Perrusson

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Perrusson
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Canton Loches
Intercommunalité Loches Sud Touraine
Maire
Mandat
Bernard Gaultier
2014-2020
Code postal 37600
Code commune 37183
Démographie
Gentilé Perrussonnais
Population
municipale
1 540 hab. (2014)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 06′ 02″ nord, 1° 00′ 49″ est
Altitude Min. 72 m – Max. 149 m
Superficie 28,94 km2
Localisation

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Liens
Site web perrusson.fr

Perrusson est une commune française du département d'Indre-et-Loire, dans la région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

  • Population : 1500 habitants
  • Superficie : 2894 ha
  • 75 m
  • Le territoire communal est arrosé par la rivière Indre.

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Valençay[1].

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Cette commune est traversée par la D943.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne TER Centre-Val de Loire : ChâteaurouxTours.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Perrusson est une commune de 1500 habitants située à 3 km au sud de Loches – chef lieu de canton – et à 43 km au sud de Tours. Elle est traversée par l’Indre qui présente un de ses plus beaux méandres et par le modeste ruisseau de Battereau.

On a trouvé trace d’une importante implantation gallo-romaine d’où proviennent des tessons de céramique, établie en bordure de l’Indre près de la route conduisant à Argentodunum en Berry.

Désigné au IXe siècle sous le nom de Petrucius in vicaria Dolense, le fief appartient vers 853 à un certain Garin, qui le donne à l’imposante abbaye de Cormery. La même année, Audacher, abbé de Cormery, fonde le prieuré de Saint-Genest dont il reste quelques vestiges de la chapelle (propriété privée). L’histoire de la commune est surtout liée à son église du Xe siècle. Des travaux de réfection du pavement en 1973 ont mis au jour des sarcophages mérovingiens dont le contenu (bijoux etc.) est exposé au Musée archéologique à Tours (hôtel Goüin).

Jacob Dupont – maire en 1791 et député – décédé en 1813 est natif de Perrusson. L’affaire Clément de Ris dont s’est inspiré Honoré de Balzac dans Une ténébreuse affaire en 1843 s’est déroulée sur cette commune. Maurice Mardelle (1886-1948) le charpentier-poète de Perrusson, ami de Maurice Bedel a écrit plusieurs poèmes, contes, romans dont les plus connus sont Pierruche au Soleil et la Course aux ânes. Le parc et la bibliothèque portent son nom.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 2008 André Cravatte    
2008 en cours Bernard Gaultier UMP-LR Retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 540 habitants, en augmentation de 0,52 % par rapport à 2009 (Indre-et-Loire : 2,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
580 650 681 729 677 740 742 720 710
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
706 707 728 745 758 782 819 804 862
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
791 836 806 760 785 788 778 861 816
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
860 849 1 057 1 233 1 315 1 418 1 512 1 548 1 540
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église, fondée par les moines de Cormery, dédiée à saint Pierre - du XIe siècle. L'église existait déjà au VIe siècle. Un sarcophage que l'on peut dater entre 580 et 620 a été découvert lors des fouilles archéologiques en 1973 à l'occasion des travaux de restauration du carrelage. Il contenait les restes de la dépouille d'une femme de l'aristocratie vêtue (peut-être) d'une chemise en soie et une robe en ottoman. Elle portait un manteau de lin, des bas de soie, maintenus sur les mollets par des lanières en cuir. Celles-ci étaient fixées grâce à des bouclettes au niveau du genou en alliage cuivre et argent avec en guise de décor des serpents à deux têtes, aux corps entrelacés. Lors de ces fouilles, d'autres sarcophages plus tardifs ont été découverts et laissés en place pour de futures recherches. Les murs de l'église en petit appareil, font apparaître à leurs bases des matériaux de réemploi venant sans doute d'un ancien temple gallo-romain : reste de colonnes, tuiles, etc. Il est à noter près de la porte sur le côté de la présence d'une ancienne pierre tombale représentant un fantassin ou un gladiateur romain. Sur le plafond du chœur, on peut apercevoir des traces de fresque.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques Villeret (1951-2005), acteur, enterré dans la commune ;
  • Pierre de La Broce (vers 1230-1278), seigneur de Perrusson, chambellan et favori de Philippe le Hardi et personnage de La Divine comédie de Dante; il fut l'un des premiers pendus du gibet de Montfaucon ;
  • Maurice Mardelle (1886-1948), écrivain local et charpentier.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Valençay, consulté le 15 août 2014.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .