André Jarrot

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André Jarrot était un homme politique français, après avoir été pilote de moto, né le à Lux (Saône-et-Loire) et décédé le à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). Il est Compagnon de la Libération.

Le mécanicien et pilote motocycliste[modifier | modifier le code]

Passionné de mécanique, inventif et sportif, André Jarrot participa à de nombreuses compétitions motocyclistes : courses de vitesse, d'endurance et tentatives de records. En 1937, il est champion de France de vitesse en catégorie 500 cm3. L'année suivante, en association avec son ami Georges Monneret, le célèbre « Jojo la Moto », il bat un record du monde sur 24 heures (1938). André Jarrot garda toute sa vie cette passion pour la mécanique et le sport. Motard et mécanicien « collectionneur », il fut également un des précurseurs de la motorisation électrique.

Palmarès :

  • Champion de France 500 de vitesse en 1937
  • Recordman du monde des 24 heures en 1938, associé à son ami Georges Monneret.

De la Résistance à la vie politique[modifier | modifier le code]

Fait prisonnier en juin 1940, il s'évade, rejoint la Saône-et-Loire et entre aussitôt en résistance. Au sein du réseau Ali-France, il organise des passages en zone libre. Évadé par l'Espagne fin 1942, il s'engage au sein des Forces Françaises libres et est affecté au BCRA. Parachuté dans le Puy de Dôme en août 1943, il effectue différentes opérations avant de rentrer en Grande-Bretagne. Parachuté en Saône-et-Loire en novembre 1943, il effectue de nombreuses missions de sabotage et rentre en Angleterre via l'Espagne. Parachuté pour la troisième fois en France début juillet 1944, André Jarrot est nommé Délégué Militaire Régional de Saône-et-Loire et prend en charge l'organisation des maquis avec lesquels il assure la libération de la région. Il entama ensuite une carrière politique : responsable du RPF en 1947, membre fondateur de l'UNR en 1958 puis finalement ministre de la Qualité de la Vie sous le premier gouvernement Chirac (1974-1976). Parallèlement, il exerça plusieurs mandats d'élu au niveau parlementaire comme local.

En Saône-et-Loire, il sera par ailleurs le maire de Montceau-les-Mines durant plus de 20 ans. En 2014, sa fille Marie-Claude Jarrot est élue au second tour face au maire socialiste sortant Didier Mathus, faisant basculer la ville à droite.

Ses fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Vie politique nationale[modifier | modifier le code]

Mandats parlementaires[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Un ouvrage d'Eugène Condette, Les chemins d'une destinée, relate l'engagement dans la Résistance d'André Jarrot.

Notes et références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]