Perrusson

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Perrusson
Perrusson
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Canton Loches
Intercommunalité Loches Sud Touraine
Maire
Mandat
Bernard Gaultier
2014-2020
Code postal 37600
Code commune 37183
Démographie
Gentilé Perrussonnais
Population
municipale
1 504 hab. (2016 en diminution de 2,53 % par rapport à 2011)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 06′ 02″ nord, 1° 00′ 49″ est
Altitude Min. 72 m
Max. 149 m
Superficie 28,94 km2
Localisation

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Liens
Site web perrusson.fr

Perrusson est une commune française du département d'Indre-et-Loire, dans la région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et caractéristiques[modifier | modifier le code]

  • Superficie : 2894 ha
  • 75 m
  • Le territoire communal est arrosé par la rivière Indre.

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Valençay[1].

Communes limitrophes de Perrusson
Loches Beaulieu-lès-Loches Sennevières
Perrusson Saint-Jean-Saint-Germain
Saint-Senoch Verneuil-sur-Indre

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique de Perrusson.

La commune est traversée du sud au nord par l'Indre (3,509 km). Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 28,64 km, comprend également divers petits cours d'eau dont l'Etang de Boutineau (4,407 km)[2],[3].

L'Indre, d'une longueur totale de 279,4 km, prend sa source à une altitude de 453 m sur le territoire de Saint-Priest-la-Marche dans le département du Cher et se jette dans la Loire à Avoine, après avoir traversé 58 communes[4]. Les crues de l'Indre sont le plus souvent de type inondation de plaine[Note 1]. Sur le plan de la prévision des crues, la commune est située dans le tronçon de l'Indre tourangelle[6], dont la station hydrométrique de référence la plus proche est située à Perrusson. La hauteur maximale historique a été atteinte en novembre 1770. La hauteur maximale mesurée s'établit à 3,30 et a été observée le 21 décembre 1982 [7]. Ce cours d'eau est classé dans les listes 1[Note 2] et 2[Note 3] au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne. Au titre de la liste 1, aucune autorisation ou concession ne peut être accordée pour la construction de nouveaux ouvrages s'ils constituent un obstacle à la continuité écologique et le renouvellement de la concession ou de l'autorisation des ouvrages existants est subordonné à des prescriptions permettant de maintenir le très bon état écologique des eaux. Au titre de la liste 2, tout ouvrage doit être géré, entretenu et équipé selon des règles définies par l'autorité administrative, en concertation avec le propriétaire ou, à défaut, l'exploitant [8],[9]. Sur le plan piscicole, l'Indre est classée en deuxième catégorie piscicole. L'espèce biologique dominante est constituée essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[10].

Deux zones humides[Note 4] ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « la vallée de l'Indre : environs de Loches », « Perrusson à l'Ile Auger » et « la vallée du Ruisseau de Boutineau »[11],[12].

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Cette commune est traversée par la D943.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne TER Centre-Val de Loire : ChâteaurouxTours.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La mention Petrucius (cartulaire de l'abbaye Saint-Paul de Cormery en 856) est l'indication d'un lieu pierreux (petra « pierre »), une connotation péjorative étant apportée par le suffixe -ucium. Le suffixe -on est d'origine romane[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Perrusson est une commune de 1500 habitants située à 3 km au sud de Loches – chef lieu de canton – et à 43 km au sud de Tours. Elle est traversée par l’Indre qui présente un de ses plus beaux méandres et par le modeste ruisseau de Battereau.

On a trouvé trace d’une importante implantation gallo-romaine d’où proviennent des tessons de céramique, établie en bordure de l’Indre près de la route conduisant à Argentodunum en Berry.

Désigné au IXe siècle sous le nom de Petrucius in vicaria Dolense, le fief appartient vers 853 à un certain Garin, qui le donne à l’imposante abbaye de Cormery. La même année, Audacher, abbé de Cormery, fonde le prieuré de Saint-Genest dont il reste quelques vestiges de la chapelle (propriété privée). L’histoire de la commune est surtout liée à son église du Xe siècle. Des travaux de réfection du pavement en 1973 ont mis au jour des sarcophages mérovingiens dont le contenu (bijoux etc.) est exposé au Musée archéologique à Tours (hôtel Goüin).

