Artannes-sur-Indre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Artannes.

Artannes-sur-Indre
Artannes-sur-Indre
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Monts
Intercommunalité Communauté de communes Touraine Vallée de l'Indre
Maire
Mandat
Bertrand Poitou
2014-2020
Code postal 37260
Code commune 37006
Démographie
Gentilé Artannais
Population
municipale
2 615 hab. (2015 en augmentation de 5,44 % par rapport à 2010)
Densité 125 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 16′ 28″ nord, 0° 36′ 00″ est
Altitude Min. 47 m
Max. 98 m
Superficie 20,97 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Artannes-sur-Indre

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Artannes-sur-Indre
Liens
Site web artannes.fr

Artannes-sur-Indre est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

À mi-chemin entre Montbazon et Azay-le-Rideau, Artannes fait partie de la vallée de l'Indre. Le territoire communal est arrosé par la rivière Indre.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du gaulois artos (ours).

Histoire[modifier | modifier le code]

Un dolmen et une cachette de l’âge de bronze montrent l’ancienneté de l’occupation des lieux. Les deux fontaines, probablement sacrées jadis, qui encadrent le bourg et le chêne des Danses rappellent que le village d’Artannes était actif à l’époque gallo-romaine. En 1830, Balzac fit étape à Artannes en allant à pied de Joué-lès-Tours à Saché.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  février 1972 Théophile Renaud    
avril 1972 juin 1995 Jean Menanteau   Instituteur
juin 1995 mars 2008 Sylvain Thimel    
mars 2008 mars 2014 Gérard Bougrier SE  
mars 2014 en cours Bertrand Poitou SE  

Finances locales[modifier | modifier le code]

Évolution de l'endettement (en milliers d’€)[1] :

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[2].


Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4].

En 2015, la commune comptait 2 615 habitants[Note 1], en augmentation de 5,44 % par rapport à 2010 (Indre-et-Loire : +2,45 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0711 0061 0959601 0841 0841 1031 0951 074
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1121 1051 1151 0801 1301 0731 1291 1521 070
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0591 1181 0731 0111 0569619961 0931 132
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 1651 1541 2171 4022 0892 1842 5082 4802 615
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Santé[modifier | modifier le code]

MARPA La vallée du Lys (Maison Accueil Rurale pour Personnes Âgées). La MARPA peut accueillir 23 personnes âgées allant du GIR 2 au GIR 6. Il y a sept agents sociaux et des intervenants auprès de la structure des aides-soignantes et infirmier(ère)s, des kinésithérapeutes, une coiffeuse, une esthéticienne.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Artannes-sur-Indre se situe dans l'Académie d'Orléans-Tours (Zone B). L'école primaire Guehenno accueille les élèves du CP au CM2.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Maurice.
Le Grand Moulin.
  • Le Bourg - préau de l'ancienne école de filles de 1883, aujourd'hui : atelier d'artiste-peintre (1er prix des paysagistes français), rue de la Fontaine-Sainte, source de sainte Cécile qui guérissait les maladies des yeux.
  • Le château des Archevêques - (derrière l'église, rue des Douves). Reconstruit vers 1470. La chapelle seigneuriale a été intégrée à l'église. À gauche du chevet de l'église, linteau sculpté aux armes de l'archevêque Hélie de Bourdeille mort ici en 1484. Hélie de Bourdeilles fut chargé de rédiger le rapport qui permit la réhabilitation de Jeanne d'Arc. Plus à gauche, ancien lavoir carré alimenté par une source.
  • L'église Saint-Maurice - L'église formait avec le palais des archevêques un quadrilatère entouré de douves. Plusieurs fois remaniée, elle réunit des fondements et un clocher du XIIe, des arcades en plein cintre, des fenêtres gothiques et des baies modernes. À la croisée du transept, la clé de voûte porte le blason de Martin de Beaune, archevêque de Tours au XVIe. Dans la nef, vitraux du XIXe siècle par Fournier et Lobin de l'école hollandaise. En tenue de légionnaire romain, saint Maurice, patron de cette église, figure sur l'un d'eux, en compagnie de saint Étienne. On le trouve aussi sur une bannière de procession. Parmi le mobilier, trois cathèdres et un banc du XVIe.

