Truyes

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Truyes
L'église.
L'église.
Blason de Truyes
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Monts
Intercommunalité Touraine Vallée de l'Indre
Maire
Mandat
Stéphane de Colbert
2014-2020
Code postal 37320
Code commune 37263
Démographie
Gentilé Troïciens
Population
municipale
2 344 hab. (2015 en augmentation de 11,94 % par rapport à 2010)
Densité 143 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 16′ 25″ nord, 0° 51′ 03″ est
Altitude Min. 57 m
Max. 99 m
Superficie 16,39 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-truyes.com

Truyes est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Truyes se trouve au Sud-Est de l'agglomération tourangelle, sur le plateau de la Champeigne tourangelle (entre l'Indre et le Cher). Elle est riveraine de l'Indre sur sa rive droite. Elle se trouve à 18,3 km au sud-est de Tours[1]. Elle se situe à l'extrême est du canton de Monts et 17 km la séparent de cette ville[2]. Les distances sont exprimées « à vol d'oiseau », de chef-lieu communal à chef-lieu communal. Truyes est rattachée à l'aire urbaine et au bassin d'emploi de Tours, mais à l'unité urbaine et au bassin de vie d'Esvres, commune limitrophe[Insee 1].

Communes limitrophes de Truyes
Azay-sur-Cher Athée-sur-Cher
Esvres Truyes
Cormery Courçay

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Carte géologique de Truyes[3].
  •      Bourg
  •       Limites communales
  •       e7 : calcaire lacustre de Touraine (Ludien)
  •       m3-p : sables et graviers du (Miocène)
  •       Rm3-p : sables argileux et graviers (Tertiaire)
  •       N : sables éoliens (Quaternaire)
  •       LP : limon des plateaux (Quaternaire)
  •       Fw-x : alluvions fluviatiles anciennes (Quatern.)
  •       Fy-z : alluvions fluviatiles récentes (Quatern.)

La commune de Truyes se situe dans la partie sud du Bassin parisien, au sens géologique du terme. Son sous-sol est composé d'une succession de strates sédimentaires crétacées, de nature calcaire plus ou moins argileuse et d'une épaisseur totale peut-être supérieure à 100 m[M 1], mais aucune d'entre elles n'affleure sur le territoire de la commune. La formation très largement dominante est celle du calcaire lacustre de Touraine (e7), caractéristique de la Champeigne tourangelle[4] ; il occupe la presque totalité du plateau de la rive droite de l'Indre. Il est fréquemment meuliérisé, ce qui confère à ce type de sol un pouvoir drainant important sauf là où le calcaire se dégrade en argile[5]. Dans la pointe nord de la commune, le calcaire est masqué par une pellicule de sables et de graviers (m3-p) déposés à la fin de l'Helvétien. Plus près de l'Indre se rencontrent des placages de limon des plateaux (LP), de sables argileux et de graviers grossiers (Rm-3p) de la fin du Tertiaire et de sables éoliens du Quaternaire (N) qui améliorent les propriétés agronomiques des sols. Le calcaire lacustre est profondément entaillé par l'Indre qui n'a toutefois pas atteint le plancher de cette strate, déposant une série d'alluvions anciennes (Fw-x) puis de plus en plus récentes (Fy-z) au fur et à mesure que la rivière s'est enfoncée dans le substrat, tout en réduisant la largeur de sa vallée[6].

La territoire communal de Truyes affecte sensiblement la forme d'un rectangle limité du sud-sud-est à l'ouest-sud-ouest par l'Indre. Au nord, le territoire s'imbrique dans celui d'Athée-sur-Cher[5]. La superficie communale de Truyes (1 639 ha) se situe dans la moyenne de celles des communes françaises, établie à 1 488 ha en 2016[7].

L'altitude du plateau varie de 85 m sur le rebord de la vallée de l'Indre et jusqu'à 99 m à l'extrême nord du territoire ; le centre du territoire est marqué par quelques légères dépressions (5 à 10 m au-dessous du niveau du plateau avoisinant). Au-delà de la rupture brutale de la pente (près de 30 m de dénivelé), la vallée de l'Indre s'établit à un peu plus de 58 m vers l'est à 57 m vers l'ouest alors que, à l'extrême sud-est, le vallon sec de Bordebure est lui aussi très encaissé[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Indre est le seul cours d'eau permanent et important de la commune, dont il souligne au sud la limite avec sa voisine Cormery. Le plateau, au nord, n'est parcouru par aucun ruisseau. Les eaux pluviales s'infiltrent dans le sol au travers des cavités karstiques et elles forment des exsurgences au pied du coteau ; c'est ainsi que se forme la Truyes, petit ruisseau de 500 m de long qui naît au niveau du bourg et se jette dans l'Indre[8]. Venant de Courçay à l'est, le vallon de Bordebure est parcouru par un ruisseau temporaire qui rejoint l'Indre en amont du chef-lieu communal[5].

