Adolphe Schneider

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Adolphe Schneider
Image illustrative de l'article Adolphe Schneider
Fonctions
Député de Saône-et-Loire
Membre du Conseil général de Saône-et-Loire
Successeur Eugène Schneider
Maire du Creusot
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Nancy
Date de décès
Lieu de décès Le Creusot
Parti politique Majorité ministérielle
Profession Industriel

François Antoine Adolphe Schneider est un industriel et homme politique français né à Nancy (Meurthe) le et mort au Creusot (Saône-et-Loire) le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Adolphe Schneider est le fils d’Antoine Schneider (1759-1828), notaire royal et conseiller général de la Moselle, et de Catherine Durand (1781-1858), et le frère ainé d’Eugène Schneider. Sur recommandation de son cousin germain, le général et ministre Virgile Schneider, Adolphe, âgé de dix-neuf ans, entre comme courtier à la banque Seillière, spécialisée dans le secteur du négoce et dirigée par François Alexandre Seillière. En 1830 cette banque se voit attribuer la logistique et l’approvisionnement en vivres et en fourrages, de l’expédition militaire d'Alger, mission qu’Adolphe Schneider et Aimé-Benoît Seillière mènent avec succès.

Le 30 mai 1831, il épouse Valérie Aigan. Elle est la fille de l’académicien Étienne Aigan et de Tullie Claudine Françoise Montanier qui est remariée à Louis Boigues, le principal propriétaire des forges de Fourchambault (Nièvre) financièrement soutenues par la banque Seillière.

À partir de 1833 François-Alexandre Seillière qui monte le projet de rachat des forges du Creusot, pense y associer Adolphe et son frère Eugène. La société Schneider frères et Cie sera créée en décembre 1836 avec à sa tête Adolphe Schneider, directeur financier et commercial, et Eugène, directeur des usines. 

Il est maire du Creusot à partir de 1841 et conseiller général (canton de Couches et Montcenis) en 1842. Le 9 juillet 1842 il est élu député par le 5e collège de Saône-et-Loire (Autun), contre M. de Montépin, député sortant et prend place dans la majorité ministérielle de Guizot.

Il est le père de trois enfants : Camille (1833-1893), Marie Tullie (1838-1877), mariée au général Charles-Alexandre Fay (sv) (1827-1903), et Paul (1841-1916), président des mines de Doucy (Savoie), maire de Chanceaux-près-Loches et conseiller général d'Indre-et-Loire.

Le dimanche 3 août 1845, il fait une lourde chute de cheval et décède dans la soirée. Il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (division13). Peu après son épouse et ses enfants quittent définitivement Le Creusot.

Hommage[modifier | modifier le code]

  • Au Creusot, un monument appelé « la colonne brisée » fut érigé sur les lieux mêmes de l'accident. Sur la première marche est scellée la pierre qui fut fatale à Adolphe Schneider. À la suite de l'ouverture de l'avenue de Verdun la colonne fut déplacée dans un square (entre l'école Charles de Gaulle et la rue du Grenouiller) près de sa place initiale.

Sources[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]