Veigné

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Veigné
Veigné
Ancien moulin à eau.
Blason de Veigné
Blason
Veigné
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Monts
Intercommunalité Communauté de communes Touraine Vallée de l'Indre
Maire
Mandat
Patrick Michaud
2014-2020
Code postal 37250
Code commune 37266
Démographie
Gentilé Vindiniens
Population
municipale
6 159 hab. (2016 en augmentation de 1,32 % par rapport à 2011)
Densité 232 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 17′ 18″ nord, 0° 44′ 18″ est
Altitude Min. 51 m
Max. 94 m
Superficie 26,58 km2
Localisation

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Site web www.veigne.fr

Veigné (prononcé [vɛɲe]) est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Même si les vestiges archéologiques attestent d'une présence humaine sur le territoire de Veigné depuis le Paléolithique, ce n'est qu'au Moyen Âge que Veigné est signalé dans le sources écrites, alors que les témoignages archéologiques font alors défaut. Vers 1550 se déroule un événement marquant : la paroisse de Montbazon est créée et son territoire d'un peu plus de 600 ha est pris sur Veigné. Entre accueil sur son territoire d'une partie du gouvernement français replié en et actions menées par la Gestapo contre des résistants locaux en , la Seconde Guerre mondiale est un autre jalon important dans l'histoire communale. Dès la fin de ce conflit, Tours et sa banlieue s'industrialisent et Veigné, reliée à l'agglomération par la N 10, en profite. Sa population s'accroît et le phénomène se poursuit au XXXIe siècle. La commune compte 6 159 habitants en 2016 et le nombre de ses résidences principales a été multiplié par six depuis 1945. Ce dynamisme est également profitable à l'activité économique de la commune ; en 2015, les six plus importants des 473 établissements installés à Veigné emploient globalement plus de 440 salariés. L'agriculture se maintient toutefois avec notamment la présence de vergers sur la commune depuis plusieurs décennies.

Même si aucun site ne fait l'objet de mesures de protection spécifiques, le patrimoine naturel de la commune est diversifié grâce à la présence de secteurs boisés importants, de zones humides, de pelouses calcaires sèches et de grands champs ouverts. L'église paroissiale et une chapelle sont tout ou partiellement inscrits au titre des monuments historiques, comme deux des nombreux châteaux et manoirs de Veigné.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Veigné se situe sur l'Indre à une douzaine de kilomètres au sud-sud-est de Tours[1], distance exprimée à vol d'oiseau. Dans la partie nord du canton de Monts — 8,6 km séparent les chefs-lieux communaux de Veigné et du bureau centralisateur[2] —, elle est rattachée à l'unité urbaine, l'aire urbaine, la zone d'emploi et le bassin de vie de Tours[I 1].

Communes limitrophes de Veigné
Joué-lès-Tours Chambray-lès-Tours
Montbazon/Monts Veigné Esvres
Saint-Branchs

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs représentant les strates géologiques affleurantes d'un territoire.
Carte géologique de Veigné[3].
  •      Bourg
  •       Limites communales
  •       c4-6B : craie blanche (Turonien)
  •       c4-6S : argiles à silex (Sénonien)
  •       e7-Re7 : calcaire lacustre de Touraine (Ludien)
  •       m3-p : sables et graviers du (Miocène)
  •       Rm3-p : sables argileux et graviers (Tertiaire)
  •       eP : éboulis des plateaux (Tertiaire)
  •       N : sables éoliens (Quaternaire)
  •       LP : limon des plateaux (Quaternaire)
  •       Fx-y : alluvions de terrasses (Quaternaire)
  •       Fz : alluvions récentes (Quaternaire)

La géologie de Veigné repose sur une succession de strates sédimentaires crétacées caractéristiques du sud du Bassin Parisien. Un peu plus tard, au Ludien, c'est cette fois du calcaire lacustre (e7) qui se dépose et qui donne son unité géologique à cette partie de la Touraine, la Champeigne, en comblant une fosse géologique formée à l'est de Veigné (synclinal de Courçay)[4] ; ce calcaire lacustre est localement très dégradé (Re7), parfois meuliérisé. Au nord de la commune, le calcaire est masqué par une pellicule de sables et de graviers (m3-p) déposés à la fin de l'Helvétien, localament dégradés à la fin du Tertiaire (Rm3-p). Se rencontrent également des sables éoliens (N) ou limon des plateaux (LP) du Quaternaire. L'Indre et ses affluents de rive gauche (ruisseau de Taffonneau et Bourdin) ont profondément entaillé toutes ces strates sédimentaires jusqu'au strates crétacées, craie blanche (C4-6B) du Turonien ou argiles à silex (C4-6S) du Sénonien, ces deux dernières formations étant parfois démantelées en éboulis (eP). À l'ouest du territoire, un profond méandre de l'Indre est caractérisé par la présence d'alluvions anciennes de terrasses (Fx-y) déposées au fur et à mesure de sa formation, alors que les alluvions plus récentes (Fz) occupent le lit majeur de la rivière[5].

La commune forme une demi-couronne entourant le territoire de Montbazon par le nord. Cette particularité est due à la création de la paroisse de Montbazon vers 1550 au détriment de celle de Veigné[4]. Malgré cette opération qui retranche à Veigné 641 ha, cette dernière commune reste, avec 2 568 ha, une structure de grande taille puisque la moyenne nationale s'établit à 1 488 ha[6].

Le plateau au sud de l'Indre se développe à une altitude un peu supérieures à celle de la partie nord (altitude moyenne de 88 à 91 m contre 74 à 88 m, point culminant à 94 m contre 91 m). La vallée de l'Indre, en pente très douce, s'établit de 54 m en amont à 51 m en aval[7].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte matérialisant le tracé des cours d'eau sur un territoire.
Réseau hydrographique de Veigné.

La commune est traversée par l'Indre (3,764 km). Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 23,17 km, comprend deux autres cours d'eau notables, le Bourdin (4,579 km) et le Saint-Branchs (4,051 km), et trois petits cours d'eau[8].

L'Indre, d'une longueur totale de 279,4 km, prend sa source à une altitude de 453 m sur le territoire de Saint-Priest-la-Marche dans le département du Cher et se jette dans la Loire à Avoine après avoir irrigué 58 communes[9]. Les crues de l'Indre sont le plus souvent de type inondation de plaine[Note 1]. Sur le plan de la prévision des crues, la commune est située dans le tronçon de l'Indre tourangelle[11], dont la station hydrométrique de référence la plus proche est située à Monts. Le débit mensuel moyen (calculé sur 14 ans pour cette station) varie de 4,51 m3/s au mois de septembre à 34 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 236 m3/s le , la hauteur maximale relevée a été de 5,56 m ce même jour[12],[13]

Photographie en couleurs d'une rivière avec un pont en arrière-plan.
L'Indre à Veigné.