Saint Maurice fut un officier de l'armée romaine, martyrisé en Suisse au IIIe siècle avec ses hommes pour avoir refusé de s'en prendre au chrétiens.

  • Le manoir de l'Alouette (route de Pont-de-Ruan - XVIe siècle). Deux tourelles en encorbellement. Évoqué par Balzac dans "Le Curé de Tours" et dans "Les Deux Amis".
  • La Maison du bol de lait, à droite du précédent manoir, où Balzac s'est arrêté en 1830 pour se détendre de sa marche et y boire effectivement un bol de lait offert par la femme Martin[7] ; cette maison est décrite dans Le Médecin de campagne.
  • Ancien manoir de la Turbellière - (route de Villeperdue à partir de Pont-de-Ruan). Pigeonnier hexagonal évoqué par Balzac, maison à colombages du XVIe siècle, à Gaucher-de-Sainte-Marthe, cité par Rabelais dans son Picrocole.
  • Le château de Méré. Situé entre Pont-de-Ruan et Artannes-sur-Indre, propriété de Jean-Louis Courier, père de Paul-Louis Courier, au XVIIIe siècle, il est acquis en 1774 par Jean-Marie Landriève des Bordes, secrétaire honoraire du roi et commissaire de marine. Il passe ensuite à son fils, Antoine-Gilles, rentré d'émigration sous le Consulat et maire d'Artannes-sur-Indre sous la Restauration. Honoré de Balzac y rencontra Caroline Landriève des Bordes, fille d'Antoine-Gilles et veuve du baron Piter Deurbroucq, qu'il eut le projet d'épouser en 1832, et où il allait trois fois par semaine, à pied, s'enquérir d'elle. Le domaine passe par la suite à Gustave de Cougny en 1841, puis au banquier Alexandre Goüin en 1844. Alors propriété du banquier Goüin, Balzac continua d'y passer des séjours[8],[9]
  • Le Grand Moulin. Roue arrêtée en 1988. En pignon bas-relief (chanvre et lin). Lavoir.
  • Les moulins dits "de Balzac" ( à l'entrée de Pont-de-Ruan, à gauche du pont). Cités dès 1285, évoqués par l'écrivain dans Le Lys dans la vallée. À gauche, moulin Potard, arrêté en 1961, à droite, moulin Clausset, long déversoir de 1852.
  • L'ancienne ferme fortifiée des Robinières. Deux tours, une chapelle, un bâtiment du XVIe siècle.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le noyer de Balzac.
  • Le noyer dit de Balzac - En bordure de la route de Ballan-Miré, le "vrai" noyer, disparu, se trouvait à 50 m de celui-ci.
  • Le chêne des Danses - La tradition dit que les fées s'y retrouvaient pour y danser la nuit.
paysage
Le vieux pont du fief de l’Auberdière et son lavoir.
  • Le lieu-dit et hameau de l’Auberdière, ancien fief seigneurial, dans un vallon pittoresque à moins d’un kilomètre du manoir de Vonnes, manoir immortalisé par Balzac sous le nom de château de Clochegourde dans Le Lys dans la vallée. Ce hameau est partagé aujourd’hui entre les communes d’Artannes et de Pont-de-Ruan.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Honoré de Balzac a visité toute la vallée de l'Indre et Loire, et notamment Artannes-sur-Indre, pour écrire son roman Le Lys dans la vallée 1836[10].

Helie de Bourdeilles (évêque de Tours) : il écrit un rapport qui permit de réhabiliter Jeanne d'Arc. Il fut aussi confesseur de Louis XI

Jean-François Guérin (1929-2005), fondateur d'une société de prêtres, la communauté Saint-Martin. Il a passé son enfance à Artannes et y est enterré.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Artannes-sur-Indre

Les armes d'Artannes-sur-Indre se blasonnent ainsi :

D'or à un ours en pied de sable tenant une roue de moulin de gueules, au chef du même chargée d'une croix archiépiscopale tréflée d'argent mouvant du trait du chef[11].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. finances.gouv.fr
  2. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  7. Dictionnaire des communes de Touraine, CLD, p. 262.
  8. Henry Auvray, En marge d’un projet de mariage en Touraine, in Balzac à Saché, n°1.
  9. Le château de Méré - Artannes et Pont-de-Ruan
  10. Le Lys dans la vallée, édition dite du Furne, vol.7, p. 262
  11. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.