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Anne Sylvestre

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Anne Sylvestre
Anne Sylvestre (1965)
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière de Saint-Eusèbe (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Anne-Marie BeugrasVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Anne-Marie Thérèse BeugrasVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Anne SylvestreVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Auteure-compositrice-interprète, écrivaine, artiste d'enregistrementVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Père
Mère
Alice Litolff (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Autres informations
Genre artistique
Site web
Distinctions
Discographie

Anne-Marie Beugras dite Anne Sylvestre, née le à Lyon et morte le à Neuilly-sur-Seine, est une auteure-compositrice-interprète française.

Très populaire dans les années 1960 et 1970, elle se produit à la télévision auprès d'artistes prestigieux de la chanson comme Georges Brassens, Barbara, Georges Moustaki, Boby Lapointe, et participe régulièrement à des émissions télévisées, telles que celles de Jean-Christophe Averty ou Denise Glaser (Discorama).

Biographie[modifier | modifier le code]

Née le dans le 6e arrondissement de Lyon[1], Anne-Marie Thérèse Beugras est la fille d'Alice Litolff (1904-1971) et d'Albert Beugras (1903-1963), le bras droit de Jacques Doriot pendant l'Occupation à la tête du Parti populaire français. Anne Sylvestre a deux frères aînés et une sœur cadette[2], la romancière Marie Chaix (et deviendra donc la belle-sœur de l'écrivain américain Harry Mathews). Elle passe son enfance à Tassin-la-Demi-Lune près de Lyon. Sa famille s’installe ensuite à Paris, où Anne Sylvestre fait des études de lettres qu’elle délaisse pour se consacrer à la chanson. Elle souffre de l’attitude de son père et en ressent de la honte, comme elle l’exprime dans sa chanson Roméo et Judith[3].

Débuts[modifier | modifier le code]

Anne Sylvestre commence à chanter ses chansons à la fin des années 1950 à l'école de voile des Glénans, où elle trouve son premier public[4] et où quelqu'un lui conseille de rencontrer Michel Valette. Elle attend un an avant de se présenter devant lui. Il l'engage immédiatement après une audition de tout son répertoire, dans le cabaret « La Colombe », où elle fait ses débuts en 1957, puis au Cheval d'Or, à « La Contrescarpe », au « Port du Salut », « Chez Moineau » et aux « Trois Baudets » où elle chante jusqu'en 1962.

C’est à la radio qu’elle commence à se faire un nom dès 1957. Son premier disque, un 17 cm, sort en 1959 et le morceau Mon mari est parti est remarqué. Anne Sylvestre enchaîne alors les disques. On la compare parfois à Georges Brassens en raison de la qualité remarquable de ses textes et parce qu'elle s'accompagne, comme lui, à la guitare. Elle reçoit le prix de l’Académie de la chanson française en 1960.

En 1962, elle se produit pour la première fois à Bobino, en première partie de Jean-Claude Pascal, et à l’Olympia en première partie de Gilbert Bécaud, prestations saluées par la presse. La même année, Georges Brassens, qui est dans la même maison de disques qu’elle, écrit un texte élogieux au verso de la pochette de son deuxième 25 cm, où il dit notamment : « On commence à s’apercevoir qu’avant sa venue dans la chanson, il nous manquait quelque chose et quelque chose d’important. »

En octobre de cette même année sort un 45 tours comprenant ses premières chansons pour enfants, les Fabulettes.

Années 1960 à 1990[modifier | modifier le code]

En 1961, Anne Sylvestre sort son premier 33 tours. Elle reçoit pour ses chansons le Grand Prix international du disque de l’Académie Charles-Cros, quatre fois entre 1963 et 1967.

En 1968, elle quitte la maison de disques Philips pour Gérard Meys, une maison de production nouvellement créée ; l’année suivante elle y enregistre avec Boby Lapointe un duo plein d’humour qu’elle a écrit : Depuis l’temps que j’l’attends mon prince charmant[5]. Elle rompt avec Meys en 1971 et se retrouve alors sans producteur. Après deux ans sans production, elle est invitée par Salvatore Picciotto à remonter sur scène au Théâtre des Capucines en 1973. Le succès qu’elle obtient auprès du public la convainc de monter sa propre maison de disques, Sylvestre, en distribution chez Barclay. Le premier album produit sous son propre label est Les Pierres dans mon jardin en 1973.