Ce cours d'eau est classé dans les listes 1[Note 2] et 2[Note 3] au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne. Au titre de la liste 1, aucune autorisation ou concession ne peut être accordée pour la construction de nouveaux ouvrages s'ils constituent un obstacle à la continuité écologique et le renouvellement de la concession ou de l'autorisation des ouvrages existants est subordonné à des prescriptions permettant de maintenir le très bon état écologique des eaux. Au titre de la liste 2, tout ouvrage doit être géré, entretenu et équipé selon des règles définies par l'autorité administrative, en concertation avec le propriétaire ou, à défaut, l'exploitant [14],[15]. Sur le plan piscicole, l'Indre est classée en deuxième catégorie piscicole. L'espèce biologique dominante est constituée essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[16].

Photographie en couleurs d'une petit cours d'eau vu depuis un pont.
Le Bourdin à Veigné.

Le Bourdin, d'une longueur totale de 14,8 km, prend sa source dans la commune de Louans et se jette dans l'Indre à Veigné, après avoir traversé 5 communes[17]. Sur le plan piscicole, le Bourdin est également classé en deuxième catégorie piscicole[16].

Le Saint-Branchs, qui porte le nom de « ruisseau de Taffonneau » sur le territoire communal[18], a une longueur totale de 18,3 km. Il prend sa source dans la commune du Louroux et se jette dans l'Indre à Veigné, après avoir traversé 5 communes[19]. Sur le plan piscicole, le Saint-Branchs est également classé en deuxième catégorie piscicole[16].

Six zones humides ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le Conseil départemental d'Indre-et-Loire : la vallée du Ruisseau de Taffonneau, la vallée de l'Indre : de la prairie de la Vacherie aux Prés Germains, de la RN10 à l' A10 et des Prés Germains à la Vennetière, la vallée du ruisseau du Saint-Laurent, les étangs de la Chapelle Saint-Laurent[20],[21].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat d'Indre-et-Loire.

Comme l'ensemble des communes d'Indre-et-Loire, Veigné bénéficie d'un climat tempéré océanique dit dégradé[22], caractérisé par des températures clémentes, même en hiver. Aucun mois n'est véritablement sec, les précipitations mensuelles moyennes étant toujours supérieures à 40 mm[23].

La Champeigne, dont fait partie Veigné, subit toutefois moins de gelées, avec une moyenne de 55 jours de gel entre octobre et avril, que l'est du département (60 jours), mais davantage que les confins de l'Anjou (50 jours)[24]. Cormery, commune proche, connaît une moyenne annuelle de 160 jours de précipitations, pour une pluviométrie comprise entre 550 et 600 mm ; le taux d'ensoleillement moyen y est de 1 780 heures par an[25].

Paysages naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Les espaces boisés sont encore très présents à Veigné. Ils sont principalement concentrés dans la partie du territoire située au nord de l'Indre, même si, au sud, ils occupent également les versant des vallées du ruisseau de Taffonneau et du Bourdin. Sur le plateau, ils sont localement remplacés par des zones urbanisées, conséquence d'un phénomène de « mitage ». Au XXIe siècle, plus de 37 % de la surface communale leur sont consacrés. Les sols à vocation agricole recouvrent près de 40 % de l'aire communale[8]. Ils ont surtout présents dans la partie sud de la commune[26].

Au , le territoire communal de Veigné n'est concerné par aucune zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique ou aucun site du réseau Natura 2000. Toutefois, la diversité faunistique et floristique est assurée grâce aux écosystème variés rencontrés sur la commune. Les bois et les zones humides abritent une avifaune bien spécifique qui comprend entre autres la Bondrée apivore, le Chevalier gambette ou le Petit Gravelot. Les exsurgences des sources karstiques sont propices au développent de Mousses. Les pelouses calcaires en bordure des espaces boisés sont des biotopes privilégiés pour les Orchidées sauvages ou pour la Cigale rouge (Tibicina haematodes)[26].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente une comparaison de quelques indicateurs chiffrés du logement pour Veigné et l'ensemble de l'Indre-et-Loire en 2015[I 2],[I 3].

Le logement à Veigné en 2015.
Veigné Indre-et-Loire
Parc immobilier total (en nombre d'habitations) 2 692 315 335
Part des résidences principales (en %) 92,9 87,3
Part des logements vacants (en %) 4,4 8,2
Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 76,9 59,1

Les résidences secondaires et les logements occasionnels représentent 2,2 % des habitations de Veigné, en légère diminution depuis 2010. Les occupants des résidences principales en sont à plus de 76 % propriétaires. Le parc immobilier communal s'est fortement accru depuis 1945 — il est multiplié par six — et surtout depuis 1970 puisque 1706 des 2499 résidences principales que compte la commune en 2015 sont construites après cette date. Les maisons individuelles représentent près de 91 % du parc des résidences principales[I 2]. Ces résidences principales comptent en moyenne 4,7 pièces au plan communal[I 2] quand la moyenne départementale s'établit à 4,1 pièces[I 3].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Extrait d'une carte ancienne en couleurs
Veigné sur la carte d'état-major.

La plus ancienne zone urbanisée de la commune se situe sur la rive gauche de l'Indre, autour de l'église. La carte d'état-major établie en 1866 montre un second pôle légèrement en aval mais sur l'autre rive de l'Indre, au niveau de la Vennetière. La N 10 est déjà percée et le village des Gués-de-Veigné, sur son tracé, est mentionné. En 1884, Jacques-Xavier Carré de Busserolle indique que les Gués-de-Veigné abritent 89 personnes[27]. Après la Seconde Guerre mondiale, la rive droite de l'Indre en vis-à-vis de Montbazon s'urbanise plus densément alors que pavillons et lotissements prennent place sur les hauteurs au milieu des bois du nord de l'Indre et le long de la D 50 au sud[28]. Depuis 2005, l'extension du bâti se fait par comblement des dents creuses par des lotissements, mais également par construction d'habitats groupés dans le centre[PLU 1].

Des petits hameaux sont dispersés sur le territoire, surtout au nord entre la zone boisée et Chambray-lès-Tours, ou alors à l'extrême sud, près de Saint-Branchs[28].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs d'un petit édicule portant une règle graduée avec des dates.
Repères de crues.

la commune de Veigné est exposée à un risque de crues de l'Indre, comme le mentionnent de nombreuses chroniques dès les XVIIe et XVIIIe siècle[M 1],[M 2]. Ce risque est pris en compte dans le plan de prévention du risque inondation pour le val de l'Indre adopté en 2005 et qui s'applique à Veigné[29]. L'aléa relatif au phénomène de retrait-gonflement des argiles est directement lié à la nature des terrains affleurants : il est estimé fort sur le plateau où le calcaire lacustre prédomine ; il est plus faible dans les autres secteurs de la commune, là où d'autres formations géologiques de surface sont observées (limons, alluvions)[30]. Veigné est soumise à un risque sismique faible (niveau 2 sur une échelle de 1 à 5)[31] ; les chroniques locales mentionnent toutefois plusieurs séismes[32],[33], le (intensité V ou VI, épicentre en limite du Poitou et de la Touraine)[34] et le (intensité V, épicentre en Touraine)[35].

