Sainte-Sévère-sur-Indre

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Ne doit pas être confondu avec Sainte-Sévère (Charente).

Sainte-Sévère-sur-Indre
Sainte-Sévère-sur-Indre
L'hôtel de ville en 2012.
Blason de Sainte-Sévère-sur-Indre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre
Arrondissement La Châtre
Canton La Châtre
Intercommunalité Communauté de communes de La Châtre et Sainte-Sévère
Maire
Mandat
François Daugeron
2014-2020
Code postal 36160
Code commune 36208
Démographie
Gentilé Sévérois
Population
municipale
780 hab. (2016 en diminution de 5,91 % par rapport à 2011)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 29′ 15″ nord, 2° 04′ 19″ est
Altitude Min. 222 m
Max. 342 m
Superficie 26,03 km2
Localisation

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Sainte-Sévère-sur-Indre

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Sainte-Sévère-sur-Indre
Liens
Site web sainte-severe-sur-indre.fr

Sainte-Sévère-sur-IndreÉcouter est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le sud-est[1] du département, dans la région naturelle du Boischaut Sud.

Les communes limitrophes[1] sont : Pouligny-Notre-Dame (4 km), Pouligny-Saint-Martin (5 km), Feusines (5 km), Vigoulant (5 km), Pérassay (6 km), Sazeray (7 km), La Motte-Feuilly (7 km) et Briantes (9 km).

Les communes chefs-lieux[1] et préfectorales sont : La Châtre (12 km), Châteauroux (46 km), Issoudun (52 km) et Le Blanc (79 km).

Localisation de la commune de Sainte-Sévère-sur-Indre

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les hameaux et lieux-dits de la commune sont : Villaines, Chareilles et Villebard[2].

Géologie et hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[3].

La topographie, accidentée au sud du village, est au contraire assez plane au nord, en allant vers la Châtre. Dans un paysage de haies et de bouchures typique du Boischaut Sud, le village ouvre la porte au Massif central avec la présence du plateau du bas Berry au sud de la commune avec des points à plus de 400 m d'altitude en se rapprochant du département de la Creuse.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est arrosé par la rivière Indre[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Normales et records pour la période 1981-2010 à la station météorologique de Châteauroux - Déols
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,3 1,3 3,5 5,3 9,2 12,4 14,4 14,3 11,2 8,5 4,1 1,8 7,3
Température moyenne (°C) 4,2 4,9 8 10,4 14,4 17,8 20,2 20 16,6 12,8 7,5 4,7 11,8
Température maximale moyenne (°C) 7,1 8,6 12,6 15,5 19,6 23,1 26 25,6 21,9 17,1 11 7,6 16,3
Record de froid (°C)
date du record
−22,8
16-01-1985
−22,8
14-02-1929
−10,8
01-03-2005
−4,2
07-04-1929
−1,4
11-05-1928
1,2
01-06-1936
4
10-07-1948
4,5
06-08-1967
0
30-09-1936
−5,2
30-10-1997
−8,7
24-11-1998
−17
10-12-1967
−22,8
16-01-1985
Température maximale la plus basse (°C)
date du record
−14,9
16-01-1985
−10,8
02-03-1956
−1,9
05-04-1971
1,5
06-04-1911
6,9
04-05-1977
11,1
09-06-1956
12,8
19-07-1966
13,9
31-08-2007
9,5
29-09-1919
2,8
27-10-1931
−2,9
22-11-1993
−10,2
20-12-1938
−14,9
16-01-1985
Température minimale la plus haute (°C)
date du record
12
02-01-1916
12,1
27-02-1960
14,9
11-03-1981
14,5
28-04-1913
18
12-05-1912
22,3
28-06-2005
23
21-07-1995
23,3
06-08-2018
20,5
05-09-2017
18,9
01-10-2001
15,1
07-11-1954
13,4
04-12-1961
23,3
06-08-2018
Record de chaleur (°C)
date du record
18,5
05-01-1999
24
27-02-2019
28
25-03-1955
31,5
22-04-1893
34,5
29-05-1944
37,7
26-06-1947
40,2
28-07-1947
40,5
02-08-1906
38
01-09-1906
30,3
07-10-2009
24,5
02-11-1899
20,5
16-12-1989
40,5
02-08-1906
Ensoleillement (h) 72,1 91,9 155,6 178,5 208,6 210,4 231,7 235,5 189,5 128,3 79,6 59 1 840,7
ETp Penman (mm) 13,8 23,2 56,1 82,1 112,9 132,8 147,8 131,5 79,5 41,3 15,9 10,2 847,1
Record de vent (km/h)
date du record
105,4
NC
132,1
23-02-2009
126
NC
104,4
NC
94,5
NC
109,8
13-06-2002
104,4
NC
115,2
NC
104,4
NC
97,2
NC
100,8
NC
126
NC
132,1
NC
Record de la pression la plus basse (hPa)
date du record
973,1
NC
965
NC
983,7
NC
981,8
NC
989,6
NC
991,6
NC
978,2
NC
996,9
NC
989,9
NC
980,1
NC
973
NC
967,9
NC
965
NC
Record de la pression la plus haute (hPa)
date du record
1 045,1
NC
1 043,4
NC
1 046,7
NC
1 035,7
NC
1 033,5
NC
1 047,5
NC
1 030,6
NC
1 030,6
NC
1 034,9
NC
1 035,6
NC
1 040,2
NC
1 045,6
NC
1 047,5
NC
Précipitations (mm) 59,2 48,8 52,1 65,8 73,3 54,9 56,6 56,1 64,3 73,8 64,9 67,3 737,1
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
48,7
20-01-1910
29,7
05-02-1955
32,4
29-03-1978
42,6
18-04-1964
54,1
12-05-1910
67,6
04-06-2002
60,4
08-07-1919
66,1
29-08-1945
58,6
17-09-1975
43
29-10-1981
35,2
05-11-1962
51,6
24-12-1995
67,6
04-06-2002
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 1 mm 4,9 5,3 5 5,8 6,2 7,5 7,4 7,2 8,3 6,4 5,7 5,9 6,3
Source : Infoclimat.fr
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
7,1
1,3
59,2
 
