Truyes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Wikipédia:Bons articles Vous lisez un « bon article ».
Page d’aide sur l’homonymie Pour l’article ayant un titre homophone, voir Truie.
Icône de paronymie Cet article possède des paronymes, voir Truy et Truye.

Truyes
Truyes
Vue générale du centre-ville.
Blason de Truyes
Blason
Truyes
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Monts
Intercommunalité Touraine Vallée de l'Indre
Maire
Mandat
Stéphane de Colbert
2014-2020
Code postal 37320
Code commune 37263
Démographie
Gentilé Troïciens
Population
municipale
2 423 hab. (2016 en augmentation de 14,89 % par rapport à 2011)
Densité 148 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 16′ 25″ nord, 0° 51′ 03″ est
Altitude Min. 57 m
Max. 99 m
Superficie 16,39 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Truyes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Truyes
Liens
Site web mairie-truyes.com

Truyes (prononcé /tʁɥi/) est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire.

Depuis le Paléolithique, les preuves d'une présence humaine sur le site de Truyes sont nombreuses, à toutes les époques. Une église y est fondée dès le Haut Moyen Âge et, au IXe siècle, Truyes est une villa carolingienne rattachée à la viguerie d'Esvres. Il est possible que la paroisse de Cormery se soit constituée, vers cette époque, en partie aux dépens de celle de Truyes à laquelle des territoires et les droits rattachés sont soustraits. C'est l'essor de l'industrie papetière, lié au développement de l'imprimerie au XVIe siècle, qui marque un tournant décisif dans l'histoire de la paroisse. Une usine à papier mue par un moulin sur la Truyes s'installe au sud du bourg ; elle se spécialise dans la cartonnerie au XIXe siècle sous l'impulsion de la famille Oudin et, au XXIe siècle, elle est le plus important employeur de la commune. Truyes bénéficie par ailleurs, au XVIIIe siècle, de la percée d'une route à grande circulation de Tours à Châteauroux puis, à partir des années 1960, du développement économique de la capitale tourangelle ; sa population s'accroît régulièrement depuis les Trente Glorieuses pour atteindre 2 423 habitants en 2016 et le nombre de ses résidences principales a triplé depuis 1970.

Outre la présence de l'Indre qui limite au sud le territoire communal et dont une crue en 1770 eut des conséquences dramatiques pour la paroisse, le réseau hydrographique communal se singularise par la présence d'un petit cours d'eau affluent du précédent, la Truyes, issu au centre du bourg d'une exsurgence karstique. La vocation agricole de Truyes, développée au Moyen Âge avec le défrichement des forêts qui occupaient une partie du plateau, est moins affirmée à partir du XIXe siècle et le boisement progresse à nouveau, de même que l'emprise de pelouses calcaires qui constituent une part du patrimoine naturel remarquable de la commune. Le territoire troïcien est d'ailleurs concerné par un site de réseau Natura 2000 et deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique. L'église dédiée à saint Martin et dont le clocher est classé au titre des monuments historiques, une chapelle du XIIe siècle elle aussi protégée, ainsi que le château du début du XXe siècle et un manoir du XVe siècle constituent les éléments les plus notables du patrimoine bâti communal.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Truyes se trouve dans la partie sud-est de l'Indre-et-Loire, sur le plateau de la Champeigne tourangelle (entre l'Indre et le Cher). Elle est riveraine de l'Indre sur sa rive droite. Elle se trouve à 18,3 km au sud-est de Tours[1]. Elle se situe à l'extrême est du canton de Monts et 17 km la séparent de cette ville[2]. Les distances sont exprimées « à vol d'oiseau », de chef-lieu communal à chef-lieu communal. Truyes est rattachée à l'aire urbaine et au bassin d'emploi de Tours, mais à l'unité urbaine et au bassin de vie d'Esvres, commune limitrophe[Insee 1].

Communes limitrophes de Truyes
Azay-sur-Cher Athée-sur-Cher
Esvres Truyes
Cormery Courçay

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs représentant les couches géologique affleurantes d'un territoire.
Carte géologique de Truyes[3].
  • Bourg
  • Limites communales
  • e7 : calcaire lacustre de Touraine (Ludien)
  • m3-p : sables et graviers du (Miocène)
  • Rm3-p : sables argileux et graviers (Tertiaire)
  • N : sables éoliens (Quaternaire)
  • LP : limon des plateaux (Quaternaire)
  • Fw-x : alluvions fluviatiles anciennes (Quatern.)
  • Fy-z : alluvions fluviatiles récentes (Quatern.)

La commune de Truyes se situe dans la partie sud du Bassin parisien, au sens géologique du terme. Son sous-sol est composé d'une succession de strates sédimentaires crétacées, de nature calcaire plus ou moins argileuse et d'une épaisseur totale peut-être supérieure à 100 m[M 1], mais aucune d'entre elles n'affleure sur le territoire de la commune. La formation très largement dominante est celle du calcaire lacustre de Touraine (e7), caractéristique de la Champeigne tourangelle[4] ; il occupe la presque totalité du plateau de la rive droite de l'Indre. Il est fréquemment meuliérisé, ce qui confère à ce type de sol un pouvoir drainant important sauf là où le calcaire se dégrade en argile[5]. Dans la pointe nord de la commune, le calcaire est masqué par une pellicule de sables et de graviers (m3-p) déposés à la fin de l'Helvétien. Plus près de l'Indre se rencontrent des placages de limon des plateaux (LP), de sables argileux et de graviers grossiers (Rm-3p) de la fin du Tertiaire et de sables éoliens du Quaternaire (N) qui améliorent les propriétés agronomiques des sols. Le calcaire lacustre est profondément entaillé par l'Indre qui n'a toutefois pas atteint le plancher de cette strate, déposant une série d'alluvions anciennes (Fw-x) puis de plus en plus récentes (Fy-z) au fur et à mesure que la rivière s'est enfoncée dans le substrat, tout en réduisant la largeur de sa vallée[6].

Le territoire communal de Truyes affecte sensiblement la forme d'un rectangle limité du sud-sud-est à l'ouest-sud-ouest par l'Indre. Au nord, le territoire s'imbrique dans celui d'Athée-sur-Cher[5]. La superficie communale de Truyes (1 639 ha) se situe un peu au-dessus de la moyenne de celles des communes françaises, établie à 1 488 ha en 2016[7].

L'altitude du plateau varie de 85 m sur le rebord de la vallée de l'Indre et jusqu'à 99 m à l'extrême nord du territoire ; le centre du territoire est marqué par quelques légères dépressions (5 à 10 m au-dessous du niveau du plateau avoisinant). Au-delà de la rupture brutale de la pente (près de 30 m de dénivelé), la vallée de l'Indre s'établit à un peu plus de 58 m vers l'est à 57 m vers l'ouest alors que, à l'extrême sud-est, le vallon sec de Bordebure est lui aussi très encaissé[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs d'une nappe d'eau débouchant à l'air libre sous une arche de maçonnerie.
Exsurgence de la Truyes.

La commune est traversée par l'Indre (2,242 km) qui souligne au sud la limite avec sa voisine Cormery. Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 8,25 km, comprend en outre quatre petits cours d'eau[8]. Le plateau, au nord, n'est parcouru par aucun ruisseau. Les eaux pluviales s'infiltrent dans le sol au travers des cavités karstiques et elles forment des exsurgences au pied du coteau ; c'est ainsi que se forme la Truyes, petit ruisseau de 500 m de long qui naît au niveau du bourg et se jette dans l'Indre[9]. Son débit varie de 50 à 250 m3/h[10]. Venant de Courçay à l'est, le vallon de Bordebure est parcouru par un ruisseau temporaire qui prend naissance à l'ouest de Courçay et qui rejoint l'Indre en amont du chef-lieu communal[5].

L'Indre dessine des méandres successifs et s’anastomose en plusieurs bras. C'est entre deux de ces bras qu'est construit le faubourg de Truyes, sur des alluvions déposées dans le lit majeur de la rivière. Pour cette raison, le faubourg, qui est traversé jusqu'au XIXe siècle par le pont franchissant l'Indre est parfois appelé « île des ponts »[M 2].

En 2019, la commune est membre de la communauté de communes Touraine Vallée de l'Indre qui est elle-même adhérente au syndicat d'aménagement de la vallée de l'Indre. Créé par arrêté préfectoral du suite aux crues historiques de décembre 1982 et janvier 1983, ce syndicat a pour vocation d'une part l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau par des actions de restauration de zones humides et des cours d'eau, et d'autre part de participer à la lutte contre les inondations par des opérations de sensibilisation de la population ou de restauration et d'entretien sur le lit mineur, et sur les fossés situés dans le lit majeur de l'Indre appelés localement « boires », et de l'ensemble des cours d'eau du bassin versant de l'Indre[11].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat d'Indre-et-Loire.

Comme l'ensemble des communes d'Indre-et-Loire, Truyes bénéficie d'un climat tempéré océanique dit dégradé[12], caractérisé par des températures clémentes, même en hiver. Aucun mois n'est véritablement sec, les précipitations mensuelles moyennes étant toujours supérieures à 40 mm[13].

La Champeigne, dont fait partie Truyes, subit toutefois moins de gelées, avec une moyenne de 55 jours de gel entre octobre et avril, que l'est du département (60 jours), mais davantage que les confins de l'Anjou (50 jours)[14]. Cormery, commune limitrophe, connaît une moyenne annuelle de 160 jours de précipitations, pour une pluviométrie comprise entre 550 et 600 mm ; le taux d'ensoleillement moyen y est de 1 780 heures par an[15].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs représentant l'évolution du boisement d'un territoire à deux époques différentes.
Boisement de Truyes :
Carte en couleurs matérialisant le concours de zones écologiquement remarquables dans un territoire.
Carte des ZNIEFF de Truyes.

