Les Riaux

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Les Riaux
Image illustrative de l'article Les Riaux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Ville Marseille
Arrondissement municipal 16e
Démographie
Population 614 hab. (2012)
Étapes d’urbanisation 19eme Siecle
Géographie
Altitude courée m
Transport
Bus Autobus de MarseilleLigne 35  35S Bus de nuit 535

Les Riaux est un quartier du 16e arrondissement de Marseille situe dans le VIIIe secteur dans la partie nord de la ville. Il fait partie de l'Estaque. On évoque souvent « l'Estaque Plage », « l'Estaque Gare », oubliant « l'Estaque Riaux ». C'est l'un des quartiers populaires de la ville. Le nombre d'habitants n'est pourtant pas suffisant pour qu'il soit reconnu comme quartiers politique de la ville (QPV).

Les habitats du quartier furent dans un premier temps constitués de cabanons et de villas, puis les propriétaires des usines ont fait construire des cités et des courées pour loger leurs ouvriers[1]. Les industrie à l’origine de l’émergence du quartiers n'ont pas particulièrement organisé la construction de logements dans les interstices des cités ouvrières aujourd'hui le quartier est constitué de cités de maisons familiales et de petits immeubles tandis que les pavillons et maisons de villes y sont quasi absents.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le quartier "Les Riaux" a été créé à la fin du XIXe siècle autour de quelques usines, comme lotissement d'habitation pour les ouvriers. Son nom vient du provençal riau ou riou qui signifie « ruisseau ». Un petit ruisseau circulant dans ce quartier de l'Estaque.

Il était encadré par plusieurs usines ; Ciments Penaroya, Khulmann, (ex Atochem) Lafarge, Saria, EGTH, Rio Tinto Rousselot.

En 1819, couvrait la partie nord du quartier de la Falaise et le bas de celui des Piches. À cette époque, il n'existait pratiquement pas de maison.

Le développement du quartier ne démarre qu'avec l'acquisition fin 19° de terrains par la Compagnie Rio Tinto qui bâtit une usine éponyme. C'est en 1913 qu'est construite l'usine de la Société coloniale des chaux et ciments Portland.

Quartier ouvrier symbolique, le secteur des Riaux fut influencé par des mouvements socialistes en témoigne la gréve de mai 1936 en solidarité avec les mouvements socialistes de la guerre d’Espagne. Gréve des ouvriers des carrières de la Nerthe suivie d'une gréve générale occupant les usines de Chagneaud, Rousselot, Coloniale, Pennaroya, Tulieries et Khulmann [2].

Très tôt les usines sont exploitées par des travailleurs immigrés qui s'installent dans le quartier formant des communautés italiennes corses et algériennes particulièrement chaoui et kabyle. Ainsi, selon les critères du recensement de 1982, sur 1 200 habitants, 620 sont des étrangers dont 520 des Algériens[3].

Les usines ont commencé à fermer dès le début du 21e, les friches industrielles, notamment celles de Métal-Europe font l'objet d'opération de dépollution des sols puisque l'arsenic était déversé directement dans la colline.

Mémoire des Riaux par S.E janvier 2012
Mémoire des Riaux par S.E mars 2011 s

Sociologie[modifier | modifier le code]

Selon le sociologue, Salvatore Condro, "le quartier de l’Estaque-Riaux était jusqu'à une période récente un espace industriel, un quartier ouvrier où les conditions et les modes de vie ouvriers sur-déterminaient les différenciations ethniques et culturelles. L'espace-temps ouvrier "mélangeait", "colorait", "respectait" les différences. L’Estaque-Riaux était en quelque sorte une petite communauté de voisinage dans laquelle "vivre et travailler au pays" était une réalité, du moins le sera jusqu'au milieu des années 70. Les petits commerces se multipliaient (le petit "truc" qu'on va acheter au centre-ville, c'est un peu du luxe). Le dimanche est consacré au tiercé, à la pétanque, aux joutes et au football"[4]

Géographie[modifier | modifier le code]

Riaux est délimité par la montée Antoine-Castejon, la voie ferrée, la Nerthe, par les usines, et par le chemin du Littoral. Le vallon de Riaux, (Étymologiquement, "lit du ruisseau") est constitué de petites maisons. Il se termine par "la carrière ; ancienne carrière des usines Lafarge.

Un inventaire a été réalisé sur le quartier Les Riaux[5]

Culture[modifier | modifier le code]

la baie de Marseille vue de l'Estaque peinte par Cézanne

Les peintres ont été très inspirés par ce quartier. C'est dans ce quartier qu'est né le cubisme, ainsi, le célèbre tableau de Georges Braque Le Viaduc à l'Estaque représente le quartier des Riaux. Il est exposé à Paris au centre Georges Pompidou.

Les rappeurs Duval MC et Bil-K (Ghetto Phénomène) sont issus du quartier.

L'ancien cinéma Le Rio, a aujourd'hui disparu, un film lui est consacré par l'association Images et Paroles engagées dont le siège se situe à Saint André 13016.

Les équipements[modifier | modifier le code]

Le CIQ des Riaux : Comité d'Intérêt de Quartier, propose des réunions d'habitants tous les premiers lundi du mois

La MMA Maison Municipale d'Arrondissement 2 place du centre 13016

l'ASK : Association Sportive Khulman

City-Stade Jean Christofol, rénover en 2012.

Stade de l'ASK

Économie[modifier | modifier le code]

Revenu fiscal[modifier | modifier le code]

En 2007, le revenu fiscal médian par unité de consommation était de 12 869 euros (avec 507 unités). Le revenu fiscal médian par ménage était de 22 530 euros (avec 279 ménages fiscaux). Il n'y a pas de données sur la moyenne des revenus fiscaux[6].

Mémoire des Riaux par S.E 2011

Population active[modifier | modifier le code]

Ce quartier est né par la construction de villa et cabanons pour les ouvriers des différentes usines. L’économie du secteur fut longtemps basé sur les usines qui sont en grande partie à l’origine de l'urbanisation du quartier, après la fermeture de ces usines le quartier connait un taux de chômage élevé ; en 2006 il atteint les 27,52 %[7].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Dans ce quartier, qui a vu grandir le réalisateur Robert Guédiguian, une grande part des œuvres du réalisateurs ont le quartier comme cadre comme Marius et jeannette (1997) ou Le derniers été (1981).

.Pratiquement tous les commerces ont fermé, plus d'information sur le site l'inventaire


Mémoire des Riaux par S.E 2009

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Guignet Philippe, « Cours, courées et corons. Contribution à un cadrage lexicographique, typologique et chronologique de types d'habitat collectif emblématiques de la France du Nord », Revue du Nord, 1/2008 (n° 374),‎ , p. 29-47. (lire en ligne)
  2. Antoine OLIVES, « Le Front Populaire à Marseille d'après un sondage d'opinion (1935-1936) », Provence historique Fascicule 69,‎ , p. 310 (lire en ligne)
  3. Mireille Meyer, DES MIGRANTS ET DES VILLES, Aix en Provence, l’IREMAM, , 143p p., p40
  4. « L'insertion sociale des immigres Crise économique et changements sociaux un quartier de Marseille : l'Estaque-Riaux », sur http://books.openedition.org, (consulté le 14 mars 2017)
  5. « Quartier Les Riaux », sur http://dossiersinventaire.regionpaca.fr, (consulté le 14 mars 2017)
  6. http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/donnees-detaillees/duicq/xls/RFL/RFL_I_93_00758.xls
  7. 16e arrondissement de Marseille