Bridoré

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Bridoré
Bridoré
Vue du plan d'eau (artificiel) en contrebas du bourg de Bridoré.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Canton Loches
Intercommunalité Communauté de communes Loches Sud Touraine
Maire
Mandat
Christian Baritaud
2014-2020
Code postal 37600
Code commune 37039
Démographie
Gentilé Bridoréens
Population
municipale
527 hab. (2016 en diminution de 3,3 % par rapport à 2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 01′ 40″ nord, 1° 05′ 00″ est
Altitude Min. 76 m
Max. 144 m
Superficie 14,54 km2
Localisation

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Bridoré est un village français qui appartient au canton de Loches et à l'arrondissement de Loches, situé dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Entouré par les communes de Fléré-la-Rivière, Verneuil-sur-Indre et Saint-Hippolyte, Bridoré est situé à 48 km au sud-est de Joué-lès-Tours, la plus grande ville des environs. Le bourg est situé sur une colline culminant à 144 mètres (au-dessus du niveau de la mer) la rivière l'Indre est le principal cours d'eau qui traverse la commune de Bridoré. La commune est proche du parc naturel régional de la Brenne à environ 13 km.

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Valençay[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique de Bridoré.

La commune est bordée sur son flanc est par l'Indre (1,632 km)qui en constitue la limite communale. Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 11,49 km, comprend en outre six petits cours d'eau[2],[3].

L'Indre, d'une longueur totale de 279,4 km, prend sa source à une altitude de 453 m sur le territoire de Saint-Priest-la-Marche dans le département du Cher et se jette dans la Loire à Avoine, après avoir traversé 58 communes[4]. Les crues de l'Indre sont le plus souvent de type inondation de plaine[Note 1]. Sur le plan de la prévision des crues, la commune est située dans le tronçon de l'Indre tourangelle[6], dont la station hydrométrique de référence la plus proche est située à Perrusson. La hauteur maximale historique a été atteinte en novembre 1770. La hauteur maximale mesurée s'établit à 3,30 et a été observée le 21 décembre 1982 [7]. Ce cours d'eau est classé dans les listes 1[Note 2] et 2[Note 3] au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne. Au titre de la liste 1, aucune autorisation ou concession ne peut être accordée pour la construction de nouveaux ouvrages s'ils constituent un obstacle à la continuité écologique et le renouvellement de la concession ou de l'autorisation des ouvrages existants est subordonné à des prescriptions permettant de maintenir le très bon état écologique des eaux. Au titre de la liste 2, tout ouvrage doit être géré, entretenu et équipé selon des règles définies par l'autorité administrative, en concertation avec le propriétaire ou, à défaut, l'exploitant [8],[9]. Sur le plan piscicole, l'Indre est classée en deuxième catégorie piscicole. L'espèce biologique dominante est constituée essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[10].

Deux zones humides[Note 4] ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « la vallée de l'Indre : de la la prairie d'Oizay aux Anglées » et « les étangs de la Chaperonnière »[11],[12].

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Bridoré est traversé par les routes départementales 943 et 241.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne TER Centre-Val de Loire : ChâteaurouxTours.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bridore ad Andriam, VIe siècle (H. de Valois, Notiticia gallicanorum.) ; Brioderus vicus, VIIe siècle (Acta Sanctorum, mai, tome V, p. 228 : Acta Sancti Austregisilii) ; Brolium Dore, XIIIe siècle (Dom Housseau, Charte de l'abbaye de Baugerais) ; Breuil Doré, 1454 ; Ymbert de Briault, escuyer, natif de Savoye, demourant au Bridoré, en Touraine, juillet 1496 (A.N.-JJ 227, n° 82, fol. 42) ; Le Bridoré, La paroisse du Bridoré, 1654 (Terrier du Bridoré, passim) ; Le Bridoré, XVIIIe siècle (carte de Cassini) ; Commune d’Oizay Cerçay Bridoré, an VI.
Le chef-lieu de la paroisse d’Oizay fut déplacé au Bridoré au début du XVIe siècle.
La forme latine Brolium Doré signifie : le Breuil appartenant à Doré ; elle peut être une latinisation défectueuse de la forme romane incomprise, car la forme Brioderus renvoie au gaulois briga = mont et à un second élément derus, thème obscur qui devrait correspondre au gaulois o-durum = hauteur, lieu fortifié ; Bridoré signifierait alors : la hauteur fortifiée, qui correspond au site du château, noyau primitif qui donna naissance à la paroisse au XVIe siècle, puis à la commune en 1790.

