Soukhoï Su-35

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Soukhoï Su-35
Vue de l'avion.
Un Soukhoï Su-35S de l'armée de l'air russe en 2017

Constructeur Soukhoï
Rôle Avion de chasse, Avion multirôle
Statut En service depuis 2012 dans l'armée de l'air russe
Premier vol
Mise en service
Nombre construits ~135 de série + 3 prototypes (~4 perdus) en
Dérivé de Soukhoï Su-27
Équipage
1 pilote
Motorisation
Moteur NPO Saturn 117S
Nombre 2
Type turboréacteur à double flux avec postcombustion et poussée vectorielle
Poussée unitaire 130 kN avec PC
Dimensions
Envergure 15,3 m
Longueur 21,9 m
Hauteur 6,4 m
Surface alaire 46,50 m2
Masses
À vide 17 000 kg
Carburant 11 500 kg
Avec armement 26 400 kg
Maximale 35 800 kg
Performances
Vitesse maximale À basse altitude : 1 400 km/h
À 11 000 m (36 089 ft) d'altitude : 2 500 km/h km/h (Mach 2,35)
Plafond 19 000 m
Vitesse ascensionnelle 18 000 m/min
Rayon d'action Au niveau de la mer et à Mach 0,7 : 1 580 km

En altitude: 3 600 km

Le Soukhoï Su-35 (en russe : Сухой Су-35, code OTAN Flanker-E) est un chasseur multirôle russe. Il a été créé dans le but d'accroître les capacités offensives du Su-27 et de lui donner la possibilité de détruire tant les cibles aériennes que les cibles de surface.

Historique[modifier | modifier le code]

L'appellation Su-35 fut initialement utilisée pour désigner la version d'export du Su-27 (créée sous les ordres des forces aériennes russes) à partir de 1992. Il participa à plusieurs démonstrations dans différents meetings aériens et répondit à des appels d'offres émanant de la Corée du Sud et du Brésil. Le concept d'un Su-27 profondément modifié vit le jour. Il prit la désignation de Su-35BM[1].

Le premier prototype du Su-35 fut achevé en été 2007 à l'usine Komsomolsk-na-Amure Aviation Production Association (KnAAPO), à Komsomolsk-sur-l'Amour. La première présentation de l'avion eut lieu la même année au salon aéronautique de Moscou (MAKS)[1]. Le , un prototype Su-35BM s'écrasa lors d'un essai au sol à haute vitesse.

En 2010, le fabricant annonce que les lignes de production sont en place et que l'usine est capable de délivrer quatorze Su-35S par année[2].

Un premier contrat fut signé par le ministère russe de la Défense le , durant le salon aéronautique MAKS, portant sur 48 appareils livrables jusqu'en 2015. Une seconde commande fut signée le pour 40 appareils supplémentaires à livrer après 2015[3]. Les deux premiers Su-35S entrèrent en service en 2011, 8 de plus furent livrés en 2012 et 12 en 2013[4]. Les deux derniers de cette première commande furent livrés le .

Du 17 au , à l'occasion du salon du Bourget, un Su-35S piloté par le chef pilote d'essais Soukhoï effectua des vols de démonstration de 15 minutes.

Le , on annonce que la Chine achètera 24 Su-35S pour une valeur de 2 milliards de dollars[5].

Photomontage présentant différentes phases d'une figure de voltige libre effectuée par un Soukhoï Su-35 lors du Salon du Bourget 2013.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Version antérieure au Su-35BM[modifier | modifier le code]

Les trois premiers prototypes de Su-35 (701 à 703) se présentaient comme des chasseurs à trois plans, cinq fois plus instables que le Su-27 et équipés de nouvelles commandes de vol électriques quadruplexées. Pour augmenter leur agilité et améliorer leurs performances au décollage et à l'atterrissage, on leur ajouta des plans canards. Les plans canards servaient également à souffler la couche limite par la génération de vortex, afin d'empêcher le décollement brutal aux grands angles d'incidence, et jouaient le rôle de fentes aux grandes incidences. Ils sont présents sur le Su-33 (version navalisée), le Su-30MKI (version biplace utilisée par l'Inde) ainsi que sur le Su-37 (démonstrateur dit « hypermanœuvrant », deux exemplaires construits), mais cette option a finalement été abandonnée[pourquoi ?], comme le montre le Su-35S[6].