L'Indre dessine des méandres successifs et s’anastomose en plusieurs bras. C'est entre deux de ces bras qu'est construit le faubourg de Truyes, sur des alluvions déposées dans le lit majeur de la rivière.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat d'Indre-et-Loire.

Comme l'ensemble des communes d'Indre-et-Loire, Truyes bénéficie d'un climat tempéré océanique dit dégradé[9], caractérisé par des températures clémentes, même en hiver. Aucun mois n'est véritablement sec, les précipitations mensuelles moyennes étant toujours supérieures à 40 mm[10].

La Champeigne, dont fait partie Truyes, subit toutefois moins de gelées, avec une moyenne de 55 jours de gel entre octobre et avril, que l'est du département (60 jours), mais davantage que les confins de l'Anjou (50 jours)[11]. Cormery, commune limitrophe, connaît une moyenne annuelle de 160 jours de précipitations, pour une pluviométrie comprise entre 550 et 600 mm ; le taux d'ensoleillement moyen y est de 1 780 heures par an[12].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente une comparaison de quelques indicateurs chiffrés du logement pour Truyes et l'ensemble de l'Indre-et-Loire en 2014[Insee 2],[Insee 3].

Le logement à Truyes en 2014.
Truyes Indre-et-Loire
Parc immobilier total (en nombre d'habitations) 961 273 348
Part des résidences principales (en %) 92,3 87,7
Part des logements vacants (en %) 6,1 7,9
Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 78,2 59,1

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Aménagements prévus[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Extrait d'une carte ancienne.
Truyes sur la carte de Cassini en 1764. Les limites communales modernes figurent en jaune.

Onomastique partielle du toponyme Truyes[13],[14],[Note 1] :


  • In villa Troicis farinarios tres : décembre 844, cartulaire de Cormery, charte no 15 ;
  • Farinarium cum uno arpenno de terra, quod est subter Troillum villam, non longe juxta ripam Agneris : 1026, cartulaire de Cormery, charte no 34 ;
  • Trius, Trois : 1180, cartulaire de Cormery, charte no 68 ;
  • Natalis de Truis, parrochianus de Truis juxta Cormeriacum : 1247, Archives nationales - JJ 274, Querimoniae Turonum, no 232 ;
  • Le fié de Truys, alias Troys : 1357-1363 , cartulaire de l’archevêché de Tours, charte no 184 ;
  • Truys, février 1415, Archives nationales - JJ 168, no 88, folio 68 ;
  • Truis : XVIIIe siècle, Carte de Cassini.

Selon Albert Dauzat et Charles Rostaing, Truyes dériverait de l'anthroponyme Trogius, nom de personne d’origine gallo-romaine, évoluant en Trogia(m) villa (domaine rural de Trogius)[15]. Trogia aboutit régulièrement à Troi par chute de la consonne dentale sonore intervocalique g[réf. nécessaire].

Une autre origine toponymique au nom de la commune peut être trouvée dans le gaulois traugo- et le suffixe -ia donnant *Traugia (« trou ») — la même origine est évoquée pour Troo, dans le Loir-et-Cher —, en référence aux anciennes carrières de calcaire lacustre[13].

Peu à peu, à partir du XVIIIe siècle, la graphie Truyes (avec -y-), probablement jugée plus flatteuse, s'impose sur « Truies » ou « Truis »[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Protohistoire[modifier | modifier le code]

Outils lithiques du Grand-Pressigny.

Le patrimoine préhistorique de Truyes est très riche. Le Paléolithique est représenté par du matériel retrouvé en surface en plusieurs points du territoire, sur le plateau, et daté de l'Acheuléen et du Moustérien[17].

Les outils néolithiques en pierre polie sont également nombreux. Une hache pendeloque (percée d'un trou et mesurant 4 cm dans sa plus grande dimension) en fibrolite de la culture Seine-Oise-Marne est retrouvée à 500 m de là, à Bordebure ; ce type de parure se rencontre souvent dans des sépultures collectives, ce qui n'est pas le cas à Truyes[18]. Une douzaine de haches polies sont retrouvées sur le territoire de Truyes, notamment au niveau de Gâte-Acier, un éperon entre le vallon de Bordebure et la vallée de l'Indre. Ces haches ne sont pas fabriquées sur place ; leurs matériaux et leurs caractéristiques indiquent qu'elles sont « importées », pour la plupart de l'ouest de la France[17].