 
 
8,6
1,3
48,8
 
 
 
12,6
3,5
52,1
 
 
 
15,5
5,3
65,8
 
 
 
19,6
9,2
73,3
 
 
 
23,1
12,4
54,9
 
 
 
26
14,4
56,6
 
 
 
25,6
14,3
56,1
 
 
 
21,9
11,2
64,3
 
 
 
17,1
8,5
73,8
 
 
 
11
4,1
64,9
 
 
 
7,6
1,8
67,3
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm
Article détaillé : Climat de l'Indre.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est desservi par les routes départementales : 26, 26D, 26E, 36, 54, 71H, 84, 110, 117 et 917[4].

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Transports en commun[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Lavaufranche[4], à 26 km.

Sainte-Sévère-sur-Indre est desservie par les lignes F et G du Réseau de mobilité interurbaine[5].

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre[4], à 53 km.

Le territoire communal est traversé par : le sentier de grande randonnée 46[2], le sentier de grande randonnée 654[2] et par le sentier de grande randonnée de pays : Sur les pas des maîtres sonneurs[2].

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Logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logements en 2015[6] de la commune :

Date du relevé 2015
Nombre total de logements 513
Résidences principales 70,7 %
Résidences secondaires 10,5 %
Logements vacants 18,8 %
Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 73,5 %

Toponymie[modifier | modifier le code]

Santa Severa est le nom de la commune en occitan.

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom d'Indre-Source. En 1893, la commune, précédemment nommée simplement Sainte-Sévère devient Sainte-Sévère-sur-Indre[7].

Ses habitants sont appelés les Sévérois[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les environs de Sainte-Sévère révèlent régulièrement d'assez nombreux éléments archéologiques indiquant une activité humaine préhistorique, sans toutefois permettre l'identification de sites occupés de longue durée, comme c'est le cas plus à l'ouest, dans la vallée de la Creuse notamment. On peut noter que la région de Sainte-Sévère paraît propice à une vie préhistorique (nombreux vallons encaissés et rocheux, nombreux cours d'eau, faune et flore riches et variées).

