varennois 23,08 850 (2018) 37
Saint-Romain-sous-Gourdon 71477 18,78 485 (2018) 26
Saint-Sernin-du-Bois 71479 Saint-Serninois 14,67 1 775 (2018) 121
Saint-Symphorien-de-Marmagne 71482 37,31 841 (2018) 23
Saint-Vallier 71486 Valloiriens 24,21 8 616 (2018) 356
Sanvignes-les-Mines 71499 Sanvignards 35,48 4 311 (2018) 122
Torcy 71540 Torcéens 19,62 2 886 (2018) 147

Démographie[modifier | modifier le code]

La Communauté urbaine Creusot Montceau est un territoire qui subit de plein fouet le vieillissement de la population, et l'exode des plus jeunes. Aussi, sa population ne cesse de baisser depuis le début de la crise industrielle des années 1970. Le Creusot est la ville la plus emblématique de cette hémorragie, puisque c'est, après Autun, la ville de Saône-et-Loire ayant plus de 10.000 habitants connaissant la plus grande baisse de population[7].

Évolution démographique du territoire de la CUCM
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2018
116 628119 597120 079112 539104 03099 00797 14493 072
Les données proposées sont établies à périmètre géographique identique, dans la géographie en vigueur au 01/01/2020.
(Source : INSEE[8])

Transports[modifier | modifier le code]

Grâce à sa position géographique, la communauté urbaine se trouve au centre d'un réseau dense d'infrastructures routières et ferroviaires (A6, Route Centre-Europe Atlantique, TGV...).

La gare du Creusot TGV, constituant un arrêt intermédiaire de la LGV Sud-Est, et qui fut inaugurée le , a joué un rôle majeur dans le développement de la CUCM : le TGV la rapproche des grands centres urbains (h 20 min de Paris et 40 min de Lyon). Cela a permis à la CUCM de se désenclaver et de développer l'emploi pour les non-résidents du territoire de la communauté urbaine.

Économie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la Communauté urbaine regroupe environ 34 000 emplois en 2016[9]. L'importance économique de la CUCM vient de son histoire industrielle : en 1975, les 3/4 de ses emplois industriels étaient concentrés dans les mines, la métallurgie et le textile. Or, ces trois secteurs ont soit disparu soit perdu une grande partie de leur importance, depuis 1975, l’industrie a perdu 14 500 emplois, soit une baisse de 68 %. Au cours des 40 dernières années l’emploi tertiaire s’est fortement développé avec 11 000 emplois tertiaires supplémentaires. L’industrie reste cependant un secteur important dans la CUCM avec 21 % de l’emploi. Les pertes d’emploi ont pour conséquence un fort taux de chômage. Près de 40 % des habitants n’ont aucun diplôme et 30 % sont des retraités.

Si la communauté entretient des liens faibles avec l’extérieur elle conserve un rôle central pour les territoires en déclin démographique de l’ouest de la Saône-et-Loire que sont Digoin, Gueugnon, Autun.

Administration[modifier | modifier le code]

Siège[modifier | modifier le code]

Le siège de la communauté urbaine est installé dans le château de la Verrerie, situé sur la commune du Creusot[10].

Conseil communautaire[11][modifier | modifier le code]

La communauté urbaine est gérée par un conseil communautaire composé de 71 délégués (arrêté préfectoral du 24 octobre 2019)[12] issus de chacune des communes membres et élus pour une durée de six ans. Un bureau, composé d'un président, quinze vice-présidents et six conseillers délégués, assume également une fonction de décision.

Délégués communautaires[modifier | modifier le code]

Les délégués sont répartis comme suit :

Nombre de délégués Communes
14 Le Creusot
12 Montceau-les-Mines
5 Saint-Vallier
4 Blanzy
3 Montchanin, Sanvignes-les-Mines
2 Le Breuil, Torcy
1 (+ 1 suppléant) les autres communes

Présidence et vice-présidences[modifier | modifier le code]

  • Président : David Marti, également maire du Creusot.
Vice-présidences[modifier | modifier le code]