De 1983 à 2013, treize phénomènes naturels ont abouti au placement de la commune en état de catastrophe naturelle : inondations et coulées de boue ou mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse[36].

En 2014, aucun site industriel visé par la directive Seveso n'est présent sur le territoire de Veigné[PLU 2]. Des risques de nuisances sonores existent à proximité des grands axes de communication traversant le territoire, autoroutes A10 et A85, D910 principalement[PLU 3].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseaux autoroutier et routier[modifier | modifier le code]

Les autoroutes A10 (Paris - Bordeaux) et A85 (Angers-Vierzon) traversent le territoire de Veigné où un échangeur permet de passer de l'une à l'aure, mais elles ne sont pas connectées au réseau routier. C'est quelques kilomètres au nord (Chambray-lès-Tours) que se trouve la sortie no 23 de l'A10 ; quelques kilomètres à l'est (Esvres) se trouve la sortie no 10 de l'A85.

La D910 (ancienne N10 déclassée) traverse la commune du nord au sud au niveau du pôle urbanisé des Gués-de-Veigné. D'est en ouest la D17 suit la vallée de l'Indre et, en direction du sud-sud-est à partir du bourg, la D50 se dirige vers Manthelan, Ligueil et au-delà.

Réseaux de transports en commun[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs d'une petit bâtiment en arrière-plan ; pancarte « SNCF » au premier plan.
Arrêt SNCF de Veigné.

La gare de Veigné, halte SNCF, assure la desserte par les trains et autocars TER Centre-Val de Loire de la ligne 31, liaison régulière entre les gares de Tours et Loches.

Géré par la région Centre-Val de Loire et exploité par Transdev Touraine, le réseau Rémi, Réseau de Mobilité Interurbaine assure la desserte de la commune via les lignes F (Esvres ↔ Veigné ↔ Tours[37]) et G (Ligueil ↔ Veigné ↔ Tours).

Itinéraires pédestres et cyclistes[modifier | modifier le code]

L'« Indre à vélo » est un itinéraire touristique permettant aux cyclistes de découvrir le patrimoine des communes qui bordent la rivière, de Jeu-les-Bois à Azay-le-Rideau. Il aborde le territoire de Veigné sur la rive droite en provenance d'Esvres puis traverse la rivière pour gagner Montbazon[38].

Le « sentier de grande randonnée 46 » qui relie Toulouse à Tours parcourt notamment la vallée de l'Indre. Abordant le territoire de Veigné sur la rive droite de l'Indre, il décrit une boucle au nord de la commune avant de traverser la rivière au niveau du bourg[39].

Toponymie et hydronymie[modifier | modifier le code]

Extrait d'une carte ancienne en couleurs avec délimitation d'un territoire communeal.
Veigné (limites communales modernes en jaune) sur la carte de Cassini.

Onomastique partielle du toponyme Veigné[27],[40],[Note 4] :


Mentionné pour la fois en 843 dans un cartulaire de l'abbaye de Marmoutier sous la forme Vindiniacum[41], le toponyme pourrait être formé d'un patronyme et du suffixe -acum[40]. Ernest Nègre propose le patronyme gaulois Vindonius[42] ; Albert Dauzat et Charles Rostaing évoquent le romain Vindinius[43]. Dès le XIVe siècle apparaît l'orthographe moderne Veigné.

De nombreux toponymes évoquent des sites anciennement occupés, peut-être depuis l'Antiquité. Le nom du « ruisseau du Mardereau » évoque clairement, et de manière péjorative, un petit cours d'eau boueux[44]. Plusieurs toponymes rappellent la végétation naturelle de certains secteurs de Veigné, comme les noisetiers des « Coudrières » ou les saules de « la Saulaie »[45]. Le Tivoli est généralement attribué à d'anciennes maisons de plaisance évoquant voire copiant des villas italiennes de la Renaissance[46]. Le terme Tartifume signale un lieu où un foyer, une cheminée, fume tard le soir ; les raisons probablement multiples, sont certainement différentes d'un lieu à l'autre : four pour la cuisson des briques ou des poteries, foyer d'une personne aisée ayant les moyens d'entretenir longtemps du feu chez elle ou, au contraire, paysan pauvre rentrant tard chez lui le soir[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

De la Préhistoire à l'Antiquité[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs de silex prégistoriques taillés.
Silex moustérien (Haute-Saône).

Les connaissances sur le passé historique de Veigné avant le Moyen Âge reposent sur un ensemble de vestiges archéologiques assez diffus.

Le Paléolithique est représenté par des silex moustériens et un biface acheuléen, principalement récoltés en surface sur les terrasses alluvionnaires[M 3] ainsi que par des outils solutréens et magdaléniens[47]. Des haches polies et un polissoir témoignent de la présence humaine au Néolithique[M 3] ; de la même période datait un menhir de 4 m de haut détruit lors de la construction de la voie ferrée au XIXe siècle[48].

Un établissement rural de La Tène finale est mis au jours en 2004 au sud de l'agglomération[49].

Des accumulations de poteries et de tegulae à la Belle Jonchère marquent la période antique. Des évocations toponymiques peuvent renvoyer à la même période : Couzières (domaine de Cossius) et Thorigny (domaine de Taurinus). Plusieurs voies antiques ou tout au moins anciennes, mais appartenant à un réseau secondaire, sillonnent le territoire : chemin de Tours à Sorigny (chemin blanc), de Veigné à Bléré (chemin des Bœufs) et chemin de Varidaine d'ouest en est[M 4].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le toponyme Vaugaurdon pourrait être lié à la domination des Wisigoths sur la Touraine au Ve siècle, mais cette origine est loin de faire l'unanimité[M 5]. L'histoire médiévale de Veigné attestée par les sources écrites, commence en 843 : les chanoines de la basilique Saint-Martin de Tours donnent à l'abbaye Saint-Paul de Cormery, fondée une cinquantaine d'années plus tôt, la villa de Veigné[50],[51]. En 1123, l'existence d'un prieuré est attesté[52]. L'église est mentionnée en 1139 ; elle a sous sa dépendance une chapelle à Montbazon[50] En 1180, une décision pontificale confirme la possession du prieuré et du bourg de Veigné par les moines de Cormery[53]. Il est fort probable que dès le Moyen Âge église et prieuré soient inclus dans l'aire d'un enclos matérialisé par une palissade ou un fossé. Le parcellaire du cadastre napoléonien porte encore les traces de cet aménagement dans sa partie nord-ouest[54].