Le plateau de la Champeigne reste relativement boisé — ce type de végétation recouvre 27,7 % du territoire communal en 1987 —. Ces bois étaient à l'origine localisés sur les parties les plus hautes du plateau, là où les sols sont moins riches en l'absence de dépôts limoneux[M 3]. La progression des bois et taillis est en partie due à l'abandon de l'agriculture dans certains secteurs (vallon de Bordebure) et à la présence des parcs des manoirs ou châteaux. D'anciennes carrières sont peu à peu recolonisées par une flore calcicole[5].

Deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) sont présentes sur le territoire de Truyes. Au sud-ouest et englobant la vallée de l'Indre, la ZNIEFF continentale de type I des « prairies et coteaux de l'Indre au moulin de Vontes » se développe en majorité sur les communes d'Esvres mais également sur celles de Cormery et Truyes. Elle est remarquable par la diversité de ses habitats, prairies à flore des lieux humides comme le Pigamon jaune (Thalictrum flavum), grottes à chiropères comme le Grand Rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum), pelouses sèches à orchidées comme la Limodore à feuilles avortées (Limodorum abortivum)[16]. La pointe de l'éperon de Gâte-Acier et une partie du versant sud du coteau de l'Indre constituent la ZNIEFF continentale de type I des « pelouses et bois de la pointe de Farce », remarquable par sa flore comportant plusieurs espèces d'orchidées sauvages, dont Cephalanthera longifolia, espèce protégée et rare dans la région ; ce site est potentiellement menacé par des déboisements ou d'autres opérations liées à la sylviculture ou l'agriculture[17].

Dans le cadre de la loi du , le site inscrit de « l'Indre aux ponts de Cormery » concerne une partie du territoire de Truyes, en bordure de l'Indre, dont le faubourg. Son principal intérêt paysager réside dans la cohabitation des maisons du faubourg et des îles à la végétation arborée sur l'Indre[18].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente une comparaison de quelques indicateurs chiffrés du logement pour Truyes et l'ensemble de l'Indre-et-Loire en 2014[Insee 2],[Insee 3].

Le logement à Truyes en 2014.
Truyes Indre-et-Loire
Parc immobilier total (en nombre d'habitations) 961 273 348
Part des résidences principales (en %) 92,3 87,7
Part des logements vacants (en %) 6,1 7,9
Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 78,2 59,1

Truyes ne compte que 1,6 % de résidences secondaires. Les occupants des résidences principales en sont dans leur grande majorité propriétaires[Note 1]. L'accroissement du parc de résidences principales est important depuis 1970 : il a plus que triplé durant cette période[Insee 4]. Près de 50 % des ménages ont emménagé dans la commune depuis moins de 10 ans[Insee 4].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Extrait en couleurs d'une carte ancienne.
Truye[s] sur l'atlas de Trudaine
(le nord se trouve en haut et à gauche de l'image).
Carte en couleurs représentant l'évolution de l'urbanisation d'un territoire à deux époques.
Secteurs urbanisés de Truyes.
  • Secteurs urbanisés avant 1958
  • Extensions de l'urbanisation depuis 1958

Les plus anciennes zones urbanisées de Truyes sont celles du bourg autour de l'église sur la crête du coteau, du faubourg sur une zone alluvionnaire au milieu de l'Indre face à Cormery et de Saint-Blaise sur le plateau[19]. Cette organisation tripolaire de Truyes (bourg, faubourg, Saint-Blaise) apparaît encore nettement sur l'atlas de Trudaine. À la fin des années 1950, la situation a peu changé ; seul le rebord du plateau à l'ouest de la N 143 (Tour Carrée) commence à s'urbaniser. Depuis les années 1970, des habitations se sont construites sur le flanc de la vallée de l'Indre au sud-ouest de la commune (Avon, Charentais, la Tour Carrée) ainsi qu'entre Saint-Blaise et le bourg.

Les habitats du plateau sont typiques de la Champeigne tourangelle ; ce sont des fermes ou des hameaux isolés composés de longères ou d'unités plus importantes de plusieurs bâtiments encadrant une cour fermée[20].

Projets[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs de pavillons modernes séparés par de grands espaces non construits.
Lotissement de la Tour Carrée.

Le plan local d'urbanisme révisé en 2016 liste plusieurs axes de réflexion quant aux projets urbanistiques de Truyes.

Les prévisions d'évolution font état d'une population communale pouvant atteindre 3 000 habitants en 2026 ce qui entraînerait la construction de 34 à 36 résidences principales dont 7 logements sociaux par an jusqu'à cette date[Site 1]. La densification de l'habitat doit permettre de réduire la consommation d'espace : les constructions neuves doivent s'insérer dans les zones inoccupées des secteurs déjà urbanisés et ne pas s'étendre en périphérie de ces derniers[Site 2].

Les zones d'habitat ainsi amenées à se développer (bourg et Saint-Blaise–la Tour Carrée) doivent bénéficier prioritairement de l'installation des commerces et services de proximité en même temps que les zones commerciales de la commune doivent être confortées[Site 3]. La desserte de ces quartiers, tout comme celle des zones d'activité, doit être améliorée[Site 4].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Faubourg de Truyes

La partie de la commune la plus proche de l'Indre, et plus spécialement son faubourg construit entre deux bras de la rivière, est exposée aux risques de crue de l'Indre, la plus grave enregistrée étant celle de 1770. Les inondations peuvent, en raison de la topographie des lieux, prendre ponctuellement un caractère torrentiel. À ce titre, la commune est déclarée en état de catastrophe naturelle en 1983, 1985, 1999[21] et 2016[22]. Le plan de prévention du risque inondation pour le val de l'Indre adopté en 2005 s'applique donc à Truyes[23].

L'aléa lié au phénomène de retrait-gonflement des argiles est estimé fort sur le plateau où le calcaire lacustre affleure : ce risque est plus faible dans les autres secteurs de la commune[24]. Deux arrêtés de déclaration de catastrophe naturelle ont été pris en ce sens en 1996[21] et 2017[25]. Truyes est soumise à un risque sismique faible (niveau 2 sur une échelle de 1 à 5)[26] ; les chroniques locales mentionnent deux séismes[27],[28], le (intensité V ou VI, épicentre en limite du Poitou et de la Touraine)[29] et le (intensité V, épicentre en Touraine)[30].

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Réseau routier et autoroutier[modifier | modifier le code]

La principale route qui traverse le territoire de Truyes est la D 943, ancien route royale du Berry puis N 143. Venant de Tours, elle passe au niveau de Saint-Blaise, traverse l'Indre sur le pont de Cormery puis rejoint Loches. Sur le plateau la D 82 venant d'Azay-sur-Cher, la D 45 et la D 32 venant d'Athée-sur-Cher se rejoignent à Saint-Blaise, la D 32 desservant le bourg de Truyes où s'embranche le chemin communal venant de Courçay.

L'autoroute A 85 (Angers-Vierzon) traverse la pointe nord de Truyes. La sortie no 10, à 5 km au nord de Truyes sur la D 943, permet d'accéder à cette autoroute.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

Truyes est desservie par les autocars de la ligne TER de Tours à Loches[31].

Itinéraires pédestres et cyclistes[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs d'une petite borne en pierre portant des inscriptions.
Chemin de saint Martin à Truyes.

L'« Indre à vélo » est un itinéraire touristique permettant aux cyclistes de découvrir le patrimoine des communes qui bordent la rivière, de Jeu-les-Bois à Azay-le-Rideau. Il emprunte notamment la route qui longe la rive droite de l'Indre depuis Courçay, traverse le bourg de Truyes, franchit la rivière à Cormery pour poursuivre en aval sur la rive gauche[32].

Le « sentier de grande randonnée 46 » qui relie Toulouse à Tours parcourt notamment la vallée de l'Indre. Entre Courçay et Cormery, il emprunte la rive droite de la rivière, qu'il franchit sur le pont de Cormery après avoir traversé le faubourg de Truyes pour continuer, sur la rive gauche, vers Esvres[33].

La « bande verte et citoyenne » est construite autour de la vie de saint Martin et reliant Szombathely (Hongrie), où il est né, à Candes-Saint-Martin, où il est mort. Cet itinéraire de 2 000 km qui favorise le tourisme lent, jalonné de bornes en pierre, passe par Truyes en venant du sud de l'Indre-et-Loire avant de gagner Tours[34].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Extrait d'une carte ancienne.
Truyes sur la carte de Cassini en 1764. Les limites communales modernes figurent en jaune.

Onomastique partielle du toponyme Truyes[35],[36],[Note 2] :


  • In villa Troicis farinarios tres : décembre 844, cartulaire de Cormery, charte no 15 ;
  • Farinarium cum uno arpenno de terra, quod est subter Troillum villam, non longe juxta ripam Agneris : 1026, cartulaire de Cormery, charte no 34 ;
  • Trius, Trois : 1180, cartulaire de Cormery, charte no 68 ;
  • Natalis de Truis, parrochianus de Truis juxta Cormeriacum : 1247, Archives nationales - JJ 274, Querimoniae Turonum, no 232 ;
  • Le fié de Truys, alias Troys : 1357-1363, cartulaire de l’archevêché de Tours, charte no 184 ;
  • Truys : février 1415, Archives nationales - JJ 168, no 88, folio 68 ;
  • Truis : 1764, carte de Cassini ;
  • Truyes : 1802, cadastre napoléonien.

Selon Albert Dauzat et Charles Rostaing, Truyes dériverait de l'anthroponyme Trogius, nom de personne d’origine gallo-romaine, évoluant en Trogia(m) villa (domaine rural de Trogius)[37]. Une autre origine toponymique au nom de la commune peut être trouvée dans le gaulois traugo- et le suffixe -ia donnant *Traugia (« trou ») — la même origine est évoquée pour Troo, dans le Loir-et-Cher —, en référence aux anciennes carrières de calcaire lacustre[35]. Peu à peu, à partir du XVIIIe siècle, la graphie Truyes (avec -y-), probablement jugée plus flatteuse, s'impose sur « Truies » ou « Truis »[38].

Photographie en couleurs d'excavations dans une paroi laissant la roche à nu sur fond de végétation.
Ancienne carrière de calcaire lacustre.