Antiquité[modifier | modifier le code]

La région de Sainte-Sévère livre également des vestiges de l'Âge du bronze, et recèle des sites pouvant remonter à cette période (entre autres à la période des Champs d'urnes — bien que leur identification, en l'absence de fouilles, demeure sujette à caution). Pendant la période celtique, Sainte-Sévère se situe à l'extrême sud de la civitas des Bituriges Cubes, dont elle fait partie. En l'absence de données fermes sur cette période, on peut toutefois affirmer que le site gaulois ne se situe pas à l'emplacement de l'actuel village, mais à quelques centaines de mètres au sud, sur un oppidum aux dimensions restreintes (il s'agit d'un éperon barré par une levée de terre, dit du Montcourault, d'une superficie d'environ 3 hectares). Sainte-Sévère fait alors probablement partie de ces vingt villes Bituriges que mentionne Jules César dans « La guerre des Gaules » De petite taille et à l'écart des grandes voies de circulation, la cité Bituriges ne doit, dans tous les cas, pas être d'une grande importance. Après la conquête romaine, Sainte-Sévère ne se mue pas en cité gallo-romaine, éclipsée par sa puissante voisine Châteaumeillant. On relève seulement, à proximité de l’oppidum, ce qui semble être le tracé d'un fanum et, dans la région, les traces d'assez nombreuses petites exploitations agricoles gallo-romaines.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les périodes mérovingienne et carolingienne laissent Sainte-Sévère dans l'ombre. C'est toutefois vers 630 que la tradition situe la venue dans la région de l'abbesse Sévère, sœur de l'archevêque de Trèves, qui y fonde un monastère. Ce n'est que bien plus tard, ayant récupéré des reliques de la sainte, que la ville se placera sous son patronage (le nom de « Sainte-Sévère » est attesté au XIe siècle). La ville, qui s'est déplacée sur son site actuel dominant la vallée de l'Indre, n'en reste pas moins d'importance secondaire dans le pagus carolingien. C'est la « mutation féodale » des Xe siècle et XIe siècle qui fait de cette place militairement puissante à la frontière du Berry et du Limousin, le siège d'une seigneurie et d'une famille influentes. Sainte-Sévère avait son atelier monétaire qui battait sa propre monnaie au XIe siècle[9]. Hélie de Sainte-Sévère, en 1068, est le premier membre connu de la famille de Sainte-Sévère, proche parente des seigneurs d'Huriel, et certainement intégrée à la clientèle des princes de Déols qui dominent l'ensemble du Bas-Berry.

L’autorité royale se manifeste à partir du début du XIIe siècle (les Capétiens ayant acheté la vicomté de Bourges et Dun-le-Roi en 1101) : Louis VI mène une expédition judiciaire à Sainte-Sèvère en 1108-1109[10]. Sainte-Sévère passe à la fin du XIIe siècle à la famille marchoise des Palesteau, que l'héritière Guiburge Palesteau apporte à son époux Hugues, vicomte de Brosse (près de Saint-Benoît-du-Sault), vers 1240. La famille de Brosse, d'origine limousine, conservera la seigneurie jusqu'au début du XVIe siècle, et comptera dans ses rangs quelques personnages importants, tel Jean de Brosse (mort en 1433), seigneur de Sainte-Sévère, maréchal de France et compagnon de Jeanne d'Arc sous Charles VII. Sainte-Sévère est érigée en baronnie pour Jean II de Brosse, vers 1470.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Donnée en règlement de dot à l'occasion du mariage d'Isabeau de Brosse avec Jean IV de Rieux, important seigneur breton, Sainte-Sévère ne demeure pas longtemps à ce personnage, puisqu'elle est vendue en 1517 à François de Blanchefort, seigneur de Saint-Jeanvrin, qui la transmet à son fils Gilbert de Blanchefort. La vente de Sainte-Sévère à Louis II de Bourbon, duc de Montpensier, en 1578, marque la fin des seigneurs de proximité, et fait désormais passer la seigneurie dans les domaines nombreux (et jamais visités) de grandes familles princières. La petite fille du duc de Montpensier apporte ses biens à son époux Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII, en 1626. Passée à sa fille la Grande Mademoiselle, puis à Philippe d'Orléans (1640-1701), frère de Louis XIV, en 1693, la seigneurie de Sainte-Sévère circule entre de nombreuses mains au cours de la première moitié du XVIIIe siècle. Durant toute cette période, la seigneurie tout entière est affermée à des bourgeois de Sainte-Sévère, les officiers seigneuriaux jouant un rôle de moins en moins présent dans la ville. Sainte-Sévère est finalement rachetée, en 1766, par un officier descendant de la famille de Brosse, Pierre-Michel, vicomte de Brosse. Celui-ci, ayant acquis le comté de Châteaumeillant, vend enfin la seigneurie à la famille de Villaines, à la veille de la Révolution française.