En septembre 1356, les troupes du Prince noir, venant de Bléré par le chemin aux Bœufs, traversent Veigné pour rejoindre la Guyenne mais leurs passage ne marque pas la paroisse. C'est au-delà de l'Indre que leurs méfaits se font ressentir[M 6]. Même si le rôle historique de Veigné au Moyen Âge semble être très réduit, le territoire attire toutefois de nombreux nobles qui y font construire des châteaux ; ces édifices sont fortement remaniés plus tard, notamment au XIXe siècle[V 1].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

La paroisse de Veigné n'est pas particulièrement marquée par les guerres de Religion : d'un part elle n'est pas un fief protestant et d'autre part elle n'accueille ni couvent, ni prieuré, ni monastère pouvant être pris pour cible[M 7]. Vers 1550, un ordre de l'officialité de Tours crée la paroisse de Montbazon. Pour lui assurer des revenus, onze fermes, soit 641 ha, sont soustraites du territoire de Veigné pour constituer une dîme[M 8].

Le , grâce à la médiation du futur cardinal de Richelieu et du duc de Luynes, Marie de Médicis et son fils Louis XIII se rencontrent au château de Couzières pour tenter de se réconcilier. Ils y séjournent 14 jours mais cette entrevue n'a pas de résultats positifs à long terme[55]. Les XVIIe et XVIIIe siècle sont marqués par plusieurs crues majeures de l'Indre (1615, 1624, 1741) qui emportent de nombreux ponts sur la rivière. Celui de Veigné, dont le tablier est plus haut, résiste à chaque fois[M 1]. Il est par contre emporté par la crue de 1770, la plus forte jamais enregistrée jusqu'alors et d'une ampleur inégalée depuis ; cette crue ne fait toutefois aucune aucune victime dans la paroisse, les habitants ayant pu se mettre en lieu sûr à temps[M 2]. Des habitants de Montbazon, plus durement touchés, viennent se réfugier au château de Couzières, à l'abri sur le coteau[56].

Photographie en couleurs d'une route rectiligne au milieu des bois.
Ancien chemin aux Bœufs.

La percée de la nouvelle route de Paris à Bordeaux par Tours bouleverse le paysage au milieu du XVIIIe siècle ; elle devient opérationnelle à Veigné lorsqu'un nouveau pont sur l'Indre et construit à Montbazon[M 9]. Les anciens itinéraires ne sont pas totalement délaissés pour autant, puisque l'un d'entre eux sert à acheminer depuis le sud de la France les troupeaux de bœufs vendus sur les marchés parisiens. Cette route prend dès lors le surnom de « chemin aux Bœufs »[M 10]. Aux signes d'agitation sociale qui préludent au déclenchement de la Révolution française s'ajoutent localement les difficiles conditions climatiques de l'année 1788 : forte pluies au printemps perturbant les semis de blé, grêle du détruisant une partie de la récolte[57], sécheresse de l'automne[M 11].

Les cahiers de doléances des habitants présentés aux États généraux de 1789 comportent des requêtes habituelles comme la suppression de la gabelle et des droits seigneuriaux, une répartition de l'impôt foncier au prorata de la superficie possédée — une proposition originale est faite concernant l'attribution possible des terres en friche à l'exploitant qui accepterait d'en payer l'impôt[58] — et le regroupement des couvent de moins de 10 religieux[59].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

De la Révolution française à la fin du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1790, l'Assemblée constituante ouvre la voie à des regroupements parmi les communes récemment créées. Montbazon émet alors le souhait d'annexer Veigné et une partie de Chambray, Monts et Sorigny ; la proposition est refusée[M 12]. Plusieurs châteaux et manoirs de Veigné (la Championnière, Fontiville...) sont déclarés biens nationaux en 1792 comme appartenant à des émigrés. Celui de Couzières, abandonné depuis 1782, est alors réservé pour loger des invalides ; la décision tarde et les habitants viennent récupérer pièces de charpente, d'huisseries, de toiture ; le château est finalement vendu pour un prix dérisoire à l'hiver 1804[M 13].

Le réseau ferroviaire se constitue dans la seconde moitié du XIXe siècle : c'est en 1850 qu'est achevé le tronçon Tours - Poitiers de la ligne de Paris à Bordeaux mais Veigné n'est pas desservie par cette ligne[M 14]. Il faut attendre 1878 et l'ouverture jusqu'à Loches de la ligne de Joué-lès-Tours à Châteauroux pour que Veigné dispose d'un accès au train. Le constitution de ce réseau, ainsi que l'amélioration des conditions de circulation routière, sont la cause d'un désintérêt progressif pour les foires locales comme celles de Veigné, très en vogue au début du XIXe siècle[M 15] : la population a plus de facilité pour se rendre à des rassemblements plus importants à Loches ou Tours[M 16].

La guerre de 1870 a surtout un impact financier pour Veigné : la commune est tenue de participer à hauteur de 15000 aux frais d'occupation de la France ; elle doit contracter pour cela un emprunt sur dix ans[M 17].

XXe et XXIe siècles[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale fait 51 victimes parmi les soldats vindiniens[60].

À partir du , le gouvernement français quitte Paris et se replie en Touraine. Veigné accueille les services et le personnel du ministère de la Marine marchande jusqu'au au 15 du même mois[M 18]. Le général Gabriel Bougrain, qui tente de d'empêcher l'ennemi de franchir la Loire, installe brièvement son quartier général à Fontiville le [61]. L'occupation allemande après l'armistice du 22 juin 1940 se traduit par la réquisition de château : Couzières loge soldats et chevaux ; Fontiville abrite une troupe de douaniers chargés de surveiller la ligne de démarcation[M 19]. La commune est le cadre d'actions de résistance. Un marchand de volailles qui a su s'attirer les bonnes grâces des douaniers transporte clandestinement du courrier lors de ses passages de la ligne entre Veigné et Loches où il se rend chaque semaine au marché ; il n'est jamais inquiété. À la mi-juillet 1944, des mouvements de Résistance cachent dans les caves d'Esvres et de Veigné des conteneurs d'armes parachutées. Après une dénonciation, la Gestapo procède à 26 arrestations du au au château de Vaux, à Esvres et dans les environs ; quatre personnes sont fusillées sur l'aérodrome de Saint-Symphorien, dont Pierre Mourruau qui a aménagé une de ces cachettes à Taffonneau[M 20],[62]. Le , pour couvrir leur retraite, les troupes allemandes détruisent les ponts de Montbazon et Veigné mais les dégâts, légers, sont rapidement réparés[M 21].