Le nom de « Bordebure » est systématiquement lié à d'anciennes zones d'extraction ou de traitement du minerai de fer et fréquemment associé à la proximité d'un itinéraire ancien[39]. Les terres de la « pointe de Gâte-Acier» doivent leur nom à ce que, difficiles à travailler, elles « gâtaient » (usaient) les outils[40] ; la proximité géographique avec Bordebure pourrait toutefois indiquer une référence toponymique à la métallurgie ancienne[41]. Les « Sables de Saint-Blaise » sont le nom d'un lieu-dit dont le sol est particulièrement sableux. Géographiquement toutes proches, les « Vignes de Saint-Blaise » rappellent que la culture de la vigne fut développée à Truyes par le passé. La « Boissière » évoque plus probablement un lieu anciennement planté de buis (Buxus), plutôt que de bois au sens générique[42]. Les « Terrages » sont la transposition toponymique d'un nom commun désignant une redevance seigneuriale sur les produits de la terre ou le domaine sur lequel elle est prélevée[43]. « Charentais » est en général un toponyme formé à partir de l'anthroponyme gaulois Carentacus et du suffixe -iacum[37]. La première partie du toponyme « Vaugodet » est une référence à l'emplacement du lieu, dans un val[44].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Protohistoire[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs d'outils préhistoriques en pierre taillée.
Outils lithiques du Grand-Pressigny.

Le patrimoine préhistorique de Truyes est très riche. Le Paléolithique est représenté par du matériel retrouvé en surface en plusieurs points du territoire, sur le plateau, et daté de l'Acheuléen et du Moustérien[45].

Les outils néolithiques en pierre polie sont également nombreux. Une hache pendeloque (percée d'un trou et mesurant 4 cm dans sa plus grande dimension) en fibrolite de la culture Seine-Oise-Marne est retrouvée à 500 m de là, à Bordebure ; ce type de parure se rencontre souvent dans des sépultures collectives, ce qui n'est pas le cas à Truyes[46]. Une douzaine de haches polies sont retrouvées sur le territoire de Truyes, notamment au niveau de Gâte-Acier, un éperon entre le vallon de Bordebure et la vallée de l'Indre. Ces haches ne sont pas fabriquées sur place ; leurs matériaux et leurs caractéristiques indiquent qu'elles sont « importées », pour la plupart de l'ouest de la France[45].

Sur le plateau, le vaste site des « Vignes de Saint-Blaise », qui a fait l'objet d'un diagnostic archéologique avant une opération d'urbanisation, montre une occupation continue du Néolithique jusqu'au Moyen Âge. La période préhistorique est représentée par deux outils (scie et fragment de poignard provenant des ateliers du Grand-Pressigny) associés à des fragments de céramique, l'ensemble étant datable du Néolithique moyen mais surtout final[47].

Des « forges », sans indication de localisation ou de datation précise, sont mentionnées en 1923[48] et une enceinte, peut-être laténienne, est identifiée par prospection aérienne en 1989[49]. Aux « Vignes de Saint-Blaise » et à proximité, l'occupation se poursuit pendant La Tène finale ; en témoignent les trous de poteaux probablement liés à un grenier aérien et les tessons de poterie[50].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les vestiges antiques retrouvés à Truyes sont épars et parcellaires et souvent localisés de manière imprécise ; ils ne permettent pas de préciser la nature et la densité de l'occupation du territoire, pour autant certaine à cette période, peut-être sous la forme d'une agglomération secondaire[M 4].

Photographie en couleurs de monnaies antiques.
Monnaie romaine de Dioclétien trouvée à Lyon.

En 1909, vingt-cinq monnaies aux effigies de plusieurs empereurs romains de Gordien III à Dioclétien sont découvertes au nord-est du bourg près de la ferme des Chaumes[M 5], mais ces monnaies ont probablement circulé bien après la fin de l'Empire romain[51]. Des auteurs signalent, au XIXe siècle, l'existence possible d'une villa alimentée par un aqueduc venant de Courçay[52] ; l'information est reprise ultérieurement, sans plus de précision[53],[45] et une villa, repérée par prospection aérienne, est signalée en 1978 au nord-est du territoire[54]. Peut-être s'agit-il du même édifice[55].

Dans le prolongement géographique du vicus d'Evena (Esvres), un fossé, semble-t-il lié à un établissement agricole et renfermant un important matériel céramique, est identifié, toujours dans le secteur des « Vignes de Saint-Blaise »[56].

Plusieurs voies antiques, voire gauloises, semblent converger à Truyes où la traversée de l'Indre s'effectue au niveau de Cormery sur un gué ou un pont. L'une d'elles relie Caesarodunum (Tours) à Argentomagus (Saint-Marcel, dans l'Indre). Elle longe l'Indre sur sa rive droite et passe à Evena[57] ; son tracé au niveau de Truyes est recouvert par l'actuelle rue de Veaugodet[58]. Connue sous le nom de « chemin de Varidaine », son origine est peut-être antérieure à l'époque antique. Une autre, venant de Bléré, passe par le plateau[59].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le site des Grandes Maisons, dans l'emprise de l'autoroute A 85, fait l'objet d'une importante occupation dès le VIe siècle avec des structures pérennes matérialisées par des trous de poteaux. À cette époque, la vigne est déjà cultivée sur ce site ou à proximité[60]. À la fin du VIIe siècle ou un peu plus tard, cette occupation domestique est remplacée par un espace funéraire, abandonné lorsque le couvert forestier se développe à la fin du premier millénaire[61].

La construction d'une première église, dédiée à saint Martin, à Truyes remonte au Haut Moyen Âge, sans plus de précision possible, puisqu'une charte de Cormery de 860 mentionne cette église comme « construite de longue date par ses prédécesseurs », c'est-à-dire ceux de l'évêque de Tours Hérard, alors responsable du diocèse ; l'église est dotée de nombreux biens prélevés sur les domaines avoisinants[62]. Certains de ces biens sont distants jusqu'à 15 km de part et d'autre de Truyes le long de l'Indre[63]. Jacques Maurice attribue la fondation de cette église à Euphrône de Tours dans la première moitié du VIe siècle[M 6]. Il est possible que la paroisse de Truyes, à cette époque, englobe une partie ce que constituera plus tard celle de Cormery et dont elle se défera alors[64]. Il est attesté qu'à l'époque carolingienne Esvres est le chef-lieu d'une viguerie ; Truyes est alors l'une des six villas qui la composent[65] mais elle n'est citée en tant que telle qu'au XIe siècle[66].

L'existence d'un moulin à eau est attestée à Truyes avant l'an 1200[67]. En 1358, une bande de pillards opérant en marge des troupes anglaises engagées dans la Guerre de Cent Ans dévaste Truyes après s'être emparée de l'abbaye de Cormery puis installée à Véretz[M 7].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Peut-être dès le début du XVIe siècle, des secteurs auparavant en culture, comme en témoignent des vestiges de terrasses aménagées et de constructions, sont abandonnés ; taillis et bois prennent peu à peu leur place. Cette évolution, manifeste dans le vallon de Bordebure et la pointe de Gâte-Acier, dure jusqu'au XVIIIe siècle ; elle est probablement due à la médiocrité de ces sols par rapport aux terres du plateau de la Champeigne, où la forêt de Bréchenay est progressivement défrichée[68],[69].

Carte postale ancienne en noir et blanc représentant une usine avec sa cheminée.
La cartonnerie avant 1912.

Au début du XVIe siècle, avec l'essor de l'imprimerie en Touraine, la demande de papier va croissant. Des moulins préparant la pâte à papier sont installés sur le cours de l'Indre ou de ses affluents, L'un d'eux fonctionne sur la Truyes ; il est recensé en 1776 dans un inventaire réalisé à la demande de Turgot[70] mais il remonte probablement au XVIe siècle[M 8] ; il faut trouver là l'origine de l'industrie papetière de Truyes qui, sous des formes diverses, se poursuit jusqu'à l'époque contemporaine dans la même entreprise[M 9].

En 1766, la route royale du Berry de Tours à Châteauroux est ouverte dans le secteur de Truyes. Venant de Tours, elle arrive à Saint-Blaise, s'engage dans le faubourg avant de traverser l'Indre[M 10]. Quatre ans plus tard, Truyes connaît la plus grave catastrophe naturelle de son histoire. Plus de trente heures de pluie continue sur le bassin versant de l'Indrois, qui se jette dans l'Indre à une quinzaine de kilomètres en amont de Truyes, provoquent une montée importante et brutale des eaux. La crue noie trente-huit personnes dans le faubourg de Truyes, surprises dans leur sommeil ; certains corps ne sont repêchés que plusieurs mois plus tard à Artannes-sur-Indre, plus de 20 km en aval, et une vingtaine d'autres n'ont jamais été retrouvés[71]. Si les pertes humaines sont importantes, les dégâts matériels le sont aussi ; le faubourg, où la crue atteint une hauteur de 5 à 6 m selon les témoignages, est dévasté, 25 maisons détruites et le tablier du pont emporté[M 11].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs d'une stèle en pierre gravée d'une liste de noms.
Monument aux morts.

Les cahiers de doléance rédigés par le Tiers État à l'occasion des états généraux de 1789 pour Truyes s'élèvent contre les dépenses engagées pour l'Église, d'autant plus que la paroisse vient de rénover son presbytère à grands frais[M 12]. La Grande Peur qui sévit en France pendant l'été 1789 se traduit à Truyes, et d'autres communes des environs, par l'annonce de pillages de récoltes dont l'importance est amplifiée au fur et à mesure que l'information est relayée[72]. Il s'agit en faits de rumeurs qui prennent corps à Loches et un voyageur atteste que rien de semblable ne se produit à Truyes[M 13]. La Révolution française provoque une désorganisation des réseaux d'approvisionnement en matières premières qui porte préjudice aux manufactures locales. Il faut ainsi recourir à la réquisition des vieux chiffons pour que la papeterie de Truyes puisse continuer à fonctionner[M 14]. Bien qu'il ait prêté serment à la constitution civile du clergé en 1791, le curé de Truyes est privé de son ministère deux ans plus tard ; contraint de changer d’activité, il change aussi de vie, se marie et devient agriculteur[M 15]. La chapelle Saint-Blaise, un prieuré, une ferme et deux métairies sont vendus comme biens nationaux[M 16].

