Montbazon

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Montbazon
Montbazon
Hôtel de ville de Montbazon en 2009.
Blason de Montbazon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Monts
Intercommunalité Touraine Vallée de l'Indre
Maire
Mandat
Bernard Revêche
2014-2020
Code postal 37250
Code commune 37154
Démographie
Gentilé Montbazonnais
Population
municipale
4 202 hab. (2016 en augmentation de 6,14 % par rapport à 2011)
Densité 646 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 17′ 18″ nord, 0° 42′ 52″ est
Altitude Min. 52 m
Max. 92 m
Superficie 6,50 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-montbazon.fr/

Montbazon est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Montbazon est situé sur l'Indre entre Veigné, Monts et Sorigny. La ville se trouve à environ 12 km de Tours.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique de Montbazon.

La commune est traversée d'est en ouest par l'Indre (6,038 km). Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 14,28 km, comprend un autre cours d'eau notable, le Bourdin (0,274 km), et quatre petits cours d'eau pour certains temporaires[1],[2].

L'Indre, d'une longueur totale de 279,4 km, prend sa source à une altitude de 453 m sur le territoire de Saint-Priest-la-Marche dans le département du Cher et se jette dans la Loire à Avoine, après avoir traversé 58 communes[3]. Les crues de l'Indre sont le plus souvent de type inondation de plaine[Note 1]. Sur le plan de la prévision des crues, la commune est située dans le tronçon de l'Indre tourangelle[5], dont la station hydrométrique de référence la plus proche est située à Monts. Le débit mensuel moyen (calculé sur 14 ans pour cette station) varie de 4,51 m3/s au mois de septembre à 34 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 236 m3/s le , la hauteur maximale relevée a été de 5,56 m ce même jour[6],[7]. Ce cours d'eau est classé dans les listes 1[Note 2] et 2[Note 3] au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne. Au titre de la liste 1, aucune autorisation ou concession ne peut être accordée pour la construction de nouveaux ouvrages s'ils constituent un obstacle à la continuité écologique et le renouvellement de la concession ou de l'autorisation des ouvrages existants est subordonné à des prescriptions permettant de maintenir le très bon état écologique des eaux. Au titre de la liste 2, tout ouvrage doit être géré, entretenu et équipé selon des règles définies par l'autorité administrative, en concertation avec le propriétaire ou, à défaut, l'exploitant [8],[9]. Sur le plan piscicole, l'Indre est classée en deuxième catégorie piscicole. L'espèce biologique dominante est constituée essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[10].

Le Bourdin, d'une longueur totale de 14,8 km, prend sa source dans la commune de Louans et se jette dans l'Indre à Veigné, après avoir traversé 5 communes[11]. Sur le plan piscicole, le Bourdin est également classé en deuxième catégorie piscicole[10].

En 2019, la commune est membre de la communauté de communes Touraine Vallée de l'Indre qui est elle-même adhérente au syndicat d'aménagement de la vallée de l'Indre. Créé par arrêté préfectoral du suite aux crues historiques de décembre 1982 et janvier 1983, ce syndicat a pour vocation d'une part l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau par des actions de restauration de zones humides et des cours d'eau, et d'autre part de participer à la lutte contre les inondations par des opérations de sensibilisation de la population ou de restauration et d'entretien sur le lit mineur, et sur les fossés situés dans le lit majeur de l'Indre appelés localement « boires », et de l'ensemble des cours d'eau du bassin versant de l'Indre[12].

Deux zones humides[Note 4] ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « la vallée de l'Indre : de la RN10 à l' A10 » et « la vallée de l'Indre : des Prés Germains à la Vennetière »[13],[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Transports routiers[modifier | modifier le code]

La ville fut, dans les années 1950 à 1970, connue pour ses embouteillages et ses bouchons interminables avant l'ouverture de l'autoroute A10, la nationale 10 (reliant Paris à la côte Atlantique), la traversant en formant un goulet d'étranglement entre le pont sur l'Indre au nord et la côte du donjon au sud. Sa traversée demeure parfois difficile[réf. souhaitée].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les mentions anciennes de la localité sont : XIe s. Mons Basonis, 1206 Montis Bazonis, XIIIe s. Oppidum Montebazonium, 1277 Mont Bazon, 1344 Montbazon[15].

