Montbazon

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Montbazon
Hôtel de ville.
Hôtel de ville.
Blason de Montbazon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Monts
Intercommunalité communauté de communes Touraine Vallée de l'Indre
Maire
Mandat
Bernard Revêche
2014-2020
Code postal 37250
Code commune 37154
Démographie
Gentilé Montbazonnais
Population
municipale
4 140 hab. (2014)
Densité 637 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 17′ 18″ nord, 0° 42′ 52″ est
Altitude Min. 52 m – Max. 92 m
Superficie 6,50 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-montbazon.fr/

Montbazon est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Montbazon est situé sur l'Indre entre Veigné, Monts et Sorigny. La ville se trouve à environ 12 km de Tours. Traversée par la nationale 10, la ville de Montbazon fut[Quand ?] célèbre pour ses bouchons interminables avant l'ouverture de l'autoroute A10[réf. nécessaire]. Sa traversée demeure parfois difficile[réf. souhaitée].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

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En 991, les moines de Cormery se plaignent auprès du roi que Foulques Nerra, comte d'Anjou (devenu comte d'Anjou dès 987 alors qu'il n'a que 17 ans), construit une forteresse sur leur terre de Montbazon.

Dès 994, l'imposant donjon domine ce point stratégique de l'Indre témoignant des luttes acharnées opposant le Faucon Noir aux puissants comtes de Blois : la construction d'une ceinture de forteresses en cette fin de Xe siècle devait lui permettre de s'assurer le contrôle de toute la Touraine.

Dès 997, le donjon passe aux mains des adversaires de Foulques, qui devra attendre 40 ans pour réussir à le reprendre, quelques années avant sa mort en 1040.

En 1175, Henri II Plantagenêt lance d'énormes travaux d'agrandissement avec la construction de la tour ronde de l'entrée ainsi que des murailles.

Ces constructions sont réalisées avec la pierre brute extraite directement du plateau calcaire supportant le donjon. Cela permet donc en même temps de créer un ravin défensif.

La forteresse sera ensuite prise par le roi de France Philippe Auguste, au début du XIIIe siècle

Durant, la guerre de Cent Ans, le , lors de la chevauchée du Prince noir celui-ci passe la nuit au château.

En 1425, un deuxième château est construit en face du vieux donjon. Ce château-neuf sera démoli sans arrière-pensée en 1746 et ses restes servent de remblai pour consolider la route d'Espagne (actuelle N10).

Érigé en duché pairie pour Louis VII de Rohan Guéméné au XVIe siècle.

Le donjon lui-même a échappé à la destruction car il a été habité jusqu'en 1725.

Ses étages ainsi que le petit donjon attenant s'effondrent en 1791 et la municipalité autorise la destruction de l'ensemble.

En 1797, le mur est sectionné sur toute sa hauteur par la foudre : la fissure est toujours visible.

Le bâtiment est alors relégué au simple rôle d'entrepôt et son sommet accueille l'installation entre 1823 et 1852 d'un télégraphe Chappe.

En 1860, le site est acheté par un mécène et restauré de manière à pouvoir y installer en 1866 une statue de la Vierge haute de 9,5 mètres, subventionnée par l'impératrice Eugénie, femme de Napoléon III.

La ville fut un temps connue pour ses embouteillages, la Nationale 10 (route reliant Paris à la côte Atlantique), la traversant en formant un goulet d'étranglement entre le pont sur l'Indre au nord et la côte du donjon au sud.

Aujourd'hui, il ne reste que des ruines de ce qui fut un grand château.

Crues[modifier | modifier le code]

  • La crue de l'Indre le 27 novembre 1770 (4.90m d'eau dans l'église) est la plus importante recensée.
  • Crues de décembre 1982 et janvier 1983, Crue de juin 2016

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[1]
Période Identité Étiquette Qualité
1878 1902 Emmanuel Brault    
1902 1938 André Delaunay Radical Conseiller général (1925-1939)
1939 1957 Paul-Louis Guillaume Radical Conseiller général (1939-1940, 1945-1957)
1957 1967 Roger Aubert    
1967 1972 Jean Arthur Le Bourg    
1972 1977 Jean Bonneri    
1977 1983 Pierre Méry    
1983 1989 Louis Le Bescam DVD Conseiller général (1985-1992)
1989 1995 Régis Ramage DVD Conseiller général (1992-1995)
1995 2001 Jean-Pierre Caroit    
2001 2008 Philippe Audet   Courtier en Assurances
2008 en cours Bernard Revêche DVD Administrateurs de sociétés

Finances locales[modifier | modifier le code]

Évolution de l'endettement (en milliers d’€)[2] :