Mandat 2014-2020

  • 1er vice-président : Jean-Claude Lagrange : chargé du développement économique, de l'innovation de l'aménagement des zones d'activités, de la contractualisation, de l'enseignement supérieur, de la recherche et formation, également maire de Sanvignes-les-Mines.
  • 2e vice-présidente : Frédérique Lemoine : chargée de la planification urbaine et des actes juridiques liés à l'urbanisme, également conseillère municipale de Blanzy.
  • 3e vice-président : Philippe Baumel : chargé de la coopération territoriale et du patrimoine, également conseiller municipal du Breuil et député de la 3e circonscription de Saône-et-Loire.
  • 4e vice-présidente : Montserrat Reyes : chargée du développement numérique, également conseillère municipale du Creusot.
  • 5e vice-président : Laurent Selvez : chargé de l'économie sociale et solidaire, et de l'insertion, également conseiller municipal d'opposition à Montceau-les-Mines.
  • 6e vice-président : Olivier Perret : chargé du budget, de l'habitat et de la politique de la ville, également conseiller municipal du Creusot.
  • 7e vice-présidente : Evelyne Couillerot : chargée de la qualité urbaine et de l'aménagement des espaces publics, également conseillère municipale du Creusot.
  • 8e vice-président : Alain Philibert : chargé de l'accessibilité, de la prévention, de la sécurité et de la voirie, également maire de Saint-Vallier.
  • 9e vice-présidente : Sylvie Lecœur : chargée de l'accessibilité et des bâtiments à usage des services communautaires, également conseillère municipale de Torcy.
  • 10e vice-président : Jean-François Jaunet : chargé du développement durable, du plan climat territorial et de la politique des déchets, également maire de Génelard.
  • 11e vice-président : Jean-Yves Vernochet : chargé de la logistique et gestion des bâtiments, ainsi que de la territorialisation, également maire de Montchanin.
  • 12e vice-président : Gilles Dutremble : chargé du suivi des travaux dans les petites communes, également conseiller municipal de Ciry-le-Noble.
  • 13e vice-président : Hervé Mazurek : chargé du tourisme, également maire de Blanzy.
  • 14e vice-président : Daniel Meunier : chargé des transports et déplacements, également conseiller municipal de Saint-Vallier.

Présidence[modifier | modifier le code]

Liste des présidents successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1970 1977 André Jarrot UDR Maire de Montceau-les-Mines (de 1965 à 1987),
Député, sénateur, Ministre
1977 1989 Camille Dufour PS Maire du Creusot (de 1977 à 1995)
1989 2001 André Billardon PS Conseiller municipal du Creusot (de 1989 à 1995),
puis Maire du Creusot (de 1995 à 2016),
ancien Député et Ministre
2001 2008 Didier Mathus PS Député, maire de Montceau-les-Mines (de 1995 à 2014)
2008 2014 Jean-Claude Lagrange PS Maire de Sanvignes-les-Mines (depuis 1995)
2014 En cours David Marti PS Premier adjoint au maire du Creusot (de 2014 à 2016),
puis Maire du Creusot (depuis 2016)

Compétences[modifier | modifier le code]

La communauté urbaine exerce de nombreuses compétences en lien avec les services à la population comme la gestion de l'eau, des déchets, des transports ou encore de la voirie et intervient également sur les grands projets de territoire tels que le développement économique, l'aménagement urbain ou l'enseignement supérieur[13], elle est propriétaire et gestionnaire de l'Écomusée du Creusot-Montceau.

Régime fiscal et budget[modifier | modifier le code]

Le régime fiscal de la communauté de communes est la fiscalité professionnelle unique (FPU)[10].

Projets et réalisations[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La communauté urbaine Le Creusot Montceau-les-Mines, revue « Images de Saône-et-Loire » no 21 (), pp. 13–16.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.communautes-urbaines.com/
  2. « Décret n°70-37 du 13 janvier 1970 portant création de la communauté urbaine du Creusot-Montceau-les-Mines », sur legifrance.gouv.fr,
  3. Ont été conservés la halle des grues et locomotives, l'atelier d'ajustage, l'ancienne centrale thermique, le pavillon Schneider (démonté depuis) et un bâtiment propriété de la famille Schneider.
  4. Nouveau logo pour la Communauté urbaine Creusot Montceau sur Creusot Montceau Magazine
  5. Intégration de 7 nouvelles communes sur Creusot Montceau Magazine no 37, page 5
  6. « Composition de la CU Le Creusot Montceau-les-Mines (247100290). », sur Insee (consulté le 20 mars 2021)
  7. Évolution démographique de la Saône-et-Loire sur 5 ans
  8. « Population en historique depuis 1968 - CU Le Creusot Montceau-les-Mines (247100290). », (consulté le 20 mars 2021)
  9. Benoît Leseur, Hélène Ville (Insee), « La CUCM : un rôle central dans l’ouest de la Saône-et-Loire malgré les crises industrielles successives. », sur insee.fr, (consulté le 11 août 2019)
  10. a et b « Fiche signalétique - CU Le Creusot Montceau-les-Mines (N° SIREN : 247100290). », sur Banatic, (consulté le 20 octobre 2020)
  11. Les instances sur le site de la communauté urbaine.
  12. « Composition du conseil communautaire à l'issue du renouvellement des conseils municipaux de 2020 », sur saone-et-loire.gouv.fr,
  13. Voir une liste de ces compétences sur le site de la communauté urbaine.