Le terme Mons Basonis désigne le « Mont de Bason », « mont » se rapportant à un édifice fortifié sur une hauteur et « Bason » étant un anthroponyme d'origine germanique[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Article connexe : Donjon de Montbazon.

En 991, les moines de Cormery se plaignent auprès du roi que Foulques Nerra, comte d'Anjou construit une forteresse sur leur terre de Montbazon.

Dès 994, le donjon domine ce point stratégique de l'Indre témoignant des luttes opposant le Faucon Noir aux comtes de Blois : la construction d'une ceinture de forteresses en cette fin de Xe siècle devait lui permettre de s'assurer le contrôle de toute la Touraine.

Dès 997, le donjon passe aux mains des adversaires de Foulques (Eudes II de Blois-Champagne : la Touraine est alors disputée entre les Blois et les Anjou, ces derniers cherchant à s'étendre à l'ouest aux dépens des Blois ; finalement, en 1044, la Touraine est soumise aux Angevins qui ont pris Tours après un long siège), qui réussit à le reprendre quelques années avant sa mort en 1040.

En 1175, Henri II Plantagenêt, héritier des anciens comtes d'Anjou, lance d'énormes travaux d'agrandissement avec la construction de la tour ronde de l'entrée ainsi que des murailles. Ces constructions sont réalisées avec la pierre brute extraite directement du plateau calcaire supportant le donjon. Cela permet donc en même temps de créer un ravin défensif. La forteresse sera ensuite prise par le roi de France Philippe Auguste, au début du XIIIe siècle.

Les seigneurs de Montbazon[modifier | modifier le code]

