Communauté urbaine Creusot Montceau

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Communauté urbaine
Creusot Montceau
Blason de Communauté urbaine Creusot Montceau
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Forme Communauté urbaine
Siège Le Creusot
Communes 34
Président David Marti (PS)
Budget 91 000 000 
Date de création
Code SIREN 247100290
Démographie
Population 95 642 hab. (2015)
Densité 129 hab./km2
Géographie
Superficie 742,0 km2
Localisation
Localisation de Communauté urbaineCreusot Montceau
Situation dans le département.
Liens
Site web creusot-montceau.org
Fiche Banatic Données en ligne

La Communauté urbaine Creusot Montceau ou CUCM, structure intercommunale française, située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

La communauté urbaine Creusot Montceau a été créée en 1970 et rassemble aujourd'hui trente-quatre communes autour de ses deux villes centres, Le Creusot et Montceau-les-Mines. Cette particularité en fait un cas unique au sein des 11 communautés urbaines de France[1].

Premier pôle industriel entre Paris et Lyon et 2e site universitaire de Bourgogne, la Communauté urbaine Creusot Montceau accueille aujourd'hui plus de 2 500 entreprises et recense près de 30 000 emplois sur son territoire.[réf. nécessaire]

Historique[modifier | modifier le code]

La Communauté urbaine Creusot Montceau (CUCM) s'est constituée le 13 janvier 1970(décret pris en Conseil d'état), à une époque où aucun seuil de population n'était requis (depuis la loi MAPAM de 2014, un seuil de 250 000 habitants est nécessaire pour la création d'une communauté urbaine). C'est alors la 6e communauté urbaine créée en France, après celles de Lyon, de Lille, de Bordeaux et de Strasbourg, toutes les quatre créées en 1966 (devenues depuis des métropoles), puis celle de Dunkerque, crée en 1968 (cette dernière étant la première communauté urbaine crée de façon volontaire, et non de par la loi).

Le 10 avril 1968, à l'appel du préfet de Saône-et-Loire, une réunion de vingt-sept maires avait été organisée en vue de créer une communauté, le Syndicat intercommunal à vocations multiples (SIBM) du bassin minier de Montceau-les-Mines étant chargé de l'animation, des recherches et de la sensibilisation. L'année suivante, une consultation des conseils municipaux concernés avait été mise sur pied, et quatorze conseils sur dix-sept avaient donné leur accord. La CUCM fut finalement créée par seize communes fondatrices : Le Creusot, Montceau-les-Mines, Les Bizots, Blanzy, Le Breuil, Ciry-le-Noble, Écuisses, Montcenis, Montchanin, Perrecy-les-Forges, Pouilloux, Saint-Berain-sous-Sanvignes, Saint-Eusèbe, Saint-Vallier, Sanvignes-les-Mines et Torcy.

Après sept ans de gestion par la droite, la majorité communautaire de la CUCM bascula à gauche, et dans la zone nord par la même occasion, en 1977.

L'un des plus grands chantiers de la CUCM fut la reconversion de l'ancien site industriel de Creusot-Loire en 1984, avec notamment l'acquisition de 40 hectares de friches industrielles de la plaine des Riaux au Creusot. S'il a été envisagé de réhabiliter l'ensemble des anciens ateliers, la contrainte économique a eu pour conséquence que seuls cinq bâtiments furent conservés[2], tout le reste du site ayant été démoli. Une partie de l'espace laissé vacant par la démolition des ateliers de Creusot-Loire fut utilisée pour la construction de l'usine Snecma.

Logo de La Communauté Creusot Montceau de 2002 à 2011

Après 24 ans de domination du Creusot à la présidence de la CUCM, la gestion de la communauté urbaine est passée à une ville de la zone sud après les élections municipales et communautaires de 2001, qui ont vu Didier Mathus, alors Maire de Montceau-les-Mines, porté à la présidence de la CUCM. La Communauté urbaine Creusot Montceau devint alors "La Communauté Creusot Montceau", aussi abrégé en CCM.

Le 1er janvier 2008, Saint-Sernin-du-Bois et Génelard rejoignent la CCM, portant à 95 500 le nombre de ses habitants, suivies deux ans après, le 1er janvier 2010, de Saint-Laurent-d'Andenay qui rejoint à son tour la CCM. C'est également à cette période que la communauté urbaine, alors constituée de 19 communes, fête ses 40 ans d'existence.

En janvier 2011, La Communauté Creusot Montceau redevient la Communauté urbaine Creusot Montceau[3], abrégé en CUCM, et parfois en CMCU en raison de la construction du logo.

Le 1er janvier 2014, les communes de Charmoy, Gourdon, Marigny, Marmagne, Saint-Firmin, Saint-Julien-sur-Dheune, Saint-Pierre-de-Varennes et Saint-Symphorien-de-Marmagne rejoignent la CUCM, portant à 27 le nombre de communes membres. En cette année d'élections municipales et communautaires, la présidence de la CUCM passe de nouveau dans la zone nord, au Creusot.

Le 1er janvier 2017, avec la mise en place du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, la communauté urbaine est étendue aux communes d'Essertenne, Morey, et Perreuil issues de la dissolution de la communauté de communes Des Monts et des Vignes, ainsi qu'aux communes de Mary, Mont-Saint-Vincent, Saint-Micaud et Saint-Romain-sous-Gourdon issues de la dissolution de la communauté de communes Entre la Grosne et le Mont-Saint-Vincent[4]. 34 communes membres composent désormais la CUCM.

Une fusion avec le Pays de Gueugnon avait précédemment été envisagée, et votée par les deux conseils communautaires, mais la préfecture de Saône-et-Loire a émis son droit de véto. Le Pays de Gueugnon fusionne finalement avec la Communauté de communes entre Somme et Loire, l'intercommunalité de Bourbon-Lancy.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située en Bourgogne-Franche-Comté, dans le noyau dur de la Bourgogne historique, la Communauté urbaine Creusot Montceau compte les unités urbaines du Creusot, de Montceau-les-Mines et de Montchanin, mais également la majeure partie des zones d'emploi de ces trois villes.

Bien que le siège de la CUCM soit officiellement dans la ville du Creusot, la communauté urbaine est généralement divisée en deux "zones" d'influence, la zone dite "du nord", centrée sur Le Creusot, et la zone dite "du sud", centrée quant à elle sur Montceau-les-Mines.

La CUCM est traversée par le canal du Centre, d'abord sur les communes de l'est, puis dans la zone sud, et passe notamment à Montceau-les-Mines.

Communes[modifier | modifier le code]

Évolution du territoire de la CUCM de 1970 à 2014
  •      16 communes d'origine
  •      1er agrandissement (2008)
  •      2e agrandissement (2010)
  •      3e agrandissement (2014)
Liste des communes de l’intercommunalité
Nom Code
Insee
Gentilé Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Le Creusot
(siège)
71153 Creusotins 18,11 21 887 (2015) 1 209
Les Bizots 71038 Bizotins 21,69 465 (2015) 21
Blanzy 71040 Blanzynois 39,95 6 347 (2015) 159
Le Breuil 71059 Brogéliens 28,80 3 570 (2015) 124
Charmoy 71103 Carmédusiens 39,54 253 (2015) 6
Ciry-le-Noble 71132 Cirysiens 33,07 2 301 (2015) 70
Écuisses 71187 Écuissois 13,38 1 626 (2015) 122
Essertenne 71191 Essertennois 12,82 468 (2015) 37
Génelard 71212 Génelardais 22,13 1 363 (2015) 62
Gourdon 71222 Gourdonnais 25,41 921 (2015) 36
Marigny 71278 22,30 151 (2015) 7
Marmagne 71282 Marmignauds 32,26 1 240 (2015) 38
Mary 71286 14,55 232 (2015) 16
Montceau-les-Mines 71306 Montcelliens 16,62 18 772 (2015) 1 129
Montcenis 71309 Monticinois 12,33 2 182 (2015) 177
Montchanin 71310 Montchaninois 7,82 5 178 (2015) 662
Mont-Saint-Vincent 71320 13,60 334 (2015) 25
Morey 71321 13,32 207 (2015) 16
Perrecy-les-Forges 71346 Perrecycois 33,82 1 660 (2015) 49
Perreuil 71347 Perreuillois 9,16 543 (2015) 59
Pouilloux 71356 Polliaciens 18,40 1 013 (2015) 55
Saint-Berain-sous-Sanvignes 71390 45,07 1 094 (2015) 24
Saint-Eusèbe 71412 Saint-Eusébiens 21,21 1 180 (2015) 56
Saint-Firmin 71413 15,77 874 (2015) 55
Saint-Julien-sur-Dheune 71435 5,32 239 (2015) 45
Saint-Laurent-d'Andenay 71436 11,49 1 028 (2015) 89
Saint-Micaud 71465 20,91 274 (2015) 13
Saint-Pierre-de-Varennes 71468 Varennois 23,08 846 (2015) 37
Saint-Romain-sous-Gourdon 71477 18,78 467 (2015) 25
Saint-Sernin-du-Bois 71479 Saint-Serninois 14,67 1 885 (2015) 128
Saint-Symphorien-de-Marmagne 71482 37,31 848 (2015) 23
Saint-Vallier 71486 Valloiriens 24,21 8 734 (2015) 361
Sanvignes-les-Mines 71499 Sanvignards 35,48 4 414 (2015) 124
Torcy 71540 Torcéens 19,62 3 046 (2015) 155