L'industrialisation rapide de Tours et sa banlieue après la fin de la Seconde Guerre mondiale provoque l'augmentation de population des communes situées au sud de Tours et bien desservies par la route, dont Veigné, qui bénéficie en outre de la création d'usines sur son propre territoire comme sur celui de Montbazon[M 22].

L'étude d'un projet de fusion entre Veigné et Montbazon est reporté après les élections municipales de 2020[63].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs d'un bâtiment composé d'une aile centrale prolongée de part et d'autre par deux pavillons plus hauts.
La mairie.

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Depuis le redécoupage cantonal de 2014, Veigné est l'une des 10 communes qui composent le canton de Monts[64]. Elle est également rattachée à l'arrondissement de Tours[65] et à la 3e circonscription de l'Indre-et-Loire[66].

Depuis le et la suppression du tribunal d'instance de Loches, le tribunal d'instance de Tours est compétent pour l'ensemble du département. Toutes les juridictions intéressant Veigné sont ainsi regroupées à Tours, à l'exception du tribunal administratif et de la cour d'appel qui siègent à Orléans[67], préfecture de la région Centre-Val de Loire.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Veigné et vingt-et-une autres communes composent la communauté de communes Touraine Vallée de l'Indre[68]. Jusqu'au , elle relevait de la Communauté de communes du Val de l'Indre. Cette situation lui confère en outre un rattachement de fait au « Pays Indre et Cher », qui a pour mission de « coordonner diverses missions transversales confiées par les collectivités, dans les domaines de l’aménagement du territoire, de l’environnement, de l’économie et du patrimoine »[69]. Veigné est également l'une des trente-six communes adhérant au syndicat d'aménagement de la vallée de l'Indre[70].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Comme en témoignent les résultats d'élections publiés sur le site du ministère de l'Intérieur[71], l'électorat de Veigné, lors des consultations au suffrage universel direct qui se sont déroulées depuis 2002, a apporté son soutien à une liste ou candidat présentés par la droite dans les deux tiers des consultations[Note 5].

Élection présidentielle la plus récente[modifier | modifier le code]

En 2017, au deuxième tour de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron (La République en marche), élu, a obtenu 72,68 % des voix et Marine Le Pen (FN), 27,32 %. Le taux de participation s'est élevé à 81,59 %[72].

Élection municipale la plus récente[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 5 000 et 9 999, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de 29[73]

Lors des élections municipales de 2014, les 29 conseillers municipaux ont été élus à l'issue du premier tour ; le taux de participation était de 67,93 % %[74]. Ont obtenu :

Suffrages exprimés 3 048 29 sièges à pourvoir
Liste Tête de liste Tendance politique Suffrages Pourcentage Sièges acquis Var.
Imaginons votre avenir, nous le construirons ensemble Patrick Michaud LDVD 2 138 70,14 %
25 / 29
Veigné pour tous Dider Laumont LDVG 910 29,86 %
4 / 29

La liste Imaginons votre avenir, nous le construirons ensemble obtient cinq sièges au conseil communautaire.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Veigné[V 2].
Période Identité Étiquette Qualité
22 février 1790 8 janvier 1791 François-Nicolas Debrou[M 23]    
1791 1792 René Roussel    
1801 1807 Lucas    
1811 avril 1816 Jacques Moreau    
avril 1816 1830 Louis Benjamin Voisine de la Fresnaye   Propriétaire
1830 1840 Vincent Juppeau-Godeau    
mai 1842 11 janvier 1861[Note 6] Laurent Justinien Delaville-Le-Roulx   Propriétaire
1864 2 novembre 1867[Note 7] René Bourgeau    
décembre 1867 août 1880[Note 8] Charles Proust   Cultivateur
1881 mai 1884 Alfred Delaville-Le-Roulx   Propriétaire
juin 1884 1919 Sylvain Meusnier    
1919   François Viollet    
Les données manquantes sont à compléter.
1944 mai 1953 Charles Amathis    
1953 1955 Alexandre Baron    
1955 mars 1965 James Chagnon    
1965 1966 Humbert Colin    
1966 mars 1977 Marc Piffre    
1977 mars 1983 Sylvain Dazac    
1983 mars 1989 André Demolliens    
1989 1999[Note 9] Hubert Marionnaud DVD Conseiller général
1999 mars 2001 Jacques Herbet    
2001 mars 2008 Hubert Thalineau Les Verts Avocat au barreau de Tours
2008 En cours Patrick Michaud DVD puis UDI Fonctionnaire
Conseiller départemental depuis 2015
Vice-président du Conseil départemental

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Eau potable et assainissement[modifier | modifier le code]

La gestion des ressources en eau potable et le traitement collectif des eaux usées sont organisés de manière mutualisée pour les deux communes de Montbazon et Veigné.

L'alimentation en eau potable repose sur deux forages situés sur la commune de Montbazon et qui exploitent la nappe phréatique du Cénomanien. Sur l'ensemble des deux communes, 7 116 habitants sont desservis en 2017[77].

Le traitement des eaux usées pour les deux communes est assuré de manière collective par une unique station d'épuration à boues activées d'un capacité de 12000 Eq/hab installée à Montbazon. Après traitement, les eaux épurées sont rejetées dans l'Indre[78].

Déchets ménagers[modifier | modifier le code]

Les habitants de Veigné ont accès à deux déchèterie proches, l'une à Esvres, l'autre à Saint-Branchs[79]. La communauté de communes organise la collecte en porte-à-porte des déchets ménagers et recyclables.

Fleurissement[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2018, le Conseil national des villes et villages fleuris de France attribue deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[80].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente l'évolution de la capacité d'autofinancement, un des indicateurs des finances locales de Veigné, sur une période de dix ans[81] :

Capacité d'autofinancement (CAF) à Veigné de 2008 à 2017
Résultats exprimés en €/habitant.
Strate : communes de 3 500 à 5 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé de 2008 à 2014, communes de 5 000 à 10 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé de 2015 à 2017.
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Veigné 67 90 103 111 105 154 147 157 145 144
Moyenne de la strate 152 155 166 181 181 177 165 171 179 179

CAF de Veigné CAF moyenne de la strate

Depuis 2008, la capacité d'autofinancement de la commune[Note 10], toujours positive, est cependant inférieure à la moyenne de la strate, dont elle semble se rapprocher depuis 2013[Note 5]. Fonds de roulement[Note 11] et résultat comptable[Note 12] sont eux aussi toujours positifs, bien que se situant presque toujours en-dessous des valeurs moyennes de la strate[81],[Note 5].