En 1974 sort le livre de sa sœur Marie Chaix intitulé Les Lauriers du lac de Constance. Il traite de l’histoire de leur père Albert Beugras, bras droit de Jacques Doriot pendant l'Occupation à la tête du Parti populaire français, qu'elle n’a jamais évoqué directement dans ses chansons[6]. Anne Sylvestre réagira cependant en condamnant l'attitude et les positions politiques de son père, qu'elle ne partage pas du tout.

Entre 1975 et 1986, elle produit cinq albums de chansons pour adultes et chante pour la première fois en 1985 sans sa guitare, mais accompagnée de plusieurs musiciens. Elle fait son premier enregistrement en public à l'Olympia en 1986 et monte en 1987 un spectacle avec Pauline Julien, Gémeaux croisées, qui comporte un texte de Brigitte Fontaine, créé en Belgique et objet d'une tournée en France et au Québec.

En 1989, elle joue et chante au Bataclan dans le spectacle La Ballade de Calamity Jane, pièce de Jean-Pierre Léonardini, dont elle a écrit les chansons.

Années 1990 à 2010[modifier | modifier le code]

Entre 1990 et 1992, son spectacle Détour de chant lui fait parcourir l’Europe et la mène jusqu'au Canada. À cette occasion, elle est accompagnée par Philippe Davenet au piano[7]. Cette formule piano/voix sera régulièrement présentée jusqu'à la fin de sa carrière, plusieurs pianistes prenant au fil des ans le relais de Philippe Davenet : Matthieu Gonet, Nathalie Miravette[8], Dorothée Daniel.

En 1993, Anne Sylvestre crée le conte musical pour enfants Lala et le cirque du vent[9], dans lequel elle invite une autre autrice-compositrice-interprète à participer, Michèle Bernard, son amie de longue date, rencontrée lorsque cette dernière assurait la première partie d'un de ses spectacles[10]. Michèle Bernard dit d'elle : « Elle m’a sans doute permis de décoller. Je lui dois beaucoup[11]. » Anne Sylvestre lui coproduira d'ailleurs plusieurs albums[12] et dira en 2012 de Michèle Bernard qu'elle est « sa sœur de scène »[10].

La sortie de son album D’amour et de mots en 1994 est suivie d’une tournée québécoise et d'un récital au Théâtre de la Potinière à Paris[13]. Elle enregistre en 1997 l'album Anne Sylvestre chante… au bord de La Fontaine qui regroupe des textes originaux librement adaptés des Fables de La Fontaine.

S'étant produite plusieurs fois à l’Olympia, elle y fête ses 40 ans de chansons en 1998[14].

Elle se produit à l'Auditorium Saint-Germain pour ses deux albums suivants : Partage des eaux en 2000[15] et Les Chemins du vent en 2003[16], chacun de ces spectacles faisant également l'objet d'une tournée nationale.

En , elle sort un nouvel album Bye mélanco et fête ses 50 ans de chansons par une série de récitals à guichets fermés au Trianon (Paris)[17]. Pas de nostalgie, ni de bilan patrimonial : le public d'Anne Sylvestre ne cesse de se renouveler et de s'élargir, et toute une nouvelle génération de jeunes chanteurs et d'artistes la saluent comme une référence incontournable.

La carrière d’Anne Sylvestre se poursuit parallèlement sur les deux axes, chansons pour enfants et chansons pour adultes. Elle n’a jamais chanté les Fabulettes sur scène[18] et, si le succès considérable de ces dernières a parfois fait un peu d'ombre à son autre répertoire, elle reçoit un large public lors de ses concerts.

Années 2010 à 2020[modifier | modifier le code]

Anne Sylvestre participe en 2010 à la création du spectacle Bêtes à Bon Dieu, coproduit par le Hall de la chanson dirigé par le comédien-chanteur Serge Hureau[19].

En , elle se produit à L'Européen pour quatre soirs. Intitulé Au plaisir !, le spectacle avec Nathalie Miravette comme pianiste accompagnatrice[20] se joue à guichets fermés et se prolonge à La Cigale, le , puis au Trianon, le [21].