Révolution et Empire[modifier | modifier le code]

Intégrée par les discussions administratives de la Révolution française dans le nouveau département de l'Indre comme chef-lieu d'un petit canton de dix communes, Sainte-Sévère, devenue un temps Indre-Source[réf. nécessaire] pour suivre un décret de la Convention (An II), mène désormais la vie paisible d'un modeste chef-lieu administratif rural, seulement troublée par les guerres napoléoniennes dans lesquelles plusieurs Sévérois combattirent.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1828, la commune absorbe celle voisine de Rongères[7].

Le percement de routes durant le XIXe siècle contribua à rompre l'isolement du bourg que notait George Sand (notamment la route de Boussac en 1848), de même que le passage d'une ligne de chemin de fer[Laquelle ?] à Champillet, dans la seconde moitié du siècle. Les guerres de 1870, mais surtout de 1914-1918 et 1939-1945, comme dans tous les villages de France, créèrent des saignées démographiques et morales qui symbolisèrent aussi la fin de la civilisation rurale. La baisse démographique sera dès lors une tendance générale et régulière jusqu'à nos jours. La création de la communauté de communes de La Châtre et Sainte-Sévère en 2001 marque la volonté de contrebalancer ce déclin par la mutualisation des ressources communales.

À la suite du redécoupage cantonal de 2014[11], la commune n'est plus chef-lieu de canton.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'arrondissement de La Châtre, du canton de La Châtre, de la deuxième circonscription de l'Indre et de la communauté de communes de La Châtre et Sainte-Sévère[12].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001[13],[14] mars 2014 Jean-Claude Beaudoin SE Retraité
mars 2014[15] En cours François Daugeron[16] DVD[17] Conseiller général de l'Indre (2011-2015)
Président de la communauté de communes de La Châtre et Sainte-Sévère (2017)
Garagiste[18]

Autres services publics[modifier | modifier le code]

La commune dispose en 2012 des services suivants :

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Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[23].

En 2016, la commune comptait 780 habitants[Note 1], en diminution de 5,91 % par rapport à 2011 (Indre : -2,9 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5893415495638919619049531 030
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0381 0061 0651 0821 1371 2831 3251 3911 352
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3021 3361 2971 1871 1061 0741 0991 1351 022
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 0611 0321 0341 039939899874829780
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de la circonscription académique de La Châtre.

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Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La commune dispose de la salle des fêtes Sophie Tatischeff et de la maison de jour de fête.

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Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

La commune est couverte par les médias suivants : La Nouvelle République du Centre-Ouest, Le Berry républicain, L'Écho - La Marseillaise, La Bouinotte, Le Petit Berrichon, L'Écho du Berry, France 3 Centre-Val de Loire, Berry Issoudun Première, Vibration, Forum, France Bleu Berry et RCF en Berry.

Cultes[modifier | modifier le code]

Pour l'église catholique, Sainte-Sévère-sur-Indre dépend de l'archidiocèse de Bourges, du doyenné du Boischaut Sud[27] et de la paroisse de Sainte-Sévère-sur-Indre. Le lieu de culte catholique est l'église Sainte-Sévère.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans la zone d’emploi de Châteauroux et dans le bassin de vie de Châteaumeillant[12].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts
  • Château
    Édifié au pied du donjon, par Pierre-Michel de Brosse, baron de Sainte-Sévère, pour lui servir de résidence dans les années 1770, il est ensuite modifié par l'adjonction de deux ailes par la famille de Villaines au XIXe siècle, qui fait également figurer ses armes sur la façade nord. C'est cette famille qui fit aussi aménager un vaste parc (partiellement conservé) sur la pente descendant vers l'Indre, et qu'appréciait George Sand. Le château est actuellement occupé par la maison de retraite Le Castel.
  • Donjon
    Il s'agit du seul vestige du château de pierre édifié au XIIIe siècle. Située sur sa motte, la « tour des fiefs » ou « grosse tour », dont il ne subsiste plus qu'une moitié, est encore partiellement couronnée de mâchicoulis. Après avoir porté une horloge au XVIIIe siècle, sa moitié la plus menaçante fut abattue vers 1840. Un second éboulement réduisit encore la portion subsistante, vers 1900. Si des travaux de consolidation ne sont pas entrepris, cet élément important de l'histoire et de la physionomie de Sainte-Sévère est appelé à disparaître.
  • Église Sainte-Sévère
    Elle a succédé aux deux églises médiévales de Sainte-Sévère, l'église Sainte-Sévère, important bâtiment détruit en 1794, et l'église Saint-Martin, ancienne chapelle castrale, qui lui succéda comme lieu de culte jusqu'à sa destruction en 1876. Édifiée par l'architecte bourbonnais Jean-Bélisaire Moreau, elle reprend le sobre style roman bourguignon. De vastes dimensions, elle comporte une nef voûtée flanquée de collatéraux. Le cœur ouvre sur une vaste abside semi-circulaire flanquée de chapelles. On peut voir à l'intérieur l'ancienne cloche de l'église de Rongères, datée de 1572.