L'imposition des ménages et des entreprises à Montbazon en 2010[3]
Taxe Taux appliqué (part communale)
Taxe d'habitation (TH) 20,63 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 23,83 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 48,36 %
Taxe professionnelle (TP) 0,00 %

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 140 habitants, en augmentation de 6,05 % par rapport à 2009 (Indre-et-Loire : 2,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
800 947 888 1 020 1 080 1 180 1 181 1 116 1 145
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 096 1 074 1 090 1 032 1 179 1 181 1 197 1 143 1 143
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 127 1 150 1 161 1 150 1 089 1 086 1 096 1 697 1 267
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 622 1 903 2 447 3 011 3 354 3 434 3 713 3 904 4 140
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Montbazon en 2009 en pourcentage[8].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou plus
0,7 
6,1 
75 à 89 ans
7,6 
14,4 
60 à 74 ans
15 
17,5 
45 à 59 ans
21,1 
23 
30 à 44 ans
23,3 
15,6 
15 à 29 ans
12,6 
23,2 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • école maternelle Jean-Le Bourg
  • école primaire Guillaume-Louis
  • collège public Albert-Camus
  • collège privé Saint-Gatien

Échanges Linguistiques[modifier | modifier le code]

Les échanges linguistiques 2008-2009 de Montbazon sont principalement fait avec le collège public Albert-Camus[réf. souhaitée] et concernent les pays suivants :

Médias[modifier | modifier le code]

Le , Montbazon lance sa web radio. Elle consiste à connaître l'actualité de Montbazon et à écouter de la musique 24h sur 24.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Donjon de Montbazon[9] : un des premiers donjons médiévaux, datant de l'an 1000 environ. Il fait partie des nombreux donjons construits par Foulque Nerra. Les remparts du XVe siècle protégeaient le logis. Le château devint la propriété de la famille Rohan vers 1490. Au sommet du donjon, l'abbé Chauvin fit mettre en place, en 1866[10], la statue représentant le Vierge portant l'enfant Jésus mesurant 9,50 m de hauteur et pesant 8 tonnes. Il est visitable et a été aménagé pour le public après des années d'abandon. En 2000, un projet de restauration du donjon a été lancé grâce une initiative privée. En 2007 les travaux de consolidation et de réparation sont arrivés à leur terme, permettant l'accueil du public dans l'édifice. Les futures tranches de travaux de 2010 ont permis de déblayer 3 niveaux des passages souterrains et l'aménagement des différentes salles de musées et d'accueil du public. Initialement, sa hauteur était de 36 mètres[10]. Sa forme rectangulaire est typique de l'époque (pas de problème d'artillerie).
  • Le château d'Artigny : construit entre 1919 et 1928 pour servir de résidence au parfumeur, patron de presse et homme politique François Coty. C'est aujourd'hui un grand hôtel.
  • Pont Saint-Jean-Baptiste : réalisé en suivant les plans de l'ingénieur des Ponts et Chaussées Mathieu Bayeux, il est construit entre 1754 et 1758 et permet à la route d'Espagne (actuelle RN10) de traverser l'Indre.
    Pont Saint-Jean-Baptiste en juillet 2016.
  • L'hôtel de ville a été réalisé en 1836.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Honoré de Balzac a souvent visité l'endroit qui est un des sites de son roman Le Lys dans la vallée (1836) et auquel il fait souvent référence. « Là, vous eussiez dit d'un petit coin de la Suisse. La prairie, sillonnée par les ruisseaux qui se jettent dans l'Indre, se découvre dans sa longueur, et se perd en lointains vaporeux. Du côté de Montbazon, l'œil aperçoit une immense étendue verte, et sur tous les autres points se trouve arrêté par des collines, par des masses d'arbres, par des rochers[11]. »
  • William Perry Dudley, restaurateur du donjon de Montbazon, entre 1922 et 1950. La municipalité de Montbazon donna son nom à une des rues de la commune.
  • Jules Baillarger, né en 1809 à Montbazon et mort en 1890, médecin aliéniste.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Montbazon

Les armes de Montbazon se blasonnent ainsi :

De gueules aux neuf macles d'or accolées, ordonnées 3, 3 et 3[12].

Le blason est repris des armes de la famille de Rohan, également titulaire du duché-pairie de Montbazon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. [2]
  3. [3]
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. [4]
  9. Arlette Novak, « Historique du donjon de Montbazon (Indre et Loire) », sur arynok.free.fr, (consulté le 22 juillet 2016)
  10. a et b « Forteresse de Montbazon », sur http://www.forteressedufauconnoir.com
  11. édition dite du Furne, vol. 7, p. 287, et aussi p. 261-2, 287, 460
  12. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]