Su-35BM/Su-35S[modifier | modifier le code]

Le Su-35S est inspiré de la cellule du Su-27, mais ne conserve de ce dernier que l'aspect global, la quasi-intégralité des systèmes de l'avion ayant en effet été modernisés. La principale caractéristique du Su-35S est la « super-manœuvrabilité » que lui confèrent ses moteurs 117S (AL-31F améliorés) à poussée vectorielle.

La cellule du Su-35s a largement profité de l'utilisation de matériaux composites, ce qui permet entre autres à l'avion d'obtenir une durée de vie annoncée à 6 000 heures de vol par le constructeur[1]. Une perche de ravitaillement en vol se situe sur le côté gauche du cockpit. L'aérofrein dorsal, présent sur les versions antérieures du Su-27, a été supprimé, les volets des empennages verticaux assurant désormais cette fonction en se braquant tous les deux vers l'intérieur[7]. Les commandes de vol de l'appareil sont totalement électriques. Les capacités d'emport en carburant et en charge offensive sont améliorées, comparativement à ses prédécesseurs, grâce au renfort de la cellule, des trains d'atterrissage et de deux points d'emport supplémentaires. La furtivité de l'appareil est aussi légèrement améliorée pour certains angles d'évolution[1].

Outre l'architecture, les systèmes embarqués ont profondément été modernisés.

Le pilote, assis sur un siège éjectable KD-36M incliné à 30° de type « zéro-zéro », peut visualiser les informations nécessaires sur trois écrans multifonctions en couleur et un quatrième monochrome. Le Su-35 est équipé du système HOTAS, mais conserve un manche central (entre les jambes du pilote)[8].

Le Su-35S dispose de deux radars. Il est équipé à l'avant d'un radar passif à balayage électronique de génération précédente (les avions concurrents sont équipés des radars actifs), l'Irbis-E, capable de détecter et traquer jusqu'à 30 cibles jusqu'à 350 km de distance. Celui-ci est complété par un radar de queue moins puissant (N-012). Il possède aussi un système de recherche passif, sous la forme d'un capteur optronique (OLS-35) situé sur le nez de l'appareil (en forme de boule), qui permet également de repérer des cibles difficilement détectables aux radars.

L'appareil est également équipé de systèmes d'autodéfense actifs de dernière génération, tels que : système d'alerte radar, pods de brouillage, leurres thermiques et radar.

Les capacités offensives du Su-35S se composent d'un canon Griazev-Chipounov GCh-30-1 de 30 mm, approvisionné de 150 coups et de 12 points d'emport permettant d’équiper un large éventail de munitions : missiles air-air R-27, RVV-AE, R73 ainsi que bombes lisses et guidées, roquettes, pods de guerre électronique, réservoirs supplémentaires, missiles de croisièreetc.[9].

Le deuxième prototype (902) au salon international de Moscou (MAKS) 2009, démontrant son importante capacité d'emport.

Versions[modifier | modifier le code]

Le deuxième prototype (902) de Su-35 de Sukhoi.

Le Su-27M est une version monoplace modernisée du Su-27, étudiée à partir des années 1980, volant à partir de 1988. Douze appareils d'évaluation ont été construits (numéro 701 à 712), suivis de trois appareils de production en 1995 (numéro 86, 87 et 88)[10]. Ces appareils étaient proposés à l'exportation sous la dénomination officieuse de Su-35.

Le Su-35UB n'est pas un Su-35 ; il se présente comme un Su-30MKK sur lequel ont été greffés des « canards ». À ce jour, on ne connaît qu'un seul prototype codé « 801 » sur le fuselage, ce qui démontre qu'il ne s'agit pas de la même « lignée » que les Su-35 (ceux-ci étant codés dans les 900). D'après les photos, il ne possède pas de tuyères à poussée vectorielle. Il serait propulsé par des AL-31FP de 12 500 kg de poussée[11].