Au printemps 2012, Anne Sylvestre et Agnès Bihl créent Carré de dames, où elles entremêlent leurs répertoires en compagnie de leurs pianistes respectives (Nathalie Miravette et Dorothée Daniel) qui chantent également[22],[23]. La même année sort un livre biographique écrit par Daniel Pantchenko : Anne Sylvestre, elle chante encore? chez Fayard.

En 2013, Anne Sylvestre se joint aux Ogres de Barback pour l'enregistrement du troisième album de Pitt Ocha.

En 2014, à la suite de trois dates à La Cigale en janvier, Anne Sylvestre est annoncée au Printemps de Bourges[24], aux Francofolies de La Rochelle[25], ainsi qu'au Festival Georjacléo de Vianne[26]. La même année voit la parution de son premier livre, Coquelicot et autres mots que j'aime, et la création du spectacle Gare à Riffard ! dans lequel elle interprète le répertoire de Roger Riffard aux côtés de Gérard Morel, Zaza Fournier, Flavia Pérez, Thibaud Deféver et Hervé Peyrard[27].

En 2015, elle enregistre l'album du spectacle Carré de dames et elle participe régulièrement aux spectacles Les Bars à Jamait organisés par Yves Jamait.

Le , son petit-fils, le musicien Baptiste Chevreau, âgé de 24 ans, fait partie des 90 victimes de l'attentat du Bataclan à Paris[28],[29].

De 2017 à 2019, elle fête ses soixante ans de carrière par une tournée, un triple best of, Florilège, ainsi qu'une intégrale de ses œuvres chez EPM intitulée 60 ans de chanson! Déjà ?. Elle joue à guichet fermé ce nouveau spectacle créé en septembre 2017 dans la nouvelle salle parisienne le Treizième Art[30], accompagnée par Nathalie Miravette, Chloé Hamond et Isabelle Vuarmesson sur une mise en scène d'Agnès Bihl et Clémence Chevreau. Le programme inclut deux nouvelles chansons intitulées Avec toi le déluge et Cœur battant.

En 2019, la Sacem lui rend hommage en présence d’Emma la clown, Agnès Bihl, Thibaud Defever, Yves Jamait, Chloé Lacan, Mèche, François Morel, Marie-Thérèse Orain, Gauvain Sers et Francesca Solleville. La même année, elle joue à la Cigale un nouveau spectacle intitulé Manèges, mis en scène par Pierre Margot, et enregistre un duo sur le deuxième album de Gauvain Sers Les Oubliés, Y a pas de retraite pour les artistes.

Décès[modifier | modifier le code]

Alors qu'elle devait partir en tournée, Anne Sylvestre meurt à l'âge de 86 ans, le , à Neuilly-sur-Seine, à la suite d'un accident vasculaire cérébral[31],[32]. Elle est inhumée dans la plus stricte intimité au sein du caveau familial au cimetière de Saint-Eusèbe (Saône-et-Loire)[33].

Textes[modifier | modifier le code]

Ses chansons pour adultes, de Porteuse d'eau (1959) à Pour aller retrouver ma source (2000), évoquent souvent la terre, la nature, l'eau, le vent, la mer. Ses chansons évoquent aussi ses racines bourguignonnes : Mon grand-père Louis (1967), La Romanée Conti (1973).

Anne Sylvestre se revendique féministe[34],[35]. Elle chante les femmes dans des chansons où l'humour prévaut, comme La Faute à Ève, Mon mystère (1978) ou La Vaisselle (1981), des chansons tendres, comme Une sorcière comme les autres (1975) ou Ronde Madeleine (1978) et des chansons plus dures, comme Rose (1981). Elle chante aussi les hommes avec leurs « mauvais côtés » fanfarons, hâbleurs et parfois infidèles, comme dans Petit Bonhomme (1977) ou disparu dans Mon mari est parti (1961), ou avec tendresse comme dans Que vous êtes beaux (1986). Elle n'oublie pas les enfants dans Laissez les enfants (2007). Ces paroles, lues intégralement, serviront à illustrer le numéro 43 d'Un podcast à soi (Arte Radio) qui clôture un cycle sur le thème de la domination adulte, ou encore dans L'enfant qui pleure (au fond du puits) (1975) et Ma chérie (1978) diffusées dans le même podcast.