Population et société[modifier | modifier le code]

Les habitants de Veigné sont appelés les Vindiniens[40].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Les registres paroissiaux sont disponibles à partir de 1575 pour ce qui concerne les baptêmes. En 1740, la population de la paroisse atteint un maximum de 275 feux ; elle s'établit à 257 feux en 1787, dernière année mentionnée pour ce mode de recensement familial[84].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[85]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[86].

En 2016, la commune comptait 6 159 habitants[Note 13], en augmentation de 1,32 % par rapport à 2011 (Indre-et-Loire : +2,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8801 1739981 0371 2401 2891 3031 3431 297
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2451 2981 3331 2691 6211 5201 4571 3911 346
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2951 3571 3611 3541 3481 3361 3791 6951 852
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 8912 4203 6164 1994 5205 4745 8875 9385 990
2013 2016 - - - - - - -
6 0986 159-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[87] puis Insee à partir de 2006[88].)
Histogramme de l'évolution démographique


Soldes de variation annuelle de la population de Veigné
exprimés en pourcentages[I 4],[Note 14].
1968 - 1975 1975 - 1982 1982 - 1990 1990 - 1999 1999 - 2010 2010 - 2015
Taux de variation annuel de la population Augmentation. + 5,9 % Augmentation. + 2,1 % Augmentation. + 0,9 % Augmentation. + 2,1 % Augmentation. + 1,0 % Stabilité. 0,0 %
Solde naturel + 0,8 % + 0,5 % + 0,4 % + 0,5 % + 0,4 % + 0,3 %
Solde migratoire + 5,2 % + 1,7 % + 0,5 % + 1,7 % + 0,6 % - 0,3 %

La population vindinienne reste relativement constante des années 1840 à la fin de la Seconde Guerre mondiale. C'est alors que s'amorce une croissance démographique, très forte de 1962 à 2006, plus réduite ensuite. Cette croissance réduite est surtout à mettre sur le compte d'un solde migratoire et dans une moindre mesure d'un solde naturel plus faibles[Note 5].

Pyramides des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Veigné en 2015 en pourcentage[I 5].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,5 
7,5 
75 à 89 ans
9,3 
17,5 
60 à 74 ans
18,3 
22,5 
45 à 59 ans
22,9 
18,6 
30 à 44 ans
18,1 
15,9 
15 à 29 ans
12,8 
17,6 
0 à 14 ans
17,2 
Pyramide des âges en Indre-et-Loire en 2015 en pourcentage[I 6].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ans ou +
2,0 
7,6 
75 à 89 ans
10,3 
15,8 
60 à 74 ans
16,5 
19,9 
45 à 59 ans
19,2 
18,7 
30 à 44 ans
17,8 
18,8 
15 à 29 ans
17,7 
18,8 
0 à 14 ans
16,6 

Le pourcentage de la population communale âgée de plus de 45 ans s'établit en 2015 à 45,4 %, soit 1,1 point de plus que la moyenne départementale[I 7],[I 8].

Petite enfance, enseignement et jeunesse[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs d'une cours avec des dessins au sol ; long bâtiment largement vitré en arrière-plan.
École élémentaire des Varennes.

Deux groupes scolaires d'enseignement primaire existent à Veigné, comprenant chacun une école maternelle et élémentaire ; l'un se situe au bourg, et l'autre aux Gués-de-Veigné. À la rentrée 2018, ces établissements accueillent ensemble 599 élèves[89]. Les établissements de rattachement prévus par la carte scolaire sont le collège Albert-Camus de Montbazon et le lycée Jean-Monnet de Joué-lès-Tours[90]. Un service de transport scolaire est mis en place par la communauté de communes[91].

Depuis le 1er janvier 2013, des accueils de loisirs sans hébergement, destinés aux enfants de 3 à 13 ans, sont gérés au niveau de la communauté de communes.

L'accueil « Jeunes », un lieu de détente, de rencontres et d'échanges consacré aux jeunes Vindiniens âgés de 14 à 17 ans, propose des jeux en accès libre, des sorties, de l'accompagnement de projets individuels ou collectifs et de l'information jeunesse. Il est gratuit et soumis à l'autorité parentale.

Santé, sécurité et services d'urgence[modifier | modifier le code]

Près de trente professionnels intervenant dans le domaine de la santé sont installés à Veigné[C 1]. L'hôpital le plus proche est le centre hospitalier régional universitaire de Tours, à Chambray-lès-Tours, à environ un quart d'heure de trajet automobile de Veigné[92].

La brigade de gendarmerie la plus proche d'Esvres est celle de Montbazon[93].

Le centre de secours du val de l'Indre des sapeurs pompiers est implanté à Montbazon[94]. Il a vocation à intervenir sur les territoires de Montabzon, Sorigny et Veigné[C 2].

Démocratie locale[modifier | modifier le code]

Les enfants et les seniors participent à la vie locale par le biais du conseil des enfants[C 3] et du conseil des seniors[C 4], deux instances consultatives.

Sport et culture[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs d'un cours d'eau avec des kayaks dans les remous d'un déversoir.
Aménagements pour canoës et kayaks sur l'Indre.

Équipements sportifs et culturels[modifier | modifier le code]

Veigné dispose de plusieurs équipement sportifs, gymnase municipal avec des dojos, city stade, stade multisports avec courts de tennis, piscine, minigolf, base de canoés et kayaks sur l'Indre.

Une bibliothèque est à la disposition des habitants[C 5], ainsi que plusieurs salles communales[C 6].

L'arboretum de la Martinière propose entre autres une importante collection de bambous[C 7].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Depuis 2010, Veigné organise chaque année, sur deux jours au début de l'été, le festival musical « les Estivales de Veigné »[95].

Tissu associatif[modifier | modifier le code]

Médias et numérique[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional La Nouvelle République du Centre-Ouest consacre quelques pages de son édition Indre-et-Loire, Touraine Est, à l’actualité du canton de Monts. La commune d'Esvres édite un bulletin municipal (trois ou quatre publications par an). La chaîne de télévision TV Tours Val de Loire et la station de radio France Bleu Touraine relaient les informations locales.

La commune ne possède pas en 2019 de réseau à haut débit par fibre optique[96].

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune dépend de la paroisse Saint-Brice au sein du doyenné de Loches lui-même partie de l'archidiocèse de Tours, au même titre que six autres doyennés[97]. L'église Saint-Maixent accueille, en alternance avec d'autres églises de la paroisse, des offices dominicaux[98].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2015, le revenu fiscal médian par ménage est de 40 071 €, alors que la moyenne départementale s'établit à 32 011 € et que celle de la France métropolitaine est de 32 409 €[I 9]. En 2015, le revenu disponible par ménage était de 23 480 € dans la commune[I 10] contre une moyenne de 20 710 € au niveau départemental[I 11]. Le taux de pauvreté est de 5,0 % des ménages fiscaux à Veigné[I 12] alors qu'il s'établit à 12,5 % au niveau départemental[I 13].