Sur le plateau, le vaste site des « Vignes de Saint-Blaise », qui a fait l'objet d'un diagnostic archéologique avant une opération d'urbanisation, montre une occupation continue du Néolithique jusqu'au Moyen Âge. La période préhistorique est représentée par deux outils (scie et fragment de poignard provenant des ateliers du Grand-Pressigny) associés à des fragments de céramique, l'ensemble étant datable du Néolithique moyen mais surtout final[19].

Des « forges », sans indication de localisation ou de datation précise, sont mentionnées en 1923[20] et une enceinte, peut-être laténienne est identifiée par prospection aérienne en 1989[21]. Aux « Vignes de Saint-Blaise » et à proximité, l'occupation se poursuit pendant La Tène finale ; en témoignent les trous de poteaux probablement liés à un grenier aérien et les tessons de poterie[22].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les vestiges antiques retrouvés à Truyes sont épars et parcellaires et souvent localisés de manière imprécise ; ils ne permettent pas de préciser la nature et la densité de l'occupation du territoire, pour autant certaine, à cette période.

Monnaie romaine de Dioclétien trouvée à Lyon.

En 1909, vingt-cinq monnaies aux effigies de plusieurs empereurs romains de Gordien III à Dioclétien sont découvertes au nord-est du bourg, mai ces monnaies ont probablement circulé bien après la fin de l'Empire romain[23]. Des auteurs signalent, au XIXe siècle, l'existence possible d'une villa alimentée par un aqueduc venant de Courçay[24] ; l'information est reprise ultérieurement, sans plus de précision[25],[17] et une villa, repérée par prospection aérienne, est signalée en 1978 au nord-est du territoire[26]. Peut-être s'agit-il du même édifice[27].

Dans le prolongement géographique du vicus d'Evena (Esvres), un fossé semble-t-il lié à un établissement agricole etrrenfermant un important matériel céramique est identifié toujours dans le secteur des « Vignes de Saint-Blaise »[28].

Plusieurs voies antiques, voire gauloises, semblent converger à Truyes où la traversée de l'Indre s'effectue au niveau de Cormery sur un gué ou un pont. L'une d'elles relie Caesarodunum (Tours) à Argentomagus (Saint-Marcel, dans l'Indre). Elle longe l'Indre sur sa rive droite et passe à Evena (Esvres)[29]. Une autre, venant de Bléré, passe par le plateau[30].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La construction d'une première église, dédiée à saint Martin, à Truyes remonte au Haut Moyen Âge, sans plus de précision possible, puisqu'une charte de Cormery de 860 mentionne cette église comme « construite de longue date par ses prédécesseurs », c'est-à-dire ceux de l'évêque de Tours Hérard alors en charge du diocèse ; l'église est dotée de nombreux biens prélevés sur les domaines avoisinants[31]. Il est possible que la paroisse de Truyes, à cette époque, englobe une partie ce que constituera plus tard celle de Cormery et dont elle se défera alors[32].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La Grande Peur qui sévit en France pendant l'été 1789 se traduit à Truyes, et d'autres communes des environs, par des pillages de récoltes dont l'importance est amplifiée au fur et à mesure que l'information est relayée[33].

Début 2018, les maires de Cormery et Truyes évoquent la nécessité d'une collaboration plus étroite entre les deux communes, qui pourrait prendre la forme d'une fusion ; à cette date, le projet est encore au stade des déclarations d'intention[34].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Depuis le redécoupage cantonal de 2014, Truyes est l'une des 10 communes qui composent le canton de Monts[35]. Elle est également rattachée à l'arrondissement de Tours[36] et à la 2e circonscription de l'Indre-et-Loire[37].

Depuis le et la suppression du tribunal d'instance de Loches, le tribunal d'instance de Tours est compétent pour l'ensemble du département. Toutes les juridictions intéressant Truyes sont ainsi regroupées à Tours, à l'exception du tribunal administratif et de la cour d'appel qui siègent à Orléans[38], préfecture de la région Centre-Val de Loire.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de 19[39].