Chanteuse engagée[36], mais qui a toujours refusé cet adjectif à son propos – elle dénonce cette étiquette dans sa chanson Chanson dégagée – elle signe de nombreux textes en s'impliquant, comme elle s'en explique dans Si je ne parle pas, 1981. Elle aborde dans ses chansons de nombreux thèmes de société comme le viol (Douce maison, 1978), l'avortement (Non, tu n'as pas de nom, 1973), la misère et les sans-abris (Pas difficile, 1986) ou l'actualité (Un bateau mais demain en 1978, Roméo et Judith en 1994 et Berceuse de Bagdad en 2003). Elle aborde également le thème de l'homosexualité et des préjugés qui lui sont liés, notamment dans la chanson Xavier. Elle s'engage en faveur du mariage homosexuel dans sa chanson Gay marions-nous.

Ses Fabulettes, tout en piochant dans un registre enfantin, allient elles aussi humour et sérieux : les Chansons pour ou celles de l'album Les Mots magiques sont plutôt éducatives, tandis que C'est un veau ou Dans ma fusée font appel à l'imagination. Certaines chansons, telle Café au lait sur les différentes couleurs de peau, J'ai une maison pleine de fenêtres sur les HLM, ou Le Bonhomme bleu marine sur la pollution des plages, rejoignent le côté engagé de ses chansons pour adultes. Les Fabulettes n'ont été diffusées qu'en disque. Anne Sylvestre a toujours refusé de les interpréter en public, réservant ses concerts à ses chansons « pour adultes »[37].

Postérité[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Depuis le début des années 60, de nombreux artistes de différents styles et de différentes générations interprètent et enregistrent ses chansons, de Pauline Julien à Vincent Delerm en passant par Agnès Bihl, Isabelle Aubret, Cora Vaucaire, Serge Reggiani, Claude Vinci, Marén Berg, Jacques Haurogné, Môrice Bénin, Julos Beaucarne, Eva, Christiane Stefanski, Mannick, Francesca Solleville, Jann Halexander, Jehan, Hervé Suhubiette, Christian Camerlynck, Alissa Wenz, Laura Cahen, Cyril Mokaiesh, Flavia Perez, Yvette Théraulaz, Entre deux caisses, Michèle Bernard, Marie-Claire Seguin, Maud Lübecketc. La violoncelliste et chanteuse québécoise Jorane reprend plusieurs de ses chansons sur l'album Une sorcière comme les autres (2011)[38]. En 2015, le groupe vocal féminin Evasion consacre un album entier à son répertoire (Les hormones Simone)[39], de même que le trio composé de Nathalie Miravette, Raphaëlle Saudinos et Isabelle Turschwell en 2023 (Lougarouve, mille reflets d'Anne Sylvestre)[40].
  • Le théâtre In Extremis a monté un spectacle au Québec en 2012, repris en 2014 sur la Place des Arts, Tant de choses à vous dire (5 et )[41]. De nombreux autres spectacles rendent hommage à son répertoire : Nous sommes de celles par la compagnie Baba Yaga (2008)[42] ; Autour d'Anne Sylvestre, spectacle présenté par la Scène de Musiques Actuelles Le Rocher de Palmer de Cenon (33) avec les étudiants de la licence "Musiques actuelles, Jazz et Chanson" de l'Université de Bordeaux-Montaigne (mai 2015)[43] ; Les Hormones Simone, par le groupe féminin Evasion (2016)[44] ; Les eaux sauvages par Le Hall de la Chanson de Paris (présenté chaque année depuis 2017)[45] ; Après le théâtre, par la compagnie Arène Théâtre (2021)[46] ; Lougarouve, mille reflets d’Anne Sylvestre, par Nathalie Miravette, Raphaëlle Saudinos et Isabelle Turschwell (2022)[40] ; Paroles et musiques : Anne Sylvestre, par Hervé Suhubiette et le QuarteXpérience (2022)[47] ; Pour qu'on s'apprivoise, par Annaïg Drion et Paul Paitel[48] ; Anne, tu es là[49], par Nicolas Duclos (2023), La vie en vrai (avec Anne Sylvestre), par Marie Fortuit et Lucie Sansen (2023)[50],[51], Juste une fille, par la compagnie L'Espante (2023)[52], Des sorcières (pas) comme les autres, par Nawel Dombrowsky, Garance, Lily Luca, Louise O’sman et Yoanna (2023)[53]...

