Soukhoï Su-35

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Soukhoï Su-35
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Vue de face de l'avion, lors de l'exhibition MAKS 2011, à Moscou.
Vue de face de l'avion, lors de l'exhibition MAKS 2011, à Moscou.

Constructeur Drapeau : Russie Soukhoï
Rôle Avion de chasse, Avion multirôle
Premier vol
Mise en service 2012
Coût unitaire 40M - 48M
Nombre construits + de 52 de série + 3 prototypes (dont 1 perdu) en 2016
Équipage
1 pilote
Motorisation
Moteur NPO Saturn 117S
Nombre 2
Type turboréacteur à double flux avec postcombustion et poussée vectorielle
Poussée unitaire 130 kN avec PC
Dimensions
Envergure 15,3 m
Longueur 21,9 m
Hauteur 6,4 m
Surface alaire 46,50 m2
Masses
À vide 17 000 kg
Carburant 11 500 kg
Avec armement 26 400 kg
Maximale 35 800 kg
Performances
Vitesse maximale à basse altitude : 1 400 km/h
à haute altitude : 2 500 km/h
(Mach 2.3)
Plafond 19 000 m
Vitesse ascensionnelle 18 000 m/min
Rayon d'action en altitude 1 800[1] km

Le Soukhoï Su-35 (code OTAN Flanker-E) est un chasseur multirôle russe de génération dite « 4++ ». Il a été créé dans le but d'accroître les capacités offensives du Su-27 et de lui donner la possibilité de détruire tant les cibles aériennes que les cibles de surface.

Historique[modifier | modifier le code]

L'appellation Su-35 fut initialement utilisée pour désigner la version d'export du Su-27 (créée sous les ordres des forces aériennes russes) à partir de 1992. Il participa à plusieurs démonstrations dans différent meetings aériens et répondit à des appels d'offres émanant de la Corée du Sud et du Brésil. Le concept d'un Su-27 profondément modifié vit le jour. Il prit la désignation de Su-35BM[2].

Le premier prototype du Su-35 fut achevé en été 2007 à l'usine Komsomolsk-na-Amure Aviation Production Association (KnAAPO), à Komsomolsk-sur-l'Amour. La première présentation de l'avion eut lieu la même année au salon aéronautique de Moscou (MAKS)[2]. Le , un prototype Su-35BM s'écrasa lors d'un essai au sol à haute vitesse.

Un premier contrat fut signé par le ministère russe de la défense le , durant le salon aéronautique MAKS, et portait sur 48 appareils livrables jusqu'en 2015. Une seconde commande fut signée le pour 40 appareils supplémentaires à livrer après 2015[3]. Les deux premiers Su-35S sont entrés en service en 2011, 8 de plus ont été livrés en 2012 et 12 en 2013[4]. Les deux derniers de cette première commandes sont livrés le 16 février 2016.

Du 17 au , à l'occasion du salon du Bourget, un Su-35S piloté par le chef pilote d'essais Soukhoï a effectué des vols de démonstration de 15 minutes.

Le 19 novembre 2015, on annonce que la Chine achètera 24 Su-35S pour une valeur de 2 milliards de dollars[5].

Photomontage présentant différentes phases d'une figure de voltige libre effectuée par un Soukhoï Su-35 lors du Salon du Bourget 2013.



Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Version antérieure au SU-35BM[modifier | modifier le code]

Les trois premiers prototypes de Su-35 (701 → 703) se présentaient comme des chasseurs à trois plans, cinq fois plus instables que le Su-27 et équipés de nouvelles commandes de vol électriques quadruplexées. Pour l'augmentation de l'agilité et l'amélioration des performances au décollage et à l'atterrissage, on leur ajouta des plans canards. Les plans canards servaient également à souffler la couche limite par la génération de vortex, afin d'empêcher le décollement brutal aux grands angles d'incidence, et jouaient également le rôle de fentes aux grandes incidences. Les canards sont présents sur le Su-33 (version navalisée), le Su-30MKI (version biplace utilisée par l'Inde) ainsi que sur le Su-37 (démonstrateur dit « hypermanœuvrant », 2 exemplaires construits), mais cette option a finalement été abandonnée, comme le montre le Su-35S[6].