  • Selon les érudits Jean-Louis Chalmel[17]12 et Georges Touchard-Lafosse[18], sous réserve de confirmation, le château de Montbazon, érigé par les comtes d'Anjou depuis Foulque Nerra au XIe siècle sur une terre de l'abbaye de Cormery, est confié à des châtelains, par exemple Geoffroi, Aldegaire, ou Hugues époux d'Adenarde, fl. 1095. De plus, une première famille seigneuriale de Montbazon émerge avec Guillaume de Mirebeau, doté de Montbazon par Foulques Nerra. Son fils Aymery/Hémery (Ier) Payen de Mirebeau, qu'on dit mari de Bélutea/Bellutia, fille de Josselin le Poitevin de Ste-Maure Geoffroi, Archambaud et de leur frère Jean Ier de Montbazon, fl. 1126, qui aurait épousé Cassinote de La Haye (veuve de Gosselin/Josselin — ou plutôt Hugues — de Ste-Maure, petit-fils du Poitevin). Jean serait le père d'Hugues de La Haye (d'où la suite des sires de La Haye), et de Pierre (Ier) de Montbazon, père de Jean II qui dut (vers 1115 ?) céder Montbazon à Foulques le Jeune, dont les successeurs furent les rois Plantagenêt. Ainsi, Montbazon fit partie du douaire de la reine Bérengère (1163-1230), femme en 1191 de Richard Cœur-de-Lion.
  • La victoire de Philippe Auguste sur le frère cadet de Richard Cœur-de-Lion, Jean sans Terre, redistribue les cartes : le Capétien confie Montbazon au tout début du XIIIe siècle (vers 1204) à Philippe/Philibert Savary seigneur de Co(u)lombiers/Villandry, qui meurt rapidement, dès 1204-1205 (était-il apparenté aux anciens Mirebeau-Montbazon ? : en tout cas les prénoms de Pierre, Hémery, rencontrés chez les anciens sires de Montbazon comme on vient de le voir, vont se retrouver dans la deuxième famille seigneuriale, et les sires de La Haye, réputés une branche cadette de la première famille, possèdent aussi un Philippe/Philibert). Lui succède son probable fils ou petit-fils Pierre (II) Savary, sire de Montbazon et de Co(u)lombiers, aussi doté à Bois-Robert sur la paroisse de Savonnières. La suite de ces personnages est donné à l'article consacré aux seigneurs de Montsoreau, Pierre (II), † après 1238, ayant épousé l'héritière de Montsoreau, Ferronis/Ferrie, fille héritière de Gautier II ou IV de Montsoreau (1170-après 1229) :
    • leurs fils Emery (II) (père de Philippe/Philibert (II), † 1250, et de Pierre), et Pierre (III) († après 1271)
      • Geoffroi Payen Savary (fils de Pierre III ; † après 1302), père de Renaud archevêque de Tours en 1291-1313, et de Barthélemi Ier († 1347 ; il acquiert Savonnières vers 1330), père lui-même de Barthélemi II, † vers 1362/1364.
  • Le fils de Bartélemy II, Renaud de Montbazon (~1325-~1383 ; frère cadet de Barthélemy III) obtient Moncontour et Marnes, et se marie avec une fille de la puissante Maison de Craon, Jeanne/Aléonor de Craon (~1330-~1385 ; fille de Maurice VI ou VII de Craon, petite-fille d'Amaury III de Craon et sœur cadette d'Isabeau de Craon). Leur fille Jeanne de Montbazon est par son père Renaud : dame de Montbazon, Colombiers/Villandry, Savonnières, du Brandon, Montsoreau, Moncontour, Marnes, et par l'héritage des Craon venu de sa mère Jeanne/Aléonor : dame de Sainte-Maure, Nouâtre, Pressigny et Ferrière-Larçon, Ferrière, Verneuil, Châteauneuf, Jarnac. Elle épouse en 1372 son cousin Guillaume II de Craon (vers 1342/1345-† 1410), vicomte de Châteaudun et sire de Marcillac. Deux de leurs enfants se partageront l'essentiel de l'héritage : Marie de Craon obtient Villandry, Montsoreau, Moncontour, Jarnac, Le Grand Pressigny, Ferrière-Larçon, qu'elle transmet à son mari Louis Ier Chabot de La Grève ; sa sœur aînée Marguerite de Craon reçoit Montbazon, Savonnières et Le Brandon, Sainte-Maure et Nouâtre, Marcillac et Châteauneuf-sur-Charente. Née vers 1370, Marguerite se marie en 1395 à Guy VIII, seigneur de La Rochefoucauld (~1355-~1428).
  • Montbazon et Le Brandon, Ste-Maure, Nouâtre passent à leur fils cadet, Aymar de La Rochefoucauld († aux alentours de 1460 ; x Jeanne de Martreuil dame de Hérisson-en-Gâtine), et successivement à trois des enfants d'Aymar et Jeanne de Martreuil : Jean († 1465), Françoise (x Jean d'Estouteville de Torcy, prévôt de Paris en 1446, Maître des Arbalétriers de France en 1449), puis Jeanne de La Rochefoucauld. Laquelle, † vers 1500, épouse Jean du Fou, Grand-bouteiller en 1470, bailli de Touraine. Leur fille, Renée du Fou, est la femme de 1° 1482 Louis III de Rohan-Guéméné, † 1498, puis 2° Guillaume de La Marck, † 1516. Ses descendants Rohan-Guéméné sont comtes (1547, Louis VI) puis ducs de Montbazon (1588, Louis VII ; duché érigé sur Montbazon, Sainte-Maure, Nouâtre, Le Brandon et La Haye).