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  • Porte du Marché
    Durant la période médiévale, cette porte constituait l'entrée du château proprement dit, qui possédait son enceinte distincte de celle de la ville. Au XVIe siècle, autorisation fut donnée aux habitants de s'installer à l'intérieur de cette enceinte : ce quartier fut alors appelé « ville neuve ». La porte a conservé les logements des bras de ses deux pont-levis. Elle comportait à l'origine un étage supérieur, probablement constitué par un chemin de ronde sur mâchicoulis.

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  • Halle
    Située sur la place du marché, elle a été édifiée en 1696. Cent ans plus tard, elle se trouvait en état de délabrement avancé, et fit l'objet d'une restauration vers 1795.

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  • Maisons de maître
    On peut voir quelques maisons de maître dans l'ancienne ville, ainsi qu'une vaste maison à la sortie de Sainte-Sévère sur la route de La Châtre, édifiée après 1794 sur l'emplacement et avec les pierres de l'église Sainte-Sévère.
  • Maisons à tourelle
    Près du château se voient deux maisons avec tourelles d'escalier. Celle qui donne sur la place du marché était la résidence aménagée pour Jean II de Brosse, ou plus probablement celle destinée à son officier.
  • Maisons de ville
    On relève la présence de plusieurs bâtiments remontant partiellement ou totalement au XVIe siècle, en sortant du village sur la route de La Châtre, ainsi que dans la vieille ville.
  • Calvaire
    Il a été édifié par Gilbert de Blanchefort, baron de Sainte-Sévère, en 1543, peut-être en hommage à son père décédé l'année précédente. Présentant le Christ sur une face, et la Vierge sur l'autre, elle fut restaurée au XIXe siècle.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Humbaud de Sainte-Sévère (-), seigneur de Sainte-Sévère après son père Hélie, se fit élire évêque de Limoges en 1087 en s'appuyant sur une faction armée de la ville. Déposé par le pape, il falsifia cette décision en confirmation : ce n'est qu'en 1095 qu'il fut déposé par le pape Urbain II en personne. Il continua pourtant à occuper le siège épiscopal deux années encore, avant de rentrer à Sainte-Sévère, où il se livra à des brigandages nombreux qui indisposèrent contre lui les seigneurs du Berry. Le roi Louis VI le Gros vint alors attaquer Sainte-Sévère, en 1108. Après un court combat non loin de la ville, Sainte-Sévère se rendit, et Humbaud fut emmené prisonnier à Étampes. Il en revint, et vécut encore longtemps. Il est dès lors surtout connu pour ses actes de charité envers l'Église.
  • Bertrand Du Guesclin (1320-1380), connétable de France sous le roi Charles V, vint assiéger la ville à la tête des troupes français, en juin et juillet 1372. Ce siège mémorable, et l'assaut qui le conclut, sont relatés en détail par la Chronique de Bertrand du Guesclin du trouvère Cuvelier, mais également par Jean Froissart et Jean Cabaret d'Orville.
  • Jean de Brosse (1375-1433), seigneur de Sainte-Sévère, de Boussac, d'Huriel et de la Pérouse, maréchal de France, compagnon méconnu de Jeanne d'Arc sous le roi Charles VII.
  • George Sand (1804-1876), célèbre écrivaine du Berry, a décrit Sainte-Sévère (à 15 km de Nohant) dans ses Promenades autour d'un village, et mentionne le village dans sa correspondance. Elle y a situé la majeure partie de son roman Mauprat (l'action se déroulant notamment au château de Sainte-Sévère et à la Tour Gazeau).
  • Jacques Tati (1907-1982), cinéaste français, a tourné son premier film Jour de Fête (1949) à Sainte-Sévère, rebaptisée pour l'occasion Follainville. Les habitants formèrent le gros des figurants.
  • Sa fille Sophie Tatischeff (1946-2001) y a réalisé en 1978 le court métrage primé aux Césars Dégustation maison, avec la participation d'une dizaine d'habitants du village.