Su-35BM/Su-35S[modifier | modifier le code]

Le Su-35S est basé sur la cellule du Su-27 mais ne conserve de ce dernier que l'aspect global, la quasi-intégralité des systèmes de l'avion ayant en effet été modernisés. La principale caractéristique du Su-35S est la « super-manœuvrabilité » que lui autorisent ses moteurs 117S (AL-31F améliorés) à poussée vectorielle.

La cellule du Su-35s a largement profité de l'utilisation de matériaux composites, ce qui permet entre autres à l'avion d'obtenir une durée de vie annoncée à 6 000 heures de vol par le constructeur[2]. Une perche de ravitaillement en vol se situe sur le côté gauche du cockpit. L'aérofrein dorsal, présent sur les versions antérieures du Su-27, a été supprimé, les volets des empennages verticaux assurant désormais cette fonction en se braquant tous les deux vers l'intérieur[7]. Les commandes de vol de l'appareil sont totalement électriques. la capacité d'emport en carburant et en charge offensive est améliorée, comparativement à ses prédécesseurs, grâce au renfort de la cellule, des trains d'atterrissage et de deux points d'emport supplémentaires. La furtivité de l'appareil est aussi légèrement améliorée pour certains angles d'évolution[2].

Outre l'architecture, les systèmes embarqués ont profondément été modernisés.

Le pilote, assis sur un siège éjectable KD-36M incliné à 30° de type « zéro-zéro », peut visualiser les informations nécessaires sur trois écrans multifonctions en couleur et un quatrième monochrome. Le Su-35 est équipé du système HOTAS, mais conserve un manche central (entre les jambes du pilote)[8]. Le Su-35S dispose d'un puissant radar à balayage électronique à l'avant, l'Irbis-E, capable de détecter et traquer jusqu'à 30 cibles jusqu'à 400 km de distance. Il possède également un radar de queue moins puissant (N-012). Il possède aussi un système de recherche passif, sous la forme d'un capteur optronique (OLS-35) située sur le nez de l'appareil (en forme de boule), qui permet également de repérer des cibles difficilement détectables aux radars.

Il est également équipé de systèmes d'autodéfense actifs de dernière génération, tels que : système d'alerte radar, pods de brouillage, leurres thermiques et radar.

Les capacités offensives du Su-35S se composent d'un canon Griazev-Chipounov GCh-30-1 de 30 mm, approvisionné de 150 coups, et de 12 points d'emport permettant une l'emport d'un large éventail de munitions : missiles air-air R-27, RVV-AE, R73 mais aussi bombes lisses et guidées, roquettes, pods de guerre électronique, réservoirs supplémentaires, missiles de croisière, etc[9].

Le deuxième prototype (902) au salon international de Moscou (MAKS) 2009, démontrant ses larges capacités d'emport.

Versions[modifier | modifier le code]

Le deuxième prototype (902) de Su-35 de Sukhoi.
  • Su-27M : version monoplace modernisée du Su-27, introduite en 1992 mais jamais commandée en série hormis 5 appareils d’essais pour la force aérienne russe[10].
  • Su-35UB : Le Su-35 UB n'est pas un SU-35, il se présente comme un Su-30MKK sur lequel ont été greffés des plans "canards". A ce jour, on ne connaît qu'un seul prototype codé "801" sur le fuselage, ce qui démontre qu'il ne s'agit pas de la même "lignée" que les Su-35 (ceux-ci étant codés dans les 900). D'après les photos, il ne possède pas de tuyères à poussée vectorielle. Il serait propulsé par des AL-31FP de 12 500 kg de poussée.[10].
  • Su-37 "Terminator" : Désignation donnée par Soukhoï à 2 démonstrateurs technologiques basés sur la cellule du Su-27 avec une motorisation à poussée vectorielle, qui ont servi de base au développement du SU-35.[10].
  • Su-35S : Désignation du SU-35 en service dans les forces aérospatiales Russes, le premier lot de 6 avions leur a été livré en décembre 2012.[10].


Utilisateurs[modifier | modifier le code]

Historique opérationnel[modifier | modifier le code]

  • Russie

Fin mai 2011, Sukhoi a piloté les deux premiers prototypes de Su-35 au 929e Centre de Test en Vol D'état du Ministère de la Défense à Akhtubinsk, puis à entamé des test commun avec les forces aérospatiales Russes pour préparer l'avion au service opérationnel. Ces Su-35 avaient avant avril et août 2012, a compléter 500 et 650 vols d'essai, respectivement.