Emploi[modifier | modifier le code]

Les deux tableaux ci-dessous présentent les chiffres-clés de l'emploi à Veigné et leur évolution de 2010 à 2015[I 14],[I 15] :

Structure de la population active de Veigné (37)
en 2010 et 2015.
Veigné 2010 Veigné 2015 Évolution
Population de 15 à 64 ans 3 848 3 806 Baisse. - 1,1 %
Actifs (en %) 73,3 76,6 Augmentation. + 4,9 %
dont :
Actifs ayant un emploi (en %) 69,8 70,1 Augmentation. + 0,4 %
Chômeurs (en %) 3,5 6,5 Augmentation. + 85.6 %
Évolution de l'emploi à Veigné (37) en 2010 et 2015.
Veigné 2010 Veigné 2015 Évolution
Nombre d'emplois dans la zone 1 523 1 447 Baisse. - 5,0 %
Indicateur de concentration d'emploi 56,5 54,4 Baisse. - 3,5 %

De 2010 à 2015, l'évolution de l'emploi à Veigné est importante. La population active diminue légèrement, mais le pourcentage d'actifs augmente de manière sensible. Pour autant, les emplois proposés sur la commune sont moins nombreux, ce qui induit une détérioration de l'indicateur de concentration d'emploi. Le taux de chômage, selon les critères définis lors du recensement, a fortement et touche plus de 20 % des jeunes de 15 à 24 ans[I 15]. Sur les 2 705 Vindiniens pourvus d'un emploi, seuls 491 travaillent dans la commune elle-même[I 16],[Note 5].

Tissu économique[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Veigné selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[I 17] :

Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2015.
Total % 0
salarié
1 à 9
salariés
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 473 100,0 343 110 10 5 6
Agriculture, sylviculture et pêche 9 1,9 7 2 0 0 0
Industrie 25 5,1 13 7 2 1 1
Construction 61 12,9 43 14 3 1 0
Commerce, transports, services divers 324 68,5 241 78 3 0 2
dont commerce et réparation automobile 124 26,2 85 37 1 0 1
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 55 11,6 39 9 2 2 3
Champ : ensemble des activités.

En 2016, quarante-quatre nouvelles entreprises se sont créées, puis quarante-trois autres en 2017. Les entreprises individuelles représentent respectivement 54,5 et 81,4 % de ces créations[I 18].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Veigné, observées sur une période de 22 ans[99] :

Évolution de l'agriculture à Veigné (37) entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Nombre d’exploitations 37 18 10
Équivalent unité de travail annuel 78 96 51
Surface agricole utile (SAU) (ha) 938 909 814
Cheptel (nombre de têtes) 215 71 3
Terres labourables (ha) 636 704 708
Cultures permanentes (ha) 136 145 NC[Note 15]
Surfaces toujours en herbe (ha) 161 53 18
Superficie moyenne d’une exploitation (ha) 25,4 50,5 81,4

Industrie, commerces et services[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 2018 Veigné offre les services de deux hôtels et d'un camping[I 19].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Maixent date du XIIe siècle mais elle est presque entièrement reconstruite en 1873. De l'édifice originel subsistent la base des meurs du chœur et le clocher en forme de mitre, disposition plusieurs fois retenue pour des églises de la vallée de l'Indre. Ce dernier élément de l'église est inscrit au titre des monuments historiques en 1961.

La chapelle Saint-Laurent de Veigné, encore appelée « chapelle Saint-Laurent-des-Bois », en limite de Chambray-lès-Tours, est un édifice de la fin du XIe ou du début du XIIe siècle, très largement reconstruit au XVIe siècle et plusieurs fois remanié ultérieurement. Sa nef romane abrite une fresque très dégradée représentant le Christ en gloire. La chapelle est inscrite au titre des monuments historiques en 1973.

Château et manoirs[modifier | modifier le code]

Le château de Couzières, situé au flanc du coteau de la rive droite de l'Indre est une reconstruction à partir du XVIIe siècle — le propriétaire en est alors Hercule de Rohan-Montbazon, grâce à son union avec Marie de Lenoncourt, héritière du château[M 24] — d'un édifice du XVe siècle dont subsistent les deux tours d'angle du logis principal[100]. Plusieurs éléments de l'architecture du logis principal, de ses dépendances ou de l'aménagement de son parc sont inscrits au titre des monuments historiques en 1950[101].

Le manoir de la Belle Jonchère, au sud de la commune, est bâti au sommet du vallon du ruisseau de Taffonneau. Construit au VIe siècle mais agrandi à plusieurs reprises, il est restauré dans les dernières décennies du XXe siècle. Il est partiellement inscrit au titre des monuments historiques en 1950[102].

Partiellement inscrit comme monument historique en 1991[103], le Manoir de Beaupré est une construction du milieu du XVIIe siècle pourvue d'un comble à la Mansart, agrandie par l'adjonction de deux ailes dans un second temps. Sa décoration extérieure fait partiellement appel à des éléments de récupération d'autres châteaux détruits ou réaménagés.

Le manoir de Taffonneau, signalé en 1440, se compose d'un logis principal flanqué d'une tourelle polygonale, l'ensemble étant très remanié au début du XXe siècle[104]. Si les communs subsistent, une chapelle mentionnée jusqu'au milieu du XVIIIe siècle a disparu[105]. D'importantes transformations et desrtuctions de corps de bâtiments ont lieu dans la seconde moitié du XIXe siècle[V 3].

Le domaine de Thorigny est construit sur un site déjà occupé au Paléolithique. Il est mentionné au XIe siècle sous le nom de Torineium. Au XVe siècle un manoir féodal est signalé ; en 1790 le prince Rohan-Guemenée devient propriétaire du domaine. La grande propriété comprend alors le château du XVIe siècle avec un colombier, une grange avec pressoir, une cour, un jardin, des terres cultivables, des vignes, des bois et même des friches. En 1846-47, la famille Torterue de Sazilly, alors propriétaire du domaine, fait édifier le château en pierre de taille, de style Restauration[V 4].

Le manoir de la Tortinière, mentionné en 1478, est reconstruit vers la fin de XVIIe siècle. De l'édifice initial, seules les tourelles sont conservées. Une seconde reconstruction, en style néo-Renaissance, a lieu dans la seconde moitié des années 1860. Un pavillon est ajouté à la fin du XIXe siècle. Le chemin qui longe le mur de la propriété en direction de l'Indre est vraisemblablement tracé sur l'ancienne voie romaine, dite « Chemin Blanc », de Tours à Montbazon[106].