Le Su-37 "Terminator" est une désignation donnée par Soukhoï à deux démonstrateurs technologiques inspirés de la cellule du Su-27 avec une motorisation à poussée vectorielle, qui ont servi de base au développement du Su-35[11].

Le Su-35S est une désignation du Su-35 en service dans les forces aérospatiales russes. Le premier lot de six avions leur a été livré en [11].

Le Su-35BM est la dénomination initiale du futur Su-35S. « BM » correspond à « Bolshaya Modernistsiya » (« grande modernisation »). Il permettait de différencier les SU-35BM issus du développement lancés au début des années 2000 de l’appellation des Su-27M destinés à l'exportation et développés dans les années 1980 et 1990. Le suffixe « BM » fut par la suite abandonné.

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de la Russie Russie : 48 Su-35S en service en , 50 autres commandés en , 70 en parc début 2018[12]. Plus de 100 appareils opérationnels en avec l'objectif d'atteindre les 128[13],[14].
  • Drapeau de la République populaire de Chine Chine : 24 Su-35BM commandés en 2015, les 4 premiers ont été livrés le [15], les derniers mi-, opérationnels depuis [16].
  • Drapeau de l'Iran Iran : Il se murmure en 2022 que les 24 avions de combat Su-35 commandés en 2018 par l'Égypte pourraient être repris par l’Iran[17]. En janvier 2023 une agence de presse iranienne confirme que la Russie va bien livrer des Su-35 à l'Iran au mois de mars 2023. Le nombre d'avions qui seront livrés n'est pas dévoilé mais cet achat fait partie d'un ensemble de contrats d'armements passé entre les deux pays[18].

Prospects[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de l'Égypte Égypte : 24 commandés pour la force aérienne égyptienne en 2018[19], 5 Su-35SE devraient avoir été livrés en date de début [20], mais en , rien n'atteste cette allégation et de nombreux Su-35 à la livrée égyptienne sont en revanche toujours stationnés chez le constructeur[21]. Afin de ne pas s’exposer à des sanctions américaines, l’Égypte aurait donc renoncé à prendre possession des 24 Su-35.
  • Drapeau de l'Indonésie Indonésie : Après avoir été choisi en 2014, un contrat est finalisé en pour 11 Su-35BM d'un coût de 1,14 milliard de dollars. La première livraison était espérée en [22],[23], mais le , elle est annulée par l'acheteur en raison de contraintes budgétaires et de la pression exercée par les États-Unis[24]. Finalement, le , Djakarta signe un contrat qui porte sur l'acquisition de 42 Rafale français[25].

Russie[modifier | modifier le code]

Fin , Soukhoï a piloté les deux premiers prototypes de Su-35 au 929e Centre de test en vol d'État du ministère de la Défense à Akhtoubinsk, puis a entamé des tests communs avec les forces aérospatiales russes pour préparer l'avion au service opérationnel.

Le , Soukhoï a livré un lot de six modèles de série de Su-35 au VVS. Les officiels du ministère de la Défense ont accepté le lot à l'usine de KnAAPO à Komsomolsk-sur-l'Amour, en Russie. Cinq des six Su-35 livrés en décembre sont allés à l'Institut de recherches en Vol Gromov, où en un programme de dix-huit mois a commencé à tester la capacité du Su-35 à mener le combat à courte portée. Le programme consiste en trois composantes  ; l'utilisation d'armes, la capacité d'évitement du feu ennemi et la capacité à détruire des hélicoptères et des drones. Les tests d'acceptation de l'État se terminant en 2015, les forces aérospatiales ont passé une nouvelle commande pour un lot de 48 autres Su-35S, 12 autres ont alors été livrés courant 2013.

Début , une commande portant sur l'acquisition de 50 autres Su-35S a été signée pour un montant de 100 milliards de roubles (1,38 G€)[26].

