Montcenis

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Montcenis
Montcenis
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Autun
Intercommunalité Communauté urbaine Le Creusot Montceau-lès-Mines
Maire
Mandat
Thierry Buisson
2020-2026
Code postal 71710
Code commune 71309
Démographie
Gentilé Monticinois
Population
municipale
2 095 hab. (2017 en diminution de 4,82 % par rapport à 2012)
Densité 170 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 47′ 29″ nord, 4° 23′ 23″ est
Altitude Min. 310 m
Max. 513 m
Superficie 12,33 km2
Élections
Départementales Canton du Creusot-1
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web montcenis.ovh

Montcenis est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Depuis les temps celtiques des Éduens puis des Romains, Montcenis, situé sur l’axe Cavillonum (Chalon sur Saône) – Bibracte, est un lieu de passage marchand. Au XIVe siècle elle devient une place forte avec forteresse et franchise et connut durant deux siècles des périodes de trouble mais garda une allure fière et aristocratique[1].

Siège d'un château ducal comptant parmi les places fortes de Charles le Téméraire, Montcenis constitue sous l'Ancien régime un baillage prospère.

Au début du XVIe siècle quelques familles de métayers et de mineurs vivaient pauvrement de l’exploitation de la « pierre noire » (charbon de terre ou houille) aux hameaux du Crozot et des Nouillots. On disait que l’on « jardinait » le charbon. Jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, grâce à ce charbon il y avait deux modestes forges et l’on y coulait le verre[2].

En 1768 Gabriel Jars montra l’intérêt du gisement de charbon au lieu-dit de la Charbonnière. François de la Chaise, seigneur de la Baronnie de Montcenis obtient, l'année suivante et pour 50 ans, l’autorisation de l’exploiter ainsi que diverses autres gisements de la vallée de la Dheune et de la vallée de la Bourbince En 1781, dans la plaine des Riaux, la « Fonderie Royale du Creusot » fut étudiée et construite par François Ignace de Wendel, (maître de forges, déjà propriétaire de la Fonderie d'Indret près de Nantes), William Wilkinson (maître de forges anglais, auteur de brevets sur la fonte au coke) et Pierre Toufaire (architecte). Achevée fin 1785 elle fut la première grande usine métallurgique d’Europe continentale avec des hauts-fourneaux produisant 5000 tonnes de fonte au coke par an et une forerie fabriquant 4500 canons par an[3].

En 1786 la famille royale décida de déménager dans de nouveaux bâtiments, le Château de la Verrerie, la « Manufacture des Cristaux et émaux de la Reine » jusqu’alors située à St Cloud près de Sévres. Un acte royal du engloba l’ensemble : Cristallerie de la Reine, Fonderies d’Indret et du Creusot et les mines de la région. Cette société fut dirigée par François Ignace de Wendel jusqu’à son émigration en Thuringe (Allemagne) en 1793.

Montcenis semble ne pas avoir été un farouche défenseur de la Révolution de 1789, aussi Le Creuzot groupant divers villages et lieudits industriels de la plaine, fut-il érigé en commune en 1793. Depuis Montcenis (la Montagne) est resté un village à la périphérie de la ville du Creusot.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Montcenis.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

Écartelé : au 1) et au 4) d’azur aux trois têtes de vieillard d’argent, au 2) et au 3) de sable aux trois urnes d’or ; sur le tout d’azur à la vierge d’or sur un mont d’argent, au chef cousu de gueules chargé de trois fleurs de lys aussi d’or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 1793 mai 1794 Jean-Baptiste Aug Douheret    
mai 1794 avril 1795 Philibert Douheret    
avril 1795 sept 1795 Jacques Verneau    
sept 1795 déc 1795 Pierre Garchery    
déc 1795 mai 1797 Jean-François Douheret    
juin 1797 octobre 1797 Jacques Lazare Jondot    
Nov 1797 mai 1800 Jean-Marie Callard    
mai 1800 avril 1810 Jean-Baptiste Aug Douheret    
avril 1810 juillet 1814 Jacques Antoine Garchery    
juillet 1814 juillet 1831 Lazare Verneau    
juillet 1831 octobre 1835 Jean-Louis Berrier    
octobre 1835 octobre 1846 Dominique Morau    
octobre 1846 avril 1848 Philibert Bacquelot    
avril 1848 sept 1848 Pierre Nectoux    
sept 1848 avril 1849 Louis Devoucoux    
avril 1849 mars 1853 Jean-Marie Dureuil    
mars 1853 mars 1859 Louis Marillier    
mars 1859 sept 1870 Mathieu Jean-Marie de Charrin    
sept 1870 octobre 1872 Vincent Bontemps    
nov 1872 octobre 1873 Pierre Truchot    
octobre 1873 février 1878 Adrien Morel    
février 1878 août 1878 Benoit Bidault    
août 1878 mai 1884 Pierre Truchot    
mai 1884 mai 1888 Joseph Nicolas    
mai 1888 janvier 1905 Benoit Simon    
janvier 1905 juin 1915 François Truchot    
juin 1915 janvier 1919 Jean-Marie Trelat    
janvier 1919 mai 1929 François Truchot    
mai 1929 avril 1936 Pierre Venot    
avril 1936 mai 1945 Auguste Laupretre    
mai 1945 mars 1946 Pierre Venot    
mars 1946 mai 1953 Ferdinand Desbois    
mai 1953 sept 1956 Henri Rizet    
sept 1956 avril 1964 Auguste Laupretre    
avril 1964 avril 1964 Albert Halle    
avril 1964 mars 1971 Roger Jolivot    
mars 1971 mars 1977 Pierre Deslorieux    
mars 1977 décembre 2016 Michel Rey    
décembre 2016 En cours Thierry Buisson SE Fonctionnaire

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

En 2017, la commune comptait 2 095 habitants[Note 1], en diminution de 4,82 % par rapport à 2012 (Saône-et-Loire : -0,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0661 0681 0911 2191 2381 4041 5081 4941 664
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8241 8591 9001 8821 9211 9181 9952 0362 192
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0662 2882 4912 4842 1701 9651 9412 0382 131
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 1952 2012 3762 3612 3392 3522 2212 2122 188
2017 - - - - - - - -
2 095--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de l'Assomption.
  • Le site du Vieux-Château est le point culminant du village et des environs. On y trouve une table d'orientation ainsi qu'une antenne de radiocommunications. Le château fut détruit pendant la Révolution française. Il ne reste plus rien du château sauf quelques morceaux de remparts.
  • Église de l'Assomption de Montcenis : l'église actuelle a été rebâtie en 1680 à l'emplacement d'une église ancienne. La pierre utilisée pour la construction est le grès brun et rouge du pays. Son clocher s'est écroulé en 1699 et fut reconstruit en 1703. Elle a été inscrite MH en 2003[8]. Elle possède entre autres des stalles en bois de style Louis XV et un magnifique retable du XVIIe siècle sur le maître autel baroque. L'église possède également 5 cloches[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Administrator, « Histoire de Montcenis », sur www.montcenis.fr (consulté le 21 février 2017)
  2. André Laffly, Le Pays du Creusot, vers les XVème et XVIème siècles, Le Creusot, Académie François Bourdon,
  3. Alphonse Fargeton, Les Grandes heures du Creusot au temps des Schneider, Le Creusot, H. Renaudier, , 158 p.
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  8. Notice no PA00113368, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. « Montcenis - Le blog de l’Abbé Tof », sur Le blog de l’Abbé Tof (consulté le 23 août 2020).