HAL Tejas

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HAL LCA Tejas
Un avion d'essais en 2007.
Un avion d'essais en 2007.

Constructeur Drapeau : Inde Hindustan Aeronautics Ltd.
Rôle Avion multirôle
Statut En développement
Premier vol
Mise en service
Coût unitaire 21 millions de $ (en 2006)
Équipage
1 pilote
Motorisation
Moteur General Electric F404 F2J3
puis
Kaveri (conception indienne)
Nombre 1
Type turbofan avec postcombustion
Poussée unitaire à sec : 53,9 kN
avec PC : 85 kN
Dimensions
Envergure 8,2 m
Longueur 13,2 m
Hauteur 4,4 m
Surface alaire 38,4 m2
Masses
Avec armement 5 500 kg
Maximale 8 000 kg
Performances
Vitesse maximale 2 000 km/h (Mach 1.6)
Plafond 15 240 m
Rayon d'action 500 km
Armement
Interne canon automatique GSh-23 de 23 × 115 mm avec 220 coups
Externe 7 points d’emport, charge maximale de 4 t d'armements incluant des missiles air-air R-60 et R-73 et large gamme d'armement air-sol et anti-navire.
Avionique
radar multimodes
commande de vol électrique
affichage tête haute
HOTAS

Le HAL LCA Tejas (« glorieux » en sanskrit) est un avion multirôle monoplace développé par l'Inde appartenant, selon la presse indienne, à la catégorie des avions de chasse de la génération dite « 4++ »[1]. Le premier avion de série a été livré le , une version non définitive de la tranche SP1[2].

Conception[modifier | modifier le code]

Un Tejas en démonstration en 2013

Alors que l’Inde n'avait produit jusque-là qu'un seul avion militaire de conception nationale (le HAL HF-24 Marut, développé au début des années 1960 avec l’aide d’ingénieurs allemands), New Delhi décida en 1983 de se lancer dans la production d'un appareil entièrement national, apte à participer à son indépendance dans le domaine aéronautique.

C’est la société Hindustan Aeronautics Ltd. (HAL), sous la supervision de 5 centres de recherches, qui sera chargé de ces travaux, qui déboucheront sur le gel du design du Light Combat Aircraft (LCA), en 1990, et son vol inaugural le , un délai imposé par l’embargo temporaire décidé par les États-Unis à la suite de la série d’essais d'armes nucléaires indo-pakistanais de 1998.

Considéré comme étant le plus petit appareil de combat polyvalent au monde[réf. nécessaire], il doit remplacer à partir de 2015 les MiG-21 de la force aérienne indienne.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Construction du prototype de la version biplace d’entraînement, à Bangalore. Cet exemplaire allait ensuite subir des tests de résistance structurelle.

Le LCA, rebaptisé Tejas en 2001, cache sous une apparente simplicité une technologie relativement avancée. Faisant appel aux matériaux composites, l’appareil a été spécifiquement conçu pour pouvoir opérer ailleurs que depuis des bases aériennes correctement équipées en matériel d’entretien ou de maintenance. En conséquence, la simplification des opérations de maintenance a fait l’objet d'un soin particulier, alors que l’appareil décolle et atterrit sur des distances relativement courtes et qu’une perche de ravitaillement en vol peut également être installée, augmentant son rayon d'action.

Naturellement instable et très manœuvrant (notamment par la disposition d’une aile en double delta), il est équipé de commandes de vol électriques fournies par Lockheed-Martin, d'un affichage tête haute et d'un système HOTAS (en anglais : Hands On Throttle And Stick) facilitant son pilotage. Les appareils de série Mark II seront dotés d'un turboréacteur de conception nationale, le Kaveri. En attendant, en raison de nombreux retards et problèmes techniques dans son développement, les tests sont effectués en utilisant un General Electric F414-GE-INS6 vendu à l'Inde en 2010, pour motoriser le HAL Tejas Mk.II. Ces moteurs, dont la livraison ont lieu à partir de 2015, équiperont les 20 premiers appareils de la série Mark II entrant en service.

Le HAL Tejas à l'origine est doté d'un radar israélien multimodes à effet Doppler disposant de modes air-air, air-sol Elta (en) Systems EL/M-2032 (en). Il permet selon son constructeur une détection et le suivi jusqu'à 150 km en mode air-sol et en mode air-air, il peut traiter des cibles allant jusqu'à 300 km. Le système radar pèse entre 72 et 100 kg. En mai 2016, un contrat a été signé pour qu'il soit remplacé à l’avenir par le radar à antenne active EL/M-2052 (en)[3].