Le même mois, la Russie a pour la première fois déployé en conditions de combat quatre chasseurs Su-35 sur la base aérienne de Hmeimim en Syrie. Le , le ministère de Défense russe a dit que l'avion avait commencé à participer aux opérations aériennes russes en Syrie.

OAK assemble 7 chasseurs Soukhoï Su-35 en 2022[27].

En , plus de 100 Su-35S sont en service dans le VVS et répartis comme suit :

Douze appareils sont déployés en Biélorussie par l'armée russe en [30].

Historique opérationnel[modifier | modifier le code]

Invasion russe de l'Ukraine en 2022[modifier | modifier le code]

Les chasseurs russes Su-35S ont été utilisés pour des missions de supériorité aérienne pendant la guerre. Au moins 10 victoires air-air, dont une partie au bénéfice de SU-35, ont été signalées sur des avions à réaction ukrainiens et une sur un Mil Mi-14 de l'aviation navale ukrainienne en date du 6 septembre 2022[31].

Le 3 avril 2022, un Su-35S russe a été abattu par les forces ukrainiennes, le pilote s'éjectant et étant capturé ; le pilote a déclaré que son Su-35S avait été abattu près d'Izioum par un MANPADS alors qu'il combattait les défenses aériennes ukrainiennes[32],[33]. Le 9 mai, le ministère ukrainien de la Défense a confirmé que le colonel Ihor Bedzay, chef adjoint du bureau de l'aviation de la marine ukrainienne, avait été tué au combat. Son hélicoptère Mil-Mi-14PS a été abattu par un Su-35 russe[34]. Le 19 juillet, un avion non identifié a été abattu près de Kakhovka. Le commandement de l'armée de l'air ukrainienne a affirmé que l'avion était apparemment un Su-35 russe abattu par les défenses aériennes ukrainiennes, mais n'a fourni aucune preuve.

Le 17 février 2024, un Su-35S est abattu aux alentours d'Avdiïvka par un missile sol-air ukrainien lors d'une action ayant entrainé, selon les autorités ukrainiennes, la perte de deux autres S-34[35], le pilote étant récupéré par les forces russes lors d'une mission de recherche et sauvetage au combat[36].

Galerie photo[modifier | modifier le code]

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Le Su-35 est représenté dans de nombreux jeux vidéo. Il est utilisable dans :

En bande dessinée[modifier | modifier le code]