Influences[modifier | modifier le code]

Souvent invitée par la jeune génération, Anne Sylvestre s'est fréquemment produite avec ceux et celles qui se réclament de sa filiation, comme Yves Jamait lors des Bars à Jamait[68], Renan Luce aux Muzik'Elles[69], Agnès Bihl à la Fête de l'Humanité[70], Nicolas Bacchus[71], Amélie-les-crayons[72], Aldebert sur le spectacle Enfantillages[73] ou Les Ogres de Barback pour fêter avec eux leurs 20 ans de carrière sur la scène de l'Olympia en 2014[74]. De nombreuses personnalités du monde culturel, tels Vincent Dedienne, Fishbach ou Anne Goscinny, se reconnaissent dans son oeuvre[75].

Reconnaissance et diffusion posthumes[modifier | modifier le code]

En 2023, trois ans après sa mort, le nombre d'écoutes de chansons d'Anne Sylvestre sur des plateformes de distribution numérique montent jusqu'à 18 millions[76], notamment par sa mise en avant par des figures du féminisme.

De nombreux spectacles sont régulièrement créés autour de son répertoire[77],[78], notamment par des artistes de la jeune génération. Depuis 2021, la société BC Musique, dont l'objet est de préserver et diffuser l'oeuvre d'Anne Sylvestre, s'attache à éditer différents supports rares ou inédits : un album intitulé Manèges comprenant 5 nouvelles chansons[79], un clip réalisé par Léonore Mercier sur le titre Coeur battant[80], un coffret regroupant les deux enregistrements publics réalisés à l'Olympia en 1986 et 1998[81], réédition de quatre vinyls, deux recueils de partitions[82], ...

Distinctions[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Anne Sylvestre a reçu quatre fois le grand prix international du disque de l’Académie Charles-Cros, entre 1963 et 1967[83].

En 2009, elle reçoit la médaille de vermeil de l'Académie française[84].

Décorations[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Participations[modifier | modifier le code]

  • En 1970, elle chante en duo avec Boby Lapointe sur Depuis l’temps que j’l’attends[5]
  • En 1993, avec quelque soixante-dix autres artistes, elle participe à l’enregistrement de L'anthologie de la chanson traditionnelle[87] réalisée sous la direction musicale de Marc Robine, Gabriel Yacoub et Emmanuel Pariselle. Elle y interprète 7 titres, dont La légende de Saint-Nicolas et Le roi a fait battre tambour.
  • En 2003, dans l’album collectif Sol En Cirque, Anne Sylvestre et Henri Dès interprètent ensemble le titre On a toujours besoin d’un grand si on est l’est pas.
  • En 2008, elle chante en duo avec Aldebert sur Pas plus compliqué que ça, titre inclus sur l'album Enfantillages d'Aldebert.
  • En 2009, elle interprète la chanson Sarment, dans l’album hommage Chez Leprest - volume 2.
  • En 2010, elle chante en duo avec Nicolas Bacchus le titre Cousine dans l'album La verVe et la Joie de Nicolas Bacchus. Cette même année, elle chante en duo avec Gilles Vigneault La Source, titre inclus dans l'album Retrouvailles de Gilles Vigneault. Elle intervient également sur plusieurs chansons de l’album jeunesse de Nathalie Tual et Gilles Bélouin Bulle et Bob dans la cuisine.
  • En 2011, dans son album Le régime de l’amour, Gérard Morel l’invite sur le titre Les pâquerettes de Roger Riffard.
  • En 2013, elle chante Dors, dors mon tout petit sur l'album Pitt'Ocha et la tisane de couleurs du groupe Les Ogres de Barback.
  • En 2015, elle chante plusieurs chansons avec Agnès Bihl, Nathalie Miravette et Dorothée Daniel sur l'album Carré de dames.
  • En 2016, elle chante Madame Anne en duo avec Michèle Bernard dans l'album Tout' Manières… de Michèle Bernard. Elle enregistre avec Dorothée Daniel le titre Mon arbre qui figure dans l'album Lady Do et Monsieur Papa tiré du spectacle éponyme.
  • En 2017, elle est récitante sur le livre-disque Au Jardin des Bêtes Sauvages, Pierre Vellones (1889-1939), de Patrick Reboud.
  • En 2019, elle chante en duo avec Gauvain Sers sur Y'a pas de retraite pour les artistes, titre inclus sur l'album Les Oubliés de Gauvain Sers.
  • En 2020, dans son album Bernard Joyet & franginades, Bernard Joyet lui dédie la chanson Fabuliste qu’il interprète en duo avec elle. C'est probablement là le tout dernier enregistrement studio d'Anne Sylvestre.
  • Des années 1990 jusqu'à la fin de sa carrière, Anne Sylvestre est régulièrement invitée à interpréter sur scène différents titres de Georges Brassens, Bobby Lapointe, Charles Trénet, Allain Leprest, Roger Riffard ou Jacques Brel lors de concerts-hommage qui leur sont consacrés.