Evolution du château[modifier | modifier le code]

Durant, la guerre de Cent Ans, le , lors de la chevauchée du Prince noir, celui-ci passe la nuit au château.

Château de Montbazon avec le télégraphe Chappe.

En 1425, un deuxième château est construit en face du vieux donjon. Ce château-neuf est démoli en 1746 et ses restes servent de remblai pour consolider la route d'Espagne (actuelle N10).

Érigé en duché pairie pour Louis VII de Rohan prince de Guéméné au XVIe siècle, en 1588, par Henri III. Comme il mourut sans postérité dès 1589, Henri IV, par lettres de mars 1594/1595, érigea de nouveau Montbazon en duché-pairie en faveur d'Hercule de Rohan-Guéméné, frère et beau-frère de Louis VII.

Le donjon lui-même a échappé à la destruction car il a été habité jusqu'en 1725.

Ses étages ainsi que le petit donjon attenant s'effondrent en 1791 et la municipalité autorise la destruction de l'ensemble.

En 1797, le mur est sectionné sur toute sa hauteur par la foudre : la fissure est toujours visible. Le bâtiment sert ensuite d'entrepôt et son sommet accueille l'installation entre 1823 et 1852 d'un télégraphe Chappe.

En 1860, le site est acheté par un mécène et restauré de manière à pouvoir y installer en 1866 une statue de la Vierge haute de 9,5 mètres, subventionnée par l'impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires[19]
Période Identité Étiquette Qualité
1878 1902 Emmanuel Brault    
1902 1938 André Delaunay Rad. Médecin
Conseiller général (1925-1939)
1939 1957 Sébastien Paul Guillaume-Louis Rad. puis SFIO Chirurgien
Président du conseil général d'Indre-et-Loire (1945-1946, 1947-1957)
Conseiller général (1939-1940, 1945-1957)
1957 1967 Roger Aubert    
1967 1972 Jean Arthur Le Bourg    
1972 1977 Jean Bonneri    
1977 1983 Pierre Méry    
1983 1989 Louis Le Bescam DVD Conseiller général (1985-1992)
mars 1989 juin 1995 Régis Ramage DVD Conseiller général (1992-1995)
juin 1995 mars 2001 Jean-Pierre Caroit    
mars 2001 mars 2008 Philippe Audet DVD Courtier d'assurances
mars 2008 En cours Bernard Revêche DVD Administrateur de sociétés

Finances locales[modifier | modifier le code]

Évolution de l'endettement (en milliers d’€)[20] :

L'imposition des ménages et des entreprises à Montbazon en 2010[21]
Taxe Taux appliqué (part communale)
Taxe d'habitation (TH) 20,63 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 23,83 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 48,36 %
Taxe professionnelle (TP) 0,00 %

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[23].

En 2016, la commune comptait 4 202 habitants[Note 5], en augmentation de 6,14 % par rapport à 2011 (Indre-et-Loire : +2,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8009478881 0201 0801 1801 1811 1161 145
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0961 0741 0901 0321 1791 1811 1971 1431 143
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1271 1501 1611 1501 0891 0861 0961 6971 267
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 6221 9032 4473 0113 3543 4343 7133 9044 140
2016 - - - - - - - -
4 202--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Montbazon en 2009 en pourcentage[26].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ans ou plus
0,7 
6,1 
75 à 89 ans
7,6 
14,4 
60 à 74 ans
15 
17,5 
45 à 59 ans
21,1 
23 
30 à 44 ans
23,3 
15,6 
15 à 29 ans
12,6 
23,2 
0 à 14 ans
19,8 

Développement urbain[modifier | modifier le code]

Montbazon en 2016.

Montbazon connaît un fort développement depuis les années 1960, impulsé par la proximité de la ville de Tours. Les lotissements s'y sont multipliés, accompagnés et logements sociaux et deux résidences seniors, gonflant la démographie de la commune. Celle-ci a en effet vu ses habitants plus que doubler en moins de quarante ans, et vise jusqu'à 5 000 habitants, ce qui entraîne une hausse du prix du foncier[27].