Dans les albums de bande-dessinée Les Aventures de Tanguy et Laverdure : Diamants de sable et Sabre du désert, le Su-35 est utilisé par Ayman Bin al-Haroun, prince héritier du Royaume de Dahman.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d (en) « Su-35 multi-role fighter », sur sukhoi.org (consulté le ).
  2. (en) « Russia’s Top Fighter Plant Completes Year’s Su-57 and Su-35 Production: What Does 2023 Hold For the Two Programs? », sur military watch magazine
  3. Adrien D., « Un second contrat pour le Su-35S », sur rusairforce.blogspot.fr, Rus Air Force, (consulté le ).
  4. Adrien D., « Inventaire des nouveaux appareils (mise à jour : 11/01/2015) », sur rusairforce.blogspot.fr, Rus Air Force, (consulté le ).
  5. Reuters, « La Chine achètera 24 chasseurs Su-35 pour $2 mds-source », sur Les Échos, (consulté le ).
  6. (en) « 4++ generation fighter Su-35S », RIA Novosti, (consulté le ).
  7. « http://www.uacrussia.ru/en/models/military/su-35/su-35_design/ »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  8. « http://www.rusarm.ru/cataloque/airf0rces_cataloque.html »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  9. (en) Dr Carlo Kopp, « Sukhoi/KnAAPO Su-35BM/Su-35-1/Su-35S Flanker (Technical Report APA-TR-2009-0807) », sur ausairpower.net, Air Power Australia, (consulté le ).
  10. (en) Piotr Butowski, Russia's warplanes : Russian-made military aircraft and helicopters today, , 256 p. (ISBN 978-0-9854554-5-3 et 0-9854554-5-4, OCLC 947104975), p. 90.
  11. a b et c « Su-35 - Historique », sur Red Stars, (consulté le ).
  12. (en) « Russia Has a Stealth Fighter Problem », sur nationalinterest.org, .
  13. (en) « Sukhoi supplied a new batch of Su-35 Flanker-E to the Russian Army » Accès libre, sur Bulgarian military
  14. (en) « Russia Further Expanding Production of Su-57 Fighters: Why New Fifth Generation Jets Are in High Demand » Accès libre, sur military watch magazine
  15. Guillaume Belan, « La Chine reçoit ses premiers Su-35 - Air&Cosmos », Air et Cosmos,‎ (ISSN 1240-3113, lire en ligne, consulté le ).
  16. Arnaud, « La Russie livre les derniers Sukhoi Su-35 destinés à la Chine », sur avionslegendaires.net, (consulté le ).
  17. Laurent Lagneau, « La livraison d’avions de combat russes Su-35 « Flanker E » à l’Iran se précise », sur Opex360, .
  18. « L'Iran recevra des systèmes de défense russes d'ici mars » Accès libre, sur i24news
  19. (en) TASS, « Russia launches production of Su-35 fighter jets for Egypt », (consulté le ).
  20. (en) International Flight et Embraer2020-12-04T12:30:00+00:00, « World Air Forces 2021 », sur Flight Global.
  21. Antoine Boissy, "Mais où sont passés les Su-35 égyptiens ?" analyse exclusive OSINT, Air et Cosmos, 3 janvier 2022.
  22. Jon Grevatt, « Indonesia finalises contract to procure Su-35 fighter aircraft » [archive du ], sur IHS Jane's 360, Bangkok, (consulté le ).
  23. Joanne Stocker, « Russia and Indonesia finalize Su-35 contract » [archive du ], sur The Defense Post, (consulté le ).
  24. Fabrice Wolf, L’Indonésie annule sa commande de Su-35 russes sous la pression des États-Unis, Meta Défense, 13 mars 2020
  25. « L'Indonésie commande 42 avions de combat Rafale, un nouveau succès à l'international », sur Le Figaro, (consulté le ).
  26. (en) « Russia Places New Order for 50 Su-35S Fighters », Aviation Week,‎ (lire en ligne).
  27. « Sukhoï : Montée en cadence des livraisons », sur Red Samovar,
  28. bmpd, « В 22-м истребительном авиационном полку ВКС России сформирована эскадрилья истребителей Су-35С », sur bmpd,‎ (consulté le )
  29. (en) « Air regiment in central Russia rearmed with latest Su-35 fighter jets » Accès libre, sur tass
  30. « Crise en Ukraine: manœuvres militaires conjointes entre la Russie et la Biélorussie », sur RFI, (consulté le ).
  31. (en) « An unexpected air-to-air battle is raging over Ukraine. Here's what we know about the losses on both sides. » Accès libre, sur business insider
  32. (en) « First Russian Su-35S Flanker-E Confirmed Destroyed In Ukraine » Accès libre, sur the aviationist
  33. (ru) « Малов Сергей Владимирович| Интервью с @VolodymyrZolkin - Malov Sergueï Vladimirovitch| Entretien avec @VolodymyrZolkin », sur youtube
  34. (en) « Pilot Ihor Bedzai died defending Ukraine », sur mil.in.ua
  35. https://www.lavoixdunord.fr/1431516/article/2024-02-17/l-ukraine-revendique-encore-avoir-abattu-trois-avions-russes-su-34-et-su-35
  36. https://xxtomcooperxx.substack.com/p/ukraine-war-17-february-2024-mopping

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Ordre de désignation

Su-7 - Su-9/Su-11 - Su-15 - Su-17/Su-20/Su-22 - Su-24 - Su-25 - Su-27 et dérivés - Su-47

Variantes

Articles connexes

Articles connexes[modifier | modifier le code]