Lors des élections municipales de 2014, les 19 conseillers municipaux ont été élus dès le premier tour ; le taux de participation était de 72,11 %[40]. Ont obtenu :

Suffrages exprimés 1 097 19 sièges à pourvoir
Liste Tête de liste Tendance politique Suffrages Pourcentage Sièges acquis Var.
Truyes 2014 engageons-nous Stéphane de Colbert LDIV 595 54,24 %
15 / 19
Vivre ensemble à Truyes Marie-Dominique Faye LDVG 502 45,76 %
4 / 19

Les listes Truyes 2014 engageons-nous et Vivre ensemble à Truyes obtiennent respectivement 2 deux et un siège au conseil communautaire.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1801 1807 Gaillard Buirin    
1807 4 avril 1809 Javary    
18 avril 1809 1821 André Touchard    
1821 1822 Barthélemy Perfus    
1830 1834 Saget    
1837 1840 Baillou    
1874 1876 Oudin Roger    
1881  ? (en poste en 1885) Martin Saget-Léger    
1946 1947 Roger Avenet    
1951 mars 1983 Roger Avenet    
1983 1995 Hubert Bessé    
juin 1995 mars 2014 Jean-Claude Landré DVG Conseiller général (2001-2015)
mars 2014 en cours Stéphane de Colbert SE Employé

Politique de développent durable[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Truyes est jumelée avec la commune chypriote de Katokopia (en).

Population et société[modifier | modifier le code]

Les habitants de Truyes sont les « Troïciens »[13].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[42].

En 2015, la commune comptait 2 344 habitants[Note 2], en augmentation de 11,94 % par rapport à 2010 (Indre-et-Loire : +2,45 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
542 520 435 621 659 647 628 659 632
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
675 616 647 643 626 617 637 654 645
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
653 633 637 554 540 569 595 554 632
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
689 781 1 002 1 254 1 588 1 728 2 018 2 109 2 344
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[43] puis Insee à partir de 2006[44].)
Histogramme de l'évolution démographique
Soldes de variation annuelle de la population de Truyes
exprimés en pourcentages[Insee 4].
1968 - 1975 1975 - 1982 1982 - 1990 1990 - 1999 1999 - 2009 2009 - 2014
Taux de variation annuel de la population Augmentation. + 3,6 % Augmentation. + 3,2 % Augmentation. + 3,0 % Augmentation. + 0,9 % Augmentation. + 1,9 % Augmentation. + 1,7 %
Solde naturel + 0,3 % + 0,4 % + 0,2 % + 0,2 % + 0,6 % + 0,5 %
Solde migratoire + 3,3 % + 2,9 % + 2,8 % + 0,8 % + 1,2 % + 1,2 %

La population de Truyes varie peu du début du XIXe siècle à la Seconde Guerre mondiale mais, dès la fin des années 1940, le nombre d'habitants augmente constamment et de manière assez régulière.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Truyes en 2014 en pourcentage[Insee 5].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
0,8 
5,9 
75 à 89 ans
6,7 
15,3 
60 à 74 ans
17,3 
20,2 
45 à 59 ans
20,1 
20,3 
30 à 44 ans
20,2 
14,4 
15 à 29 ans
14,9 
23,5 
0 à 14 ans
19,9 
Pyramide des âges en Indre-et-Loire en 2014 en pourcentage[Insee 6].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90 ans ou +
1,9 
7,5 
75 à 89 ans
10,3 
15,3 
60 à 74 ans
16,1 
19,9 
45 à 59 ans
19,2 
19,0 
30 à 44 ans
17,9 
18,8 
15 à 29 ans
17,9 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Manifestations sportives et culturelles[modifier | modifier le code]

Fête du Cochon en septembre ou en août selon les années.

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune dépend de la paroisse Saint-Brice au sein du doyenné de Loches lui-même partie de l'archidiocèse de Tours, au même titre que six autres doyennés[45]. L'église Saint-Martin accueille, en alternance avec d'autres églises de la paroisse, des offices dominicaux.