Jacques Louis Dupont, dit « Jacob Dupont » — maire en 1791 et député — décédé en 1823 est natif de Perrusson. L’affaire Clément de Ris dont s’est inspiré Honoré de Balzac dans Une ténébreuse affaire en 1843 s’est déroulée sur cette commune. Maurice Mardelle (1886-1948) le charpentier-poète de Perrusson, ami de Maurice Bedel a écrit plusieurs poèmes, contes, romans dont les plus connus sont Pierruche au Soleil et la Course aux ânes. Le parc et la bibliothèque portent son nom.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 2008 André Cravatte    
2008 En cours Bernard Gaultier UMP-LR Retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2016, la commune comptait 1 504 habitants[Note 5], en diminution de 2,53 % par rapport à 2011 (Indre-et-Loire : +2,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
580650681729677740742720710
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
706707728745758782819804862
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
791836806760785788778861816
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
8608491 0571 2331 3151 4181 5001 5121 548
2016 - - - - - - - -
1 504--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Perrusson se situe dans l'Académie d'Orléans-Tours (Zone B) et dans la circonscription de Loches.

L'école primaire André Cravatte accueille les élèves de la commune.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église, fondée par les moines de Cormery, dédiée à saint Pierre - du XIe siècle. L'église existait déjà au VIe siècle. Un sarcophage que l'on peut dater entre 580 et 620 a été découvert lors des fouilles archéologiques en 1973 à l'occasion des travaux de restauration du carrelage. Il contenait les restes de la dépouille d'une femme de l'aristocratie vêtue (peut-être) d'une chemise en soie et une robe en ottoman. Elle portait un manteau de lin, des bas de soie, maintenus sur les mollets par des lanières en cuir. Celles-ci étaient fixées grâce à des bouclettes au niveau du genou en alliage cuivre et argent avec en guise de décor des serpents à deux têtes, aux corps entrelacés. Lors de ces fouilles, d'autres sarcophages plus tardifs ont été découverts et laissés en place pour de futures recherches. Les murs de l'église en petit appareil, font apparaître à leurs bases des matériaux de réemploi venant sans doute d'un ancien temple gallo-romain : reste de colonnes, tuiles, etc. Il est à noter près de la porte sur le côté de la présence d'une ancienne pierre tombale représentant un fantassin ou un gladiateur romain. Sur le plafond du chœur, on peut apercevoir des traces de fresque.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques Villeret (1951-2005), acteur, enterré dans la commune ;
  • Pierre de La Broce (vers 1230-1278), seigneur de Perrusson, chambellan et favori de Philippe le Hardi et personnage de La Divine comédie de Dante ; il fut l'un des premiers pendus du gibet de Montfaucon ;
  • Maurice Mardelle (1886-1948), écrivain local et charpentier. Son roman Pierruche au soleil, paru en 1935, a pour cadre Perrusson[18].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une inondation de plaine se produit lorsque le niveau d'un cours d'eau, généralement à la suite de fortes précipitations, monte progressivement jusqu'à l'envahissement du lit moyen, voire du lit majeur, pendant une période plus ou moins longue[5].
  2. Le classement en liste 1 est réservé aux cours d'eau qui sont en très bon état écologique, ou identifiés par les SDAGE des eaux comme jouant le rôle de réservoir biologique nécessaire au maintien ou à l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau d'un bassin versant, ou dans lesquels une protection complète des poissons migrateurs est nécessaire.
  3. Ce classement est attribué aux parties de cours d'eau ou canaux sur lesquels il est nécessaire d'assurer le transport suffisant des sédiments et la circulation des poissons migrateurs.
  4. D’après l’article L. 211-1 du Code de l’environnement, « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ».
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Valençay, consulté le 15 août 2014.
  2. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 4 février 2019)
  3. « Carte hydrologique de Perrusson », sur https://www.geoportail.gouv.fr/ (consulté le 4 février 2019)
  4. « Fiche Sandre - l'Indre », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 4 février 2019)
  5. « Les inondations lentes », sur Observatoire régional de Risques majeurs en Provence-Alpes Côte d'Azur (consulté le 5 septembre 2017).
  6. Règlement SPC Loire-Cher-Indre, 23 décembre 2013, actualisé août 2015 (lire en ligne), p. 19
  7. Règlement SPC Loire-Cher-Indre, 23 décembre 2013, actualisé août 2015 (lire en ligne), p. 62
  8. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 1 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le 4 février 2019)
  9. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 2 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le 4 février 2019)
  10. (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 4 février 2019)
  11. Direction Départementale des Territoires d'Indre-et-Loire-37, « Liste des Zones humides d'Indre-et-Loire-37 », sur http://terresdeloire.net/ (consulté le 4 février 2019)
  12. « L'inventaire départemental des zones humides », sur http://www.indre-et-loire.gouv.fr/, (consulté le 4 février 2019)
  13. Stéphane Gendron, L'origine des noms de lieux de l'Indre-et-Loire, Chemillé-sur-Indrois, Hugues de Chivré, , 303 p. (ISBN 978 2 916 04345 6), p. 175.
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  18. Bernard Briais, Le pays lochois à la Belle Époque, Chambray-lès-Tours, CLD, , 141 p., p. 97.