Charles Schneider (industriel)

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Charles Schneider
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 62 ans)
Saint-TropezVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Père
Mère
Antoinette de Rafélis de Saint-Sauveur (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Jean Schneider
May Schneider (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfant

Charles Schneider, né le à Paris et mort le à Saint-Tropez, est un industriel français, maître de forges et dirigeant des usines du Creusot.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le troisième fils d'Eugène II Schneider, après Henri-Paul (1895-1918, mort pour la France) et Jean (1896-1944). Il a une sœur cadette, Marie-Zélie (1902-1999), mère de François de Cossé-Brissac.

Charles Schneider arrive dans la société en 1942 à la mort de son père Eugène. Il reconstruit Le Creusot et fait accéder son entreprise aux technologies nouvelles.

Pour l'usine de la Chaléassière, à Saint-Étienne, il fait entrer la société dans l'activité de la grosse machine-outil, développe le secteur de l'hydraulique et crée Mecanica Pesada à Taubate au Brésil.

La société du Creusot est décentralisée et Schneider & Cie devient un holding. La clientèle étrangère est prospectée et s'ouvrent alors les marchés de l'Est, de l'Amérique latine et du Moyen-Orient.

Charles Schneider continue de poursuivre avec succès la stratégie de ses prédécesseurs, c'est-à-dire l'alliance du métal et de la machine avec l'entrée dans le nucléaire. Il se voit reconnaître par Charles de Gaulle comme « Pilote de l'activité nationale ».

En 1950, il crée la Compagnie industrielle de travaux (CITRA) en transformant le département travaux publics de Schneider et Cie, dont il assure la présidence jusqu'à son décès. En 1953, il participe à la création de l'hebdomadaire L'Express.

En juillet 1960, au cours de ses vacances dans sa propriété de Saint-Tropez, il se fracture la jambe à la suite d'une chute malencontreuse sur son bateau L'aile blanche. Contraint de garder la chambre, il est emporté brutalement par une embolie pulmonaire le 6 août suivant.

Inhumé le 10 août dans le caveau familial des Schneider dans l'église Saint-Charles au Creusot, il est transféré au cimetière de Marnes-la-Coquette, dans les Hauts-de-Seine en 1972.

Postérité[modifier | modifier le code]

Charles Schneider épouse Lilian Volpert (1902-1982), comédienne sous le nom de Lilian Constantini, petite-fille de Jules Guesde. Le couple aura trois enfants :

  • Jean-Paul Schneider (1937-1938) ;
  • Dominique Schneider, dite Dominique Schneidre, née le 8 juillet 1942, écrivain ;
  • Catherine Schneider, née le 11 octobre 1944, qui est la troisième épouse de Roger Vadim avec lequel elle a un fils, Vania Plémiannikov.

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Au Creusot, une statue en bronze sur un socle de pierre polie, due à Henri Lagriffoul, le représente comme un promeneur solitaire et pensif, nu tête, les mains dans les poches de son pardessus. Cette statue a été inaugurée le 7 septembre 1968 en présence de Mme Charles Schneider et de ses filles ; elle se trouve sur l'une des pelouses de l'ensemble HLM du Parc. Cette partie appartenait au Parc de La Verrerie où il aimait s'arrêter pour méditer lors de ses promenades à cheval, et qu'il décida de céder à l'OPAC du département en 1958.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Louis Beaucarnot, Les Schneider, une dynastie, Hachette Littérature, 1987
  • Camille Dufour et Michel Bouillon, Le Creusot, regard sur le passé vol 5, Les Nouvelle Édition du Creusot, 2010

Voir aussi[modifier | modifier le code]