Quelques mois avant le concordat de 1801, le maire de Cormery évoque de manière unilatérale un projet de rattachement de Truyes et de certains quartiers d'Esvres à sa commune ; aucune suite n'est donnée[M 17]. En 1824, la révision du système électoral qui accompagne l'avènement de Charles X a de lourdes conséquence pour Truyes : seul le maire remplit les conditions requises pour être électeur[M 18]. Vers 1830, Truyes ne dispose pas d'école et c'est à l'instituteur de Cormery que les parents versent une rétribution[M 19]. En 1851 et 1852, les Troïciens s'engagent résolument derrière Napoléon III comme en témoignent les résultats des plébiscites, confiance renouvelée en 1870, à la veille de la guerre franco-prussienne[M 20]. Pendant ce conflit, un petit hôpital militaire permettant d'accueillir six blessé est aménagé dans l'ancien presbytère[M 21].

La Première Guerre mondiale coûte le vie à 27 soldats originaires de Truyes[M 22] et la guerre de 1939-1945 fait 4 victimes[M 23]. La cartonnerie Oudin est grosse consommatrice de gaz domestique et son raccordement au réseau de distribution de Gaz de France est l'occasion de desservir également une grande partie des habitations de Truyes. Pendant la Première Guerre mondiale, elle n'emploie que du personnel féminin et travaille exclusivement pour l'armée. En plein essor, sa production de 5 tonnes de carton par jour vers 1820 passe à 100 tonnes par jour à la fin des années 1990[73]. À partir des années 1960, le développement économique de l'agglomération tourangelle est important ; de nombreux emplois s'y créent et Truyes, en dehors de la ceinture verte de l'agglomération[74], est bien positionnée pour accueillir cette population résidentielle[75].

Début 2018, les maires de Cormery et Truyes évoquent la nécessité d'une collaboration plus étroite entre les deux communes, qui pourrait prendre la forme d'une fusion ; à cette date, le projet est encore au stade des déclarations d'intention[76].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs d'un bâtiment moderne et verre et béton.
Mairie de Truyes.

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Depuis le redécoupage cantonal de 2014, Truyes est l'une des 10 communes qui composent le canton de Monts[77]. Elle est également rattachée à l'arrondissement de Tours[78] et à la 2e circonscription de l'Indre-et-Loire[79].

Depuis le et la suppression du tribunal d'instance de Loches, le tribunal d'instance de Tours est compétent pour l'ensemble du département. Toutes les juridictions intéressant Truyes sont ainsi regroupées à Tours, à l'exception du tribunal administratif et de la cour d'appel qui siègent à Orléans[80], préfecture de la région Centre-Val de Loire.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Truyes et vingt-et-une autres communes composent la communauté de communes Touraine Vallée de l'Indre[81]. Jusqu'au , elle relevait de la Communauté de communes du Val de l'Indre. Cette situation lui confère en outre un rattachement de fait au « Pays Indre et Cher », qui a pour mission de « coordonner diverses missions transversales confiées par les collectivités, dans les domaines de l’aménagement du territoire, de l’environnement, de l’économie et du patrimoine »[82].

Le « syndicat intercommunal d'énergie d'Indre-et-Loire » (SIEIL), fondé en 1937, assure le contrôle et la coordination de l'ensemble des concessionnaires opérant en Indre-et-Loire dans le domaine de la distribution de gaz et d'électricité ; il intervient également sur le renforcement des réseaux de distribution d'électricité[83]. Pour toutes les communes d'Indre-et-Loire, Tours exceptée, l'adhésion au service « Électricité » du SIEIL à titre individuel est rendue obligatoire par arrêté préfectoral en date du [84].

Truyes est l'une des 107 communes d'Indre-et-Loire adhérentes au syndicat intercommunal « Cavités 37 » dont les principaux rôles sont de réaliser des relevés topographiques et des diagnostics géologiques des cavités (caves, grottes, carrières…) ; il peut intervenir en contexte de sinistre ou de catastrophe naturelle et, lors de l'établissement d'un document d'urbanisme, il a également vocation à conseiller les communes sur les risques d'effondrement de terrains[85],[86].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Comme en témoignent les résultats d'élections publiés sur le site du ministère de l'Intérieur[87], l'électorat de Truyes, lors des consultations au suffrage universel direct qui se sont déroulées depuis 2002, a accordé sa préférence à une liste ou un candidat présentés par la gauche dans plus de 70 % des cas. Il manifeste en outre une fidélité affirmée aux personnalités solidement implantées localement : depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, six maires seulement se sont succédé à la tête de la commune[Note 1].

Élection présidentielle la plus récente[modifier | modifier le code]

En 2017, au deuxième tour de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron (La République en marche), élu, a obtenu 65,56 % des voix et Marine Le Pen (FN), 34,44 %. Le taux de participation s'est élevé à 79,94 %[88].

Élection municipale la plus récente[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de 19[89].

Lors des élections municipales de 2014, les 19 conseillers municipaux ont été élus dès le premier tour ; le taux de participation était de 72,11 %[90]. Ont obtenu :

Suffrages exprimés 1 097 19 sièges à pourvoir
Liste Tête de liste Tendance politique Suffrages Pourcentage Sièges acquis Var.
Truyes 2014 engageons-nous Stéphane de Colbert LDIV 595 54,24 %
15 / 19
 
Vivre ensemble à Truyes Marie-Dominique Faye LDVG 502 45,76 %
4 / 19
 

Les listes Truyes 2014 engageons-nous et Vivre ensemble à Truyes obtiennent respectivement deux et un sièges au conseil communautaire.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[91],[92].
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1793 François Gaillard   Officier public
1793 1800 Pierre Gaudion    
1800 4 avril 1809 Bernard-Ambroise Javary    
18 avril 1809 1815 André Touchard   Papetier
1815 1815 Bernard-Ambroise Javary[Note 3]   Notaire
1815 1822 André Touchard   Papetier
1822 1830 Jacques Perfus    
1830 1835 Pierre Saget    
1835 1848 Jean Baillou    
1800 1855 Alexandre Lebled    
1855 1870 Augustin Oudin   Cartonnier
1870 1871 Martin Saget    
1871 1880 Augustin Oudin   Cartonnier
1880 1884 Martin Saget    
1884 1888 Auguste Saget-Léger    
1888 1894 Gustave Oudin   Cartonnier
1894 1897 Auguste Touchard    
1897 1905 Maurice Montiel    
1905 1908 Émile Saget    
1908 1935 Alcide Favrault    
1936 1945 Henri Perré    
1945 1946 Alcide Moreau    
1946 1947 Roger Avenet   Agriculteur
1947 1951 Auguste-Joseph Jeandarme   Boulanger
1951 mars 1983 Roger Avenet   Agriculteur
1983 1995 Hubert Bessé    
juin 1995 mars 2014 Jean-Claude Landré DVG Conseiller général (2001-2015)
mars 2014 En cours Stéphane de Colbert SE Employé

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

En 2015, Truyes s'engage dans l'élaboration d'un agenda 21 qui concerne l'ensemble des communes de la communauté de communes du Val de l'Indre[93].

Déchets ménagers[modifier | modifier le code]

Deux déchèteries, à Esvres et Saint-Branchs, sont à la disposition des habitants de Truyes. Plusieurs points d'apport volontaire (conteneurs) pour le verre sont disposés sur le territoire de la commune[Site 5].

Eau potable et assainissement[modifier | modifier le code]

Cette compétence est du ressort de la communauté de communes ; elle en délègue la gestion Veolia pour la période 2017-2021.

L'eau potable provient, pour les communes d'Esvres et de Truyes, de quatre forages situés à Esvres. Trois de ces forages puisent dans les ressources hydrologiques du calcaire lacustre ; le dernier, plus profond, exploite la nappe du Cénomanien[94].

L'assainissement des eaux usées en provenance de Truyes se fait à Esvres où sont situées quatre stations d'épuration (trois fonctionnant avec des filtres à sable, la quatrième par boues activées) d'un capacité totale 3 730 EH (équivalent-habitant) qui traitent les effluents des deux communes avec rejet des eaux épurées dans l'Indre[95].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente l'évolution de la capacité d'autofinancement, un des indicateurs des finances locales de Truyes, sur une période de dix ans[96] :

Capacité d'autofinancement (CAF) à Truyes de 2007 à 2016
Résultats exprimés en €/habitant.
Strate : communes de 2 000 à 3 500 habitants appartenant à un groupement fiscalisé.
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Truyes 183 169 152 194 184 177 161 138 128 163
Moyenne de la strate 152 151 166 172 189 187 173 166 167 166

CAF de Truyes CAF moyenne de la strate

Depuis 2011, la capacité d'autofinancement de la commune[Note 4], toujours positive, se révèle, pour chaque exercice, inférieure à celle de la moyenne des communes comparables[Note 1]. Le fonds de roulement[Note 5], positif, évolue autour de la moyenne de la strate sur la période considérée. Il en est de même pour le résultat comptable[Note 6],[96],[Note 1].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Truyes sont les « Troïciens »[35].

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

Les registres paroissiaux sont disponibles à partir de 1611. Après avoir connu un minimum en 1696 avec 91 feux, la population augmente et atteint 150 feux en 1789, dernière année où ce mode de recensement est utilisé[99].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[100]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[101].