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École maternelle Jean-Le Bourg
  • École primaire Guillaume-Louis
  • Collège public Albert-Camus
  • Collège privé Saint-Gatien

Échanges linguistiques[modifier | modifier le code]

Les échanges linguistiques 2008-2009 de Montbazon sont principalement fait avec le collège public Albert-Camus[réf. souhaitée] et concernent les pays suivants :

Médias[modifier | modifier le code]

Le , Montbazon lance sa web radio. Elle consiste à connaître l'actualité de Montbazon et à écouter de la musique 24 heures sur 24.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Donjon de Montbazon[28] : C'est l'un des premiers donjons médiévaux, datant de l'an 1000 environ. Il fait partie des nombreux donjons construits par Foulque Nerra. Les remparts du XVe siècle protégeaient le logis. Initialement, la hauteur du donjon était de 36 mètres[29]. Sa forme rectangulaire est typique de l'époque (pas de problème d'artillerie). Le château devint la propriété de la famille Rohan vers 1490. Au sommet du donjon, l'abbé Chauvin fit mettre en place, en 1866[29], la statue représentant le Vierge portant l'enfant Jésus mesurant 9,50 m de hauteur et pesant 8 tonnes. Le château est visitable et a été aménagé pour le public après des années d'abandon. En 2000, un projet de restauration du donjon a été lancé grâce à une initiative privée. En 2007, les travaux de consolidation et de réparation sont arrivés à leur terme, permettant l'accueil du public dans l'édifice. Les futures tranches de travaux de 2010 ont permis de déblayer 3 niveaux des passages souterrains et l'aménagement des différentes salles de musées et d'accueil du public. Depuis 2010, l’association des Chevaliers du Faucon Noir, reconnue d’intérêt général, est chargée de la gestion de la forteresse et propose des visites et des animations[30]. Le donjon fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du , le site castral fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du [31].
  • Le château d'Artigny : construit entre 1919 et 1928 pour servir de résidence au parfumeur, patron de presse et homme politique François Coty. C'est aujourd'hui un grand hôtel.
  • Pont Saint-Jean-Baptiste : réalisé en suivant les plans de l'ingénieur des Ponts et Chaussées Mathieu Bayeux, il est construit entre 1754 et 1758 et permet à la route d'Espagne (actuelle RN10) de traverser l'Indre.
Pont Saint-Jean-Baptiste en juillet 2016.
  • L'hôtel de ville a été réalisé en 1836.
  • l'église Notre-Dame de Bonne Aide fut reconstruite en 1863, à l'emplacement de l'ancienne église Notre-Dame édifiée au XIIe siècle et appartenant à l'Abbaye de Cormery[15],[32].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Honoré de Balzac a souvent visité l'endroit qui est un des sites de son roman Le Lys dans la vallée (1836) et auquel il fait souvent référence. « Là, vous eussiez dit d'un petit coin de la Suisse. La prairie, sillonnée par les ruisseaux qui se jettent dans l'Indre, se découvre dans sa longueur, et se perd en lointains vaporeux. Du côté de Montbazon, l'œil aperçoit une immense étendue verte, et sur tous les autres points se trouve arrêté par des collines, par des masses d'arbres, par des rochers[33]. »
  • William Perry Dudley, restaurateur du donjon de Montbazon, entre 1922 et 1950. La municipalité de Montbazon donna son nom à une des rues de la commune.
  • Jules Baillarger, né en 1809 à Montbazon et mort en 1890, médecin aliéniste.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Montbazon

Les armes de Montbazon se blasonnent ainsi :

De gueules aux neuf macles d'or accolées et aboutées, ordonnées 3, 3 et 3[34].