Situé sur les hauteurs de la vallée de l'Indre sur un site probablement déjà occupé sous l'Antiquité, le manoir de Fontiville est reconstruit au milieu du XIXe siècle par Benjamin Voisine de la Fresnaye. Le manoir accueille aujourd'hui le lycée polyvalent privé Saint-Gilles. Ancienne ferme du château de Couzières, il conserve plusieurs petites dépendances édifiées du XVe siècle à l'époque de Louis XV[V 5].

Rien ne subsiste du premier château de la Championnière, cité en 1440. Il est entièrement reconstruit vers 1695 ; l'aile sud a été été incluse dans une nouvelle reconstruction effectuée en 1833-1834 (édifice cubique et toiture à quatre pans). Un pigeonnier circulaire date aussi de la fin du XVIIe siècle mais la chapelle a été détruite[V 6]. Le domaine est acheté par la commune en 2003[C 8].

Aménagements remarquables[modifier | modifier le code]

Le grand moulin de Veigné ou Moulin-Fonteyne est un ancien moulin à eau reconstruit en 1870-1874 au niveau du bourg. Son activité cesse en 1960. Il est racheté par la commune en 1981. Accessible par la rive gauche de l'Indre, il sert à diverses expositions et activités culturelles[V 7].

Au moins six fours à chaux et briqueteries sont signalés sur la commune à la fin du XVIIIe siècle et au XIXe siècle. Tous ces équipements ont disparu, excepté un four à chaux, construit en 1858 et inscrit à l'Inventaire général du patrimoine culturel[V 8],[107].

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Patrimoine gastronomique[modifier | modifier le code]

La commune est située dans l'aire d'appellation d'origine contrôlée du fromage sainte-maure-de-touraine. Bœufs du Maine, rillettes de Tours et 120 types de vins peuvent prétendre à une indication géographique protégée s'ils sont produits sur le territoire communal[108].

Veigné dans les arts[modifier | modifier le code]

En 1987, une scène du téléfilm L'Escargot noir, premier épisode de la série Les Dossiers de l'inspecteur Lavardin, est tournée au Moulin-Fleuri[109].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Hercule de Rohan-Montbazon (1568-1654), noble français, fait reconstruire le château de Couzières où il meurt[110].

Gatien Christophe (1759-1827), homme politique français et député d'Indre-et-Loire, est né à Veigné[111].

Emmanuel Drake del Castillo (1855-1905), botaniste, et son frère Jacques (1855-1918), homme politique, sont propriétaires du manoir de la Belle Jonchère de 1875 à leur mort[112]

François Coty (1874-1934), milliardaire et parfumeur, est propriétaire du manoir de Beaupré de 1912 à sa mort[113].

L'actrice Mélanie Bernier, née en 1985, passe son enfance à Veigné[114].

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Veigné

Les armes de Veigné se blasonnent ainsi :

De gueules à la roue de moulin de huit rais d'or en perspective cavalière, posée sur une rivière ondée cousue d'azur mouvant de la pointe[115].


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une inondation de plaine se produit lorsque le niveau d'un cours d'eau, généralement à la suite de fortes précipitations, monte progressivement jusqu'à l'envahissement du lit moyen, voire du lit majeur, pendant une période plus ou moins longue[10].
  2. Le classement en liste 1 est réservé aux cours d'eau qui sont en très bon état écologique, ou identifiés par les SDAGE des eaux comme jouant le rôle de réservoir biologique nécessaire au maintien ou à l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau d'un bassin versant, ou dans lesquels une protection complète des poissons migrateurs est nécessaire.
  3. Ce classement est attribué aux parties de cours d'eau ou canaux sur lesquels il est nécessaire d'assurer le transport suffisant des sédiments et la circulation des poissons migrateurs.
  4. Cette liste, non exhaustive, vise à illustrer l'évolution toponymique et les premières mentions de la paroisse.
  5. a b c d et e Ces commentaires, ne résultant pas d'une analyse statistique des données présentées, n'ont qu'une valeur strictement indicative.
  6. Laurent Justinien Delaville-Le-Roulx meurt en cours de mandat[75].
  7. René Bourgeau meurt en cours de mandat.
  8. Charles Proust démissionne de son mandat[76].
  9. Hubert Marionnaud meurt en cours de mandat.
  10. La « capacité d'autofinancement » (CAF) est l’excédent dégagé en fonctionnement ; cet excédent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus (CAF - remboursements de dettes) s’ajoute aux recettes d’investissement (dotations, subventions, plus-values de cession) pour financer les dépenses d’équipement. Ce montant représente le financement disponible de la commune[82].
  11. Le « fonds de roulement », différence entre les financements à plus d'un an et les immobilisations, permet de combler le décalage entre l'encaissement des recettes et le paiement des dépenses[83].
  12. Le résultat comptable est la différence entre produits et charges de fonctionnement.
  13. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  14. En raison des valeurs arrondies à la première décimale fournies par l'Insee, les totaux peuvent paraître inexacts.
  15. NC : donnée non communiquée, soumise au secret statistique.

Références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Audin, Moi Léon Berland, vigneron de Touraine : la vie quotidienne d'un village de Touraine entre 1850 et 1910 à travers les Mémoires d'un aubergiste républicain, Chambray-lès-Tours, CLD, , 204 p. (ISBN 978-2-85443-264-0).
  • Jean-Mary Couderc (dir.), Dictionnaire des communes de Touraine, Chambray-lès-Tours, CLD, , 967 p. (ISBN 978-2-85443-136-0).
  • Jean-Luc Flohic (dir.), Patrimoine des communes d'Indre-et-Loire, t. 2, Flohic, , 704 p. (ISBN 2-84234-115-5).
  • Élisabeth Lorans, Le Lochois du Haut Moyen Âge au XIIIe siècle - territoires, habitats et paysages, Tours, Publications de l'Université de Tours, , 289 p. (ISBN 2-86906-092-0).
  • Jacques Maurice, Montbazon et Veigné aux temps jadis, Veigné, Syndicat d'initiative de Veigné, , 151 p.
  • André Montoux, Vieux logis de Touraine, vol. III, Chambray-lès-Tours, CLD, , 254 p.
  • André Montoux, Vieux logis de Touraine, vol. IV, Chambray-lès-Tours, CLD, , 253 p.
  • Robert Ranjard, La Touraine archéologique : guide du touriste en Indre-et-Loire, Mayenne, Imprimerie de la Manutention, (réimpr. 1986), 3e éd., 733 p. (ISBN 2-855-54017-8).
  • Ludovic Vieira, Veigné et son patrimoine, Joué-lès-Tours, [l'auteur], , 64 p..

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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