En 2016, la commune comptait 2 423 habitants[Note 7], en augmentation de 14,89 % par rapport à 2011 (Indre-et-Loire : +2,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
542520435621659647628659632
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
675616647643626617637654645
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
653633637554540569595554632
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
6897811 0021 2541 5881 7282 0182 1092 423
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[102] puis Insee à partir de 2006[103].)
Histogramme de l'évolution démographique
Soldes de variation annuelle de la population de Truyes
exprimés en pourcentages[Insee 5].
1968 - 1975 1975 - 1982 1982 - 1990 1990 - 1999 1999 - 2009 2009 - 2014
Taux de variation annuel de la population Augmentation. + 3,6 % Augmentation. + 3,2 % Augmentation. + 3,0 % Augmentation. + 0,9 % Augmentation. + 1,9 % Augmentation. + 1,7 %
Solde naturel + 0,3 % + 0,4 % + 0,2 % + 0,2 % + 0,6 % + 0,5 %
Solde migratoire + 3,3 % + 2,9 % + 2,8 % + 0,8 % + 1,2 % + 1,2 %

La population de Truyes varie peu du début du XIXe siècle à la Seconde Guerre mondiale mais, dès la fin des années 1940, le nombre d'habitants augmente constamment et de manière assez régulière. Ce phénomène est principalement lié, comme pour les communes voisines, au développement économique de Tours : les nouveaux arrivants travaillent à Tours ou dans sa banlieue sud, mais cherchent à se loger dans un cadre un peu plus rural[75]. La population communale augmente sous les effets conjoints d'un solde migratoire et d'un solde naturel constamment positifs de 1968 à 2014[Note 1].

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Truyes en 2014 en pourcentage[Insee 6].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
0,8 
5,9 
75 à 89 ans
6,7 
15,3 
60 à 74 ans
17,3 
20,2 
45 à 59 ans
20,1 
20,3 
30 à 44 ans
20,2 
14,4 
15 à 29 ans
14,9 
23,5 
0 à 14 ans
19,9 
Pyramide des âges en Indre-et-Loire en 2014 en pourcentage[Insee 7].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ans ou +
1,9 
7,5 
75 à 89 ans
10,3 
15,3 
60 à 74 ans
16,1 
19,9 
45 à 59 ans
19,2 
19,0 
30 à 44 ans
17,9 
18,8 
15 à 29 ans
17,9 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Même si la répartition entre les différentes tranches varie quelque peu, le pourcentage de la population âgée de moins de 45 ans est très comparable entre Truyes (56,5 %)[Insee 8] et l'ensemble de l'Indre-et-Loire (56 %)[Insee 9].

Petite enfance, prévention et protection de l'enfance[modifier | modifier le code]

Un centre de vacances et de loisirs est ouvert à Truyes. Il bénéficiera de nouveaux locaux, en construction en 2017[104]. En outre, 21 assistantes maternelles peuvent prendre en charge au total 77 enfants[105].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs d'un long bâtiment montrant un alignement de fenêtres avec une grande cour au premier plan.
École Guy-de-Maupassant.

L'école maternelle de Truyes compte 102 élèves inscrits à la rentrée 2017 et l'école élémentaire Guy-de-Maupassant 134 élèves[106]. La restauration des enfants des deux écoles est assurée sur place[107].

La scolarisation des collégiens de Truyes s'effectue, ainsi que le prévoit la carte scolaire, à Cormery au collège Alcuin[108]. La carte scolaire mentionne également que Truyes se trouve dans la zone de recrutement du lycée Alfred-de-Vigny de Loches[109]. Pour faciliter l'acheminement des collégiens et lycéens vers leur établissement respectif, certaines dessertes de Truyes par autocar TER voient leur itinéraire et leur horaire adaptés.

Autonomie et personnes âgées[modifier | modifier le code]

Une Maison d’accueil et de résidence pour l'autonomie, d'une capacité d'accueil de 19 résidents, est installée à Truyes depuis 1995[110].

Santé, sécurité et services d'urgence[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs de bâtiments et garages peints en blanc et rouge.
Centre de secours.

En 2017, aucun médecin généraliste n'est installé à Truyes qui compte cependant un cabinet d'ostéopathie[Site 6]. Les services médicaux les plus proches sont situés à Cormery, notamment au sein de la maison médicale[111].

L'hôpital le plus proche est le centre hospitalier régional universitaire de Tours, à Chambray-lès-Tours, à environ un quart d'heure de trajet automobile de Truyes[112].

La commune dispose par ailleurs d'une clinique vétérinaire[Site 6].

En 2013, un centre de secours des sapeurs pompiers, regroupant les moyens déployés à Cormery, Courçay et Truyes, s'installe dans cette dernière commune, dans la zone d'activités de la Tour Carrée[113].

Sport et culture[modifier | modifier le code]

Équipements collectifs[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs d'un grand espace engazonné avec des agrès sportifs.
Stade Maurice-Besnier.

La commune dispose d'une salle polyvalente d'une capacité de 300 personnes. Certains équipements du château de Bel-Air, également propriété de la commune, peuvent être utilisés[Site 7].

Le complexe sportif Maurice-Besnier, au nord du bourg de Truyes, comporte un terrain multi-sports, plusieurs courts de tennis, des terrains de jeu de boule et plusieurs salles, dont une de combat[Insee 10].

Une bibliothèque intercommunale, installée dans le château de Bel-Air, est rattachée au réseau des bibliothèques d'Indre et Loire (direction du livre et de la lecture publique, conseil départemental d'Indre-et-Loire)[114].

Vie associative[modifier | modifier le code]

Le site de la mairie de Truyes recense 29 associations ayant leur siège sur le territoire de la commune, dont le quart intervient dans le domaine du sport[Site 8].

Manifestations sportives et culturelles[modifier | modifier le code]

La « Fête du cochon », qui rappelle de manière humoristique le nom de la commune, est une manifestation festive dont la périodicité n'est pas régulière[115]. Truyes organise chaque année un carnaval[116].

Médias et numérique[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional La Nouvelle République du Centre-Ouest consacre quelques pages de son édition Indre-et-Loire, Touraine Est, à l’actualité du canton de Monts. La commune de Truyes édite un bulletin municipal annuel. La chaîne de télévision TV Tours Val de Loire et la station de radio France Bleu Touraine relaient les informations locales.

La commune ne possède pas en 2017 de réseau à haut débit par fibre optique[117].

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune dépend de la paroisse Saint-Brice au sein du doyenné de Loches lui-même partie de l'archidiocèse de Tours, au même titre que six autres doyennés[118]. L'église Saint-Martin accueille, en alternance avec d'autres églises de la paroisse, des offices dominicaux.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2015, le revenu fiscal médian par ménage est de 38 214 €, alors que la moyenne départementale s'établit à 32 011 € et que celle de la France métropolitaine est de 32 409 €[Insee 11]. En 2014, le revenu disponible par ménage était de 22 491 € dans la commune[Insee 12] contre une moyenne de 20 561 € au niveau départemental[Insee 13].

Emploi[modifier | modifier le code]

Les deux tableaux ci-dessous présentent les chiffres-clés de l'emploi à Truyes et leur évolution de 2009 à 2014[Insee 14],[Insee 15] :

Structure de la population active de Truyes (37)
entre 2009 et 2014.
Truyes 2009 Truyes 2014 Évolution
Population de 15 à 64 ans 1 325 1 403 Augmentation. + 5,9 %
Actifs (en %) 76,2 76,3 Augmentation. + 0,1 %
dont :
Actifs ayant un emploi (en %) 71,6 70,2 Baisse. + 2,0 %
Chômeurs (en %) 4,6 6,1 Augmentation. + 32,6 %
Évolution de l'emploi à Truyes (37) en 2009 et 2014.
Truyes 2009 Truyes 2014 Évolution
Nombre d'emplois dans la zone 397 437 Augmentation. + 10,1 %
Indicateur de concentration d'emploi 41,5 44,2 Augmentation. + 6,5 %

La diminution du taux d'actifs ayant un emploi entre 2009 et 2014 induit une augmentation du taux de chômage au sens de l'Insee. Par contre, l'augmentation du nombre d'emplois proposés sur la zone, supérieure à l'augmentation du taux d'actifs dans la population locale se traduit par une amélioration de l'indicateur de concentration d'emploi. Les habitants de Truyes qui travaillent effectivement dans la commune ne représentent que 17,3 % des actifs ayant un emploi[Insee 16].

Tissu économique[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Truyes selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[Insee 17] :

Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2015.
Total % 0
salarié
1 à 9
salariés
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 156 100,0 117 29 7 1 2
Agriculture, sylviculture et pêche 6 3,8 3 3 0 0 0
Industrie 14 9,0 8 4 1 0 1
Construction 24 15,4 18 5 0 1 0
Commerce, transports, services divers 93 59,6 76 15 2 0 0
dont commerce et réparation automobile 30 19,2 25 4 1 0 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 19 12,2 12 2 4 0 1
Champ : ensemble des activités.

Seize nouveaux établissements sont créés en 2016 (secteurs de la construction, du commerce et des services)[Insee 18].

L'économie de Truyes est majoritairement tournée vers la « sphère présentielle » — les biens et service produits sur la commune répondent à la demande des habitants, sédentaires ou de passage, de cette commune[119] —, que ce soit au niveau des établissements (67,4 %) qu'un niveau des postes salariés (55 %)[Insee 19].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Truyes, observées sur une période de 22 ans[120] :

Évolution de l'agriculture à Truyes (37) entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Nombre d’exploitations 29 17 7
Équivalent unité de travail annuel 32 15 9
Surface agricole utile (SAU) (ha) 855 1 036 750
Cheptel (nombre de têtes) 121 130 23
Terres labourables (ha) 808 990 741
Cultures permanentes (ha) 8 8 NC[Note 8]
Surfaces toujours en herbe (ha) 36 36 NC
Superficie moyenne d’une exploitation (ha) 29,5 60,9 107,1

L'élément le plus marquant de l'agriculture troïcienne est la baisse du nombre d'exploitations, qui sont quatre fois moins nombreuses en 2010 qu'elles l'étaient en 1988, la contrepartie étant une augmentation de la superficie moyenne de ces exploitations. Les céréales, d'oléagineux et de protéagineux dominent parmi les plantes cultivées ; le cheptel et les cultures permanentes, comme la vigne, ont presque totalement disparu[120],[Note 1].