33=Saint Cernin

Démographie[modifier | modifier le code]

La Communauté urbaine Creusot Montceau est un territoire qui subit de plein fouet le vieillissement de la population, et l'exode des plus jeunes. Aussi, sa population ne cesse de baisser depuis le début de la crise industrielle des années 1970. Le Creusot est la ville la plus emblématique de cette hémorragie, puisque c'est, après Autun, la ville de Saône-et-Loire ayant plus de 10.000 habitants connaissant la plus grande baisse de population[5].

Évolution démographique du territoire actuel de la CUCM
1968 1975 1982 1990 1999 2010 2011 2013
110 026113 112113 035105 06496 56690 32695 08894 210
(Source : INSEE[6])

Transports[modifier | modifier le code]

Grâce à sa position géographique, la communauté urbaine se trouve au centre d'un réseau dense d'infrastructures routières et ferroviaires (A6, Route Centre-Europe Atlantique, TGV...).

La gare du Creusot TGV, constituant un arrêt intermédiaire de la LGV Sud-Est, et qui fut inaugurée le 22 septembre 1981, a joué un rôle majeur dans le développement de la CUCM : le TGV la rapproche des grands centres urbains (h 20 min de Paris et 40 min de Lyon). Cela a permis à la CUCM de se désenclaver et de développer l'emploi pour les non-résidents du territoire de la communauté urbaine.

Administration[modifier | modifier le code]

Le siège de la communauté urbaine est installé dans le château de la Verrerie, situé sur la commune du Creusot.

Conseil communautaire[7][modifier | modifier le code]

La communauté urbaine est gérée par un conseil communautaire composé de 63 délégués (depuis avril 2014) issus de chacune des communes membres et élus pour une durée de six ans. Un bureau, composé d'un président, quinze vice-présidents et six conseillers délégués, assume également une fonction de décision.

Présidence et vice-présidences[modifier | modifier le code]