Spectacle[modifier | modifier le code]

  • 1993 : Lala et le cirque du vent, conte musical pour enfants, avec Michèle Bernard ; mise en scène de Viviane Théophilidès

Publications[modifier | modifier le code]

  • Anne Sylvestre, Anne Sylvestre, chansons d'aujourd'hui, Jean Monteaux, collection Poésie et Chansons, Éditions Pierre Seghers, 1966 (biographie, entretien et recueil de textes)
  • Anne Sylvestre, Pour de vrai, entretiens avec Monique Detry, Monique Detry, collection Les Interviews, 1981
  • Anne Sylvestre, Sur mon chemin de mots, Anne Sylvestre, EPM et Le Castor Astral, Paris, 1998 (recueil de textes)
  • Anne Sylvestre, Coquelicot, et autres mots que j'aime, Éditions Points, .
  • Anne Sylvestre, Elle enchante encore, Daniel Pantchenko, Fayard, 504 pages, 2012 (première version parue sous le titre suggéré à l'auteur par Anne Sylvestre elle-même : Et elle chante encore ?).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Icône signalant une information Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.  Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent du générique de fin de l'œuvre audiovisuelle présentée ici.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970.
  2. « Marie Chaix et Anne Sylvestre, deux sœurs et un secret d'enfance », sur Telerama (consulté le ).
  3. Annick Cojean, « Anne Sylvestre : « “Là où j’ai peur, j’irai !”, cette devise m’a guidée » », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  4. Anne Sylvestre, entretien avec Hélène Hazéra, À voix nue, France Culture (propos recueillis en 2002) [[ lire en ligne]].
  5. a et b « Duo Anne Sylvestre Boby Lapointe "Depuis l'temps que je l'attends" », sur INA (consulté le ).
  6. Valérie Lehoux, « Marie Chaix et Anne Sylvestre, deux sœurs et un secret d'enfance », sur Télérama, .
  7. Jean-Baptiste Morel, « Le Normand Philippe Davenet était le pianiste d'Anne Sylvestre », sur Actu.fr, .
  8. « Nathalie Miravette : "J'étais admirative de la précision d'Anne Sylvestre sur sa mélodie" », sur France Musique, .
  9. Daniel Girard, « Lala et le cirque du vent », sur L'Avant-Scène Théâtre, .
  10. a et b « Michèle Bernard vue par Anne Sylvestre », La terrasse, 10 janvier 2012.
  11. « Anne Sylvestre. Témoignage de Michèle Bernard », article journal Je chante magazine, 10 janvier 2010.
  12. « Les combats de Michèle Bernard », La Croix, 8 février 2002.
  13. Véronique Mortaigne, « Anne Sylvestre, chanteuse fidèle et libérée », sur Le Monde, .
  14. Hélène Hazéra, « Interview : Un retour d'Anne Sylvestre », sur Libération, .
  15. « Anne Sylvestre, une dame si heureuse », sur rfi Musique, .
  16. Bertrand Dicale, « Anne Sylvestre, 45 ans de carrière sur les chemins du vent », sur Le Monde, .
  17. Bertrand Dicale, « Anne Sylvestre, un jubilé jubilatoire », sur rfi Musique, .
  18. Véronique Mortaigne, « Anne Sylvestre, monument sans panthéon, ne chante jamais ses "Fabulettes" sur scène. », sur Le Monde, .
  19. « Anne Sylvestre : spectacle " Bêtes à Bon Dieu " », sur annesylvestre.com (consulté le ).
  20. « Anne Sylvestre : spectacle " Au Plaisir ! " », sur annesylvestre.com (consulté le ).
  21. Daniel Pantchenko, « Au plaisir d’Anne Sylvestre », sur Chansons que tout cela… (CQTC) (consulté le ).
  22. « Anne Sylvestre : spectacle "Carré de dames" », sur annesylvestre.com (consulté le ).
  23. « Anne Sylvestre sort un album avec Agnès Bihl », sur Franceinfo, (consulté le ).
