Montcenis

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Montcenis
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Autun
Canton Le Creusot-1
Intercommunalité Communauté urbaine Creusot-Montceau
Maire
Mandat
Thierry Buisson
2016-2020
Code postal 71710
Code commune 71309
Démographie
Gentilé Monticinois, Monticinoises
Population
municipale
2 188 hab. (2014)
Densité 177 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 47′ 29″ nord, 4° 23′ 23″ est
Altitude Min. 310 m – Max. 513 m
Superficie 12,33 km2
Localisation

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Montcenis

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Montcenis

Montcenis est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté. Ses habitants s'appellent les Monticinois et les Monticinoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Symphorien-de-Marmagne Marmagne Rose des vents
Charmoy N Le Creusot
O    Montcenis    E
S
Les Bizots Torcy

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Depuis les temps celtiques des Éduens puis des Romains, Montcenis, situé sur l’axe Cavillonum (Chalon sur Saône) – Bibracte, est un lieu de passage marchand. Au XIVe siècle elle devient une place forte avec forteresse et franchise et connut durant deux siècles des périodes de trouble mais garda une allure fière et aristocratique[1] .

Au début du XVIe siècle quelques familles de métayers et de mineurs vivaient pauvrement de l’exploitation de la « pierre noire » (charbon de terre ou houille) aux hameaux du Crozot et des Nouillots. On disait que l’on « jardinait » le charbon. Jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, grâce à ce charbon il y avait deux modestes forges et l’on y coulait le verre[2].

En 1768 Gabriel Jars montra l’intérêt du gisement de charbon au lieu-dit de la Charbonnière. François de la Chaise, seigneur de la Baronnie de Montcenis obtient, l'année suivante et pour 50 ans, l’autorisation de l’exploiter ainsi que diverses autres gisements de la vallée de la Dheune et de la vallée de la Bourbince En 1781, dans la plaine des Riaux, la « Fonderie Royale du Creusot » fut étudiée et construite par François Ignace de Wendel, (maître de forges, déjà propriétaire de la Fonderie d'Indret près de Nantes), William Wilkinson (maître de forges anglais, auteur de brevets sur la fonte au coke) et Pierre Toufaire (architecte). Achevée fin 1785 elle fut la première grande usine métallurgique d’Europe continentale avec des hauts-fourneaux produisant 5000 tonnes de fonte au coke par an et une forerie fabriquant 4500 canons par an[3].

En 1786 la famille royale décida de déménager la « Manufacture des Cristaux et émaux de la Reine » jusqu’alors située à St Cloud. Un acte royal du 10 novembre 1786 engloba l’ensemble : Cristallerie de la Reine, Fonderies d’Indret et du Creusot et les mines de la région. Cette société fut dirigée par François Ignace de Wendel jusqu’à son émigration en Thuringe (Allemagne) en 1793.

Montcenis semble ne pas avoir été un farouche défenseur de la Révolution de 1789, aussi Le Creuzot groupant divers villages et lieudits industriels de la plaine, fut-il érigé en commune en 1793. Depuis Montcenis (la Montagne) est resté un village à la périphérie de la ville du Creusot.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Montcenis.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : Écartelé : au 1) et au 4) d’azur aux trois têtes de vieillard d’argent, au 2) et au 3) de sable aux trois urnes d’or ; sur le tout d’azur à la vierge d’or sur un mont d’argent, au chef cousu de gueules chargé de trois fleurs de lys aussi d’or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 2016 Michel Rey UMP  
2016 2020 Thierry Buisson SE  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 188 habitants, en diminution de -1,08 % par rapport à 2009 (Saône-et-Loire : 0,19 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 066 1 068 1 091 1 219 1 238 1 404 1 508 1 494 1 664
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 824 1 859 1 900 1 882 1 921 1 918 1 995 2 036 2 192
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 066 2 288 2 491 2 484 2 170 1 965 1 941 2 038 2 131
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 195 2 201 2 376 2 361 2 339 2 352 2 221 2 212 2 188
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.
  • Le site du Vieux-Château est le point culminant du village et des environs. On y trouve une table d'orientation ainsi qu'une antenne de radiocommunications. Le château fut détruit pendant la Révolution française. Il ne reste plus rien du château sauf quelques morceaux de remparts.
  • Église de l'Assomption de Montcenis : l'église actuelle a été rebâtie en 1680 à l'emplacement d'une église ancienne. La pierre utilisée pour la construction est le grès brun et rouge du pays. Son clocher s'est écroulé en 1699 et fut reconstruit en 1703. Elle a été inscrite MH en 2003[8],[9]. Elle possède entre autres de remarquables stalles en bois de style Louis XV et un magnifique retable du XVIIe siècle sur le maître autel baroque. L'église possède également 5 cloches.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jehan de La Grange. Docteur en droit. Procureur du roi au siège de Montcenis (siège secondaire du bailliage d'Autun) en 1587. Par deux fois rançonné pour avoir cherché à donner des renseignements militaires à l'armée d'Henri de Navarre, il est admis à acheter la charge de lieutenant général du bailliage d'Autun lors de la prise de la ville (1594). Ne parvenant pas à rétablir sa situation financière, il revend sa charge en 1605 et meurt à Molinot (Côte-d'Or) en 1607, son village d'origine.
  • Jehan Poullet. Cousin par alliance du précédent. Natif de Nolay, frère du capitaine de cette ville. Procureur d'office de la seigneurie de Montcenis. Il devient seigneur de Blaisy (près de Saint-Maurice-sous-Montaigu) par son mariage en 1590 avec Philiberte de Digoine.
  • François de la Chaise (1727-1794), magistrat et maitre de forges.
  • Jacques François de La Chaise (1743-1823), général des armées de la République.
  • Louis-Marie Michon (1802-1866), président de la Société de chirurgie (actuelle Académie de chirurgie), enterré dans le cimetière.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Administrator, « Histoire de Montcenis », sur www.montcenis.fr (consulté le 21 février 2017)
  2. André Laffly, Le Pays du Creusot, vers les XVème et XVIème siècles, Le Creusot, Académie François Bourdon,
  3. Alphonse Fargeton, Les Grandes heures du Creusot au temps des Schneider, Le Creusot, H. Renaudier, , 158 p.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Notice no PA00113368, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. MONTCENIS Église Notre-Dame de l'Assomption sur http://www.pastourisme71.com consulté le 7/02/2013.


Liens externes[modifier | modifier le code]

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