  • Président : David Marti, également maire du Creusot.
Vice-présidences[modifier | modifier le code]
  • 1er vice-président : Jean-Claude Lagrange : chargé du développement économique, de l'innovation de l'aménagement des zones d'activités, de la contractualisation, de l'enseignement supérieur, de la recherche et formation, également maire de Sanvignes-les-Mines.
  • 2e vice-présidente : Frédérique Lemoine : chargée de la planification urbaine et des actes juridiques liés à l'urbanisme, également conseillère municipale de Blanzy.
  • 3e vice-président : Philippe Baumel : chargé de la coopération territoriale et du patrimoine, également conseiller municipal du Breuil et député de la 3e circonscription de Saône-et-Loire.
  • 4e vice-présidente : Montserrat Reyes : chargée du développement numérique, également conseillère municipale du Creusot.
  • 5e vice-président : Laurent Selvez : chargé de l'économie sociale et solidaire, et de l'insertion, également conseiller municipal d'opposition à Montceau-les-Mines.
  • 6e vice-président : Olivier Perret : chargé du budget, de l'habitat et de la politique de la ville, également conseiller municipal du Creusot.
  • 7e vice-présidente : Evelyne Couillerot : chargée de la qualité urbaine et de l'aménagement des espaces publics, également conseillère municipale du Creusot.
  • 8e vice-président : Alain Philibert : chargé de l'accessibilité, de la prévention, de la sécurité et de la voirie, également maire de Saint-Vallier.
  • 9e vice-présidente : Sylvie Lecœur : chargée de l'accessibilité et des bâtiments à usage des services communautaires, également conseillère municipale de Torcy.
  • 10e vice-président : Jean-François Jaunet : chargé du développement durable, du plan climat territorial et de la politique des déchets, également maire de Génelard.
  • 11e vice-président : Jean-Yves Vernochet : chargé de la logistique et gestion des bâtiments, ainsi que de la territorialisation, également maire de Montchanin.
  • 12e vice-président : Gilles Dutremble : chargé du suivi des travaux dans les petites communes, également conseiller municipal de Ciry-le-Noble.
  • 13e vice-président : Hervé Mazurek : chargé du tourisme, également maire de Blanzy.
  • 14e vice-président : Daniel Meunier : chargé des transports et déplacements, également conseiller municipal de Saint-Vallier.

Délégués communautaires[modifier | modifier le code]

Les délégués sont répartis comme suit :

Nombre de délégués Communes
14 Le Creusot
12 Montceau-les-Mines
5 Saint-Vallier
4 Blanzy
3 Montchanin
2 Le Breuil, Sanvignes-les-Mines, Torcy
1 Les Bizots, Charmoy, Ciry-le-Noble, Écuisses, Essertenne, Génelard, Gourdon, Marigny, Marmagne, Mary, Montcenis, Mont-Saint-Vincent, Morey, Perrecy-les-Forges, Perreuil, Pouilloux, Saint-Berain-sous-Sanvignes, Saint-Eusèbe, Saint-Firmin, Saint-Julien-sur-Dheune, Saint-Laurent-d'Andenay, Saint-Micaud, Saint-Pierre-de-Varennes, Saint-Romain-sous-Gourdon, Saint-Sernin-du-Bois, Saint-Symphorien-de-Marmagne

Présidence[modifier | modifier le code]

Liste des présidents successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1970 1977 André Jarrot UDR Maire de Montceau-les-Mines, Député, sénateur, Ministre
1977 1989 Camille Dufour PS Maire du Creusot
1989 2001 André Billardon PS Conseiller municipal du Creusot (de 1989 à 1995), puis Maire du Creusot (à partir de 1995), ancien Député et Ministre
2001 2008 Didier Mathus PS Député, maire de Montceau-les-Mines
2008 2014 Jean-Claude Lagrange PS Maire de Sanvignes-les-Mines
2014 en cours David Marti PS Premier adjoint au maire du Creusot (de 2014 à 2016) puis Maire du Creusot (depuis 2016)

Compétences[modifier | modifier le code]

La communauté urbaine exerce de nombreuses compétences en lien avec les services à la population comme la gestion de l'eau, des déchets, des transports ou encore de la voirie et intervient également sur les grands projets de territoire tels que le développement économique, l'aménagement urbain ou l'enseignement supérieur[8].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La communauté urbaine Le Creusot Montceau-les-Mines, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 21 (avril 1974), pp. 13-16.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.communautes-urbaines.com/
  2. Ont été conservés la halle des grues et locomotives, l'atelier d'ajustage, l'ancienne centrale thermique, le pavillon Schneider (démonté depuis) et un bâtiment propriété de la famille Schneider.
  3. Nouveau logo pour la Communauté urbaine Creusot Montceau sur Creusot Montceau Magazine
  4. Intégration de 7 nouvelles communes sur Creusot Montceau Magazine n°37, page 5
  5. Évolution démographique de la Saône-et-Loire sur 5 ans
  6. Démographie de la CUCM sur le site de l'INSEE
  7. Les instances sur le site de la communauté urbaine.
  8. Voir une liste de ces compétences sur le site de la communauté urbaine.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]