  24. Daniel Colling, « Anne Sylvestre / Le Printemps de Bourges 2014 », sur edition2014.printemps-bourges.com (consulté le ).
  25. « Francofolies de La Rochelle : les derniers noms de l’édition 2014 », sur SudOuest.fr (consulté le ).
  26. « Vianne. Anne Sylvestre en clôture du Georjacléo », sur ladepeche.fr (consulté le ).
  27. Michel Kemper, « Riffard sans fard, avec amitié, avec passion », sur Nos enchanteurs, le quotidien de la chanson, .
  28. Nicolas Deschamps, « Anne Sylvestre a perdu son petit-fils dans l'attaque du Bataclan », sur gala.fr, (consulté le ).
  29. « Baptiste Chevreau, 24 ans, tué au Bataclan », sur Libération.fr (consulté le ).
  30. Benoît Duteurtre, « Anne Sylvestre est au Théâtre le 13e Art-Italie : "Fêter Ensemble 60 ans de chanson ! Déjà ?? », sur France Musique, .
  31. Guillaume Decalf, « Anne Sylvestre, icone de la chanson française, est morte », sur France Musique, (consulté le ).
  32. Véronique Mortaigne, « Anne Sylvestre, chanteuse pour petits et grands et artiste féministe, est morte », sur Le Monde, .
  33. Cimetières de France et d'ailleurs
  34. « Anne Sylvestre, (4/5) : "Je suis féministe et je l'ai toujours été" », sur France Musique, (consulté le )
  35. « Anne Sylvestre, la féministe », sur France Musique, (consulté le )
  36. « Anne Sylvestre revient communier avec son public », sur Le Monde (consulté le ).
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  39. « Les hormones Simone : Evasion chante », Bibliothèques de Paris,‎ (lire en ligne).
  40. a et b « Lougarouve / Promotion Victoires de la Musique EPM », EPM Musique,‎ (lire en ligne).
  41. « Théâtre In Extremis : hommage à Anne Sylvestre » (version du sur Internet Archive).
  42. « Nous sommes de celles », Essaïon Théâtre,‎ (lire en ligne).
  43. « Autour d’Anne Sylvestre », Site Le Rocher de Palmer,‎ (lire en ligne).
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  45. « Les eaux sauvages, chansons hydrophiles d’Anne Sylvestre », Le Hall de la Chanson,‎ (lire en ligne).
  46. « Après le théâtre », Site Arène Théâtre,‎ (lire en ligne).
  47. « Paroles et musiques : Anne Sylvestre », Site Hervé Suhubiette,‎ (lire en ligne).
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  55. Patrick Engel, « Anne Sylvestre, t’en souviens-tu la scène… ? », Nos enchanteurs, le quotidien de la chanson,‎ (lire en ligne).
  56. Sylvain Merle, « Olympia : Alex Lutz, c’est fou ! », sur Le Parisien, .
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  58. Jean-Rémi Barland, « Théâtre de la Criée : Un concert de haute tenue de la chanteuse Juliette » (consulté le )
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Pantchenko, Anne Sylvestre : Et elle chante encore ?, Paris, Fayard, (ISBN 978-221-366682-2).
  • Céline Pruvost, « “Une femme, pas une dame”. Le féminin militant des chansons d’Anne Sylvestre », dans Chabadabada : des hommes et des femmes dans la chanson française contemporaine : représentation et enjeux, Presses universitaires de Provence, , 145 p.
  • Hyacinthe Ravet, « Anne Sylvestre », dans Dictionnaire biographique des féministes en France, , 1391-1394 p. (consulté le )
  • Fanny Quément, « Fabuleuse Anne Sylvestre », Audimat, vol. 13, no 1,‎ , p. 29–57 (ISSN 2261-3595, DOI 10.3917/audi.013.0029, lire en ligne, consulté le )

Entretiens radiophoniques et télévisés[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]