Jacques Lesourne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jacques Lesourne
Description de cette image, également commentée ci-après

Jacques Lesourne au colloque sur la mémoire de Georges Besse, le 14 novembre 2011.

Naissance (88 ans)
La Rochelle, Drapeau de la France France
Nationalité Français
Profession
Formation

Jacques Lesourne, né le à La Rochelle, est économiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien élève de l'École polytechnique (promotion 1948, dont il est sorti major), et de l'École des mines de Paris (sorti en 1953, major sur dix élèves corpsards), il a eu notamment comme professeur Maurice Allais, prix Nobel, qui l'a fortement influencé.

Il a été successivement chef du service économique aux Charbonnages de France (1954-1957), directeur général et président du groupe Sema (1958-1975) qu'il crée, au sein duquel furent réalisées certaines des toutes premières études françaises de prospective, directeur du projet Interfuturs à l'OCDE (1976-1979), professeur d'économie (1974-1998), il est élu titulaire de la chaire d’Économie et Statistique industrielles au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) en 1974, directeur d’enseignement à l’Institut Auguste Comte de 1979 à 1981 aux côtés, notamment, de Jérôme Monod, directeur-gérant du journal Le Monde (1991-1994). Il a présidé notamment l'Association française de science économique (1981-1983) et le comité d'orientation de l'opération FutuRIS à l'Association Nationale de la Recherche Technique.

Il est membre fondateur de l'Académie des technologies (2000). Aujourd'hui professeur émérite au CNAM, il préside également l'association Futuribles[1].

Il a publié de nombreux ouvrages d'économie et de prospective. Ses premiers ouvrages d'économie (Technique économique et gestion industrielle en 1958, Le calcul économique en 1964) présente la théorie économique standard, avec une orientation pratique vers l'économie industrielle. Son apport plus original à la Science économique prend sa source dans la théorie des systèmes, exposée dans son ouvrage Les systèmes du destin (1976). Avec une petite équipe de recherche au Conservatoire National des Arts et Métiers (Gilbert Laffond, Helene Salmona-Caron, Eric Renault, Jean-François Laslier), il développe une théorie micro-économique de l'auto-organisation, exposée dans L'économie de l'ordre et du désordre (1991) puis dans les Leçons de micro-économie évolutionniste (2002).

Le 31 décembre 2008, il est élevé au grade de Commandeur de la Légion d'honneur sur le contingent de la présidence de la République[2].

Il est nommé au Conseil du Centre d'études prospectives et d'informations internationales par décret du 6 novembre 2010[3].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Technique économique et gestion industrielle (Dunod, 1958)
  • Le Calcul économique (Dunod, 1964, 1972)
  • Modèles de croissance de l'entreprise (Dunod, 1972)
  • L'Économie de l'ordre et du désordre (Economica, 1991)
  • Les Systèmes du destin (Dalloz, 1976)
  • Les Mille Sentiers de l'avenir (Seghers, 1981)
  • Éducation et société (Le Monde de l'éducation - La Découverte, 1988)
  • L'Après-Communisme avec Bernard Lecomte (Laffont, 1990)
  • Un Homme de notre siècle (Odile Jacob, 2000)
  • Leçons de microéconomie évolutionniste, avec André Orléan et Bernard Walliser (Odile Jacob, 2002)
  • Les Crises et le XXIe siècle (Odile Jacob, 2009)
  • La Recherche et l’Innovation en France, dir. avec Denis Randet (Odile Jacob, 2009)
  • L'Humanité face au changement climatique, avec Robert Dautray (Odile Jacob, 2009)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Durance, Stéphane Cordobes, Attitudes prospectives. Éléments d'une histoire de la prospective en France après 1945, L'Harmattan, 2007.
  2. Décret du 31 décembre publié au JORF du 1er janvier 2009.
  3. Décret de nomination