Industrie, commerce, artisanat et services[modifier | modifier le code]

La plupart des établissements industriels ou artisanaux sont regroupés dans deux zones d'activité, celle des Perchées, au nord du bourg, en bordure de la D 45, et celle de la Tour Carrée à l'ouest de Saint-Blaise, desservie par la D 943[Site 9].

En raison de son implantation historique, la cartonnerie Oudin fait exception à cette répartition bipolaire. Avec 77 salariés au , c'est le plus grand des quatorze établissements à caractère industriel et le plus important employeur de main d’œuvre de la commune[121].

De nombreux commerçants et artisans, dans les domaines les plus divers, exercent à Truyes. En outre, la présence de deux supermarchés à Cormery (un peu plus de 3 km au sud) et à Esvres (5 km au nord), tous deux desservis par la D 943, facilitent l'approvisionnement des Troïciens au quotidien. Une agence postale et une agence bancaire sont installées dans la commune.

Un foyer médicalisé d'accueil pour adultes polyhandicapés est, en 2015, le plus gros employeur dans ce secteur d'activité avec 73 salariés. Depuis , c'est la fondation Perce-Neige qui assure la gestion[122] de cet établissement pouvant accueillir 40 personnes[123].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Au , la commune de Truyes ne dispose pas d'hôtel ni de camping ou d'autre structures d'hébergement collectif[Insee 20]. Des possibilités d'hébergement en gîte rural ou en chambre d'hôte existent toutefois à Truyes ou dans les communes limitrophes.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin de Truyes, au centre du village, se présente comme une succession de constructions ou de reconstructions au fil des siècles. Si sa nef est datée de la fin du XIe ou du début du XIIe siècle, son chœur est plus tardif et la flèche de son clocher, tout en pierre, date du XVe siècle[124],[125]. Ce clocher est classé au titre des monuments historiques depuis 1908[126].

La chapelle Saint-Blaise, en bordure de la D 943, est un petit édifice probablement construit au XIIe siècle en blocage de meulière, flanqué d'une tour, inscrit comme monument historique en 1995[127]. Elle est fortement remaniée au XVe siècle puis après la Révolution. Elle accueille depuis 1987, après sa restauration, des expositions et des manifestations culturelles[128].

Le château de Bel-Air (ou château Jouan) dont les bâtiments dominent le bourg est construit vers 1920 par Henri Oudin, propriétaire de la cartonnerie, à l'emplacement d'une ancienne école religieuse[129]. Un grand parc et une rocaille sont aménagés peu après. Un pigeonnier s'élève dans le parc près de l'église. Cette dépendance du château date comme lui des années 1920. Le château de Bel-Air est vendu à la commune dans les années 1990[130].

Le manoir de Chaix, probablement construit au XVe siècle a été très remanié ultérieurement, jusqu'au XVIIIe siècle. Il figure sur le cadastre napoléonien sous le nom de château de Truyes. Il est peut-être construit à l'emplacement d'un ancienne forteresse du XIIIe siècle dont subsistent trois tours, dont l'une totalement ruinée[131]. Un logis principal est flanqué de deux ailes basses, l'une d'elles présentant une charpente en carène, dite « à la Philibert Delorme »[132]. Avant la construction de Bel-Air, c'est Chaix qui est appelé « château de Truyes »[133].

La tradition veut que la Croix de l'Apothicairesse soit érigée en mémoire de la femme de l'apothicaire, morte à cet endroit au XVIIe siècle, peut-être empoisonnée par les plantes médicinales qu'elle récoltait[130],[129]. Aucune source ne permet de s'assurer de l'exactitude de cette tradition ; la croix de pierre ne porte qu'une seule inscription gravée : Riminiscere (« Souvenez-vous »)[M 25].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine gastronomique[modifier | modifier le code]

Cormery est intégrée à l'aire de production du fromage Sainte-maure-de-touraine, appellation d'origine protégée au plan européen et appellation d'origine contrôlée au niveau national. Bœufs du Maine, rillettes de Tours et 120 types de vins tranquilles ou effervescents peuvent bénéficier d'une indication géographique protégée s'ils sont produits sur le territoire communal[134].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La famille Oudin marque profondément et durablement la vie de la commune. Auguste Oudin fonde en 1815 une cartonnerie toujours en activité au XXIe siècle ; cette entreprise est désormais dirigée par des descendants par alliance d'Auguste[135]. Augustin puis Gustave Oudin (respectivement fils et petit-fils d'Auguste) sont maires de Truyes au XIXe siècle. Henri Oudin, cartonnier comme ses aïeuls — il introduit d'importantes innovations techniques dans l'usine[136] — construit le château de Bel-Air au début des années 1920[129].

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

Blason de Truyes

Les armes de Truyes se blasonnent ainsi :

Parti : au premier mi-parti d'argent à l'aigle de sable, au second de sinople à l'épi de blé d'or et à la fasce du même brochant[137].