Le 28 décembre 2012, Sukhoi a livré un lot de six modèles de série de Su-35 au VVS. Les officiels du Ministère de la défense ont accepté le lot à l'usine de KnAAPO à Komsomolsk-sur-l'Amour, en Russie. Cinq des six Su-35 livrés en décembre sont allés à l'Institut de recherches en Vol Gromov, où en février 2013 un programme de dix-huit mois a commencé à tester la capacité du Su-35 à mener le combat à courte portée. Le programme consiste en trois composants, qui sont des rixes; l'utilisation d'armes; la capacité d'évitement du feu ennemi et la capacité à détruire des hélicoptères et des drones. Les test d'acceptation de l'état se terminant en 2015, les forces aérospatiales passèrent une nouvelle commande pour un lot de 48 autres SU-35S, 12 autres seront alors livrés courant 2013.

Début janvier 2016, une commande portant sur l'acquisition de 50 autres SU-35S à été signée pour un montant de 100 billions de roubles(1.38B€)..[16]

Le même mois, la Russie à pour la première fois déployé en conditions de combat, quatre chasseurs Su-35 sur la base de Hmeimim en Syrie, le 1 février le ministère de défense russe a dit que l'avion avait commencé à participer aux opérations aériennes Russes en Syrie.



En mars 2016 48 SU-35S sont en service dans le VVS et répartis comme suit :



Galerie photo[modifier | modifier le code]

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Culture populaire[modifier | modifier le code]

Le Su-35 est représenté dans de nombreux jeux vidéo. Il est utilisable dans :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Su-35 Fiche constructeur »
  2. a, b, c et d (en) « Su-35 multi-role fighter », sur www.sukhoi.org (consulté le 11 novembre 2014)
  3. Adrien D., « Un second contrat pour le Su-35S », sur rusairforce.blogspot.fr, Rus Air Force,‎ (consulté le 11 novembre 2014)
  4. Adrien D., « Inventaire des nouveaux appareils (mise à jour : 11/01/2015) », sur rusairforce.blogspot.fr, Rus Air Force,‎ (consulté le 11 novembre 2014)
  5. Reuters, « La Chine achètera 24 chasseurs Su-35 pour $2 mds-source », sur Les Échos,‎ (consulté le 19 novembre 2015).
  6. (en) « 4++ generation fighter Su-35S », RIA Novosti,‎ (consulté le 23 janvier 2015)
  7. « http://www.uacrussia.ru/en/models/military/su-35/su-35_design/ » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  8. « http://www.rusarm.ru/cataloque/airf0rces_cataloque.html » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  9. (en) Dr Carlo Kopp, « Sukhoi/KnAAPO Su-35BM/Su-35-1/Su-35S Flanker (Technical Report APA-TR-2009-0807) », sur www.ausairpower.net, Air Power Australia,‎ (consulté le 12 novembre 2014)
  10. a, b, c et d « Su-35 - Historique », sur red-stars.org, Red Stars,‎ (consulté le 11 novembre 2014)
  11. « La chine acquiert 24 chasseurs Russes SU-35 », sur Sputniknews.com,‎
  12. "Defence Ministry Decides Sukhoi-35 To Replace F-5 Tiger", Tempo, 3 septembre 2015
  13. "Indonesia, Russia to sign deal for 8 Sukhoi jets this month", thejakartapost.com, 6 mai 2016
  14. Tewfik Abdelbari, « L’ANP devrait commander au moins 12 nouveaux chasseurs russes Su-35 », TSA (Tout sur l'Algérie),‎ (consulté le 7 juin 2016)
  15. « Les Emirats arabes unis comptent acheter des chasseurs Russes SU-35 », sur Sputniknews.com,‎
  16. (en) « Russia Places New Order For 50 Su-35S Fighters », Aviation Week,‎ (lire en ligne)
  17. http://bmpd.livejournal.com/1770820.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Ordre de désignation

Su-7 - Su-9/Su-11 - Su-15 - Su-17/Su-20/Su-22 - Su-24 - Su-25 - Su-27 et dérivés - Su-47

Variantes