Le blason est repris des armes de la famille de Rohan, également titulaire du duché-pairie de Montbazon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une inondation de plaine se produit lorsque le niveau d'un cours d'eau, généralement à la suite de fortes précipitations, monte progressivement jusqu'à l'envahissement du lit moyen, voire du lit majeur, pendant une période plus ou moins longue[4].
  2. Le classement en liste 1 est réservé aux cours d'eau qui sont en très bon état écologique, ou identifiés par les SDAGE des eaux comme jouant le rôle de réservoir biologique nécessaire au maintien ou à l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau d'un bassin versant, ou dans lesquels une protection complète des poissons migrateurs est nécessaire.
  3. Ce classement est attribué aux parties de cours d'eau ou canaux sur lesquels il est nécessaire d'assurer le transport suffisant des sédiments et la circulation des poissons migrateurs.
  4. D’après l’article L. 211-1 du Code de l’environnement, « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ».
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 4 février 2019)
  2. « Carte hydrologique de Montbazon », sur https://www.geoportail.gouv.fr/ (consulté le 4 février 2019)
  3. « Fiche Sandre - l'Indre », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 4 février 2019)
  4. « Les inondations lentes », sur Observatoire régional de Risques majeurs en Provence-Alpes Côte d'Azur (consulté le 5 septembre 2017).
  5. Règlement SPC Loire-Cher-Indre, 23 décembre 2013, actualisé août 2015 (lire en ligne), p. 19
  6. « Référentiel hydrométrique », sur http://www.sandre.eaufrance.fr/ (consulté le 4 février 2019)
  7. « Station hydrométrique K7522620, l'Indre à Monts », sur le site de la banque Hydro (consulté le 4 février 2019)
  8. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 1 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le 4 février 2019)
  9. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 2 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le 4 février 2019)
  10. a et b (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 4 février 2019)
  11. « Fiche Sandre - le Bourdin », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 4 février 2019)
  12. « Objectifs du SAVI », sur http://www.savi37.fr/ (consulté le 4 février 2019)
  13. Direction Départementale des Territoires d'Indre-et-Loire-37, « Liste des Zones humides d'Indre-et-Loire-37 », sur http://terresdeloire.net/ (consulté le 4 février 2019)
  14. « L'inventaire départemental des zones humides », sur http://www.indre-et-loire.gouv.fr/, (consulté le 4 février 2019)
  15. a et b CARRE de BUSSEROLLE (J. X.) Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine (1882), t. 4, p. 282.
  16. Stéphane Gendron, L'origine des noms de lieux de l'Indre-et-Loire, Chemillé-sur-Indrois, Hugues de Chivré, , 303 p. (ISBN 978 2 916 04345 6), p. 153.
  17. « Montbazon, p. 182-192 », sur Histoire de Touraine, t. III, par Jean-Louis Chalmel, chez A. Aigre libraire à Tours, 1841
  18. « Montbazon, p. 186-189 », sur La Loire historique, t. IV, par Georges Touchard-Lafosse, chez Pornin à Tours, 1843
  19. Voir sur francegenweb.org.
  20. Voir sur alize22.finances.gouv.fr.
  21. Voir sur taxe.com.
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  26. Voir sur insee.fr.
  27. « À Montbazon, on s’arrache les terrains pourtant chers au m² » sur La Nouvelle République du Centre-Ouest, le 9 janvier 2018.
  28. Arlette Novak, « Historique du donjon de Montbazon (Indre et Loire) », sur arynok.free.fr, (consulté le 22 juillet 2016).
  29. a et b « Forteresse de Montbazon », sur forteressedufauconnoir.com.
  30. Voir sur forteressedemontbazon.com.
  31. « Site castral de Montbazon », notice no PA00097870, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  32. LAFARGUE (Pascale) Le Passé retrouvé (1996), p. 74.
  33. Édition dite du Furne, vol. 7, p. 287, et aussi p. 261-2, 287, 460.
  34. Voir sur armorialdefrance.fr.

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