Le premier mi-parti du blason reprend celui de Cormery — mais il est d'argent au lieu d'être d'or —, soulignant l'origine commune et carolingienne des deux anciennes paroisses. Le second mi-parti de sinople symbolise la « Vallée verte » de l'Indre, traversée par la rivière matérialisée sur le blason par la fasce d'or. L'épi de blé d'or évoque l'activité agricole de la commune. Ce blason est une création de l'abbé Michel Bourderioux en 1983[138].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Collectif], « Truyes, une commune de Champeigne », Maisons paysannes de Touraine, no 15,‎ , p. 1-38
  • Jean-Mary Couderc (dir.), Dictionnaire des communes de Touraine, Chambray-lès-Tours, CLD, , 967 p. (ISBN 978-2-85443-136-0).
  • Jean-Luc Flohic (dir.), Patrimoine des communes d'Indre-et-Loire, t. 1, Flohic, , 704 p. (ISBN 2-84234-115-5).
  • Stéphane Gendron, Les noms de lieux du Centre, Paris, C. Bonneton, , 232 p. (ISBN 978 2 862 53226 4).
  • Élisabeth Lorans, Le Lochois du Haut Moyen Âge au XIIIe siècle - territoires, habitats et paysages, Tours, Publication de l'Université de Tours, , 289 p. (ISBN 2-86906-092-0).
  • Jacques Maurice, Histoire de la vallée verte : synthèse sur Cormery, Courçay, Esvres et Truyes, Joué-lès-Tours, Société d'étude de la rivière Indre et de ses affluents, , 157 p. (ISBN 978-2-85443-342-5).
  • André Montoux, Vieux Logis de Touraine, Chambray-lès-Tours, CLD, , 222 p. (ISBN 978-2-85443-185-8).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Ces commentaires, ne résultant pas d'une analyse statistique des données présentées, n'ont qu'une valeur strictement indicative.
  2. Cette liste, non exhaustive, vise à illustrer l'évolution toponymique et les premières mentions de la paroisse.
  3. Bernard-Ambroise Javary est un maire éphémère pendant la période des Cent-Jours[M 24].
  4. La « capacité d'autofinancement » (CAF) est l’excédent dégagé en fonctionnement ; cet excédent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus (CAF - remboursements de dettes) s’ajoute aux recettes d’investissement (dotations, subventions, plus-values de cession) pour financer les dépenses d’équipement. Ce montant représente le financement disponible de la commune[97].
  5. Le « fonds de roulement », différence entre les financements à plus d'un an et les immobilisations, permet de combler le décalage entre l'encaissement des recettes et le paiement des dépenses[98].
  6. Le résultat comptable est la différence entre produits et charges de fonctionnement.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  8. NC : donnée non communiquée, soumise au secret statistique.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche communale » (consulté le 10 février 2018).
  2. « Chiffres clés - Logement en 2014 à Truyes » (consulté le 19 février 2018).
  3. « Chiffres clés - Logement en 2014 en Indre-et-Loire » (consulté le 19 février 2018).
  4. a et b « LOG T5 - Résidences principales en 2014 selon la période d'achèvement » (consulté le 28 octobre 2017).
  5. « POP T2M - Indicateurs démographiques » (consulté le 18 février 2018).
  6. « Population par sexe et âge à Truyes en 2014 » (consulté le 19 février 2018).
  7. « Population par sexe et âge en Indre-et-Loire en 2014 » (consulté le 18 février 2018).
  8. « POP T0 - Population par grandes tranches d'âges à Truyes en 2014 » (consulté le 18 mai 2018).
  9. « POP T0 - Population par grandes tranches d'âges en Indre-et-Loire en 2014 » (consulté le 18 mai 2018).
  10. « Nombre d'équipements et de services dans le domaine du sport, des loisirs et de la culture en 2016 » [zip] (consulté le 15 mai 2018).
  11. « Fichier FILO_DEC_COM Revenus déclarés par communes en 2015 » (consulté le 8 décembre 2018).
  12. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2014 à Truyes (37) » (consulté le 24 février 2018).
  13. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2014 en Indre-et-Loire » (consulté le 24 février 2018).
  14. « EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité. » (consulté le 19 février 2018).
  15. « EMP T5 - Population Emploi et activité. » (consulté le 19 février 2018).
  16. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la zone. » (consulté le 18 mai 2018).
  17. « CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité à Truyes (37) au 31 décembre 2015 » (consulté le 19 février 2018).
  18. « DEN T4 - Créations d'établissements par secteur d'activité en 2016 à Truyes (37) » (consulté le 21 mai 2018).
  19. « CEN T3 - Établissements selon les sphères de l'économie à Truyes (37) au 31 décembre 2015 » (consulté le 22 mai 2018).
  20. « Tourisme en 2018 » (consulté le 25 mai 2018).
  • Site de la mairie :
  1. « Révision du PLU » (consulté le 24 février 2018), p. 6-7.
  2. « Révision du PLU » (consulté le 24 février 2018), p. 8-9.
  3. « Révision du PLU » (consulté le 24 février 2018), p. 11-14.
  4. « Révision du PLU » (consulté le 27 mai 2018), p. 16.
  5. « Collecte et tri » (consulté le 27 février 2018).
  6. a et b « Santé » (consulté le 20 février 2018).
  7. « Location de salles, matériels » (consulté le 15 mai 2018).
  8. « Vie associative » (consulté le 17 mai 2018).
  9. « Révision du PLU » (consulté le 2 juin 2018), p. 13.
  • Histoire de la vallée verte : synthèse sur Cormery, Courçay, Esvres et Truyes, Société d'étude de la rivière Indre et de ses affluents, 1990 :
  1. Maurice 1990, p. 17.
  2. Maurice 1990, p. 93.
  3. Maurice 1990, p. 18.
  4. Maurice 1990, p. 28.
  5. Maurice 1990, p. 31.
  6. Maurice 1990, p. 36.
  7. Maurice 1990, p. 64-66.
  8. Maurice 1990, p. 61.
  9. Maurice 1990, p. 72.
  10. Maurice 1990, p. 91.
  11. Maurice 1990, p. 93-94.
  12. Maurice 1990, p. 100.
  13. Maurice 1990, p. 101.
  14. Maurice 1990, p. 106.
  15. Maurice 1990, p. 113.
  16. Maurice 1990, p. 116.
  17. Maurice 1990, p. 120.
  18. Maurice 1990, p. 128.
  19. Maurice 1990, p. 134.
  20. Maurice 1990, p. 139.
  21. Maurice 1990, p. 140.
  22. Maurice 1990, p. 149.
  23. Maurice 1990, p. 158.
  24. Maurice 1990, p. 124.
  25. Maurice 1990, p. 88.
  • Autres sources :
  1. « Orthodromie entre Truyes et Tours », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 10 février 2018).
  2. « Orthodromie entre Truyes et Monts », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 10 février 2018).
  3. « Carte géologique de Truyes », sur Géoportail (consulté le 11 février 2018).
  4. Jean-Claude Yvard, « Délimitation de la Champeigne tourangelle historique », Norois, no 167,‎ , p. 549-550 (DOI 10.3406/noroi.1995.6653).
  5. a b c d et e Couderc 1987, p. 866.
  6. « Carte géologique de la France au 1/50 000 - Bléré » [PDF], sur le site Ficheinfoterre du BRGM (consulté en 10).
  7. Christophe Meunier, Géographie - Professeur des écoles - Oral, admission - CRPE 2017, Dunod, , 256 p. (ISBN 978-210075-579-0, lire en ligne), p. 73.
  8. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 29 janvier 2019)
  9. Jean-Mary Couderc, « Les phénomènes d'hydrologie karstique en Touraine », Norois, no 58,‎ , p. 248 (DOI 10.3406/noroi.1968.1623).
  10. N. Desprez, « Étude hydrogéologique des calcaires lacustres dans la fosse d'Esvres entre le Cher et l'Indre » [PDF], sur le site Infoterre du BRGM, p. 6.
  11. « Objectifs du SAVI », sur http://www.savi37.fr/ (consulté le 29 janvier 2019)
  12. « Les climats du monde », sur le site de l'encyclopédie Larousse (consulté le 15 mars 2017).
  13. Pierre Leveel, Histoire de Touraine et d'Indre-et-Loire, Chambray-lès-Tours, CLD, , 991 p. (ISBN 978-2-85443-157-5), p. 20.
  14. « Étude climatologique de l’Indre-et-Loire (37) » [PDF], sur Meteo Centre (consulté le 27 janvier 2018).
  15. Agence Bailly-Leblanc et Thalweg Paysage, « Commune de Cormery - élaboration d'une aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine - diagnostic AVAP - Partie 2 » [PDF], sur le site des services de l'État en Indre-et-Loire, , p. 158.
  16. « Prairies et coteaux de l'Indre au moulin de Vontes (240030978) » [PDF], sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel. Les activités agricoles sont susceptibles de menacer l'évolution de ce site (consulté le 20 février 2018).
  17. « Pelouses et bois de la pointe de Farce (240009736) » [PDF], sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 20 février 2018).
  18. « Site inscrit - L'Indre aux ponts de Cormery » [PDF], sur DREAL région Centre Val-de-Loire (consulté le 20 février 2018).
  19. Bernard Briais (ill. Brigitte Champion), Découvrir la Touraine : la vallée de l’Indre, Chambray-lès-Tours, CLD, , 205 p., p. 112.
  20. Collectif 1986, p. 9.
  21. a et b « Arrêté préfectoral relatif à l'information [...] sur les risques naturels et technologique majeurs à Truyes » [PDF], sur le site des services de l'État en Indre-et-Loire (consulté le 23 février 2018).
  22. « Inondations : l'état de catastrophe naturelle reconnu pour 74 communes en Indre-et-Loire », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ (lire en ligne).
  23. « Règlement du Plan de prévention des risques naturels prévisibles d'inondation - Val de l'Indre » [PDF], sur le site de la commune de Beaulieu-lès-Loches (consulté le 20 février 2018).
  24. « Carté d'aléa pour Truyes », sur georisques.gouv (consulté le 20 février 2018).
  25. Arrêté du portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle.
  26. « Nouveau zonage sismique en Indre-et-Loire » [PDF], sur le site des services de l'État en Indre-et-Loire (consulté le 20 février 2018).
  27. Jean-Mary Couderc, La Touraine insolite : série 3, Chambray-lès-Tours, CLD, , 237 p. (ISBN 2 85443 287 8), p. 17.
  28. Paul Lemoine, « Les tremblements de terre du bassin de Paris », Revue générale des sciences pures et appliquées, t. XXIV,‎ , p. 57 (lire en ligne).
  29. Jean Vogt, « Sur le séisme poitevin de 1749 », Norois, no 136,‎ , p. 483-486 (DOI 10.3406/noroi.1987.4365).
  30. « Séisme du 13/09/1855 (Touraine) », sur planseisme.fr, un site du BRGM (consulté le 27 février 2018).
  31. « Ligne Tours-Loches » [PDF], sur le site TER Centre-Val de Loire (consulté le 20 février 2018).
  32. « les étapes de l'itinéraire », sur l'Indre à vélo (consulté le 24 février 2018).
  33. « Randonnée de Artannes-sur-Indre (Indre et Loire) à Buzançais (Indre) », sur le site du GR46 (consulté le 24 février 2018).
  34. Gaële de la Brosse, « Sur les pas de saint Martin : la randonnée version smartphone », Le Pélerin,‎ (lire en ligne).
  35. a b et c Stéphane Gendron, L'origine des noms de lieux de l'Indre-et-Loire, Chemillé-sur-Indrois, Hugues de Chivré, , 303 p. (ISBN 978 2 916 04345 6), p. 241.
  36. Jean-Jacques Bourassé, « Cartulaire de Cormery, précédé de l'histoire de l'abbaye et de la ville de Cormery, d'après les chartes », Mémoire de la Société archéologique de Touraine, Tours, t. XII,‎ , p. 1-325 (lire en ligne).
  37. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, , 738 p., p. 688.
  38. Gendron 1998, p. 11.
  39. Stéphane Gendron, « Le nom de lieu Bordebure en Indre-et-Loire », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. XLIII,‎ , p. 865-875 (lire en ligne).
  40. Gendron 1998, p. 151.
  41. Stéphane Gendron, La toponymie des voies romaines et médiévales, Paris, Errance, coll. « les Hespérides », , 224 p. (ISBN 2 87772 332 1), p. 99.
  42. Gendron 1998, p. 157.
  43. « Terrage », sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales (consulté le 27 février 2018).
  44. Gendron 1998, p. 126.
  45. a b et c Couderc 1987, p. 867.
  46. Gilbert Bastien et Ch. Bastien, « Une hache-pendeloque à Truyes », Bulletin de la Société des amis du Grand-Pressigny, no 21,‎ , p. 73-74.