Sainte-Sévère dans les arts[modifier | modifier le code]

Durant l'été 1947, Jacques Tati débarqua avec une petite équipe technique et tourna 6 mois durant son premier long métrage, Jour de fête[28], un film de 75 minutes tourné en Thomsoncolor. Chaque habitant participa avec enthousiasme, à ce qui allait devenir un des plus grands moments de l'histoire de leur village. Un scenovision ouvert depuis le , consacré à l'œuvre de Jacques Tati, est proposé aux visiteurs de Sainte-Sévère-sur-Indre.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Sainte-Sévère-sur-Indre Blason Écartelé: aux 1er et 4e d'azur à trois fleurs de lis d'or et au bâton de gueules péri en barre (d'azur semé de fleurs de lis d'or), aux 2e et 3e d'azur à trois gerbes d'or liées de gueules.
Détails
Les premier et quatrième quartiers correspondent aux Armes (anciennes) du royaume de France, dont dépendaient le Berry ainsi que la Marche (définitivement à partir de 1531). Les deuxième et troisième quartiers correspondent quant à eux aux armes de Jean de Brosse (1375-1433), seigneur de Boussac (Creuse), Sainte-Sévère-sur-Indre et Huriel (Allier), maréchal de France sous Charles VII et compagnon de Jeanne d'Arc.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Indre », sur le site de Lion 1906, consulté le 3 septembre 2018.
  2. a b c d et e « Sainte-Sévère-sur-Indre » sur Géoportail., consulté le 17 septembre 2018.
  3. « Didacticiel de la règlementation parasismique : Indre », sur le site de la Prévention du risque sismique, consulté le 3 septembre 2018.
  4. a b et c « Sainte-Sévère-sur-Indre », sur le site de ViaMichelin, consulté le 3 septembre 2018.
  5. « Indre (36) - Fiches horaires », sur le site du Réseau de mobilité interurbaine, consulté le 2 septembre 2018.
  6. Site de l'Insee : Sainte-Sévère-sur-Indre, consulté le 18 juillet 2018.
  7. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. « Nom des habitants des communes françaises, Sainte-Sévère-sur-Indre », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 11 février 2012).
  9. Archives départementales de l’Indre, Berry médiéval : à la découverte de l’Indre au Moyen Âge, catalogue d’exposition, Châteauroux, Archives départementales de l’Indre, 2009, p. 12.
  10. Berry médiéval, op. cit., p. 12.
  11. « LOI no  2013-403 du 17 mai 2013 relative à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral », JORF no 0114 du 18 mai 2013 p. 8242, (consulté le 24 février 2014).
  12. a et b « Commune de Sainte-Sévère-sur-Indre (36208) », sur le site de l'Insee, consulté le 28 octobre 2018.
  13. « Résultats des élections municipales 2001 », sur le site du Ministère de l'Intérieur, consulté le 16 avril 2018.
  14. « Résultats des élections municipales 2008 », sur le site du Ministère de l'Intérieur, consulté le 16 avril 2018.
  15. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur le site du Ministère de l'Intérieur, consulté le 16 avril 2018.
  16. « François Daugeron dévoile sa liste », La Nouvelle République du Centre-Ouest, Indre,‎ (lire en ligne).
  17. Site du Monde.fr : Sainte-Sévère-sur-Indre, consulté le 21 septembre 2016.
  18. « Nouvelle direction au garage », La Nouvelle République du Centre-Ouest, Indre,‎ (lire en ligne).
  19. Site de La Poste : Un bureau de poste, consulté le 22 août 2012.
  20. Site de Région de Gendarmerie du Centre : « Groupement de l'Indre »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), consulté le 23 août 2012.
  21. Site du conseil départemental de l'Indre : Avec le Département, des routes encore plus sûres !, consulté le 9 mars 2016.
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  25. « Liste des établissements scolaires de l'Indre - Année scolaire 2018/2019 » [PDF], sur le site de l'Académie d'Orléans-Tours (consulté le 10 juin 2019).
  26. « Regroupements pédagogiques intercommunaux (R.P.I.) » [PDF], sur le site de l'Académie d'Orléans-Tours (consulté le 10 juin 2019).
  27. Site de l'archidiocèse de Bourges : Doyenné du Boischaut Sud, consulté le 3 mai 2013.
  28. Site de la société de production La Prod est dans le pré, consulté le 26 août 2012.