Abbaye Notre-Dame de Noyers

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Abbaye Notre-Dame de Noyers
Abbaye Notre-Dame de Noyers,gravure du Monasticon Gallicanum (XVIIe siècle).
Abbaye Notre-Dame de Noyers,
gravure du Monasticon Gallicanum (XVIIe siècle).
Présentation
Culte Catholique romain
Type Abbaye
Début de la construction XIe siècle
Protection Logo monument historique Classé MH (1964)
Logo monument historique Inscrit MH (1971)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Ville Nouâtre
Coordonnées 47° 02′ 07″ nord, 0° 32′ 55″ est
Géolocalisation sur la carte : Indre-et-Loire
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Abbaye Notre-Dame de Noyers
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
(Voir situation sur carte : Centre-Val de Loire)
Abbaye Notre-Dame de Noyers
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Abbaye Notre-Dame de Noyers

L'abbaye Notre-Dame de Noyers est une abbaye édifiée au XIe siècle, situé à Noyers, sur le territoire de la commune de Nouâtre, dans le département d'Indre-et-Loire.

Elle fut un centre actif d'influence religieuse, morale et agricole dans la Basse-Touraine et le Châtelleraudais. Elle disposait de revenus considérables et en certaines occasions on y vit paraître les légats du pape, les comtes d'Anjou et de Touraine. Henri IV y séjourna trois jours en .

Historique[modifier | modifier le code]

Dans l'Antiquité, sans que l'histoire en fixe la date, existait à Noyers une petite église sous le vocable de la Sainte-Trinité et de Notre-Dame.

Hubert, seigneur de Noyant, acquit cette église de Malran, seigneur de Nouâtre, son suzerain. À côté de ce modeste sanctuaire, il jeta les fondements d'une nouvelle abbaye qu'il voulait confier à des enfants de Benoît.

L'abbé Évrard ou Ébrard qui dirigeait les monastères de Saint-Julien de Tours et de Marmoutier y amena quelques moines pour former le premier noyau de la colonie.

Hubert et son fils Thomas, engagé dans la cléricature, avaient donné pour l'entretien des religieux trois alleux de terre de Charçay, de Doucé et de Chaveignes, situés au sud de la Vienne ainsi que toutes les personnes serviles attachées à ces domaines.

Afin de rendre l'œuvre plus stable, les fondateurs obtinrent l'acquiescement de Foulques Nerra, comte d'Anjou et de son fils Geoffroy Martel puisque Noyers faisait partie de leur fief, puis ils réclamèrent la confirmation du roi.

Le roi Robert II dit le Pieux ou le Sage ou encore le Dévôt concéda son diplôme de confirmation à Orléans au début de 1031.

L'église, construite avec les pierres enlevées d'une carrière ouverte sur le coteau opposé de la Vienne, fut achevée vers 1032 et consacrée par Arnoul, archevêque de Tours sous le vocable de Notre-Dame de Noyers.

L'église abbatiale a été agrandie et restaurée à différente époques. L'abbé Bourassé le décrit ainsi dans ses notes : « C'était un édifice remarquable, quoiqu'il manquât d'unité. On apercevait distinctement les principales parties du monument, la trace des divers styles d'architecture usités au Moyen Âge. L'abside datait du XIe siècle. La nef et les chapelles, avec leurs arceaux en ogive, leurs colonnes élancées et leurs chapiteaux à feuillages indiquaient la première moitié du XIIe siècle. Un narthex de la même époque fut supprimé à la fin du XIIe siècle pour donner place aux fondations du clocher. De 1542 à 1544, l’église fut ornée d'un magnifique jubé, ciselé dans le goût renaissance. Ce fut l'œuvre de l'abbé François de Mauny qui réédifia le logis abbatial et les cloîtres. L'église a été emportée par la Révolution et les bâtiments claustraux furent rebâtis en 1760 ».

Il reste encore aujourd’hui trois importants bâtiments de cette reconstruction.

Abbés[modifier | modifier le code]

Abbés commendataires[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Casimir Chevalier, Histoire de l'Abbaye de Noyers d'après les chartes, .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nommé par Mgr Pierre Mauclerc de la Muzanchère ou Pierre II Mauclerc de La Mousanchère, évêque de Nantes, qui l'appelle comme grand vicaire et se décharge sur lui de la plus grande charge de son administration.
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