Histoire[modifier | modifier le code]

Féodalité : voir plus bas le paragraphe « Château de Bridoré ».

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement les noms de Bridoré-et-Martin et de Cerçay-Bridoré[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Alain Coutrot    
mars 2008 [14] Hervé Ageorges    
novembre 2013 2014 Thierry Frémont    
mars 2014 En cours Christian Baritaud SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].

En 2016, la commune comptait 527 habitants[Note 5], en diminution de 3,3 % par rapport à 2011 (Indre-et-Loire : +2,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
368378375403389393379383365
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
400429437435426475466461416
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
436436452399398391381398405
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
370373363426461476429552531
2016 - - - - - - - -
527--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bridoré se situe dans l'Académie d'Orléans-Tours (Zone B) et dans la circonscription de Loches. Les élèves sont accueillis dans l'école élémentaire publique de la commune.

Loisirs, tourisme et événements[modifier | modifier le code]

La commune possède un plan d'eau (d'origine artificielle), où pêcheurs, campeurs, promeneurs et randonneurs peuvent cohabiter. Une fois par an, le village se mobilise lors de la Fête de Plan d'eau. Une brocante, un concours de pêche et une course de cyclisme sont organisés pour animer la journée qui se finit par un bal dansant.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bridoré possède deux monuments datant du XVe siècle, la forteresse dite de Barbe-Bleue et l'église Saint-Roch.

Château

La forteresse construite sur le site dit Breuil-Doré est à l'origine du petit village. Dans la première moitié du XIIIe siècle, Josbert Ier de Ste-Maure, Pressigny et Nouâtre, mari d'Agnès de Vendôme, est seigneur de Bridoré[19], et après lui leur fils cadet le maréchal Renaud de Précigny, † croisé en 1270 en Tunisie ; puis la fille de ce dernier, Marguerite de Précigny, et son mari Godemar Ier de Linières, veuf d'Agnès de Sancerre et † en 1340 ; une de leurs enfants, Florie de Linières, † 1406, transmit Bridoré à son premier mari, le premier maréchal Boucicaut, qui suit († 1368 ; aussi sire de La Bourdaisière), puis temporairement à son second époux, le chevalier Maurice Mauvinet, † vers 1375.

Cette forteresse fut rebâtie sous Charles V de même que la chapelle Saint-Roch, devenue église paroissiale, pour le maréchal de France Jean Ier Le Meingre dit Boucicaut (1310-1368), puis par son fils, Jean II Le Meingre dit Boucicaut (1366-1421, sans postérité survivante ; aussi maréchal de France) ; Bridoré passe ensuite à Geoffroi Boucicaut, le frère cadet de Jean II le Meingre, puis à ses deux fils Jean et Louis Le Meingre (fils de sa deuxième épouse Isabeau fille de Louis de Poitiers-Valentinois-Saint-Vallier ; co-seigneurs de Bridoré, cités en 1463 ; les deux † sans postérité).