  47. Jean-Philippe Chimier et Tony Hamon, « Une occupation du Néolithique final sur le site des Vignes de Saint-Blaise à Truyes (Indre-et-Loire) », Bulletin des amis du Grand-Pressigny, no 58,‎ , p. 55-68.
  48. Louis Dubreuil-Chambardel, La Touraine préhistorique, Paris, libr. Champion, , 143 p., p. 65.
  49. Jacques Dubois, « Archéologie aérienne : prospections de 1987, 1988 et 1989, en Touraine », bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. XLII,‎ , p. 110 (ISSN 1153-2521, lire en ligne).
  50. Jean-Philippe Chimier et Fabrice Couvin, « « Les Vignes de Saint-Blaise » et « La Tour Carrée » à Truyes (Indre-et-Loire), rapport préliminaire d'évaluation archéologique », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. LII,‎ , p. 100, 102 et 104 (lire en ligne).
  51. Jean-Claude Yvard, « Délimitation de la Champeigne tourangelle historique », Norois, no 167,‎ , p. 553 (DOI 10.3406/noroi.1995.6653).
  52. Jacques-Xavier Carré de Busserolle, Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine, t. VI, Société archéologique de Touraine, , 444 p. (lire en ligne), p. 329.
  53. Jacques Boussard, Carte archéologique de la Gaule : Carte et texte du département d'Indre-et-Loire, vol. XIII, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, , 140 p., p. 51.
  54. Yves de Kisch, « Informations archéologiques - Circonscription du Centre », Gallia, t. XXXVI, no 2,‎ , p. 280 (lire en ligne).
  55. Michel Provost, Carte archéologique de la Gaule - l'Indre-et Loire-37, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, , 141 p. (ISBN 2 87754 002 2), p. 68.
  56. Jean-Philippe Chimier et Fabrice Couvin, « " Les Vignes de Saint-Blaise " et " La Tour Carrée " à Truyes (Indre-et-Loire), rapport préliminaire d'évaluation archéologique », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. LII,‎ , p. 97 (lire en ligne).
  57. Pierre-Marie Danquigny et Jacky Duvigneau, Voies romaines au pays des Turons, Chinon, [les auteurs], , 173 p., p. 78-79.
  58. Pierre Audin, « Les Gallo-Romains dans la vallée de l'Indre - d'Azay-sur-Indre à Cormery », Le Val de l'Indre, no 4,‎ , p. 24.
  59. Maurice 1990, p. 21 et 28.
  60. Samuel Leturcq, « La viticulture médiévale et moderne », dans Élizabeth Zadora-Rio (dir.), Atlas Archéologique de Touraine : 53e Supplément à la Revue archéologique du centre de la France, Tours, FERACF, (ISSN 1760-5709, lire en ligne).
  61. Stéphane Joly, « Truyes, "Les Grandes Maisons" : l'établissement du haut Moyen Âge », dans Élizabeth Zadora-Rio (dir.), Atlas Archéologique de Touraine : 53e Supplément à la Revue archéologique du centre de la France, Tours, FERACF, (ISSN 1760-5709, lire en ligne).
  62. Pierre Audin, Mémoire de la Société archéologique de Touraine : La Touraine autour de l'an mil : inventaire des sources historiques et archéologiques, t. LXIX, , 151 p., p. 120.
  63. Lorans 1996, p. 74.
  64. Lorans 1996, p. 82 et 144.
  65. Lorans 1996, p. 34 et 44.
  66. Lorans 1996, p. 151.
  67. Raoul Guichané, « Les moulins et l'exploitation de l'énergie hydraulique », dans Élizabeth Zadora-Rio (dir.), Atlas Archéologique de Touraine : 53e Supplément à la Revue archéologique du centre de la France, Tours, FERACF, (ISSN 1760-5709, lire en ligne).
  68. Jean-Mary Couderc, « Prospections archéologiques dans le vallon de Bordebure (communes de Courçay et Truyes) », bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. XLII,‎ , p. 77-101 (ISSN 1153-2521, lire en ligne).
  69. Gaëlle Jacquet-Cavalli, « Les variations de la superficie des forêts », dans Élizabeth Zadora-Rio (dir.), Atlas Archéologique de Touraine : 53e Supplément à la Revue archéologique du centre de la France, Tours, FERACF, (ISSN 1760-5709, lire en ligne).
  70. Rolande Rey, « La cartonnerie de Truyes : du moulin à papier à l'usine moderne », Le Val de l'Indre,‎ , p. 82.
  71. Pierre Audin, Un affluent méconnu de la Loire : l'Indre en Touraine, capricieuse et secrète, SERIA, , 132 p., p. 31.
  72. Raymond Bailleul, « Une Révolution non conforme », dans Claude Croubois (dir.), L’Indre-et-Loire – La Touraine, des origines à nos jours, Saint-Jean-d’Angely, Bordessoules, coll. « L’histoire par les documents », , 470 p. (ISBN 2-90350-409-1), p. 293.
  73. Rolande Rey, « La cartonnerie de Truyes : du moulin à papier à l'usine moderne », Le Val de l'Indre,‎ , p. 83-84.
  74. « Retour sur 30 ans de planification dans l'agglomération tourangelle », Vues d'agglo, no 22,‎ , p. 11 (lire en ligne [PDF]).
  75. a et b Couderc 1987, p. 341 et 867.
  76. « Cormery-Truyes : un avenir commun ? », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ (lire en ligne).
  77. Décret no 2014-179 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département d'Indre-et-Loire.
  78. « Les nouveaux arrondissements », sur le site des services de l'État en Indre-et-Loire, (consulté le 13 février 2018).
  79. « Les circonscriptions législatives d'Indre-et-Loire », sur le site de l'Assemblée nationale (consulté le 13 février 2018).
  80. « Les juridictions », sur le site du conseil départemental de l'accès aux droits d'Indre-et-Loire, (consulté le 13 février 2018).
  81. « Accueil », sur le site de la communauté de communes Touraine Vallée de l'Indre (consulté le 21 février 2018).
  82. « Le Pays Indre et Cher vote son budget », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ (lire en ligne).
  83. « Électricité : activités » [html], sur le site du syndicat intercommunal d'énergie d'Indre-et-Loire (consulté le 21 février 2018).
  84. « Présentation » [html], sur le site du syndicat intercommunal d'énergie d'Indre-et-Loire (consulté le 21 février 2018).
  85. « Nos Adhérents », sur le site Cavité 37 - Syndicat intercommunal (consulté le 21 février 2018).
  86. « Nos missions - Auprès des communes », sur le site Cavité 37 - Syndicat intercommunal (consulté le 21 février 2018).
  87. « Les résultats d'élections », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 20 février 2018).
  88. « Commune de Truyes - Résultats de la commune au 2d tour », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 3 novembre 2017).
  89. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  90. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 5 novembre 2017).
  91. Tableau des maires de Truyes affiché en mairie.
  92. « Roger Avenet », Bulletin d'informations municipales, no 1,‎ , p. 4.
  93. Catherine Guérineau, « Agenda 21 », Bulletin d'informations municipales, no 33,‎ 2015-2016, p. 16 (lire en ligne [PDF]).
  94. « Syndicat de production d'eau de Truyes, Esvres et Cormery », sur Services Eau France (consulté le 27 février 2018).
  95. « CC du Val de l'Indre - Assainissement collectif », sur Services Eau France (consulté le 27 février 2018).
  96. a et b « Les comptes des communes - Truyes », sur un site du ministère de l'Action et des Comptes publics (consulté le 19 février 2018).
  97. [PDF] Mémento financier et fiscal du maire, ministère du Budget, avril 2008, p. 34, [lire en ligne].
  98. [PDF] Mémento financier et fiscal du maire, ministère du Budget, avril 2008, p. 36, [lire en ligne].
  99. Jean-Michel Gorry, Paroisses et communes de France. Dictionnaire d'histoire administrative et démographique. Indre-et-Loire, Paris, CNRS, , 480 p. (ISBN 978-2-222-03681-4), p. 457.
  100. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  101. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  102. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  103. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  104. « Château de Bel-Air », Bulletin d'informations municipales, no 34,‎ 2016-2017, p. 8 (lire en ligne [PDF]).
  105. « Assistantes maternelles à Truyes », sur Assistants maternelles 37, Conseil départemental d'Indre-et-Loire (consulté en 25).
  106. « École primaire publique Jacques-Prévert à Cormery », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 20 février 2018).
  107. « Restaurant scolaire », Bulletin d'informations municipales, no 34,‎ 2016-2017, p. 8 (lire en ligne [PDF]).
  108. « Collège Alcuin à Cormery », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 20 février 2018).
  109. « Zones de recrutement des collèges et des lycées - département d'Indre-et-Loire » [PDF], sur le site de l'académie d'Orléans-Tours (consulté le 20 février 2018), p. 22.
  110. Annick Beauchamp, « MARPA de Truyes », Bulletin d'informations municipales, no 34,‎ 2016-2017, p. 26.
  111. « Santé », sur le site de Cormery (consulté le 20 février 2018).
  112. « Truyes-hôpital Trousseau (Chambray-lès-Tours) », sur le site du ViaMichelin (consulté le 20 février 2018).
  113. « Centre de secours », sur le site de Cormery (consulté en 15/052018).
  114. « Bibliothèque intercommunale de Truyes », sur le site Lire en Touraine (consulté le 27 mai 2018).
  115. « Retour de la Fête du cochon ! », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ (lire en ligne).
  116. Dominique Beauchamp, « Les festivités en 2017 », Bulletin d'informations municipales, no 35,‎ 2017-2018, p. 6 (lire en ligne [PDF]).
  117. « Couverture internet de Truyes », sur Ariase (consulté le 20 février 2018).
  118. « La paroisse », sur le site de la paroisse Saint-Brice de la vallée de l'Indre (consulté le 25 juillet 2017).
  119. « Le nouvel espace rural français », sur le site du Sénat (consulté le 22 mai 2018).
  120. a et b « Recensement agricole 2010 - Principaux résultats par commune », sur le site « Agreste » du service de la statistique et de la prospective (SSP) du ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt (consulté le 24 février 2018).
  121. « Cartonnerie Oudin à Truyes », sur le site Infogreffe (consulté le 18 mai 2018).
  122. « Arc-en-ciel - Perce-Neige : le premier pas », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ (lire en ligne).
  123. « Accueil », sur le site de l'association ARc-en-Ciel (consulté le 24 mai 2018).
  124. Couderc 1987, p. 867-868.
  125. Robert Ranjard, La Touraine archéologique : guide du touriste en Indre-et-Loire, Mayenne, Imprimerie de la Manutention, (réimpr. 1986), 3e éd., 733 p. (ISBN 2-855-54017-8), p. 670-671.
  126. « Église Saint-Martin », notice no PA00098269, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  127. « Chapelle Saint-Blaise », notice no PA00098268, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  128. Jean-Claude Landré, « La chapelle Saint-Blaise », Bulletin d'informations municipales, no 5,‎ , p. 8-9.
  129. a b et c Couderc 1987, p. 868.
  130. a et b Flohic 2001, p. 311.
  131. Flohic 2001, p. 210.
  132. Montoux 1990, p. 206.
  133. Collectif 1986, p. 31.
  134. « Commune : Truyes (37) », sur le site de l'INAO (consulté le 27 février 2018).
  135. Rolande Rey, « La cartonnerie de Truyes : du moulin à papier à l'usine moderne », Le Val de l'Indre, no 12,‎ , p. 82.
  136. Rolande Rey, « La cartonnerie de Truyes : du moulin à papier à l'usine moderne », Le Val de l'Indre,‎ , p. 84.
  137. « Blason de Truyes », sur l'Armorial des villes et villages de France (consulté le 14 février 2018).
  138. « Armoiries de Truyes », Bulletin municipal de Truyes, no 1,‎ , p. 5.
Cet article est reconnu comme « bon article » depuis sa version du 23 juin 2018 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et le vote l'ayant promu.
La version du 23 juin 2018 de cet article a été reconnue comme « bon article », c'est-à-dire qu'elle répond à des critères de qualité concernant le style, la clarté, la pertinence, la citation des sources et l'illustration.