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Les deux tableaux ci-dessous présentent les chiffres-clés de l'emploi à Truyes et leur évolution de 2009 à 2014[Insee 7],[Insee 8] :

Structure de la population active de Truyes (37)
entre 2009 et 2014.
Truyes 2009 Truyes 2014 Évolution
Population de 15 à 64 ans 1 325 1 403 Augmentation. + 5,9 %
Actifs (en %) 76,2 76,3 Augmentation. + 0,1  %
dont :
Actifs ayant un emploi (en %) 71,6 70,2 Baisse. + 2,0 %
Chômeurs (en %) 4,6 6,1 Augmentation. + 32,6 %
Évolution de l'emploi à Truyes (37) en 2009 et 2014.
Truyes 2009 Truyes 2014 Évolution
Nombre d'emplois dans la zone 397 437 Augmentation. + 10,1 %
Indicateur de concentration d'emploi 41,5 44,2 Augmentation. + 6,5 %

Tissu économique[modifier | modifier le code]

La cartonnerie avant 1912

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Truyes selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[Insee 9] :

Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2015.
Total  % 0
salarié
1 à 9
salariés
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 156 100,0 117 29 7 1 2
Agriculture, sylviculture et pêche 6 3,8 3 3 0 0 0
Industrie 14 9,0 8 4 1 0 1
Construction 24 15,4 18 5 0 1 0
Commerce, transports, services divers 93 59,6 76 15 2 0 0
dont commerce et réparation automobile 30 19,2 25 4 1 0 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 19 12,2 12 2 4 0 1
Champ : ensemble des activités.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Blaise.

L'église Saint-Martin de Truyes, au centre du village, au clocher du XIe-XIIe siècle, avec une architecture particulière tout en pierre.

La chapelle Saint-Blaise, en bordure de la D 943, est un petit édifice du XIIe siècle en blocage de meulière, flanqué d'une tour, inscrit comme monument historique en 1995.

Le manoir de Chaix, probablement construit au XVe siècle a été très remanié ultérieurement.

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Blason de Truyes

Les armes de Truyes se blasonnent ainsi :

Parti : au premier mi-parti d'argent à l'aigle de sable, au second de sinople à l'épi de blé d'or et à la fasce du même brochant[46].

Le premier mi-parti du blason reprend celui de Cormery — mais il est d'argent au lieu d'être d'or —, soulignant l'origine commune et carolingienne des deux anciennes paroisses. Le second mi-parti de sinople symbolise la « Vallée verte » de l'Indre, traversée par la rivière matérialisée sur le blason par la fasce d'or. L'épi de blé d'or évoque l'activité agricole de la commune. Ce blason est une création de l'abbé Michel Bourderioux (1983)[47].

Logotype[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette liste, non exhaustive, vise à illustrer l'évolution toponymique et les premières mentions de la paroisse.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]


  • Histoire de la vallée verte : synthèse sur Cormery, Courçay, Esvres et Truyes, Société d'étude de la rivière Indre et de ses affluents, 1990 :
  1. Maurice 1990, p. 17.
  • Autres sources
  1. « Orthodromie entre Truyes et Tours », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 10 février 2018).
  2. « Orthodromie entre Truyes et Monts », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 10 février 2018).
  3. « Carte géologique de Truyes », sur Géoportail (consulté le 11 février 2018).
  4. Jean-Claude Yvard, « Délimitation de la Champeigne tourangelle historique », Norois, no 167,‎ , p. 549-550 (DOI 10.3406/noroi.1995.6653).
  5. a, b, c et d Couderc 1987, p. 866.
  6. « Carte géologique de la France au 1/50 000 - Bléré » [PDF], sur le site Ficheinfoterre du BRGM (consulté en 10).
  7. Christophe Meunier, Géographie - Professeur des écoles - Oral, admission - CRPE 2017, Dunod, , 256 p. (ISBN 978-210075-579-0, lire en ligne), p. 73.
  8. Jean-Mary Couderc, « Les phénomènes d'hydrologie karstique en Touraine », Norois, no 58,‎ , p. 248 (DOI 10.3406/noroi.1968.1623).
  9. « Les climats du monde », sur le site de l'encyclopédie Larousse (consulté le 15 mars 2017).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Collectif], « Truyes, une commune de Champeigne », Maisons paysannes de Touraine, no 15,‎ , p. 1-38
  • Jean-Mary Couderc (dir.), Dictionnaire des communes de Touraine, Chambray-lès-Tours, CLD, , 967 p. (ISBN 978-2-85443-136-0).
  • Élisabeth Lorans, Le Lochois du Haut Moyen Âge au XIIIe siècle - territoires, habitats et paysages, Tours, Publication de l'Université de Tours, , 289 p. (ISBN 2-86906-092-0).
  • Jacques Maurice, Histoire de la vallée verte : synthèse sur Cormery, Courçay, Esvres et Truyes, Joué-lès-Tours, Société d'étude de la rivière Indre et de ses affluents, , 157 p. (ISBN 978-2-85443-342-5).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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