Imbert de Batarnay du Bouchage (1438-1523), sire de Montrésor, conseiller des rois Louis XI, Charles VIII et Louis XII, achète la seigneurie du Bridoré en 1475 à Louis Le Meingre. Il met au point le prototype de la défense enterrée, dont s’inspirera Vauban : la caponnière. Il rehausse le donjon qui atteint ainsi trente mètres et le couvre d’une charpente avec des échauguettes. Son fils François de Batarnay, oncle maternel de Diane de Poitiers et mari de Françoise de Maillé la Jeune dame de Rillé, est père de René de Batarnay (1513-1580), père lui-même de Gabrielle de Batarnay (1546-1570), épouse en 1570 de Gaspard de La Châtre de Nançay (vers 1539-1576), d'où Henri de La Châtre, Ier comte de Nançay en 1609/1610, père d'Edme de La Châtre, † 1645, qui vend Bridoré en avril/mai 1641 à Charles de Boursault, † 1653, seigneur de Viantais et de Voise.

En 1641 en effet, le marquis de Viantais, Charles de Boursault, acquiert la seigneurie du Bridoré. Le fils de Charles, Pierre de Boursault (1624-1704), maréchal de camp, hérite de Bridoré, puis sa propre fille Anne-Louise, qui cède le domaine le 10 avril 1717 aux religieuses viantaises de Beaulieu, fondées par les sœurs de Pierre, Catherine-Angélique (1619-1712) et Renée-Thérèse de Boursault (~1626-1714). Vendu comme bien national à la Révolution, il reste dans la même famille jusqu’à aujourd’hui. Classé Monument historique en 1911, restauré par les peintres Simone Lefèvre et Pierre Mouveau. Ce sont maintenant leurs petits-enfants, Virginie Feugier et son frère Pierre Alexandre Mouveau, qui assurent la conservation et la restauration de ce site.

Église Saint-Roch

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une inondation de plaine se produit lorsque le niveau d'un cours d'eau, généralement à la suite de fortes précipitations, monte progressivement jusqu'à l'envahissement du lit moyen, voire du lit majeur, pendant une période plus ou moins longue[5].
  2. Le classement en liste 1 est réservé aux cours d'eau qui sont en très bon état écologique, ou identifiés par les SDAGE des eaux comme jouant le rôle de réservoir biologique nécessaire au maintien ou à l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau d'un bassin versant, ou dans lesquels une protection complète des poissons migrateurs est nécessaire.
  3. Ce classement est attribué aux parties de cours d'eau ou canaux sur lesquels il est nécessaire d'assurer le transport suffisant des sédiments et la circulation des poissons migrateurs.
  4. D’après l’article L. 211-1 du Code de l’environnement, « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ».
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Valençay, consulté le 15 août 2014.
  2. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 4 février 2019)
  3. « Carte hydrologique de Bridoré », sur https://www.geoportail.gouv.fr/ (consulté le 4 février 2019)
  4. « Fiche Sandre - l'Indre », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 4 février 2019)
  5. « Les inondations lentes », sur Observatoire régional de Risques majeurs en Provence-Alpes Côte d'Azur (consulté le 5 septembre 2017).
  6. Règlement SPC Loire-Cher-Indre, 23 décembre 2013, actualisé août 2015 (lire en ligne), p. 19
  7. Règlement SPC Loire-Cher-Indre, 23 décembre 2013, actualisé août 2015 (lire en ligne), p. 62
  8. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 1 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le 4 février 2019)
  9. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 2 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le 4 février 2019)
  10. (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 4 février 2019)
  11. Direction Départementale des Territoires d'Indre-et-Loire-37, « Liste des Zones humides d'Indre-et-Loire-37 », sur http://terresdeloire.net/ (consulté le 4 février 2019)
  12. « L'inventaire départemental des zones humides », sur http://www.indre-et-loire.gouv.fr/, (consulté le 4 février 2019)
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Bridoré », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 12 décembre 2012)
  14. Décès d'Hervé Ageorges, maire de Bridoré
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  19. « Bridoré, p. 427-428 », sur Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de Touraine, t. Ier, par Jacques-Xavier Carré de Busserolle, chez Rouillé-Ladevèze à Tours, 1878