L'avion peut être doté d'une nacelle FLIR et d'un désignateur laser. Il pourrait également recevoir des liaisons de données. Tout concourt donc à faire de lui, à l'origine, un appareil moderne pour un coût relativement faible, estimé en 2006 à 21 millions de dollars. Mais en 2011, celui-ci est alors estimé 42 millions de dollars par avion pour la version de base Mark I et 46 millions de dollars pour la version Mark II. Reste toutefois que l'avion n'a, au début de 2006, été présenté qu'avec des munitions classiques (bombes lisses et paniers de roquettes) et des missiles air-air de courte portée.

Le [Quand ?], le prototype PV1 a tiré avec succès son premier missile air-air courte portée R-73E Archer. Il s'agit du début de la phase d'intégration des systèmes d'armes, qui devrait être suivie par les essais du missile moyenne portée russe Vympel R-77. La prochaine étape portera sur l'intégration du radar multimode (multicibles, TWS et suivi de terrain) de fabrication nationale. En 2011, les performances du Tejas sont annoncés à la baisse par rapport aux prévisions : Mach 1,6 à haute altitude et Mach 1,15 à basse altitude, contre Mach 1,8 annoncé, et son rayon d'action est affiché à 300 km contre une autonomie de 850 km pour 3 000 litres de carburant interne.

La navalisation de l'appareil est fréquemment évoquée pour équiper les porte-avions de classe Vikrant de la marine indienne mais, au début de 2011, le commandant de la marine indienne s'inquiète des fréquents retards et des profondes modifications de la version navale, alors qu’elle aurait dû n’avoir que 15 % de différences avec la version terrestre. De son côté, un ancien chef de l'armée de l'air indienne déclare qu'il est certain que cette version n'entrera pas en service[4]. Le premier prototype version navale, un biplace, a finalement effectué son premier vol le , avec cinq ans de retard. L’objectif à cette date est que les premiers Tejas LCA de la marine soient opérationnels en 2014~2015[5]. Le 7 février 2015, le second prototype, un monoplace, prend son envol et la date d’entrée en service est repoussé à une échéance indéterminé.

Début 2013, un total de 13 prototypes et avions d’essais ont été construits.

Le premier avion de série Mk. 1 est livré à l'armée de l’air indienne le 17 janvier 2015 et le premier escadron entre officiellement en service le 1er juillet 2016. Il s'agit du No. 45 Squadron IAF (en) « Flying Daggers » qui à deux appareils à cette date[6] et doit en avoir 18 en 2018. L'aviation indienne a planifié la mise en service de six appareils en 2016 et huit en 2017. Tous les escadrons de Tejas seront théoriquement composés de vingt appareils, dont quatre serviront d'appareils de réserve[7].

Une version Mk. 2 équipé d’un moteur plus puissant General Electric F414/INS6 doit voir son envol en 2017[8].

À terme, l'armée de l'air indienne avait envisagé d'en acheter 260 exemplaires, alors qu'il serait également proposé à l'exportation. Mais en mai 2016, elle confirme son intention de commander 80 autres Tejas MKI à la suite d'une commande antérieure de 40 appareils dans ce standard. Ces appareils devraient ensuite être portés au standard MKII. Au total, l’Inde prévoit, à cette date, un total de 180 Tejas[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Finally, Tejas Light Combat Aircraft clears missile target test, to be inducted on Dec 20 », India Today Online, (consulté le 24 janvier 2015)
  2. Emmanuel Huberdeau, « Aero India 2015 : Pas de pleine capacité pour le Tejas avant la version SP3 », Air&Cosmos, (consulté le 25 février 2015)
  3. a et b « Le Tejas disposera de radars israéliens ! », sur http://psk.blog.24heures.ch/, (consulté le 22 mai 2016).
  4. (en) Shiv Aroor, « Indian Navy Chief Snipes Carrier Tejas », Live Fist, (consulté le 24 janvier 2015)
  5. « Le Tejas LCA version marine fait son premier vol », sur Info-Aviation, (consulté le 14 mai 2012)
  6. Laurent Lagneau, « Rafale/Inde : Safran serait prêt à investir 1 milliard d’euros pour le réacteur de l’avion HAL Tejas », sur http://www.opex360.com/2016/07/06/, (consulté le 6 juillet 2016).
  7. Antony Angrand, « Le premier escadron de Tejas est officiellement en service au sein de l'IAF », sur Air et Cosmos, (consulté le 5 juillet 2016).
  8. (en) Jay Menon, « A Turnaround For India’s First Indigenous Fighter », sur Aviation Week, (consulté le 13 avril 2015).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]